Alors, pour commencer encore mille et une fois pardon, pardon et pardon pour mon inqualifiable retard, je sais, j'avais dit que je le referais pas...

Mais bon, dans ce chap voilà enfin les explications qu'on me réclame, dont le pourquoi du comment, euh non, le pourquoi de ce titre

so, enjoy ?


Chapitre 3 : des explications

Lorsque Harry se réveilla pour la deuxième fois, il s'extirpa doucement du lit, s'écartant de ses compagnons et les laissant se réveiller à leur rythme.
Il s'approcha d'une des fenêtres et laissa son regard se perdre au-dehors. Il faisait jour dans le monde que le palais lui montrait – il ferait toujours jour, jusqu'à ce que leurs cauchemars s'apaisent et qu'ils supportent à nouveau l'obscurité – et un vent paresseux poussait quelques nuages effilés alors que les rayons du soleil frappaient doucement la terre nourricière, dans un champ de bruyère et de fleurs sauvages, mais Harry ne voyait rien de tout cela. Les yeux perdus dans le néant, l'esprit vierge de toute pensée, il laissait le sentiment de vide qu'il ressentait l'envahir. Mais soudain il disparu, chassé par la douce chaleur d'un torse contre son dos, de deux bras l'enserrant, d'Mais soudain il disparu, chassé par la douce chaleur d'un torse contre son dos, de deux bras l'enserrant, d'un corps s'enroulant autour du sien, de d'autres corps proches le caressant tendrement.
Il sourit alors, apaisé à nouveau. Ils s'éloignèrent de la fenêtre et, délaissant les nombreux fauteuils, ils s'assirent pêle-mêle dans les coussins, serrés les uns contre les autres et Harry n'ayant pas quittés les bras rassurants ni repoussés le corps autour du sien.

Il attira les autres contre lui et, après un soupir de contentement, il pris doucement la parole.

« Par où on commence ? »

Ce fut celui qui le tenait dans ses bras qui répondit.

« Habituellement on commence par le début, mais bon. Comment nous as-tu trouvé ?

- Grâce à lui, murmura Harry, flattant doucement le corps autour de lui.

-Ah oui, justement… Quelle est cette créature ? »

Harry sourit, caressant toujours du bout des doigts celui qui s'était enroulé autour de lui. Et soudain une voix s'éleva dans leur esprit.

-Mon nom est Shrîndah. Et je suis un Totem.

-Un quoi ?

L'un d'eux s'était posé la question dans sa tête, mais tous l'entendirent et il rougit devant leurs sourires. Ils n'étaient qu'à peine étonnés, la magie peut faire bien des choses et ils en avait trop vu pour en avoir peur.

-Un Totem. C'est une race très ancienne, qui est née le jour où la magie a pour la première fois obéi à un être vivant. Elle est destinée à protéger tous les êtres possédant une magie, quels qu'ils soient, bien que les humains pensent qu'il s'agit d'une légende.
J'ai, moi, cette forme de serpent, mais tous les Totems n'ont pas la même. Il peut s'agir de n'importe quelle créature ayant un lien avec les magies, même si un Totem n'aura qu'une seule forme pour une vie, à moins de devenir animagus, pour un sorcier par exemple. Car oui, un être humain peut avoir un corps humain.
Un Totem naît en même temps que l'être qu'il devra protéger, appelé « Cœur d'Inn ». Et il arrive parfois, lorsque les deux sont extrêmement puissant, que le Cœur d'Inn soit Totem, et son Totem son Cœur. Les rôles sont mélangés, de même que les pouvoirs. On appelle cela l'union parfaite, ou « Asshrâa » .
Le Totem et son Cœur sont deux parties d'un tout. Lorsque l'un aime une personne, l'autre l'aime également. Il n'y a pas de notion de « couple ». Seulement de « Neehr », ce qui signifie à peu près Amour. Lorsqu'une personne accepte l'amour d'un Totem où d'un Cœur elle entre dans leur Neehr. L'un comme l'autre mourra pour ses compagnons, mais un Totem ne peut survivre à la mort de son Cœur et vice-versa.
Entre les compagnons d'un Neehr existe une entente particulière, la même qu'entre le Totem et son Cœur, chacun ressentant les émotions des autres voir les pensées des autres lors d'une Asshrâa.

Un léger silence suivit ces explications, chacun méditant ce qu'il venait d'apprendre, essayant de trouver toutes les pièces du puzzle, jusqu'à ce que celui qui avait posé la première question s'interroge, perplexe.

-Pourquoi nous apprendre tout cela ?

-Parce que je suis le Cœur d'Harry comme il est à la fois le mien et mon Totem. Parce que nous sommes Asshrân, en union parfaite. Et parce que inconsciemment vous faites tous les quatre partie de notre Neehr.

Le silence repris sa place, dans la pièce comme dans les têtes, chacun replaçant les dernières pièces du puzzle, passant de l'incrédulité au soulagement. Ils ne seraient plus seuls. Plus seuls…
L'un d'entre eux pris alors la parole, un sourire doux jouant sur ses lèvres. Il laissa ses pensées rejoindre leur esprit, ne voyant plus l'intérêt des paroles alors qu'ils venaient d'atteindre un monde où les mots, si impuissants, pouvaient être remplacés par la vérité.

-Dans ce cas, je pense que nous devrions nous présenter, Shrindâh. Mon nom est Draco. Celui qui serre Harry dans ses bras s'appelle Severus, Sey' c'est mieux. Et les derniers d'entre nous sont jumeaux, Fred et George. Celui de droite c'est Fred.

« -Eh, comment tu as fait pour nous reconnaître ! s'exclamèrent les dits jumeaux.

-Facile, Fred a un sourire moins canaille que toi, George, et ses yeux sont plus rieurs que toi. Les tiens expriment plus ton amour. »

C'était Harry qui avait répondu, et l'air estomaqué des rouquins fit rire leurs compagnons aux éclats.

Ils étaient une famille, un Neehr. Un seul amour. Et même s'ils n'en connaissaient pas toutes les implications, même si plus tard ils s'interrogeraient sur ce nouveau statut, à cet instant ils étaient simplement heureux d'être ensemble.

Puis Severus repris la parole, posant à nouveau la question qui le perturbait depuis son réveil.

Harry…Comment as-tu fait pour nous trouver ? Pour nous rejoindre ?

Se bouinant un peu plus dans les bras de l'adulte, le jeune brun prit son temps pour répondre.

« J'ai entendu Shrindâh m'appeler. »

Devant l'incompréhension de ses compagnons, il eut un petit sourire avant de commencer ses explications.
L'arrivée dans le grand hall, les petits toutous si bien dressé par le sénile aux bonbons au citron, l'appel à l'aide dans sa tête, en Fourchelangue, lancé par Shrîndah, la douleur de la torture qu'il lui avait transmis… Une douleur qu'il ne connaissait que trop bien…
La traversée de la forêt interdite, l'autre forêt, la forêt d'Isshra, qu'il avait découverte au-delà – redécouverte ?
Le réveil de ses souvenirs, souvenirs de vies passées, et réveil du Totem en lui causé par la douleur transmise.

Harry cherchait ses mots, la meilleure façon de traduire ce qu'il savait puisque faire passer ses sensations dans leurs tête ne les aiderait pas à comprendre.

« Lorsque j'ai ressentit la douleur à travers le lien avec Shrîndah, le Totem s'est réveillé en moi, comme si jusque là la plupart de mes pouvoirs sommeillaient, attendant leur heure, et quand ils sont revenus à la surface ils ont dû emmener certaines de mes anciennes réincarnation au passage, dont Merlin et Grindelwald. Enfin, en gros je me « souviens », je « sais » beaucoup de choses sur les magies, dont pas mal oubliées depuis un bon bout de temps apparemment. »

Puis il raconta la délocalisation à partir du cercle des gardiens, l'arrivée au bout milieu du grand ramassis d'andouilles minables du doux nom de mangemorts, leur sauvetage et le trajet effectué dans l'autre sens sans laisser le temps à Voldymoche le temps de faire quoi que ce soit, puis le réveil des magies et le même voyage en direction de ce lieu, le Palais aux Milles Ciels, lieu hors du temps et du monde connus aujourd'hui.

« La magie a guérit vos blessures physiques. Si on voulait compter les heures – si on le pouvait dans ce lieu- cela ferait à peu de chose près 72 heures que l'on a quitté la « forteresse » de mégalomane dégénéré et décomposé… Combientième du nom ? A votre avis, il y en a eu plusieurs des mages fous et aux désirs obscurs aussi décrépis à l'extérieur qu'à l'intérieur ? »

Les autres pouffèrent, et Shrîndah sourit intérieurement ( pas comme si sourire extérieurement était possible pour un serpent…) en se rendant compte que Harry avait répondu à la plupart de leurs questions avant même qu'ils les posent. Il se sentit fier de son Cœur et Totem. Il était très rare qu'un Totem -ou un Cœur- maîtrise le lien aussi vite. C'était aussi la première fois que le dit lien était aussi puissant et, à ce qu'il en savait, qu'un Neehr était aussi grand, aussi complet et soudé, sans même qu'ils s'en rendent compte. Ils étaient déjà tous complémentaires, tous amants.
Oh oui, il était plus que fier de ses compagnons. Même s'il savait que la vie leur réservait sans doute beaucoup de surprises, autant de bonnes que de mauvaises, ils se battraient et passeraient outre.

Et leur Neehr serait éternel.

Tous les six, six paires d'ailes de l'ange tombé par amour, séparés dans sa chute, ils arpenteront les mondes et les temps jusqu'à se rencontrer à nouveau.
Alors le vide en eux disparaîtra tandis qu'ils continueront leur chemin ensemble, sans que rien ni personne ne puisse les séparer.
Unis, ils réveilleront les magies enfermées, les libéreront et les porteront en eux, gardiens des plus fabuleux pouvoirs.
A chaque instant ils seront libres, et personne ne saura les maîtriser.
Les hommes plieront.
Et le déchu sera enfin apaisé.
Le blanc et le noir ne seront plus qu'un à nouveau.

Ce n'était pas une prophétie. Ils étaient libres après tout, bien trop pour avoir un destin fixé dans les étoiles, quoi qu'on en dise. Electrons libres, rien ne saurait jamais les contraindre, ils ne porteront jamais ni bride ni mords. Alors non, ce n'était pas une prophétie. C'était une promesse.
Que jamais personne ne pourrait briser. Pour l'éternité.

Même s'il s'agissait d'un Neehr étrange, un serpent et un humain en Asshrâa, serpent d'une espèce magique disparue et humain aux pouvoirs incommensurables, un vampire, un être mi veela mi succube (mélange normalement interdit au vu du niveau de puissance et de dangerosité bien trop élevé pour être toléré) et pour finir des jumeaux, êtres magiques par excellence.
Peut-être même parce que leur Neehr était étrange.
Ils seraient éternels.

Oh oui, leur Neehr était puissant.

Et plus jamais ils ne se laisseraient séparer.

Même s'ils n'en avaient pas encore conscience, même si certains d'entre eux ne savaient pas encore qui et ce qu'ils étaient, même si à cet instant ils n'avaient pas encore fermé le lien.
Après tout, alors qu'ils auraient dû souffrir encore des tortures subies, physiquement et surtout mentalement, refuser tout contact, se sentir souillés, honteux et coupables, bref ressentir à présent les séquelles des tortures et des viols à répétitions, plus des humiliations et de la destruction totale et systématique qu'ils avaient subis ils riaient ensemble, serrés dans les bras les uns des autres, les blessures en eux réduites à des cicatrices, encore à vif et dont ils n'ignoraient pas l'existence mais par-dessus lesquelles ils étaient passés, tous ensembles. Ils avaient été plus forts que leurs bourreaux, les mangemorts comme les Dursley, plus fort que leurs peurs et leurs souffrances.
La seule chose qui en restait était, et qui aurait existé même sans tout cela, c'était le besoin de la présence des autres, de la sécurité de leurs mots et de leurs caresses.

Malgré tout, malgré le monde et malgré les autres, ils étaient bien.

Enfin.


Mon retard est-il pardonnable ?

Ai-je répondu à vos questions ?

Ah oui, pour ceux qui en douterait, Sey est bien un vampire et Draco mi veela mi succube... Vous avez jamais trouvé qu'il était trop séduisant pour être humain ? nan, sans déc'...

Pour ce qui est de l'histoire,déjà écrite je le reprécise... Il reste encore un chap et un épilogue normalement. Et je vais essayer de profiter des vacs pour poster plus rapidement !

so, reviews ?

pleeeeeeeaaase !

Ithildûrn