Le voici, le voila ! Le chapitre 4 est enfin arrivé. Je sais qu'il c'est fait désiré mais que voulez vous, les cours, mon autre fic et le boulot font que je n'écris pas aussi vite que certains le voudrais. Cependant, on peut remercier mes cours d'économies dont l'ennuie mon permis d'écrire ce chapitre. Par ailleurs, je me fais un petit cadeau avant l'heure en postant ce chapitre parce que demain c'est mon anniversaire (20 ans ! une nouvelle dizaine de franchis !). Ça me fait tout autant plaisirs de poster qu'à vous de me lire (fin j'espère que vous aimez ! lol !)

Vous êtes nombreux à croire que Bella va accoucher dans ce chapitre…mais ce n'est pas le cas. Cependant, ça ne s'aurais tardé…

Avant de vous laisser lire, passons aux remerciements :

helimoen BellaSwan12 Onja elo-didie calimero59 fifer yayalia Brand0fHeroine Elphina isabellamisa alexandra-luna-1019 canard87 mimie05 mel77130 3ailes01 asuna69 nanouli page on memories (t'a reveiuw m'a fait plaisir. Lorsque je l'ai lut, j'ai décidé de mettre les bouchées double afin de ne pas vous faire attendre plus longtemps. Ce n'est pas assez rapide, mais je fais de mon mieux. J'espère que ce chapitre te plaira ! biz !) Ghoul-19 .


Chapitre 4 : se livrer

POV Bella :

C'est très, très désagréable comme sensation. C'est comme si quelqu'un venait de me donner une décharge dans le bas ventre. 75 Volt d'un coup, ça fait mal ! Très mal même !

Je passe mes mains sur mon ventre pour essayer d'atténuer la douleur. Après quelques minutes, celle-ci s'atténue. Néanmoins, une sensation désagréable persiste.

Edward, m'observe, la peur se lit sur son visage. Dans le but de le rassurer, je lui dis :

-Respire. C'est juste une petite douleur. Pas la peine de paniquer.

-Une petite douleur ? Tu rigoles. La souffrance se lisait sur ton visage.

-J'avais peut être un peu mal. Mais regarde, c'est passé.

-Non, non, je m'assurerai que c'est bien passé dans une demi-heure lorsque tu n'auras pas eu de nouvelles contractions.

-Si ça peut te faire plaisir. Mais en attendant, tu vas te détendre parce que là, tu n'arranges pas les choses.

- Très bien.

-Voilà qui est mieux. Maintenant, je propose en vue de la situation et en attendant que tu sois rassuré de continuer à faire connaissance. Tu sais déjà pas mal de choses sur moi. A mon tour de mieux connaître Edward Cullen.

Il gigote un peu pour se mettre à l'aise. Cette immersion dans son passé le gêne. A-t-il peur que je découvre le véritable Edward Cullen ? Que je le juge ? Je serais bien mal placée d'agir ainsi.

-Bon, ne t'en fait pas, je ne vais pas chercher à connaître tes petits secrets. Pour l'instant, je sais que ton père s'appel Carlisle Cullen et qu'il est médecin. Mais pour le reste de ta famille ?

-Et bien, ma mère s'appelle Esmée et elle était architecte jusqu'à il y a 3 ans. Elle a décidé de tout arrêter et maintenant, elle fait de la restauration d'objets. J'ai un grand frère, Emmett. Il est conseiller d'orientation et il est marié à Rosalie qui gère une concession automobile. Puis, il y a ma petite sœur, Alice. Elle est professeur d'art plastique et son fiancé Jasper lui aussi est professeur mais d'histoire. C'est le cousin de Rosalie.

-Simple coïncidence que ta sœur sorte avec le cousin de sa belle-sœur où lors d'une réunion familiale, ça a été le coup de foudre entre les deux ?

-Il y a un peu des deux. Ma sœur venait de prendre son poste au lycée Jefferson et lors de la présentation de l'équipe pédagogique, elle est tout de suite tombée sous le charme de je cite : « ce fabuleux prof d'Histoire qui part sa simple présence rends la matière intéressante. » Elle ignorait que c'était le cousin de Rosalie. A chaque fois qu'elle le croisait dans le couloir, elle détournait son chemin et puis, un soir, Rosalie et venue à un dîner en compagnie de Jasper. Alice, c'est retrouvé bloquée. Rouge tomate, incapable de sortir de moindres sons. Chose des plus étonnantes lorsque l'on connaît ma sœur. C'est une vraie pile électrique. Jasper, s'est présenté à elle et lui a dit : « maintenant que je t'ai coincée, je ne te lâche plus. » Et voilà !

-Wow, c'est très romantique tout ça. Jasper avait craqué de suite sur elle je parie ?

-Tout à fait. Il a vainement essayé de l'approcher mais à chaque fois qu'ils se retrouvaient dans la même pièce, Alice s'esquivait. Je peux te dire qu'on a eu du mal à le croire lorsqu'il nous l'a raconté. Alice n'est pas du genre discret. Elle n'a pas sa langue dans sa poche. Et surtout, elle ne tient pas en place. Jasper est le seul à savoir la canaliser.

-Et la rencontre entre Rosalie et Emmett ?

-Rosalie tient une concession automobile. Là aussi c'est surprenant au premier abord. C'est une grande blonde avec une plastique à en faire pâlir plus d'un mais surtout, c'est une férue d'automobile. Un jour, Emmett se rends dans son magasin pour changer de voiture. Prenant Rosalie pour la secrétaire, il lui demande de s'installer à l'avant d'une voiture pour savoir si cette dernière pouvait attirer la gente féminine. Insatisfait, il s'est mit à critiquer la boutique en affirmant que la seule voiture potable se trouvait être une BMW M3 gris métallisé qui n'était pas à vendre. Rosalie à commencé à se défendre et à expliquer que ce type de voiture n'allait pas avec un goujat tel que lui. S'en est suivis une dispute ou Rosalie finit par lui dire qu'en vue de sa personnalité, ce qu'il lui faudrait c'est une Jeep Wrangler brute de décoffrage tel que lui.

Emmett c'est énervé et lui a dit qu'elle ne pouvait s'y connaître puisqu'elle était une femme. Elle lui a alors dit qu'elle était la propriétaire du magasin et de la BMW. Qu'elle en connaissait d'avantage en voiture que Mr Muscle qui a tout dans les bras et rien dans la tête. Mon frère a aimé son culot et l'a invitée à dîner. Elle a accepté et deux ans après, ils se sont mariés.

-Bein dite donc, la famille Cullen me semble avoir un sacré caractère ! Pourquoi appeler Emmett Mr Muscle ?

-Il est grand, brun, baraqué. Il a le physique du parfait sportif. Tout le contraire de moi. Il était prédestiné à une carrière dans le football mais une blessure à l'épaule l'en empêche. Au lieu de ça, il est conseiller d'orientation. Un métier qui surprend mais qu'il aime. Il adore les enfants, les conseiller, les aider à se forger un avenir. A trouver leurs voies.

-Ta famille me semble très épanouie et fort sympathique. Partir, aurait tout brisé.

Edward me regarde. Il sait que je fais référence à sa tentative de suicide. Une légère tristesse voile ses yeux. Se rend-t-il compte que sa mort aurait provoqué énormément de dégâts ? Ou bien voit-il la place que chaque membre de sa famille a pour lui ?

Lorsqu'il y a quelques minutes, il me racontait la rencontre amoureuse de son frère et sa sœur, j'ai bien compris qu'il était fier d'eux. Qu'il les aimait.

Son mal être est important. Ses multiples échecs on fait qu'il a perdu confiance en lui. Il aime sa famille mais leur bonheur, réussite lui font rappeler que lui a échoué. Perdu et honteux, il a lâché prise. Abandonné, croyant faire ce qu'il y a de mieux pour lui et son entourage alors que son acte les aurait affecté plus qu'il ne le croie.

Je suis sûre qu'il leur a caché son mal être. Il a minimisé sa détresse mettant tout cela sur le coup de cette rupture. Sa famille à sûrement dû remarquer sa déprime mais ils ne devaient pas se douter de celle-ci.

Pourquoi ne s'est-il pas accroché à l'amour qu'il porte pour eux pour ne pas sombrer ? Ou sur leur amour ? N'a-t-il pas quelque chose hormis sa famille, une activité qui puisse l'aider dans cette période noire ? -J'aimerais savoir qui est Edward Cullen ? Ce qui le caractérise ?

-Tu le sais déjà. J'ai 24 ans, célibataire et sans emploi. Pas très passionnant tout ça.

-Je ne me contenterais pas de ça. Creuse un peu. Je suis sûre qu'il y a d'autre chose à savoir sur toi. Une passion ? Un loisir ?

-J'avais une passion. Le piano. Mais je l'ai elle aussi perdue.

POV Edward

Le piano a été toute ma vie pendant très longtemps. Ça a été ma première et seule passion. A l'âge où les enfants s'inscrivent à un sport tel que le football moi, j'apprenais mon solfège. Deux heures deux fois par semaine.

Ce qui dans un premier temps était une simple curiosité est vite devenus une addiction. J'avais besoin de plus, d'apprendre tout ce que je pouvais connaître au sujet de la musique et du piano.

A 12 ans, de deux jours, je passais à quatre jours de pratique dans la semaine. Mon professeur particulier a conseillé à mes parents de m'inscrire à un cours au conservatoire de Seattle. Ainsi, je passais tout mes samedis après-midi en compagnie des meilleurs élèves de la région.

A 17 ans, j'obtenais mon diplôme de fin d'étude. A 18, celui du conservatoire. Une carrière s'ouvrait à moi. Mais j'étais encore jeune. Je ne voulais pas m'enfermer tout de suite dans un métier. J'avais besoin de savoir ce que je voulais réellement. La piano était ma passion, il ne se passait pas une journée sans que j'en joue, sans que je pense à lui. Le souci avec une telle obsession c'est qu'il arrive un moment ou on a l'impression d'avoir tout vus. J'étais arrivé à un point de non retour. Je ne pouvais pas évoluer davantage. Non pas que je me lassais mais je voulais apprendre quelque chose d'autre.

Mon père souhaitait que je fasse médecine mais je voulais suivre ma propre voie. Ne pas marcher sur les traces de mon paternelle. Je suis alors allé à la fac. Prenant des options par ci par là sans vraiment me fixer.

Après trois ans à me chercher, je me suis rendu compte que le piano était mon seul intérêt. J'allais renter dans un orchestre lorsque j'ai rencontré Tanya. Très vite, elle voulait que l'on emménage ensemble. Amoureux comme jamais, j'ai accepté. Quant elle a appris que les tournées de l'orchestre allaient m'éloigner d'elle, elle m'a supplié de tout arrêter. M'expliquant que je pouvais continuer ma passion à la maison et me trouver un métier qui me permettrait de ne pas m'absenter pendant des mois. Là aussi, j'ai accepté. Mon amour pour elle surpassant ma passion.

Ça été dure, mais j'ai réussi. Que n'aurais-je pas fait pour elle. J'ai alors trouvé un poste dans une assurance. Près une rapide formation, j'ai travaillé pour eux. Jusqu'à il y a trois mois. Mon travail était plutôt sympas et je me débrouillait bien. Surtout ça me permettait d'avoir un salaire à la fin du mois.

Maintenant, je me retrouve sans boulot et sans passion. Le dégoût de ma vie a fait que je suis incapable de m'installer à mon piano et à produire la moindre note.

Voilà à quoi se résume ma passion mais c'est long à expliquer alors lorsque Bella me demande si j'ai une passion, que lui répondre ? Toute l'histoire ? C'est bien trop long. Alors pour faire cours, je lui réponds :

-J'avais une passion. Le piano. Mais je l'ai elle aussi perdue.

-Comment peut-on perdre une passion ? Une mauvaise expérience ? Un accident ?

-Si seulement. Ça aurait été beaucoup plus simple. Un souci aux mains qui m'aurait empêché de pouvoir jouer aurait été préférable. Radicale et plus simple à comprendre. Hors ce n'est pas le cas.

-Que s'est-il passé alors ?

-C'est long à expliquer.

La vérité, c'est que je ne souhaite pas en parler. Pas envie de me justifier. De m'étaler sur ma vie, de m'enfoncer d'avantage. Mais Bella n'a pas l'air du même avis. Elle sent que je ne veux pas me dévoiler. Mais elle insiste :

-Nous n'avons pas de temps à perdre.

Tu ne lâcheras pas prise ?

-Non, je te l'ai dit, je vais vite t'énerver. Et puis il est hors de question que je sois la seule à me dévoiler. A ton tour.

Elle me fixe, déterminé. Elle n'arrêtera pas avant d'avoir ce qu'elle souhaite. Elle ne changera pas de sujet avant que je ne lui aie dévoilé la raison de mon incapacité à jouer. Résolue, je lui explique alors toute l'histoire.

Elle m'écoute patiemment. Ne m'interrompant pas une seule fois. Lorsque j'ai terminé, une minute passe avant qu'elle ne me dise :

-En faite, tu n'arrives plus à jouer par culpabilité.

-Comment ça ?

-Tu as abandonné ton rêve pour suivre Tanya. Pendant trois ans, tu n'as fait que ce qu'elle voulait. Répondant à ses moindres désires. Puis elle t'as quittée et là, tu t'es rendu compte qu'en plus d'avoir perdue trois années avec elle, tu était passé à côté du rêve de ta vie. Tu l'as dit toi-même, tu aimais le métier que tu faisais m'ais sans plus. Après ta rupture, au lieu de te lancer corps et âme dans ton travail, tu as lâché prise. Preuve que tu n'étais pas épanoui. J'en mettrais ma main à couper que ta réaction aurait été différente si tu avais exercé dans ta passion. Seul et sans travail, tu as voulu replonger dedans mais ça ne marche pas parce que tu as abandonné.

Hein ? Je ne comprends rien à ce qu'elle vient de me dire. Mon visage doit refléter mon incrédulité parce qu'elle précise :

-Imagine le piano comme un être vivant. Un bébé par exemple. Pendant des années, tu t'es consacré exclusivement à lui. Tu vivais que pour lui. Et puis un jour, tu l'abandonnes. T'en occupant que ponctuellement. Et voilà maintenant que tu décides de t'occuper à nouveau de lui. Comme un enfant, il va faire un caprice, te bouder et refuser de t'obéir. Et bien là, c'est la même chose. Sauf que c'est ta conscience qui joue le rôle de l'enfant. Ta conscience de fait payer ton abandon. C'est un peu comme une mise à l'épreuve que tu t'imposes. Tu dois te prouver que tu n'abandonneras pas à nouveau. Tu dois le prendre comme un défi.

-Okey, donc si je résume. Inconsciemment, je m'en veux d'avoir abandonné le piano pendant ses trois années avec Tanya et c'est pour cette raison que je n'arrive plus à jouer.

-Voilà. Mon explication était quelque peux bancale mais tu as compris où je voulais en venir. Maintenant, si tu le veux bien, je vais te demander un coup de main. J'ai besoin de me dégourdir les jambes. Aide-moi à me lever s'il te plait.

Elle me tend son bras. Et je l'aide à se mettre debout. Une fois fait, je le regarde s'étirer. C'est incroyable comme la grossesse lui va bien.

Je ne la connaissais pas d'avant, je ne peux donc pas comparer. Mais je la trouve belle. Ses pommettes sont saillantes et ses yeux chocolat brillent en permanence. Elle porte son ventre rebondi avec élégance. Elle ne s'arc-boute pas, ni ne se voûte elle se tient droite et avec fierté, cela malgré des vêtements amples qui cachent ses courbes que je devine généreuses.

Bella me regarde d'un sourire bienveillant et se met à marcher. Un coup d'œil à ma montre m'apprend qu'une demi-heure est passée. Je lui dis alors :

-Vous aviez raison tout à l'heure. Ce n'était qu'une petite contraction, le travail ne semble pas avoir encore commencé.

-Je te l'avais bien dit. Que comptes-tu faire maintenant ?

-C'est une bonne question.

-Je te suggère de parler à ta famille. Sans forcément leurs dires ce que tu as faillit faire mais au moins leur expliquer ce que tu ressens.

-C'est délicat…..

-Je ne te demande pas non plus d'en parler lors d'un dîner familial entre le plat et le fromage. Mais lors d'une discussion avec ton frère ou ta sœur. T'en parles peu à peu. Tu verras, je suis sûre que ça ira mieux après.

-Je ferrais des efforts.

Bella a raison. Mine de rien, j'ai besoin d'en parler. Je ne peux m'enfermer dans mon mutisme. Croire que mes histoires n'intéressent pas les autres. Ma famille a toujours était présente. A moi de leurs faire confiance et de leur dire ce qui ne vas pas. Non seulement ça les soulagera, tout comme moi mais en plus, ça nous rapprochera d'avantage. Chacun ayant quelque chose à m'apporter.

Pris dans mes réflexions, je ne me suis pas rendu compte que Bella s'était arrêtée. Je me retourne et remarque qu'elle se situe à quelques mètres derrière moi, une expression horrifiée sur son visage.


Qu'en avez-vous pensé ?

C'est pas trop lourd ? Et Bella, sa logique n'est pas trop tordue ? Elle ne fait pas trop psychologue par moment ? (si c'est le cas, c'est ma formation d'assistante social et mes cours de psycho qui dépeignent ! dsl !)

Si je demande c'est parce que pour moi, ça parait simple mais peut être qu'à la lecture parfois, la tournure des phrases ou autre peuvent paraître bizarre.

Fin voila, dites moi tout !

Biz à tous et au prochain chapitre.