Je sais que ça fait assez longtemps que j'ai pas publié de nouveau chapitre mais mon autre traduction Unstable va bientôt se finir alors je voulais la publier en priorité =)

Voilà, nouveau chapitre, et laissez une petite review ^^


Chapitre 4 : Unspoken Pain

PDV Kurt

Les vapeurs des sels m'ont toujours intéressé. Elles ne sont pas si incommodantes quand tu es conscient, mais ils semblent toujours sortir l'évanouissement de l'inconscience. C'était avec cette magie que j'ai été ranimé. L'expérience de sortie de corps était finie et maintenant je me sentais juste épuisé. Tout était silencieux. J'avais conscience de la jambe de Blaine en guise d'oreiller, me consolant dans un geste pendant que je m'allongeai calmement sur le sol.

« Salut, chéri. » l'infirmière, d'un ton maternel, interpella. « Voilà le plan : tu t'es évanoui, et j'ai besoin de toi dans mon bureau pour faire un check-up pour voir ce qui ne va pas. Blaine, qui est ici, va te porter. Ne t'inquiètes pas » elle finit, en tapotant mon bras. Ne t'inquiète pas ? Oh, bien sûr que non. Ne nous inquiétons pas de Blaine qui me soulève et qui s'épuise sous mon poids. Ce n'est pas qu'il est faible, c'est plutôt que je suis lourd. Oh non. Ce n'est pas humiliant du tout ? Ma peur était visible. Je refusais d'être porté.

« Non ? Eh bien, tu penses pouvoir te lever ? » C'était une bonne question. J'étais volontaire pour essayer et sans un mot me levai. Je me sentis faible et tremblant et un peu nauséeux. Mon but était le bureau de l'infirmière, dans le couloir à l'opposé de la pièce des Warblers.

Je commençai mon voyage par un petit pas, mais la force me quitta. Je me sentis perdre l'équilibre. Soudainement, de forts bras s'enroulèrent autour de moi. J'étais reconnaissant envers Blaine de m'attraper, mais quand il a haleté… je ne su pas quoi penser. Pourquoi diable halèterait-t'il?

Je fus offensé à cause de sa réaction quand il m'eu touché et, avec autant de force que possible (ce qui n'était pas beaucoup), je repoussais son bras. Avant que je ne le sache, j'étais ramassé pour me retrouver comme dans un berceau. Tout ce que je voulais faire était frapper et lui crier dessus de me reposer, pourtant j'étais épuisé. Ca continuait à arriver par vagues. Quand je levais mon regard vers Blaine, je le trouvais me fixant et sur le point de pleurer. Putain. Peut-être, juste peut-être, il savait pour mon régime, alors il pense que je me suis évanoui à cause du manque de nourriture.

Tandis que nous passions devant les Warblers à l'extérieur de la pièce sur le chemin de l'infirmerie, je ne voulus pas lever le regard et être humilié. S'évanouir était déjà assez. Avoir à les regarder dans les yeux ? Non. C'était trop.

Un petit mais doux lit m'attendait dans le bureau de l'infirmière. Blaine, avec une extrême douceur, m'enleva mon blazer et mes chaussures à ma place pour me mettre plus à l'aise. Je regardai en silence tandis que l'infirmière s'affairait, terrifié à l'idée qu'elle trouve mon secret.

« As-tu mangé aujourd'hui ? » elle me demanda. Non, je n'ai rien mangé depuis deux jours, presque rien pendant les derniers mois.

« Uhm, ouais » j'espérai que ma réponse soit suffisante. C'était un mensonge dans ma tête. Heureusement l'infirmière me donna juste un jus de fruit. Je pouvais tolérer un peu de calories légères, bien sûr. Une fois qu'elle partit pour aller le chercher, c'était juste Blaine et moi assis dans le silence. Je fis semblant d'avoir vraiment besoin de sommeil pour éviter le regard critiquant de Blaine et le silence gênant.

« Pourquoi tu as menti ? » il brisa le silence. Merde, merde, merde. Façade, Kurt, allez !

« Menti à propos de quoi ? » j'essayai innocemment. Blaine se dégonfla visiblement.

« A propos d'avoir mangé aujourd'hui » il déclara. Mon esprit criait « MEEERDE », aussi fort que possible. Il sait ? Il en a une idée au moins. Merci dieu pour l'infirmière qui m'a sauvé la peau avec un verre de jus de fruit et qui partit rapidement une nouvelle fois. Blaine m'aida à m'asseoir, et je sirotai la boisson lentement, allongeant le temps pour contrer une conversation avec mon petit-copain. Il frappa aussitôt que j'eu fini.

« Parle-moi, bébé. J'ai besoin de comprendre. Je ne peux pas m'asseoir et te regarder devenir malade. Pourquoi tu t'infliges ça à toi-même ? » Il hurla presque, attrapant ma main désespérément. Mon cœur se brisa, mais j'avais besoin de la faim. Elle me faisait sentir quelque chose. Mon secret.

« J'ai juste été vraiment stressé d'avoir du retard dans les cours. Dalton a été tellement plus difficile académiquement » j'admis. Ce n'était pas complètement un mensonge, seulement pas l'entière vérité. Heureusement, Blaine l'acheta.

« Kurt » il gémit. « Pourquoi tu ne me l'as pas dit ? Je pouvais t'aider ! » Il s'exclama. Je souris à son envie d'aider.

« Je suis désolé. J'ai pensé que je pouvais le faire tout seul » j'haussai les épaules. Cette performance est digne d'un Golden Globe, non ? Blaine déposa un baiser sur mon front et se rassit.

« Tu n'as pas à tout faire tout seul. On peut commencer à étudier davantage ensemble. Tu n'es jamais seul. Je t'aime » il ajouta. Je souris. Cela pouvait marcher.

PDV Blaine

Après la frayeur du malaise hier, j'ai mis en place des plans pour étudier avec Kurt. Les mardis sont chargés de leçons, alors aujourd'hui était la journée parfaite pour commencer à l'aider. Pendant l'étude prévue, je voyais mon petit-copain dans la salle de répétition des Warblers.

« Afin d'obtenir la réponse finale, tu as besoin de supprimer ceux-ci comme d'habitude » je disais, pointant du doigt la feuille mais vérifiant pour voir si Kurt comprenait.

« Ils peuvent être supprimés ? » il demanda.

« Oui. C'est juste quelque chose que tu dois mémoriser » il soupira en guise de réponse et tint sa tête dans ses mains. Je pris pitié de lui et lui attrapa une des siennes dans mes mains.

« Bébé, tes mains sont gelées » je commentai prudemment. Kurt haussa les épaules en signe de défaite. Des mains froides signifiaient une faible tension artérielle. C'était du bon sens provenant du cours de santé que j'avais pris durant l'été.

« Tu dois me le dire, tu as mangé aujourd'hui ? » je poussai. J'avais besoin de savoir. Une faible tension artérielle était un problème, pas vrai ? Et ça venait quelques fois de ne pas manger. Mes pensées furent interrompues quand Kurt se repoussa de moi violemment. Il se leva devant moi avec un regard fixe.

« Ce ne sont pas tes affaires. Laisse tomber, Blaine » il me cracha. J'étais choqué. Jamais au grand jamais mais vraiment jamais je l'avais vu paniqué comme ça. Je sais qu'il peut être insolent et être garce d'une drôle de façon, mais ça… ce ne lui ressemblait pas.

« Calme-toi, Kurt. Je m'inquiète juste pour toi » je tendis le bras pour attraper sa main, il recula une nouvelle fois, secouant sa tête.

« Je ne vais pas me calmer. Tu me tapes sur les nerfs. Dégage! » Kurt était maintenant en train de hurler, il tremblait de rage devant mon visage. La colère a du être plus forte que son état faible car il s'évanouit pendant une seconde, ses jambes tremblantes dangereusement. Merde. Pas à nouveau.

« Whoa,hey » je sautai pour l'aider.

« C'est bon, je vais bien » il m'ignora. « Je dois y aller » il excusa. J'étais silencieux pendant qu'il ramassait ses livres et son sac. Je ne savais pas quoi faire, ou penser. C'était bien plus sérieux que je ne le pensais. Je me rassis sur le canapé, me demandant ce qui s'était passé. Je me renvoyai à ce qui l'avait déclenché: la nourriture. Mon esprit bourdonna mais finalement eu un déclic. Kurt ne mangeait peut-être pas parce qu'il le faisait exprés. Un sanglot sec me traversa le corps à la pensée même.

PDV Kurt

« Afin d'obtenir la réponse finale, tu as besoins de supprimer ceux-ci comme d'habitude » Blaine m'apprenait patiemment. Les nombres et les mots nageaient dans ma tête. On était seulement en train d'étudier depuis trente minutes dans la pièce des Warblers.

« Ils peuvent être supprimés ? » j'essayai de demander calmement, mais tout s'enlisait tellement dans mon esprit. De profondes respirations, Kurt. Ça va être plus facile… peut-être.

« Oui. C'est juste quelque chose que tu dois mémoriser » Blaine dit malheureusement. J'abandonnai. Je cachai mon visage dans mes mains pour que Blaine ne voie pas des larmes de frustration naitre dans mes yeux. Je sentis de chaudes mains autour des miennes.

« Bébé, tes mains sont gelées » Blaine mentionna avec une voix lente et douce. C'était réconfortant. J'admettais simplement sa remarque d'un haussement d'épaule. Silence pendant un instant.

« Tu dois me le dire, tu as mangé aujourd'hui ? » je me poussai de ma chaise sans une pensée.

« Ce ne sont pas tes affaires. Laisse tomber, Blaine » j'exprimais avec un peu de venin. Je ne voyais que rouge. Mon petit-copain était abasourdi mais ses yeux arboraient encore cette stupide tristesse compatissante. C'est mon secret. Personne ne doit le savoir car personne ne le comprendrait.

« Calme-toi, Kurt. Je m'inquiète juste pour toi » il essaya de m'apaiser. Est-ce qu'il sait à quel point c'est dur pour moi ? Il peut s'asseoir ici, ayant l'air tellement en forme et maigre. Je ressemble à une putain de vache à côté de lui. Comment il pourrait éventuellement comprendre ? Avec mon teint terreux, ma peau pleine de cellulite, un double menton et les jambes épaisses et gélatineuses ? Il n'avait aucun mot à dire.

« Je ne vais pas me calmer. » je répliquai. La vision rouge était lentement en train de se transformer en noir, mais je continuai. « Tu me tapes sur les nerfs. Dégage! » Je criai. L'effort força ma conscience à chanceler un peu. Non,non,non,non,non,non, ne tombes pas dans les pommes.

« Whoa,hey » Blaine railla. Il tendit le bras pour attraper le mien, mais je ne pouvais seulement penser à sa mollesse, et retournai dans une conscience pleine, évitant le toucher.

« C'est bon, je vais bien » J'essayai de faire comme si de rien n'était. J'avais besoin de partir d'ici. Les yeux de chiots de Blaine étaient trop ennuyeux en moi. C'est pourquoi, je marmonnai une excuse et rassemblai mes affaires pour me diriger à mon dortoir. Tandis que je laissai Blaine seul dans la pièce vide, je pouvais discerner de doux sons de pleurs. Je me mis simplement à courir, ignorant la vision encore floue d'avoir été pris de vertige, et arrivai à ma chambre. Une fois en sécurité à l'intérieur, je laissai les vannes s'ouvrir tandis que je me recroquevillai sur le sol, agrippant mon ventre qui palpitait.

Je voulais juste être mince.