Voilà donc le troisième chapitre de ma fanfic !
J'espère que vous prendrez autant de plaisir à le lire que moi à l'écrire.
Je signale au passage que rien ne m'appartient; ni les personnages, ni l'univers, ni (dans un sens) l'histoire. J'écris juste pour le fun et je ne gagne rien en tapant ces lignes. Les personnages appartiennent à Arthur Conan Doyle, Steven Moffat et Mark Gatiss (alias le Diable et son bras droit X-D) et le reste appartient à Disney Company.
Sur ce, enjoy les gens ! ^^
Alors pour le bien de tous, il resterait seul et ne ferait jamais preuve d'empathie. Même au prix de son propre coeur.
Chapitre 3
Trois nouvelles années passèrent. En une merveilleuse journée d'été, Sherlock avait maintenant 21 ans et s'apprêtait à être couronné Roi d'Arendelle. Pour fêter cet heureux événement, tous les alliés du royaume furent invités pour une grande réception et pour la première fois depuis presque quatorze ans, les portes du château allaient s'ouvrir, et ce durant toute une journée. Le futur Roi s'était entraîné pendant plusieurs heures à tenir le globe et le sceptre de cérémonie sans ses gants. Malgré le stress que lui inspirait l'idée d'être le centre de l'attention pendant des heures entières, il se répétait les principes inculqués par son frère :
Cache tes pouvoirs, n'en parle pas.
Sois un bon Roi, de toi on attend qu'ça.
Sans haine, sans peine, tu régneras.
Un seul faux-pas et tout le monde saura.
S'attacher n'est pas un avantage.
Il regardait le peuple et les invités se rapprocher des portes sur le point de s'ouvrir. Ils allaient finalement voir à quoi ressemblait leur souverain, qui semblait presque exister comme un fantôme : on savait qu'il était ici, mais personne n'avait jamais pu le voir, inspirant ainsi des doutes sur son existence-même.
Sherlock avait fini de s'entraîner, remis ses gants et alla ouvrir sa porte.
En ce jour de fête, John avait maintenant 19 ans et était connu comme le plus jeune Soldat de sa génération à avoir atteint le grade de Capitaine, rendant son instructeur fier de lui. John se préparait dans sa chambre d'officier, se disant que sa mère aurait certainement aimé le voir dans son uniforme. Dans un sens, il était excité par la perspective de voir arriver des étrangers dans le château. Qui sait, peut-être ferait-il de belles rencontres ? Mais surtout, il pourrait enfin revoir Sherlock. En tant que Capitaine, il devrait rester auprès du futur Roi jusqu'à ce que ce dernier prenne congé. Le blond était curieux de voir à quel point son Prince avait changé depuis leur petite enfance. Une fois sorti de ses quartiers, le Capitaine donna les derniers ordres pour faire ouvrir les portes et alla chercher Sherlock. Ne sachant pas à quoi s'attendre, John prit une inspiration et tendit son poing pour frapper à la porte, mais elle s'ouvrit avant qu'il n'ait pu y toucher.
Les deux anciens amis étaient maintenant face à face pour la première fois depuis plus de dix ans.
Ils clignèrent tous les deux des yeux avant de les détourner, les joues rougissantes. Sherlock osait malgré tout le regarder en biais. John était devenu très beau avec le temps : malgré leur écart de taille dû à leur différence d'âge, le blond avait développé sa musculature grâce à son entraînement; son visage avait mûri tout en conservant cette douceur enfantine dont il se rappelait tellement; et comme il avait fière allure dans cet uniforme !
John n'en était pas non plus à son reste : Sherlock avait tellement changé ! Il était devenu plus grand et mince, ses pommettes étaient encore plus saillantes qu'avait et ses cheveux semblaient si doux...
Le coeur battant, les deux hommes reprirent contenance.
"Hum... toussota John. Votre Altesse, nous n'attendons plus que vous.
-Merci John"; répondit l'Altesse en question, bien que déçu de l'utilisation de son titre.
Il se dirigea vers le lieu de la cérémonie, son Capitaine à sa suite. Sherlock ne montrait pas son stress...
Ce n'est qu'une seule journée, pas d'états d'âme, sois sage...
Il avait maintenant un devoir envers son peuple, et il devait s'en charger dès maintenant.
La couronne fut officiellement posée sur la tête du nouveau Roi à l'église, où il réussit à garder ses pouvoirs cachés malgré une terrible angoisse. Puis la fête commença et dura toute la journée. A la nuit tombée, le bal commença dans les murs du château. Sherlock restait près du trône, où il ne fit que quelques salutations et sourires forcés, avec John prêt à défendre son Roi. Malgré l'aura de malaise qui les entourait, Sherlock finit par lui faire un petit sourire :
"Tu es vraiment beau.
-Oh; balbutia le Soldat. Euh... merci... vous... toi aussi. Enfin, tu as vraiment fière allure, c'est ce que je veux dire !
-Merci. Alors... c'est donc cela une fête.
-C'est... beaucoup plus chaleureux que je ne l'imaginais.
-Tu sens cette délicieuse odeur ?
Ils inspirèrent longuement tous les deux et dirent en même temps :
-Du chocolat !"
Ils se regardèrent et rirent de leur lien. Ils n'étaient finalement pas aussi séparés qu'ils ne le pensaient.
Le chocolat était leur petite faiblesse quand ils étaient enfants, et ils ne comptaient plus le nombre de fois où ils s'étaient faufilés dans les cuisines pour en voler un peu. Ça avait été leurs premières opérations militaires et les plus excitantes de toutes. Leur attention retourna à la fête lorsque que le Grand Chambellan leur présenta un jeune homme :
"Le Prince James Moriarty des Îles du Sud."
Le dénommé Prince fit une courbette respectueuse devant le Roi. Il était mal rasé, souriait mystérieusement et rien ne laissait transparaître ses origines royales. Ses courts cheveux sombres s'accordaient parfaitement avec ses yeux noirs. Lorsqu'il parla, ce fut d'une voix doucereuse :
"C'est un honneur de vous rencontrer, votre Majesté.
-Prince James; répondit Sherlock avec une formalité très prononcée.
-Ainsi que vous, Capitaine Watson.
-Euh... enchanté, votre Altesse; répondit John, intimidé de se faire ainsi adresser la parole par un noble.
-Je crains de ne pas très bien connaître le palais. Accepteriez-vous de m'en faire faire le tour ?
-Je suis désolé, mais je suis en service pour toute la soirée.
-En réalité John; objecta Sherlock; tu peux très bien prendre quelques temps pour toi. Fais-toi simplement remplacé et amuse-toi un peu.
-Tu... enfin, vous êtes certain Altesse ? demanda John, qui n'avait pas vraiment envie de quitter son ami.
-Je peux bien tenir sans toi quelques heures."
L'ordre avait été donné à contre-coeur, mais Sherlock sentait que son coeur battait à toute allure dès qu'il regardait John. Ça ne l'aidait pas à rester calme. Avec une mauvaise foi dissimulée, John appela un Soldat pour prendre sa place et emmena le Prince Moriarty dans les jardins.
Malgré un certain malaise au départ, John commença à apprécier la compagnie du Prince, à qui il racontait presque tout. Le Prince Moriarty était le benjamin d'une famille de treize garçons et, sachant qu'il n'obtiendrait jamais le titre de Roi à moins d'épouser une Princesse d'un pays voisin, il avait décidé de monter sa propre entreprise : des particuliers (de son royaume ou d'un autre) faisaient appel à lui pour régler des problèmes qui dépassaient la loi de son royaume, et lui utilisait ses privilèges princiers pour les aider quelque soit leur statut social.
John admira la bonté d'âme du noble. Encore aujourd'hui, les régents qui prenaient le temps de s'occuper du petit peuple étaient fort rares... Le Capitaine raconta un peu sa petite enfance de fils d'une domestique dans les murs d'un immense château :
"Sherlock et moi étions très proches quand on était petits. Il me disait toujours que le fait qu'il soit Prince et moi domestique ne voulait rien dire... Puis tout d'un coup, il s'est mis à m'éviter. Je n'ai jamais compris pourquoi...
-S'il n'a pas été capable d'apprécier votre compagnie; répondit le Prince en se rapprochant davantage; c'est qu'il n'est qu'un imbécile."
John n'avait pas apprécié cette remarque, tant par le fait qu'elle insultait son Roi que par celui qu'elle reflétait ses propres pensées. Peu sûr de l'attitude à adopter, il préféra lui fausser compagnie le plus poliment possible.
Il n'avais pas conscience que Moriarty le regardait avec des yeux affamés.
John retourna dans la salle de bal, où Sherlock continuait à saluer ses invités, et en profita pour observer davantage son Roi. Sherlock avait vraiment fière allure dans son habit de cérémonie et John avait du mal à croire que les dames de compagnie avaient réussit à lui coiffer les cheveux. John ne se rappelait pas vraiment de la sensation des boucles sous ses doigts, mais il voudrait bien la ressentir une nouvelle fois. Le jeune Capitaine avait l'impression de passer pour une adolescente en fleur comme dans ces romans à l'eau-de-rose, mais il était littéralement fou de son Roi et il pouvait enfin l'observer tout son soûl.
Comme s'il sentait qu'il était observé, le Roi détourna les yeux et croisa le regard de son Capitaine de la Garde. Il lui sourit et fit signe de l'approcher. Les deux anciens amis discutèrent encore un temps, jusqu'au retour du Prince Moriarty.
Ce dernier vint vers eux et dit de son éternelle voix doucereuse :
"Votre Majesté, vous pouvez être fier de votre Capitaine. Grâce à lui, j'ai passé une soirée absolument fantastique !
-Euh... merci, Altesse; dit John.
-J'aurais une demande quelque peu excentrique à vous soumettre, messieurs.
-Une demande excentrique ? demanda le Roi.
-Voyez-vous, j'ai tellement apprécié la compagnie du Capitaine Watson que je me demandais si...
-Vous vous demandiez si... ?
-S'il était possible de prendre Watson à mon service en tant que Commandant des Forces Armées des Îles du Sud !"
La demande fut si déconcertante qu'elle coupa le souffle des deux jeunes hommes. Sherlock était d'autant plus furieux qu'il ne s'était jamais séparé de John, même s'il ne voulait plus ressentir des sentiments pour son ami. Il s'était battu pour garder son ami et sa mère avec lui depuis sa petite enfance, ce n'était pas pour le laisser partir à l'autre bout du monde avec un parfait inconnu !
Avec toute la dignité royale dont il était capable, il dit d'une voix solennelle :
"Bien que je ne me permettrait pas de décider à la place de John, je doute sincèrement qu'il soit bien sage d'embarquer avec un parfait étranger vers un pays qui lui est inconnu !
-Pensez-vous donc qu'il serait plus sage de rester prisonnier d'une cage dorée aux côtés d'un Roi qui ne se préoccupe pas de lui ?" répliqua Moriarty avec un sourire digne d'un chacal.
Sherlock n'arrivait pas à comprendre ce que voulait cet homme et il sentait que s'il parlait plus longtemps avec lui, il risquait de provoquer un incident diplomatique. Et Arendelle n'avait pas besoin d'une guerre à l'aube du couronnement de son nouveau roi !
Sherlock décida que la fête était terminée et ordonna que les portes soient fermées et les invités conduits dans leurs chambres, tout en se dirigeant vers ses quartiers. John, qui jusqu'ici était resté muet de stupeur, voulut apaiser les tensions entre les deux interlocuteurs et tenta d'arrêter son Roi. Pourquoi arrêter la première fête du royaume depuis des années à cause d'un seul individu désagréable ?
"Sherlock, attends !" dit John en tendant la main.
Il n'arrêta pas son ami mais attrapa son gant gauche et le lui arracha accidentellement. Sherlock se retourna et pâlit en voyant sa main désormais nue. Il était déjà très tendu, que faire si jamais il perdait définitivement son calme ?
"John, rends-moi tout de suite mon gant ! dit le Roi d'une voix blanche.
-Je t'en prie, calme-toi ! répondit le concerné. Je suis certain que le Prince James ne voulait pas dire ça comme ça !
-Le Prince... tu l'appelles par son prénom maintenant ?
-Oui... enfin, non ! Enfin..."
John était maintenant gêné et Sherlock crut comprendre ainsi que son ami voulait accepter la proposition de son "rival".
"Si la proposition du Prince t'intéresse autant; dit-il d'une voix qu'il reconnaissait à peine lui-même; tu n'as qu'à le suivre."
Sherlock avait le coeur brisé, mais peut-être était-ce la meilleure solution pour eux-deux. Si John partait, il serait enfin libre et Sherlock lui-même pourrait finalement se couper définitivement de tout sentiment. Mais cette décision, toute logique qu'elle soit, lui brisait le coeur, car il adorait toujours autant son John.
Dépité, il reprit sa route en essayant de se calmer.
"Non, Sherlock ! cria le blond qui voulait comprendre. Pourquoi agis-tu comme ça ?
-Assez, John; répondit le brun entre ses dents. Il était sur le point de craquer.
-Non, je veux savoir ! Pourquoi as-tu décidé de m'ignorer ? Pourquoi tournes-tu le dos au monde entier ?! De quoi as-tu si peur !
-J'ai dit ASSEZ !"
La suite au prochain chapitre ^^
C'était donc le troisième chapitre du "Consultant des Glaces", j'espère que ça vous aura plu !
N'hésitez pas à vous exprimer dans les reviews, et merci si vous décidez de follower/mettre en favoris/juste lire comme ça cette histoire ou moi-même.
Sur ce, à la prochaine les gens ! ^^
