Un tas de questions se bousculent dans ma tête et sans m'en rendre compte, je sombre dans une profonde rêverie.

*

- Harry ! Tu n'as pas entendu la sonnerie ? Harry ?! Hedwige.

La porte s'ouvre et deux secondes plus tard, des mains me secouent sans ménagement.

- Debout. Tu as veillé jusqu'à quelle heure ?

- J'avais des copies à corriger.

- Allez debout ! On va déjeuner.

- Do-doooooo !

- Ne fais pas l'enfant ! De-bout !

- Des problèmes, Granger ?

Cette voix est masculine et même pas besoin de regarder pour savoir à qui elle appartient.

- Oui, Harry refuse de se lever.

- Hin, hin !, ricane-t-il.

Oh, tout cela ne me dit rien qui vaille !

- Aguamenti.

- AAAAAAAHHH ! T'es taré Malefoy !

Je suis trempé maintenant.

- On est quittes, Potter !

Et il part. Hermione, quant à elle, est morte de rire.

Durant la journée, je cherche comment me venger. Et je trouve. Entre midi et deux heures, je vais chez les jumeaux Weasley et j'achète des fusées. Je vais ensuite à la Hibou'Poste, je griffonne un « Bien à toi, HP » sur un morceau de parchemin et je donne le mot et les fusées à un hibou qui s'en va, à ma demande, à 14h, pour qu'il arrive en plein cours. Gniark.

A 14h30, j'entends des hurlements, des pétarades, des bruits de course dans les couloirs. Avec un sourire à ma classe :

- Ce n'est rien, continuez à vous exercer. Très bien, Mlle Swan ! 20 points pour Poufsouffle !

La porte s'ouvre à la volée, sur MacGo échevelée.

- Pardon de vous déranger, Pr Potter, mais nous aurions besoin d'un sérieux coup de main. Le cours est suspendu, allez tous dans le parc.

J'attends que le brouhaha disparaisse avec les élèves.

- Que se passe-t-il, Minerva ?

- Un plaisantin a envoyé des fusées Made in Weasley…

Là, son regard se veut appuyé, pour raviver ma mémoire des folles années Umbridge, que je – et ma main droite – me souviens parfaitement. Pourtant, la sévère Minerva ne parvenait à dissimuler un sourire qui en disait long sur beaucoup de choses…

- … dans la classe de potions, et cela a touché plusieurs chaudrons qui se sont déversées, bref, c'est une catastrophe !

- Et j'imagine que Malefoy, avec son célèbre courage, a pris ses jambes à son coup ?, demandé-je tout en la suivant jusqu'aux cachots.

- Potter !, me sermonne-t-elle. Non, il est resté, et a fait son possible, ainsi le contenu des chaudrons à été nettoyé, et les quelques blessés ont été soignées, mais les fusées se baladent dans le château. Nous avons besoin de vous car elles sont éparpillées, et il nous faut être nombreux.

- Malefoy a-t-il dit quel était le plaisantin ?

- Non, il nous a dit qu'il ignorait totalement de qui il pouvait bien s'agir. Mais qui que ce soit, il faut qu'il soit bien irresponsable. Elle dit avec un sourire nostalgique, cela me rappelle l'époque des Maraudeurs. Cette puérilité était tout à fait du style de James et Sirius !

Je suis fier d'avoir fait honneur à mon père et mon parrain, et nous entrons dans le cachot, où l'on y trouve l'équipe professorale, avec un Malefoy les cheveux en pétard, et les yeux qui brillent de haine quant ils me voient. Ça veut dire qu'il sait très bien de qui il s'agit et que cette personne va passer un sale quart d'heure. Gloups. MacGo prend la parole.

- Bien, on va se diviser. J'irais avec le Pr Flitwick dans l'aile nord. Pr Chourave et Pr Trelawney, l'aile sud. Pr Potter et Pr Gran…

- J'irais avec Potter.

- Très bien, Drago. Alors, Pr Granger et Pr Bibine, dans l'aile ouest et vous deux, vous prendrez l'aile est. Allons-y.

- Et les élèves ?, demande Hermione qui a l'air quelque peu contrariée de devoir interrompre son cours pour de telles stupidités.

- Hagrid et Mr Rusard s'en chargent.

On se sépare, et je mets une bonne distance entre Malefoy et moi. Une fois dans l'aile est, qui est déserte, j'entends :

- Tu n'es qu'un gros con, Potter.

- Gros ? Moi ? Il va falloir que je fasse attention, alors !, déploré-je en tirant sur des poignées d'amour imaginaires.

- Tu sais très bien ce que j'ai voulu dire. Il y a eu 7 élèves blessés.

- C'est le monde à l'envers ! Attends que je me souvienne bien ! D'habitude, c'est toi qui adore faire des blagues foireuses et dangereuses !

- C'est du passé !

- Ouais, ben, pour moi non, pas plus tard que ce matin, j'étais encore dégoulinant, tu te souviens ?

- Oooh ! Le survivant a peur de l'eau ?

- Quand on a peur de son père, il vaut mieux se taire !

BAM !

Je me suis pris un violent coup de poing dans la gueule, et je suis complètement sonné. Bon, OK, je l'ai pas volé, celui-là.

- Moi, au moins, j'ai un père.

BAM ! Mon cerveau réagit moins vite que mon corps, et je viens de comprendre que je lui ai décroché une droite à faire pâlir Voldy.

Nous voilà maintenant à terre à nous balancer coups de poing, coups de pied, à nous mordre, à nous griffer, à nous embrasser, à… une minute. A NOUS EMBRASSER ?! Oui, c'est ça, et nous continuons tout de même à tenter de nous pousser, à essayer de gagner le dessus, à rouler par terre. C'est vraiment bizarre. Comme si nos lèvres étaient scellées et que nos corps tentaient de les séparer. Mais alors qu'ils y arrivent enfin, on se lève précipitamment, de la rage dans les yeux, à 3m l'un de l'autre, nous défiant dans l'attitude et le regard, et, simultanément, chacun pivote sur ses talons, et se casse d'un côté. Sauf que c'est moi qui m'enfonce dans l'aile est, alors je suis bon pour réparer tout seul mes conneries.

Je réfléchis à ce qui s'est passé. Nous nous sommes conduits comme de vrais gosses et je reviens sur notre baiser. Non pas qu'il eut été supra-romantique, étant plutôt une énorme morsure mutuelle – là je réalise que j'ai la lèvre en sang – mais c'était un baiser quand même. Pourquoi m'a-t-il embrassé ? Je dis il parce que ça n'est pas moi qui ai commencé. … … C'est moi qui l'ai embrassé ??? Réfléchissons. … … Non je crois que c'est nous deux en même temps. Mais pourquoi ai-je fait ça ? Est-ce que je ressens la moindre attirance pour lui ?? … Naaaaaaaaan ! Ca n'est que Malefoy, voyons, juste un petit snob pété de tunes ultra-con, avec un super-cul, des yeux à tomber, un corps sculpté à la grecque et des vêtements lui donnant un air super-sex. MERLIN !!!!

JE SUIS ATTIRE PAR DRAGO MALEFOY !!!

*Tu parles d'une découverte ! Ca y est, tu réalises ?*

Toi, la petite voix, tais-toi. Bon, en plus depuis qu'il a arrêté la gomine (sérieux, c'était plus possible !), des mèches lui retombent dans les yeux, ça lui donne encore plus de….. Euh, bon, hum, passons. Il faut que j'aille prendre une douche froide. De retour dans mes appartements, je me déshabille et pleure maman quand les gouttes d'eau glacées trempent progressivement chaque parcelle de mon corps. Ne tenant pas plus de 10 minutes (Gryffondor, mais pas fou !) je ressors et m'enveloppe dans une serviette. Je me dirige vers mon placard, que j'ouvre, et y trouve… un mot. Un morceau de parchemin, rien d'autre, sinon le placard est vide. Je tâte, à la recherche de la moindre ex-cavité qui pourrait révéler un passage secret où mes vêtements se seraient cachés pour me faire une blague. Une blague… réalisant que je tiens toujours le mot dans ma main, je me décide à le lire.

« Le roi des blagues foireuses, Potter. Bonne recherche. Bien à toi, DM »

- RAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHH !!! LE CON !!

J'ouvre en vrac ma porte, regarde à gauche, à droite, personne. Au milieu du couloir, gise quelque chose… je m'approche pour voir enfin que c'est un boxer, un des miens, et là je remercie Merlin de m'avoir donné l'intelligence d'avoir pensé à racheter des affaires noires, ce qui aurait ajouté à la honte de la situation s'ils avaient été rose fluo ou vert à petits canards jaunes. J'enfile donc à la hâte mon boxer et continue la chasse au trésor, cherchant au passage des moyens les plus cruels les uns que les autres de le faire payer à Malefoy. J'avance, et du haut des escaliers où se mêlent les armoiries des 4 maisons, je vois un truc rose. Tiens, je ne me souviens pas avoir jamais possédé de trucs roses. Je descends les marches et comprends enfin ce que c'est : un des soutiens-gorge de Ginny. Tiens ça me fait penser qu'il faut que je le lui rende. Si Ron savait ça, il n'y aurait pas que le coquard de Malefoy à trôner sur mon visage. Je ramasse le soutif et sort dans le couloir où je tombe nez à nez avec 2 élèves de 5° année, des filles de MA maison.

- Vous n'avez rien à faire ici, partez en cours !

Elles partent en courant, pouffant et au détour du couloir je les entends éclater de rire. Je vais le tuer ? Plus loin, je vois un gros tas de linge noir. Je me précipite dessus. OUF ! Une cape ! Et une chaussette -_-'. Je continue ma recherche et je vois au loin un mélange de roux et de bleu. Miss Teigne a pris place sur mon jean.

- Casses-toi !

- Mewow !

J'enfile mon jean, j'ai maintenant une belle griffure sur la main et je continue à chercher. Mais j'ai beau tourner, virer, à moitié à poil dans toute l'école, je ne trouve rien. Là, dans le couloir du 3° étage, j'entends un bruit de pas de course. Je me retourne.

- Harry ! Harry ! Ah, tu es là ! Les portraits m'ont dit que tu errais ici, me dit Hermione.

- Groumph.

- Il y a un tas de vêtements dans la salle des profs, et comme j'y ai reconnu tes gants de Quidditch, je me suis dit… Mais pourquoi es-tu dans cette situation ?

- Malefoygroumfilm'afaituneblaguedébilegroumf.

- Ah…Euh... Peeves joue avec un pantalon, j'imagine que c'est le tien ?

- Sûrement.

- Bon alors je m'en occupe, va dans la salle des profs, Bibine surveille tes affaires.

Que ferais-je sans Hermione ? Je vais récupérer mes affaires, mais je me rends vite compte qu'il y a un bug. Je porte mes affaires à ma chambre et me rends directement dans les cachots. J'entre comme un malade, faisant sursauter toute la classe.

- Bon, c'était très drôle, Malefoy, et j'imagine que ce soir toute l'école saura dans quelle tenue je me baladais dans le château. Mais tu as quelque chose à moi et là, ça ne m'amuse pas du tout alors rends-la moi.

- Te rendre quoi ?, fait-il, innocemment.

- Tu le sais très bien.

- Non je ne le sais pas. Ce que je sais, c'est que c'est la 2° fois qu'on m'interrompt dans mes cours aujourd'hui alors sors. On règlera nos différends en dehors des cours.

- Non, Malefoy, je n'ai pas…

Il me claque la porte au nez.

- …finit. Et merde.

Je repars dans le parc récupérer mes élèves, remercie Hagrid et reprend mon cours, très énervé. Le soir, je ne parviens pas à parler à Malefoy, et ce durant 2 bonnes semaines. Entre-temps, j'ai mis 2 souris dans ses draps, il a mit du poil à gratter dans une de mes robes, et j'ai déposé une bonne dose de confiture dans ses chaussures. Changer mon mot de passe ? A quoi bon, avec Snape à côté ? MacGo m'a fait appeler dans son bureau, aujourd'hui. Quand je m'y rends, je suis le dernier, s'y trouvent Chourave, Flitwick, Malefoy et MacGo. Je prends place.

- Bien. Aujourd'hui, j'aimerais que vous parliez avec les 5° années de vos maisons, pour les orienter selon leurs choix de métier, et leur dire dans quels domaines il faut qu'ils progressent.

Les seuls 5° années que j'ai aujourd'hui sont des Serdaigles et des Serpentards, il va donc falloir que je convoque, ce soir. Mais alors que je commence mon cours avec ces 5° années :

- Professeur ?

- Oui, Mr Crivey ?

- Le Pr Malefoy demande que les Serpentards se rendent aux cachots.

- Très bien. Alors, allez-y. Attendez, Mr Crivey ! Tenez, donnez ça de ma part au Pr de Potions.

- Oui, Monsieur.

Je lui tends un bout de parchemin où sont inscrites 4 lettres, 4 petites lettres qui font tellement de bien une fois qu'elles sont dites. « FUCK » en encre rouge, ça le rend bien. Signé Gryffondor.

Le soir, je passe 2 heures à tout entendre, Médicomage, Ministre de la Magie, Auror, Vendeur chez Weasley&Co,… . J'entends aussi les deux gamines m'ont surpris, pouffer et j'entends maintes questions sur la façon dont on doit tuer un mage noir, ou comment se faire faire le même tatouage hypra-cool en forme d'éclair -_-''.

Bref, 2 heures assez chiantes, somme toute. Il est 20h10, je n'ai pas très faim, j'ai surtout un besoin monstre de me détendre et me distraire. Et pour ça… quoi de mieux que de faire chier Malefoy ?

***

Je promet de publier la suite rapidement.

En attenndant, review? ^^

Bien à vous,

Revil.