Je suis bien contente de l'accueil reçue pour la troisième partie.

Merci encore ! J'espère que ce chapitre vous plaira !

Voici, la suite ! Danny va-t-il retourner au New Jersey ?...

Les commentaires sont les bienvenus !

Partie quatre :

Steve fixa Danny, le visage inexpressif devant l'annonce de la démission de ce dernier.

Chin et Kono les dévisagèrent, conscients de la tension entre leurs deux équipiers. Ils se consultèrent du regard, se demandant réciproquement et silencieusement que faire pour fuir la tempête qui s'annonçait…

« -Dans mon bureau, lieutenant Williams. » Ordonna Steve, d'un ton neutre, en se dirigeant vers la pièce et en ouvrant la porte.

Il attendit que Danny entrât le premier et referma la porte, soigneusement et calmement. Après y avoir pénétré à son tour.

Chin et Kono soupirèrent, tous les deux, de soulagement. Au moins, l'orage ne se déchainerait pas devant eux et les deux cousins n'auraient pas à y assister.

D'un commun accord tacite, ils se mirent à vaquer à leurs occupations : Rapports en retard à taper et à rendre…

Comme si de rien n'était. Préférant ignorer ce qui se passait dans le bureau de leur chef.

«- Bon sang, je peux savoir ce qui te prends, Danny ? Explosa Steve, en s'adossant à la porte et en coupant toute retraite possible au jeune blond, les bras croisés. Notre première dispute de couple et tout ce que tu trouves d'intelligent à faire est de fuir ? Tu crois que c'est adulte de réagir comme ça ? Tu es le premier à me dire que communiquer est important ! Et toi, toi ! Tu me refuses cette possibilité là ! Mince, je pensais que je valais mieux que ça à tes yeux ! »

Danny avait écouté et pali au fur à mesure que les mots lui parvenaient à ses oreilles.

« -Couple ? Couple ? Riposta Danny, pâle de fureur. Ah, première nouvelle ! Je ne savais pas que nous étions un couple ! Tu es tellement expressif dans tes paroles, Steve ! Arrête de jouer à la victime, s'il te plait ! Pas avec moi ! Ca ne marche pas avec moi ! Oui, communiquer est primordial ! Mais pour que ça fonctionne, dans un couple, il faut être deux à communiquer ! A le vouloir, aussi ! »

Steve l'interrompit immédiatement, ironique :

« -C'est sûr que tu mourrais d'envie de communiquer avec moi à l'hôpital ! Je n'ai pas cessé de te demander ce qui n'allait pas et tu m'as refoulé ! Non, rejeté ! Alors, tes sermons, garde-les pour toi ! »

Le jeune blond se rembrunit, de colère rentrée :

« -Ah, monsieur est blessé dans son égo parce qu'une fois, une personne, dans sa vie, n'a pas plié sous sa volonté de fer ! Je vais te dire ce qui ne va pas dans notre pseudo-couple ! »

Danny marqua une pause, s'assurant de l'attention de son petit-ami et reprit :

« -Dis-moi, combien de fois m'as-tu dit que tu m'aimais au cours de nos soirées ? Je t'avoue mon amour lors de mon sauvetage et tout ce que j'obtiens est « Idem, Danny » ! Wouaaah, c'est fou ce que tu m'aimes! Et, je dois me contenter de « ça » ? D'un « Idem » ! Je mérite mieux ! »

« -Je t'ai pas assez prouvé que je tenais à toi, Danny ? Protesta Steve, en se plaçant devant son lieutenant. Tu me connais bien ! Je suis plus dans l'action que dans les paroles ! L'amour se voit, aussi, à travers les actes ! »

Le jeune blond écouta, sceptique. Il s'approcha de son amant et murmura, les yeux dans ceux, si bleus, de son capitaine, d'un air de défi :

« -Alors, dis-le moi que tu m'aimes ! Parce que, pour moi, ces mots signifient beaucoup. »

Le jeune brun prit une profonde inspiration, ouvrit la bouche et se lança :

« -Je … Je …Je t'ai.. Je t'ai… »

Danny se recula, terrassé de voir l'hésitation de celui qu'il aimait. Une souffrance infinie menaça de le consumer de l'intérieur. Des larmes voulurent couler mais le jeune blond les refoula.

Steve se tut, la tête baissée. Il n'osait affronter le regard et le désarroi de son petit-ami.

« -Tu vois, tu ne parviens pas à les dire. Fit remarquer Danny, calmement. Tu comprends que je puisse avoir des doutes sur ton amour. Tu t'es demandé pourquoi tu étais avec moi, Steve ? Tiens, Catherine est-elle au courant que tu es avec moi ? »

Le jeune blond éprouva un vertige et une nausée devant l'expression coupable et paniquée de Mac Garret.

« -Non ! Souffla Danny qui chancela, les yeux écarquillés. Non ! Ne me dis pas que tu ne lui as rien dit ? Qu'elle n'était pas au courant pour toi et moi, pendant tout ce temps ? Non ! Ne me dis pas que vous étiez encore ensemble alors que nous deux… ? »

« -Non ! Coupa Steve, fermement. Je ne suis pas ainsi ! Je pensais qu'elle n'avait pas à le savoir pour toi et moi ! Il n'y a eu que toi, Danny ! Seulement, toi dans ma vie ! »

« -Alors, pourquoi ne peux-tu pas me dire « je t'aime » ? Rugit le lieutenant, explosant comme un volcan, sous l'emprise d'une intense rage mêlée de douleur. Pour la première fois, dans ma vie, que je tombe amoureux d'un homme ! Que je me donne à lui ! Entièrement ! Il a fallu que ce soit toi ! Tu n'es pas fichu d'être honnête avec ta copine et envers moi, par la même occasion ! Réfléchis et pose-toi les bonnes questions, une fois pour toutes ! »

Danny se tut et prit le chemin de la sortie.

« -J'ai besoin de m'éloigner de toi. Déclara-t-il, en stoppant sur le seuil de la porte toujours fermée. Tu auras ma lettre de démission demain, sur ton bureau. Le New Jersey me fera du bien. »

Steve le suivit des yeux, l'expression indéchiffrable.

« -Tu es sûr de toi, Danny ? Demanda-t-il, d'une voix douce. Tu es sûr de vouloir tirer un trait sur nous ? Sur ce que nous avons vécu, toi et moi ? »

Le rire du lieutenant, bref et sarcastique, retentit dans la pièce.

« -Tu veux dire ce que nous avons vécu, toi, moi et Catherine ! Fit ce dernier, glacial. Oui, je suis certain de moi. Contrairement à certain. »

« -Bien. Répliqua Steve, en s'installant à son bureau, d'un air détaché. Pars. Retourne au New Jersey. »

Une vive étincelle de surprise douloureuse traversa les yeux de Danny qui quitta le bureau sous le regard droit et inexpressif de Steve.

Chin vit Danny emporter ses affaires et partir et devina ce qui s'était passé. Il secoua la tête et marmonna quelque chose d'intelligible entre ses dents.

Il tapa à la porte de son chef et ami et entra sans y être invité. Steve releva la tête du dossier sur lequel il travaillait et ne fut qu'à moitié étonné de voir son ami devant lui.

« -Pourquoi ne l'as-tu pas retenu ? Voulut savoir Chin, avec douceur et fermeté à la fois. Tu lui reproches de s'être fait enlevé si facilement et de t'avoir forcé à choisir entre l'affaire de ton père et lui, c'est cela ? »

Mac Garret n'approuva, ni ne nia. Il se contenta de contempler le bureau vide de son ex-partenaire, le visage sombre.

« -Il voulait retourner au New Jersey. Fit-il, brièvement. Pourquoi pas ? Qu'il y aille puisqu'il en a envie. »

Chin s'en alla, non sans ajouter :

« -Tête de mule ! ».

Steve demeura imperturbable. Se replongeant dans l'étude de son dossier.

Le ciel était d'un bleu serein et sans nuage. Danny, installé dans son siège, contemplait le paysage d'Hawaï à travers le hublot.

Son cœur se serra douloureusement à l'idée de laisser Grace seule sur cette île, quelque temps.

Le temps pour le jeune père d'oublier : Oublier les rires et les moments de complicités partagés lors des enquêtes avec ses ex-équipiers, ses joutes verbales avec Steve…

Oublier le sourire du jeune brun, les rires de ce dernier, les expressions si séduisantes de son capitaine…

La voix du commandant de l'avion invita les passagers à attacher leurs ceintures. Ce que fit Danny, sans cesser de fixer la porte d'entrée. Espérant que Steve surgirait et lui demanderait de rester.

Jusqu'au bout, le jeune homme n'avait arrêté d'espérer que Steve viendrait à l'aéroport et chercherait à le retenir par n'importe quel moyen : L'empêchant de prendre son vol en n'évoquant n'importe quel prétexte. Quitte à le faire arrêter par les agents de sécurité s'il le fallait.

Mais au fur et à mesure que les minutes s'écoulaient, Danny dut accepter l'évidence. Steve ne viendrait pas.

Son cœur se mit à battre follement lorsque le pilote annonça :

« -Mesdames, messieurs, veuillez nous excuser pour ce contretemps mais nous venons d'être informés que nous allons avoir un passager imprévu. »

Danny, dont le siège voisin était vide, se redressa pour voir ce fameux passager imprévu. Le visage illuminé d'un fol espoir.

Deux agents de police, encadrant un prisonnier, apparurent et s'installèrent dans les sièges du couloir central.

Une déception étreignit le cœur de Danny qui se mordit la lèvre inférieure. Ses yeux bleus s'humidifièrent.

Ce ne fut, que lorsque l'avion prit son élan pour s'envoler et l'emporter très loin de Steve, que le jeune blond réalisa que son histoire avec Steve était irrévocablement bien finie.

Se calant le visage contre la vitre du hublot et sans bruit, Danny pleura.

A suivre.