Vous voulez vraiment une playlist ? Je sais que vous allez dire non, mais c'est pas grave. Cette fois je n'ai pas grand chose à vous proposez alors : [ Backing Tracks Funk ] ! Je vous assure, ça met carrément l'ambiance !


Chapitre 4 : Nos vibrations.

/pov Sasuke/

J'ouvre les yeux difficilement. C'est toujours dur le matin. Heureusement, on est jeudi et...oh putain j'ai cours à neuf heures ! Je me redresse vivement me cognant la tête contre l'angle de cette salope de table basse, je me prends les pieds dans ces connasses de couvertures et me vautre à moitié, je devrais savoir que laisser charger mon téléphone dans la cuisine n'est pas une bonne idée ! Et oui je suis vulgaire car je ne suis jamais de bonne humeur le matin. Jamais.

- C'est ça que tu cherches ?

Naruto. Je l'avais presque oublié. Mais sa position lascive, ses yeux malicieux, et sa main qui agite doucement mon portable me rappelle définitivement qu'il n'est pas une illusion. Je lui prend le téléphone et découvre avec effroi qu'il est onze heures passé.

- Et merde !

- Qu'est ce qu'il y a ? me demande-t-il avec cette lueur étrangement brillante au fond de l'œil.

- J'ai loupé deux heures de cours.

- Comme si ça te dérangeais... rappelle moi qui m'a dit qu'il voulait arrêter la philo pour se consacrer à la basse, et qui m'a parlé pendant trois heures que soit disant les artistes étaient les âmes de notre monde, les réflecteurs de notre société et je sais pas quoi encore...

- Je t'ai parlé de ça ? Enfin d'arrêter la fac oui mais le reste, je ne m'en souviens pas...

- C'est parce que t'en à trop pris gros !*

- Hein ?

- Bon, tu te rappelles du moment ou j'ai vomis dans tes chiottes...

- Ouai.

- Après on a regarder Star Wars, l'épisode IV...

- Ouai.

- L'épisode V...

- Ouai...

- L'épisode VI...

- Mouai...

- L'épisode I...

- Mmnon...

- Si si je t'assure et même le II et le III sauf que...suit mon regard...

Je regarde autour de moi et ne vois rien de spécial...sauf des tonnes de bouteilles d'alcool vides et mon cendrier favori bien rempli. Tout de suite je comprends mieux comment j'ai pu regarder les derniers épisodes de Star Wars.

« Sincèrement, niveau conso tu bats des records. Avec tout ce que tu as pris, même la brigade des stup' aurait pu se ramener ! J'arrive peu être à m'enfiler un pot et demi de nutella, mais là je pouvais pas te suivre. Et à partir de l'épisode II, t'as commencé à délirer, impossible de t'arrêter ! J'ai même pas pu suivre le film, tu me racontais que des trucs complètement incohérents du style, il faut sauver les manchots sans famille, c'est pour ça que je veux aller faire du volontariat en Nouvelle Zélande, je leur jouerais de la bossa ! Enfin tu vois le genre quoi. Vers le premier quart de l'épisode III, tu planais un peu moins haut, c'est là ou tu m'as sortit ta philo à deux balles sur la nécessité de l'expression artistique, du lien avec le public et tout et tout. Je t'avoue que j'ai pas bien compris mais ça avait l'air de te tenir à cœur.

- Bah c'est vrai en même temps, tu ne trouves pas que, aller un exemple au hasard: la musique. C'est un super moyen d'exprimer énormément de choses de manière condensée. Regarde, quand tu écoutes un truc, tu comprends pas forcement tout mais il s'en dégage cette émotion qui te fait vibrer et comprendre un instant, avant que tu ne l'oublies, le sens de la vie et pourquoi tu es sur terre...

- Waaa tu recommences ! Mais plus sérieusement, il y a eu autre chose...

- …et si tu regardes la connexion entre...comment ça autre chose ?

Tout un coup, j'ai très peur. J'espère que je n'ai pas fait de connerie. Je le vois fuir un instant mon regard ce qui me met aussitôt mal à l'aise et je n'ose plus non plus le regarder. Je l'entends inspirer un grand coup avant de lâcher :

- Tu m'as embrassé.

Ah je rêve ! Dites moi que c'est un cauchemar ! Je l'ai embrassé et je n'étais même pas conscient à ce moment ! Mais attendez une minute, heureusement que je n'étais pas conscient, imaginez le délire sinon. Hahaha. Non, ce n'est absolument pas un rire nerveux.

- Mais tu m'as bien spécifié que tu n'étais pas gay !

- Bien sur que je ne suis pas gay ! Et puis quoi encore, être amoureux de toi ?

- Mouahaha, quelle idée !

Son rire nerveux à lui est assez spécial, je crois qu'il est possédé par Dracula mais ne lui dites pas. N'empêche qu'après ça nous rougissons tous les deux. Mais peut être est ce le moment ou jamais de lui dire, finalement. Au pire je pourrais toujours mettre ça sur le compte d'une cuvaison tardive.

- Bé en fait, tu vois...

- Je vois ?

- Raaa...on est d'accord que je ne suis pas gay mais il se pourrait que, enfin il y aurait peut être une possibilité que...

- Exprime ta pensée.

- L'art de me casser dans mon élan.

- Une possibilité ?

- Que je t'aime.

- …

- Bon oublie ça...je dois encore être bourré pour sortir de pareilles conneries...

- Non, effectivement, il se pourrait qu'il y ait une possibilité. Mais vu que tu ne t'en souviens plus, il faut réessayer.

Alors qu'il s'approche de moi à pas feutrés, je recule, mais je me trouve bien vite dos au mur. Ah c'est un cauchemar, sortez moi de ce...rêve ? Il vient se coller à moi, appuyant ses mains de part et d'autre de mes épaules et vient délicatement poser ses lèvres sur les miennes. Sasuke pense à des papillons, des chats, quelque chose mignon, ahhh...non ne pense à rien en fait. Give me a L, give me a O, give me a V, give me a E : LOVE ! Love is your friend, love is the right way, love, love, fuck the love !

- On ne t'a jamais dis que tu n'avais pas de talent de chanteur ?

- Comment ?

- Alors cette possibilité, me demande-t-il, narquois.

- C'est une forte possibilité.

Je crois que je ne vais bientôt plus tenir sur mes jambes. Et j'ai une drôle de sensation. Comme si j'avais mal au cœur.

- Je crois que j'ai envie de dégueuler.

- Trop de romantisme c'est ça ?

- Non, trop de bière.

- Comme on dit, chacun son tour, dit-il d'un air faussement inspiré.

- Je pue pas trop de la gueule ?

- Si un peu mais ça passe...disons que je ne suis pas très frais non plus.

- Du coup, il faudra recommencer.

- Autant de fois que tu voudras.

Je n'y crois pas. Cela ne peut pas être la réalité. Les choses ne se font pas comme ça, pas vrai ? Mais après tout, ça ne compte pas, tant qu'on est bien... va chier le scénario ! Dans moins d'une heure, on ne sera plus le matin, donc dans moins d'une heure je serais de bonne humeur. Et demain matin, et tous les matins qui suivront, je ne serais plus de mauvaise humeur. Naruto, merci. Parfois les réponses non pas besoin de mot. Ce n'étais pas des mots que je cherchais. C'est comme la musique, je cherchais juste cette vibration, cette fréquence si particulière qui créé ce qu'on explique pas : les sentiments.


*Salut les geek.

Le Requin : Voilà un chapitre un peu court mais normalement il devrait être suivit un chapitre bonus concocté par notre cher Dracula sempai, avant d'entamer la deuxième partie de l'histoire. Là c'est le moment ou tout le monde sort son briquet io/ aller vous vous doutez bien de ce qui va se passer dans ce chapitre...

Dracula : Non je t'interdis de spoiler mon chapitre !

Le Requin : Entre nous, je vois mal ce que je pourrais spoiler, si tu vois ce que je veux dire...et vas plutôt consoler tes futurs victimes.

Naruto : J'y crois pas ! Je suis gay !

Sasuke : Pourtant je l'avais dit au début que je ne voulais pas !

Itachi : Je suis témoin...

Dracula, jouant du coude à Itachi : Mais comme on dit, il n'y a pas de feu sans fumée.

Itachi : Tout à fait d'accord. u.u

Sasuke : Frère indigne.

Aller, à bientôt sur une nouvelle ligne de basse! Funk, funk, fuck the funk!