Un étrange raclement succéda à l'installation – pénible – de James Wilson dans le placard, où il se retrouvait coincé entre les parapluies et les pantalons. Machinalement, il voulu ouvrir un peu plus la porte mais n'y parvint pas ; il jura, comprenant que House avait dû trouver la force de déplacer une commode pour bloquer la porte du placard. Il était bel et bien enfermé, avec pour seule communication sur l'extérieur, la mince raie de lumière qu'il s'était ménagé. En silence, il se pencha en avant et appliqua son œil contre l'ouverture.

Il entendit une porte s'ouvrit, comprit que le médecin était entré dans la pièce. Mais à la grande surprise de Wilson, un long silence succéda à l'événement. Silence – non : l'on percevait fort bien la respiration pénible et ardue du malade. Wilson devina Smith debout, sans bruit, près du lit ; bientôt le médecin arriva dans son champ de vision : il se déplaçait vers House.

- House ! House ! insista-t-il d'une voix de moins en moins basse ; nul doute qu'il croyait le diagnosticien endormi.

- Smith ?… Si j'étais pas dans cet état je vous dirais bien de foutre le camp… grommela House. M'enfin… thanks for coming anyway… je le dirai pas deux fois.

La voix semblait perdue, à la recherche des mots qui requéraient le moins d'effort. Les phrases s'enchaînaient sans souffle, d'un même élan atone.

- J'imagine, fit l'autre avec un petit rire, que vous devez avoir été réduit à des mesures désespérées pour faire appel à moi.

- Me suis dit que vous seriez peut-être plus efficace que les call-girls. Less attractive, but more efficient.

- Trouvez-vous encore à plaisanter alors que…

- I can't care if I'm dead. J'en suis pas encore là. Je suis pas encore mort.

- Est-ce que vous savez ce que vous avez ?

- Ouais. Même problème.

- Même problème, répéta l'autre en hochant la tête – Wilson observait son crâne luisant. Vous avez reconnu les symptômes ?

- C'est mon métier comme qui dirait.

- Vous êtes seul, House ?

- Ouais. Le gars que je vous ai envoyé a dû repartir à Princeton. Oncologue. Des gens meurent alors il doit obtenir leur pardon.

- J'ai bien peur qu'il ne puisse rien pour vous en effet. Si ce sont bien les mêmes symptômes, alors vous êtes fichu. Le pauvre Victor est mort au bout de quatre jours…

- Je sais. Me souviens.

- Un gars solide, pourtant, lui aussi. Même s'il ne disposait pas de… l'entraînement nocturne dont vous bénéficiez régulièrement.

- Vous faites de l'humour ? mauvais signe…

- Vous aviez raison, et vous l'aviez dit ; c'était tout à fait étrange que Victor ait contracté ici, aux Etats-Unis, une maladie asiatique – dont je suis moi-même spécialiste. Drôle de coïncidence, House.

- Shut up and… and…

- And what ? « Help me » ? Vous n'arriveriez jamais à dire une phrase pareille. Trop de fierté. Vous avez choisi de macérer trois jours ici, apparemment, sans avertir vos supérieurs de ce qui vous arrivait. Big mistake.

- Tout le monde se plante.

- Vous croyez que vous êtes malin, House, mais la raison ne suffit pas, voyez-vous… Vous aviez peut-être des idées, mais vous n'avez rien pu prouver.

Il y eut un râle, long et déchirant :

- Get me some water ! de l'eau…

- Vous n'en avez plus pour très longtemps, mon vieux ; mais je ne vous laisserai pas partir avant d'avoir eu une petite conversation avec vous… Voilà de l'eau… c'est bon. Est-ce que vous comprenez ce que je vous dis ?

House approuva dans un soupir qui descendait très loin dans la gamme des cas désespérés. Wilson se rongeait les sangs.

- Je sais pas si vous avez remarqué Smith mais je vais peut-être crever. Oubliez cette affaire.

- Oublier quoi ?

- Mort de votre neveu. Victor Savage.

- Ah, yes

- Vous venez quasi d'admettre que c'est vous qui l'avez tué. J'avais pas de doutes. J'en ai jamais eu.

- Quelle importance ? murmura Culverton Smith, si bas que Wilson dut lire sur ses lèvres. Je vous vois mal vous pointer au banc des témoins.

- Ouais ouais. Vous pouvez pas oublier un moment quel brillant fouineur j'ai été et vous rappeler qu'en ce moment je suis le patient qu'on réconforte ?

- Je m'en fiche que vous sachiez comment mon neveu est mort. Ce n'est pas de lui qu'il est question, mais de vous.

- Good point.

- Votre ami, celui qui est venu me voir sur vos ordres… je ne me rappelle plus son nom. Il m'a dit que vous aviez attrapé ça en fouillant chez un patient d'origine asiatique.

- Pour une fois il avait raison.

- Vous êtes fier de votre intelligence.

- Vraiment vous avez remarqué ?

- Vous vous croyez brillant, hein ? Rien ne vous échappe, n'est-ce pas ? Mais cette fois-ci vous êtes tombé sur un os. Vous avez rencontré quelqu'un de supérieur. Quelqu'un de plus fort que vous. Vous n'imaginez pas une autre occasion où vous pourriez avoir chopé cette saloperie ?…

- Je peux plus réfléchir… What do I have ? My mind is gone… Je ne pense plus à rien… qu'est-ce qui m'arrive…

- Je vous aiderai, fit Smith après un moment de silence. Je vous aiderai à comprendre ce qui vous arrive, et comment vous êtes mort.

Wilson manqua tomber à la renverse mais se rattrapa de justesse. Au moment où il crut avoir été repéré, House avait été saisi d'une quinte de toux violente qui lui permit de préserver le secret. Il se sentait les mains moites, et doutait de sa capacité à demeurer ici sans rien faire encore longtemps. Lentement, il tenta d'atteindre dans sa poche son portable qui ne le quittait jamais ; mais un placard clos ne garantit pas de réseau. Impossible d'envoyer quoi que ce soit.

- Donnez-moi… vicodine sur la table à côté de vous.

- Votre drogue infernale ? Elle ne fera rien pour vous.

- Quelque chose… I'm in pain ! j'ai trop mal ! gémit-il. Vous ne pouvez pas me laisser comme ça.

- Douloureux, hein ? oui. C'est un mal qui affecte souvent les coolies. Ils se tordent généralement, près de la fin. Ça vous prend comme une crampe…

- Yesyesyes !yes. C'est comme une crampe.

- Ça ne vous empêchera pas de m'écouter. Listen now ! Vous ne vous rappelez rien, dans votre vie, qui soit un peu sorti de l'ordinaire avant que les symptômes ne commencent ?

- J'ai fait un sourire.

- House, il s'agit de votre vie et vous êtes encore à plaisanter ?

- A part ça vraiment… je ne me rappelle pas.

- Bon, je vous aide. Vous n'avez rien reçu par la poste ?

- Taxes. Impôts et autres ennuis.

- Mais encore ?…

- Rien ! bordel, rien ! je souffre trop pour pouvoir réfléchir.

- Une boîte, par hasard ?

- C'est peut-être la dernière fois que vous me parlez et vous me… je ne vois plus rien…

- Ecoutez.

- I'm fainting… I'm gone

- House, écoutez !

Il y eut un bruit désagréable, comme s'il s'était mis à secouer le mourant ; et Wilson se contenait pour ne pas s'écraser l'épaule contre la porte qui resterait, malgré ses efforts, désespérément close…

- Vous devez m'entendre. Vous m'entendrez ! Vous rappelez-vous une boîte – avec une poudre blanche à l'intérieur ? Vous vous rappelez ça ? Elle est arrivée jeudi. Jeudi ! Et vous l'avez ouverte. Ça vous dit quelque chose ? s'écriait-il frénétiquement.

- Oui. Oui. Ouverte. Je sais pas ce que c'était. A kind ok joke

- Une blague ? lâcha Smith avec un petit rire. Absolument pas. Imbécile que vous êtes. Ça vous pendait au nez, et maintenant vous l'avez, ça y est. Qui vous a demandé de vous trouver sur ma route ? Si vous m'aviez laissé tranquille je ne vous aurais rien fait.

- Ça y est… oui… ouverte. Bizarre… pas moyen de savoir ce que c'était… La boîte ! elle est là sur la table.

- Mais oui, c'est elle !… elle-même. Et je ferais aussi bien de l'emporter…

Wilson entendit un petit craquement ; l'homme faisait visiblement des efforts pour se courber en deux et atteindre la petite boîte oubliée sur la table… Il reparut, la tenant délicatement entre ses mains – ses mains qu'il protégeait avec des gants. Il la referma et la fourra promptement dans sa poche, après en avoir vidé le contenu par la fenêtre. Le courant d'air qu'il provoqua en soulevant la fenêtre à guillotine referma pour de bon la porte du placard ; et Wilson, terrifié, ne voyait plus rien. Il écouta seulement :

- Vous en saviez un peu trop sur la mort de Victor Savage. Si seulement cet idiot n'avait pas couru voir celui qu'il pensait être le meilleur diagnosticien du pays… Du coup vous avez voulu fouiner. C'était il y a longtemps. Mais moi je n'oublie pas. Et maintenant, House, vous pourrez mourir en sachant que c'est moi qui vous ai tué. Ironie… J'apprends au diagnosticien la façon dont on l'envoie six pieds sous terre. Vous être proche de la fin, House, et maintenant je vais vous regarder mourir…

La voix du phrénologue disparaissait dans un murmure qui hésitait entre une errance pathétique et une lutte pour être compréhensible :

- Turn on the lights now.

- Pourquoi ?… Ah, oui… Les ombres s'étendent, House, n'est-ce pas ? Oui, je vais allumer – pour ne rien manquer de ce qui va suivre.

Wilson perçut le clic d'un interrupteur qu'on actionnait. A vrai dire il entendait très mal. Les derniers mots du scientifique lui brûlaient le cerveau. Il n'y tenait plus, il se mit à bondir et sentit brusquement que la porte cédait sous ses coups.

Ce qui suivit se passa trop vite pour son esprit brouillé par la terreur et la souffrance. Wilson se retrouva à découvert, mais empêché par la commode de sortir du réduit ; en outre la lumière l'aveuglait. L'autre, le voyant, sursauta et, les traits crispés par la rage, se saisit d'un revolver qu'il tenait caché sous son manteau. Wilson se raidit, mécaniquement, désespéré ; mais d'un coup Culverton Smith s'effondra. C'était House qui, redressé à demi, avait assené un coup de canne bien maîtrisé.

- Mais… tu… House !…

Wilson n'était pas encore remis de sa surprise que House se mettait à crier, d'une voix parfaitement normale :

- Holà, quelqu'un !… Criminel à ramasser…

Des bruits de pas se firent entendre. Wilson, ébahi, eut l'impression de voir en quelques secondes la chambre envahie ; à la vérité, deux hommes avaient brusquement fait irruption dans la pièce.

- You're fine ?… s'enquit House en dévisageant Wilson.

- Yeah

- Vous n'avez rien ? fit Foreman qui avait débarqué.

L'autre homme était un policier occupé à passer les menottes à Culverton Smith. Celui-ci se relevait, enragé, les yeux pleins d'une rage amère. Il considérait House avec stupeur :

- Mais qu'est-ce que c'est que…

- Ça, reprenait House avec un sourire las mais triomphal, c'est la meilleure façon de jouer un rôle et de tendre un piège. Je vous jure que pendant trois jours je n'avait rien avalé, à part la vicodine et le verre d'eau que vous avez bien voulu me donner.

Wilson comprenait vaguement qu'on arrêtait le médecin pour le chef d'homicide porté sur la personne de Victor Savage, et d'une tentative d'assassinat sur House.

- Mais… tu n'as rien ? tu vas bien ? s'écriait Wilson sans bouger.

- Ah… oui. Tu comprends, il fallait vraiment que ça soit cohérent. Il fallait que je fiche la trouille à Cuddy pour qu'elle coure te chercher, et que tout ça soit mis en place… Il me fallait un ambassadeur, je te l'ai dit. Et après ton départ, j'étais sûr que Foreman, alerté, préviendrait Cameron ou Chase pour le remplacer aux consultations ; donc j'étais sûr que l'un des deux préviendrait l'autre, puisqu'ils font la paire – donc tout le monde serait averti à quel point j'étais malade, il ne fallait surtout pas que quelqu'un soupçonne quoi que ce soit… Ce n'est qu'une fois que j'étais sûr que Foreman étais sorti de l'hôpital, je l'ai rappelé, lui ai expliqué les choses et lui ai demandé d'aller prévenir de ma part l'inspecteur Morton ici présent – le policier fit un signe –, ainsi que le detective Roundhay qui s'était occupé de l'affaire Savage il y a plusieurs années. Sans rien trouver à l'époque. Mais je lui avais confié mes doutes. Pas de preuve, impuissance… Puis j'ai reçu cette jolie boîte par la poste. Je savais que Smith avait débarqué ici depuis quelque temps. C'était quasi signé… D'où cette splendide mise en scène – tu l'as dit toi-même – pour obtenir son double aveu, en accord avec Roundhay…

House s'approchait pour dégager Wilson. Il demanda alors sans lever la tête :

- D'ailleurs, où est-il ?

- Roundhay est parti à la retraite, indiqua Morton qui partait pour emmener le prisonnier. Il y a deux ans.

Wilson remarqua que Foreman se tortillait, l'air embarrassé.

- Qui a repris le dossier ? fit House en écartant la commode.

- C'est moi, fit la voix de Tritter.

House en fut si surpris qu'il ouvrit trop vite la porte du placard ; et Wilson s'étala de tout son long sur le plancher, dans l'indifférence générale.

- Vous étiez là vous aussi ?…

- Avec Morton et Foreman. In the spare room, dans la chambre d'amis. Mes compliments, lâcha Tritter.

Wilson se redressa avec un semblant de dignité, fixant sur Tritter des yeux incrédules.

C'était toujours lui. Avec un air mi-figue mi-raisin, à la fois détaché et menaçant. Les mêmes yeux noirs sous un front blanc et au-dessus d'une bouche plissée d'ironie.

La tension grimpa. House demeura trois secondes muet, puis se contenta de hocher la tête d'un geste sec :

- Bien. Je suppose qu'on se reverra au procès.

- Pour une fois que ce n'est pas le vôtre… Dr Wilson, salua-t-il. Dr Foreman…

Il disparut après une dernière œillade corrosive. Wilson, les sourcils dressés, dévisageait alternativement Foreman, qui ne savait sur quel pied danser, et House qui feignait l'indifférence.

- Bon… fit-il avec un sourire sans chaleur. Foreman, merci de votre collaboration.

- La prochaine fois que vous avez une autre idée tordue, évitez de faire appel à moi, souffla le neurologue. J'aime autant rester en-dehors de vos combines. Surtout si c'est pour rencontrer Tritter au bout.

- Ça servait une bonne cause… Où allez-vous ?

- Maintenant que je sais que vous n'avez rien, je retourne à l'hôpital. Je crois que quelqu'un doit leur expliquer ce qui s'est passé…

- Comme vous voudrez… Dites seulement à Cuddy que je reviens demain.

- Très bien…

- Foreman resta comme indécis, et puis :

- Je suis content que vous n'ayez rien.

- Oui, oui, allez allez ! coupa House. Vous me faites le coup à chaque fois que vous croyez que je vais mourir.

- Et puis, je dois dire que c'était sacrément bien joué. Pour une fois que votre art de la dissimulation vous sert à quelque chose…

- Merci, concéda House après un moment de silence.

Cela suffisait à Foreman qui disparut en souriant.

Il ne restait plus que Wilson et House. L'oncologue, stupéfait du tour qu'avait pris la situation en deux minutes, demeurait assis sur le lit, la tête entre les mains.

- Mais… ton apparence, House… Tu étais tellement…

- Rien ne résiste à trois jours de jeûne, observa House qui maniait sa canne avec une dextérité qui cachait son embarras. Pas même moi ! Pour le reste, de la vaseline sur le front, de la belladone pour les yeux, du rouge sur les joues, et de la cire sur les lèvres… L'effet était très satisfaisant. Cinq minutes dans la salle de bain, et je serai clean. Suffisait d'ajouter des paroles absurdes sur les moules, Cuddy etc. Simple comme bonjour !

Il y eut un silence pesant.

- Mais pourquoi ne m'avoir pas laissé approcher dans ce cas ? fit Wilson. Puisque je ne risquais rien…

- Tu me demandes ?… Tu crois que je n'ai aucun respect pour tes facultés médicales ?… Franchement, t'aurais pensé quoi d'un malade qui délire mais ne présente pas de fièvre, pas de pouls élevé ?… A deux mètres je ne pouvais plus tromper personne, toi surtout.

Enfin l'explosion redoutée eut lieu :

- J'ai cru que tu allais mourir ! s'exclama Wilson qui n'y tenait plus. Tu ne peux pas deviner ce que j'ai traversé pendant ces dernières heures !

House soupira et baissa la tête, promenant son regard bleu sur le visage ravagé par l'angoisse, de son meilleur ami.

- Sorry about that. Mais il fallait vraiment que personne ne se doute de rien. Surtout toi.

- Pourquoi m'engager là-dedans ?! Pourquoi pas quelqu'un d'autre ?

- Parce qu'il me fallait quelqu'un dont le désespoir soit absolument sincère et profond. Parce qu'il me fallait quelqu'un qui soit prêt à se cacher ici pour surveiller les événements et témoigner, à l'occasion, des menaces proférées par Smith. Et puis, dans une aventure pareille, je n'engage pas n'importe qui. J'ai pensé que ce genre d'épreuves ne se traverse qu'avec ceux en qui on a une entière confiance.

Wilson s'apaisait, les yeux clos. Le soulagement l'envahissait à présent comme une grande vague.

- La dissimulation n'a jamais été ta matière forte. Donc si je voulais t'associer au projet tu ne devais rien en savoir. Voilà tout. J'avais pris mes dispositions pour que tu ne risques rien – mais tu as pris tout le monde au dépourvu en défonçant la porte… Je savais que Smith gardait ses arrières avec une arme le plus souvent, mais je ne me doutais pas qu'il s'en servirait aussi vite. Je présume qu'il comptait me faire porter le chapeau. Gregory House aurait abattu son meilleur ami dans une crise tragique… How sad. A ce moment-là, oui, j'ai eu la trouille. Heureusement pour toi et pour moi qu'il a baissé la garde ; j'ai pu le surprendre. Et Zorro est arrivé.

Wilson se mit à rire.

- Zorro, c'est Tritter ?

House gonfla les joues dans un geste de gamin, puis reprit :

- J'ai pas envie de répondre à cette question. Si on allait déjeuner ? J'ai une dalle d'enfer.

Autre silence, mais moins embarrassé, marquant une complicité retrouvée.

- Je suis content que tu n'aies rien, lâcha finalement Wilson.

- Moi aussi.

Une énième silence…

- Content que tu n'aies rien, ou que je n'ai rien ? reprit Wilson.

Gregory House sourit.

- A toi de choisir. Peut-être les deux à la fois.

FIN.