Hello !
Cette fois, Olivier et Marcus, il se détestait à Poudlard, qu'en est-il maintenant qu'ils l'ont quitté ?
Rappelons-nous que le ridicule ne tue pas !
Bonne lecture
Fae
Merci à Neteria pour sa review (j'adore le Quidditch et je m'amuse beaucoup à imaginer toutes les situations qui en découle !).
Version corrigée par Emiwyn !
Le joueur du mois
Le réveil sonna désagréablement ce matin-là, et Olivier ne comprit pas immédiatement pourquoi. Il papillonna des yeux et chercha à tâtons le gâcheur de sommeil, mais ses mains ne trouvèrent que du vide sur sa table de nuit. Surpris, il se redressa et regarda autour de lui. Il dut chasser toute trace de sommeil de ses yeux avant de repérer son réveil, trônant sur sa commode. L'objet du délit avait pendant ce temps augmenté son volume sonore, atteignant des sommets de stridence
particulièrement insupportable.
Sur le moment, perplexe, Olivier fit l'effort de se lever et de se traîner jusqu'à sa commode pour faire cesser cette horreur. Depuis le jour où il avait fait exploser son armoire, il n'utilisait plus la magie avant d'avoir avalé deux tasses de café. Ce ne fut que lorsqu'il eut éteint le réveil, qu'il se rappela : c'était aujourd'hui !
Toute trace de sommeil avait disparu alors qu'il se ruait dans la cuisine pour mettre en marche sa cafetière moldue, avant de précipiter sous la douche. L'eau eut deux effets bénéfiques : le premier fut de réveiller totalement ses muscles engourdis, le deuxième de chasser la douleur qui jouait entre ses deux tempes.
Une grande soirée avait été organisé pour fêter leur fin de saison exceptionnelle. Il y avait bien longtemps que Flaquemarre n'avait pas eu ainsi le vent en poupe. L'arrivée d'Olivier dans l'équipe première n'y était pas étrangère, comme celle d'un jeune poursuiveur suédois aussi technique que puissant.
Bref, la fête avait été particulièrement joyeuse et l'alcool avait coulé à flot – plus de match important avant deux mois, donc plus d'interdiction – et pour quelqu'un comme Olivier qui n'avait pas l'habitude de boire, le lendemain était particulièrement difficile.
Il sortit de la baignoire et manqua de s'étaler sur le carrelage, se rattrapant in extremis au porte-serviette. Il soupira et se sécha rapidement, avant de gagner la chambre pour s'habiller.
Il prit à peine le temps de savourer son café tout en surveillant scrupuleusement l'heure à intervalles réguliers. Une fois ses deux tasses ingurgitées et deux muffins avalés à la va-vite, il attrapa son blouson et sa baguette, et sortit de chez lui en claquant la porte.
Il dévala les escaliers à toute vitesse pour croiser la concierge. Celle-ci lui envoya un regard digne de McGonagall qui le fit déglutir. Il reprit une allure plus mesurée tout en la saluant d'un signe de tête courtois et d'un sourire joyeux, mais il n'obtint qu'un grognement et un regard indigné. Il passa la porte de l'immeuble en haussant les épaules, la vieille pie qui aurait pu être la sœur de Rusard semblait avoir une dent contre tout ce qui était jeune – et plus encore si c'était poli.
Une fois dans la rue, il se joignit à la marée humaine principalement moldue qui se rendait au travail. Olivier avait choisi depuis peu un bâtiment sorcier au cœur du monde moldu la cause en était ce que les plus anciens avaient nommé la rançon de la gloire : les groupies et les journalistes
Ces deux catégories d'emmerdeurs étaient souvent peu enclines à s'aventurer dans le monde moldu, et ce pour deux raisons : d'abord parce que beaucoup ignoraient comment s'y comporter, et ensuite parce qu'attirer l'attention sur un bâtiment sorcier pouvait rendre le Ministère très irritable.
Il avança au milieu des hommes en costume sombre et des femmes en tailleur chic qui disparaissaient régulièrement dans les bouches de métro ou dans les bus bondés.
Ce fut son instinct qui lui commanda de se tourner vers le trottoir d'en face. Il s'immobilisa au bord du sien et fouilla la rue. Il ne tarda pas à repérer le grand gaillard brun qui fendait la foule de la même manière que lui. Comme prévenu par son instinct lui aussi, il s'arrêta brusquement et se tourna vers Olivier.
Ils s'affrontèrent du regard pendant quelques secondes qui leur parurent bien plus longue. Puis d'un même mouvement, ils se remirent en marche à une vitesse décuplée.
Ce n'était pas si facile que ça de se frayer un passage dans la foule pressée et Olivier eut bien du mal à passer, surtout qu'il avait plus de scrupule que l'autre qui n'hésitait à bousculer les gens et écraser les pieds. Quand il traversa la rue, Olivier fut fortement klaxonné. Mais il avait un objectif duquel il ne se détournerait pas.
L'ancien Gryffondor dut courir pour rattraper son ennemi de toujours, parvenant ainsi à passer en même temps que lui le rideau repousse-moldu qui cachait l'entrée de la petite impasse marchande sorcière.
Loin de la foule et maintenant côte à côte, les deux jeunes hommes ne se firent pas de cadeau : croche-pieds, bousculades, accrochage de vêtements, etc. Ils ne pensèrent pourtant pas à utiliser de sorts, tant ils étaient concentrés sur leur mystérieux objectif.
Ils arrivèrent débraillés, essoufflés et rouges, à la petite boutique qui venait tout juste d'ouvrir. Ils restèrent coincés dans la porte quand ils voulurent la passer en même temps. Le propriétaire les observa avec une certaine surprise. Ce n'était pas la première fois qu'il les voyait, mais jamais comme ça ! Il les regarda avec une stupeur grandissante se jeter sur le nouveau numéro du Quidditch Magazine.
Olivier n'avait jamais accordé d'importance – aussi minime soit-elle – à la renommée qu'apportait le Quidditch. Il jouait parce qu'il aimait ça, un point c'est tout. Les histoires des journaleux, le harcèlement constant des groupies, tout ça était le mauvais côté de ce sport. Mais quand il avait appris de source sûre que lui et Flint étaient en compétition pour être le sorcier du mois du Quidditch Magazine, il avait vu les choses différemment. Il ne s'agissait pas de renommée, mais de compétition contre son ennemi de toujours et il était hors de question qu'il le laisse gagner !
D'un même mouvement ils attrapèrent le premier magazine de la pile et se le disputèrent un moment avant de décider de regarder la couverture. Ils restèrent bouches bées et un certain malaise s'empara d'eux.
Ils achetèrent chacun un magazine d'un air maladroit et sortirent en saluant rapidement le vendeur. Ils ne se regardèrent même pas et se séparèrent bien vite assez gênés.
Curieux, le propriétaire de la librairie s'empara d'un exemplaire du Quidditch Magazine. Un sorcier brun aux épais sourcils faisait la Une, au-dessus du titre : "Election du joueur du mois : Viktor Krum, nouvelle recrue des Faucons de Falmouth, élu contre toute attente ! p.15".
Un petit sourire éclaira son visage à la pensée des deux jeunes joueurs qui avaient espéré s'y trouver. Mais il ne comprenait toujours pas pourquoi ils s'étaient à ce point battu.
Les mystères des joueurs professionnels, songea-t-il avec amusement.
Les deux garçons regagnèrent en silence et penauds leur appartement respectif. Olivier ne s'était jamais senti aussi humilié ! Comment avait-il pu se ruer comme ça pour un stupide magazine ? S'il attrapait le crétin qui lui avait fait part des rumeurs, il lui ferait passer l'envie de colporter ses ragots à l'avenir !
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Je sais, 'écriveur' ça existe pas, mais je ne suis pas écrivain, faut pas pousser !
