- Titre : Take your Chance

- Auteur : Shinigami's Bride

- Genre : Romance, yaoï

- Couple : Harry/Edward

- Disclaimer : Les personnages de Harry Potter et de Twilight ne m'appartiennent pas ( malheureusement pour moi T_T ), l'histoire appartient à l'auteur Shinigami's Bride ( c'est-à-dire moi si vous avez pas encore tilté xD ).

- Petit mot de l'auteur : Voilà, j'y ai mis le temps, mais voici un nouveau chapitre. Pardonnez ce retard mais j'ai été pas mal occupé ces derniers temps avec les préparations de noël, les cadeaux à acheter, le manque d'inspiration jouant aussi un rôle important. Sinon voici un nouveau chapitre du point de vue des Cullen et avec lui, la première rencontre tant attendue entre Harry et Edward.

Sur ce,

Bonne lecture !


Chapitre 4

Une rentrée peu banale...

Quelques heures plus tard, deux voitures quittèrent la villa blanche. Au volant de sa Volvo argentée, Edward conduisait à une allure étonnamment raisonnable, Alice et Jasper assis à l'arrière, tandis que derrière lui, Rosalie et Emmett le suivaient dans la jeep de ce dernier.

Alors qu'Edward gardait son attention dirigée sur la route, Jasper méditait pour faire le vide en lui, se préparant à ressentir le flot émotionnel d'une bande d'ados bourrés d'hormones totalement incontrôlables, et Alice observait d'un air rêveur l'océan de verdure défiler par sa vitre.

Bien qu'elle n'avait plus eu de vision révélatrice depuis l'agression et le départ de Bella, la voyante de la famille Cullen gardait en elle l'intuition que cette nouvelle année à Forks ne serait pas aussi paisible qu'elle laissait l'entendre. Mais ce qu'elle espérait plus que tout, était qu'un évènement majeur ou une nouvelle rencontre permettrait à son frère de sortir de son apathie et apaiser son chagrin. Elle était prête à faire don de toute sa garde robe pour que Edward retrouve le sourire, même si son destin était de vivre auprès de la pire des humaines pensait-elle avec le plus grand sérieux.

Cette pensée eut le don d'attirer l'attention du concerné qui lui jeta un coup d'œil par le biais de son rétroviseur. Alice lui fit un petit sourire en coin.

- Ne t'en fais pas, Edward. Je suis sûr que ce n'est pas ce qui t'attend, tenta-t-elle de le rassurer par la pensée.

Edward fronça les sourcils avant de soupirer, ne cherchant pas à comprendre les idées fantasques de sa jeune sœur. Alice resterait toujours Alice.

Après quelques minutes de route, les cinq Cullen arrivèrent au lycée, ignorant l'enseigne à l'entrée du parking marquée de l'emblème de l'établissement, ce dernier accompagné de ces mots :

FORKS HIGH SCHOOL

-

HOME OF THE SPARTANS

Ils stationnèrent sur le parking, au milieu de la cohue des étudiants qui les fixèrent avec curiosité. Les cinq vampires sortirent des véhicules et se dirigèrent sans perdre de temps vers l'entrée de l'établissement, formant un groupe soudé qui traversa la foule sous les murmures et les coups d'œil interpelés.

Mais l'attention de la foule de lycéens fut redirigée ailleurs lorsqu'un vrombissement particulièrement puissant retentit au loin. La troupe des Cullen se stoppa dans sa marche et se retourna pour connaître la raison du chahut. A l'oreille, les vampires identifièrent le bruit comme celui d'un moteur de voiture, Edward et Rosalie l'assimilèrent vite à un modèle puissant taillé pour la course.

A l'angle d'une rue, l'objet de l'attention apparut sous les traits d'une Mustang Shelby GT 500 noire à bandes blanches. L'incroyable véhicule stationna à quelques mètres des voitures des Cullen et la foule s'amassa autour d'elle, tel des mouches attirées par l'odeur du miel.

La portière du conducteur s'ouvrit alors et un jeune homme en sortit. Il ne devait pas avoir plus de 17 ans, il était assez petit, ne dépassant pas les 1m70. Il était fin mais on devinait les muscles bien proportionnés de son torse grâce au t-shirt bleu nuit qu'il portait sous un blouson d'aviateur noir. Un jean foncé moulait ses jambes longues et athlétiques, le tout chaussé d'une paire de boots en cuir noir.

Mais ce qui frappa Edward chez ce garçon fut la beauté délicate de ses traits. Ses cheveux bruns indisciplinés tombaient en mèches folles sur son visage, lui donnant un air sauvage et mystérieux. Son visage en forme de cœur était aussi pâle que la neige, son nez fin et droit surplombait deux lèvres rosées légèrement bombées.

Le point d'orgue de sa beauté était sans nul doute ses yeux. Edward ancra son regard topaze dans les plus beaux yeux émeraudes qu'il lui était donné de contempler. Ces deux orbes étaient bordées de longs cils noirs, achevant de rendre son regard encore plus troublant.

Il décrocha avec difficulté de ses prunelles captivantes lorsque le jeune homme se retourna pour récupérer son sac à dos sur le siège de sa voiture. Il glissa l'une des sangles sur son épaule droite, puis il referma la portière, verrouilla sa voiture et s'avança au milieu de la foule qui le suivit des yeux, se rendant d'une démarche féline jusqu'à l'entrée de l'établissement. Complètement indifférent de l'intérêt qu'il suscitait, il passa devant les Cullen sans les voir et entra dans le bâtiment. Lorsqu'il fut entré, les lycéens semblèrent reprendre leurs esprits et se mirent à deviser sur ce mystérieux garçon.

Du côté des Cullen, la surprise fit place à une curiosité dont ils ne se savaient pas capable, chacun s'interrogeant sur l'identité du nouvel élève. Edward se reprit rapidement et enjoignit ses compagnons à se presser pour connaître leur répartition avant le début des cours.

Les cinq vampires se hâtèrent d'entrer, suivi par la cohue des autres lycéens excités. Ils se rendirent devant les tableaux d'affichage, chacun prit note de son numéro de classe avant de se séparer pour rejoindre leur premier cours de l'année.

Tout en se dirigeant vers sa salle, Edward continua de se questionner sur le nouveau et éprouva l'étonnant désir de l'avoir dans ses cours juste pour pouvoir le voir encore. Comme à son habitude, il s'assit à sa place près d'une fenêtre et attendit, faisant fi de ses camarades discutant autour de lui de leurs vacances et rattrapant le temps perdu jusqu'à la sonnerie. Il sentit de la déception en constatant que le garçon n'était pas dans sa classe et soupira en reportant son attention sur le professeur qui salua ses élèves avec un sourire ravi.

Les premières heures de cours se passèrent de la même manière que les précédentes rentrées. Les amis qui se retrouvent et se racontent leurs souvenirs, les mêmes professeurs faisant leur éternel discours de bienvenue et annonçant leur programme pour l'année à venir.

Pourtant, durant ce temps, Edward ne put s'empêcher de capter les pensées de plusieurs élèves évoquant le nouvel élève. Il sut ainsi que son nom de famille était Black et qu'il venait d'Angleterre. En dehors de ça, il n'apprit rien d'autres, les filles trop occupées à se pâmer devant sa beauté et les mecs le dédaignaient à cause de cette attention particulière, épris de jalousie. Cela lui rappela les réactions à son égard lorsqu'il avait fait sa première rentrée au lycée de Forks et il se sentit compatissant envers ce pauvre garçon. Être seul dans une salle remplie d'inconnus et être le point de mire de l'attention n'était agréable pour personne.

Il continua comme ça jusqu'à l'heure du déjeuner et se rendit à la cafétéria du lycée déjà bondée. Silencieusement, il prit un plateau qu'il orna d'une pomme et d'une bouteille d'eau, de maigres vivres qu'il ferait semblant de manger, et alla rejoindre ses frères et sœurs à leur table habituelle, à l'écart des autres.

Aussitôt installé, Emmett l'interpella.

- Hey Ed ! Tu sais le nouveau, il paraît qu'il est anglais.

- Oui, Em'. Je suis au courant, je n'avais pas besoin de toi pour le savoir, répliqua furieusement Edward, agacé.

- Wow ! Cool Eddy ! se défendit-il en levant les mains en signe de paix. Qu'est-ce que t'as ce matin ? T'as pourtant pas mangé de lion.

- Excuse-moi, Emmett, se reprit Edward, plus calme. Je suis un peu tendu. C'est énervant d'entendre toujours les mêmes pensées depuis des heures et de te l'entendre dire de vive voix m'a mis à cran. Et cette situation me rappelle de mauvais souvenirs, conclut-il, le souvenir de l'arrivée de Bella en mémoire.

- T'en fais pas, aucun problème ! le rassura-t-il, compréhensif.

- Et puis tu n'es pas le seul à être tendu. Le nouveau te bat largement sur ce plan, se permit d'argumenter Jasper de sa voix neutre.

- A ce propos, où est-il ? s'enquit Rosalie en sondant la salle.

- Il est là-bas, lui répondit son frère en désignant l'autre bout de la salle.

Aussitôt, les autres Cullen regardèrent dans la direction indiquée par Jasper. Ils aperçurent le nouveau assis à une table à l'opposé de la leur, seul, plongé dans un livre tout en picorant dans son plateau. La plupart des tablées l'entourant lui jetaient de rapides coups d'œil, augmentant son malaise d'être ainsi observer, mais aucun n'osait l'approcher. Malgré leur engouement, les filles semblaient intimidés et ce sentiment se sentait aussi chez les garçons, comme si un climat de tension empêchait quiconque d'avancer plus près de lui.

Edward l'observa attentivement, ressentant une étrange fascination pour chacun de ses gestes. Il suivit des yeux le mouvement répétitif de sa main droite allant et venant de son plateau jusqu'à sa bouche, sa mâchoire et ses lèvres se mouvant sous l'effet de la mastication et le chemin de ses yeux sur les pages qu'il lisait. Bien qu'ils soient anodins, Edward était complètement captivé par ses gestes qu'il trouva souples et aériens.

Il fut arraché à sa contemplation par une nouvelle réplique de Jasper.

- Malgré son apparence frêle, il exhale de lui une sorte de charisme intimidant et il essaie de faire bonne figure malgré son malaise, jugea-t-il par rapport au climat émotionnel de la salle.

- Vous avez vu la bouille qu'il a ! On dirait un môme, il est trop chou, s'extasia Rosalie, s'attirant un grognement contrarié de son compagnon quelque peu jaloux.

- Son regard n'a rien d'enfantin, la contredit Jasper. Il en ressort une grande maturité pour quelqu'un d'aussi jeune et je ressens aussi une étrange lassitude chez lui.

- Et toi, Alice ! Tu ne dis rien ? fit remarquer Emmett en s'adressant à sa jeune soeur qui demeurait silencieuse depuis le début.

- Hum ? fit celle-ci en ramenant son attention sur le groupe, son regard auparavant perdu vers la table du garçon.

- Tu étais dans la lune, amour ! Un baiser contre tes pensées, lui dit Jasper en lui entourant affectueusement les épaules de son bras.

- Je pensais justement à Harry, dit-elle en faisant mention pour la première fois de son prénom. Il était avec moi en classe de Français et je l'ai trouvé très sympathique, avoua-t-elle avec un sourire épanouie.

- Oula ! Alice qui trouve un mec sympathique, fais attention Jazz ! Il risque de te la voler, plaisanta Emmett avec un sourire narquois.

- Il devra me passer sur le corps avant, répliqua le concerné en prenant un air possessif pour jouer le jeu de son frère.

- Ne t'en fais pas, mon amour. Il ne se passera rien de plus qu'une relation amicale entre Harry et moi. Mais je suis contente que tu défendes ton territoire avec autant d'ardeur, reconnut Alice en lui déposant un baiser taquin sur la joue.

Jasper lui dédia un petit sourire, satisfait de la réponse de sa compagne.

- Alors, il s'appelle Harry, nota Emmett tout en s'amusant de la réaction de Jasper.

- Harry Black pour être exact, lui confirma le petit lutin.

- Black ? s'étonna Rosalie. Aurait-il un lien de parenté avec ces sales cabots de La Push ?

- Non, aucun. Et j'ai découvert qu'il était un nouveau patient de Carlisle, leur révéla-t-elle, voulant susciter leur intérêt.

- Pourquoi ? Il est malade ? s'enquit alors vivement Edward, surprenant tout le monde par la vivacité de sa question.

- Ça, je n'en sais rien mais je suis contente de voir que tu te soucie de lui, se réjouit-elle, ravie de l'effet produit.

- Je ne me soucie pas de lui, je suis juste curieux, réfuta le télépathe de mauvaise foi.

Mais Alice ne le crut pas et sourit malicieusement. Puis le souvenir de sa rencontre avec Harry lui revint, accentuant son sourire à mesure qu'elle le voyait défiler tout en sachant qu'Edward le voyait également.


Flash-back

Comme à son habitude, Alice sautilla joyeusement en direction de son premier cours tout en faisant fi des regards des autres. Elle savait ce que sa vue provoquait chez eux, elle n'avait pas besoin du don d'Edward pour le savoir la laissait complètement indifférente, habituée qu'elle était à être dévisagé sans vergogne.

Mais alors qu'elle allait arriver à destination, elle vit le fameux garçon du parking qui marchait quelques pas devant elle, essayant de se repérer avec le plan de l'école dans les mains mais semblant ne pas s'y retrouver.

Poussée par un étrange instinct chevaleresque , elle le rejoignit en quelques bonds et se planta devant lui. Le garçon sursauta en la voyant et voulut parler quand elle le coupa dans son élan.

- Bonjour, je m'appelle Alice Cullen ! Et toi, comment t'appelles-tu ? le questionna-t-elle avec sa voix chantante et un sourire joyeux.

Le garçon la regarda avec étonnement pendant quelques secondes, semblant perturbé par son enthousiasme. Puis il se reprit et lui répondit, légèrement hésitant :

- Harry Black.

- Enchantée de faire ta connaissance, Harry ! Tu te rends dans quelle salle ?

- Euh... La 214, lui dit-il après avoir vérifier sur son emploi du temps.

- Ça tombe bien, c'est aussi ma salle. Tu m'accompagne ? lui demanda-t-elle avec un sourire radieux.

- D'accord, accepta Harry en lui rendant son sourire.

Les deux adolescents cheminèrent ensemble jusqu'à la salle sous les regards surpris des autres élèves. Harry le remarqua et le fit savoir à son accompagnatrice.

- Ne t'en fais pas, ils sont surpris parce que je ne parle jamais aux autres ici en dehors des membres de ma famille, lui expliqua-t-elle.

- Vous êtes nombreux ? s'enquit-il, visiblement curieux.

- Nous sommes cinq. Il y a mes deux frères, Emmett et Edward, mon compagnon, Jasper et sa sœur, Rosalie, et enfin moi. Je te les présenterai si tu veux ?

- J'en serai ravi, acquiesça-t-il avec sincérité. Sinon, tu ne serais pas apparentée au Docteur Cullen ?

- Si, Carlisle est mon père adoptif. Tu le connais ? s'étonna-t-elle, se demandant d'où ce garçon le connaissait.

- Carlisle est mon nouveau médecin, je l'ai rencontré hier, l'informa-t-il.

Alice n'eut pas le loisir de le questionner plus sur ce sujet, interrompue par leur professeur de Français, Mr Brandford, qui attendait devant la porte de la salle les derniers retardataires. Harry et elle s'empressèrent d'entrer et de prendre place, l'un à côté de l'autre. Dés que la porte fut fermée et que la cloche sonna le début des cours, Mr Brandford fit son petit discours, profitant au passage pour présenter Harry à la classe. Puis il enchaîna avec leur premier sujet de dissertation sous les soupirs exaspérés des lycéens peu désireux de se remettre au travail si vite. Pourtant, cela n'empêcha pas la jeune fille de converser avec le nouvel élève, lui parlant principalement de sa famille alors qu'il lui prêtait une oreille attentive.

A la fin du cours, ils rangèrent leurs affaires et se séparèrent dans le couloir en se saluant chaleureusement.

Fin du flash-back


Après cela, Alice n'avait plus eu de cours en commun avec Harry mais trépignait d'avoir à nouveau l'occasion de lui parler. Elle pressentait qu'ils deviendraient de grands amis et elle avait hâte d'y être.

Ayant suivi le fil de ses pensées, Edward avait assisté mentalement à l'échange et avait retenu les espoirs que nourrissait sa sœur sur leur future relation. Jamais cette dernière n'avait montré autant d'empressement à vouloir se rapprocher d'un humain. Pas même avec Bella. Ce garçon attirait sa sympathie et elle était aussi enthousiaste que lorsqu'elle faisait les boutiques.

Puis l'information qu'Alice leur avait déjà donnée auparavant lui revint en mémoire. Harry était donc un patient de Carlisle. Pourquoi Carlisle n'avait-il pas parlé de lui hier ? Et surtout, pourquoi le voyait-il ?

A cette question, son regard erra de nouveau vers la table du dénommé Harry. Celui-ci avait posé son livre devant lui et semblait perdu dans ses pensées, son regard devenu nostalgique.

Ressentant un besoin impérieux de connaître la raison de son état, Edward se focalisa sur lui. Ignorant les pensées insipides des autres lycéens, il tendit son don jusqu'à lui. Mais tout ce qu'il perçut, ce fut un grand vide. Il se concentra davantage, pensant avoir rater son coup, mais le résultat ne fut pas celui qu'il espérait. Au lieu d'atteindre son subconscient, son esprit percuta contre un mur et une sorte de décharge lui envahit la tête où se mêlèrent douleur et stupéfaction.

Assis à côté de lui, Jasper le ressentit et s'en inquiéta.

- Edward, ça va ? l'interrogea-t-il par la pensée.

- Je n'arrive pas à entendre ses pensées, déclara ce dernier sans détour, s'attirant les regards ahuris de ses frères et soeurs.

Un silence pesant s'établit sur eux, silence qui prit fin par le concours d'Emmett.

- Encore ! s'exclama Emmett, profondément éberlué.

- Mais c'est pas vrai, tu les collectionnes ! le fustigea Rosalie, agacée.

- Comment est-ce possible ? demanda Jasper, déconcerté.

- Je ne comprends pas non plus, ajouta Edward complètement perdu. J'ai voulu écouter ses pensées mais j'ai rencontré comme un mur et j'ai été rejeter hors de sa tête avec un petit mal au crâne.

- Attends, tu dis que tu as été "rejeter", le reprit Alice. Cela veut dire qu'il avait conscience que tu essayais d'entendre ses pensées.

- Il faut croire parce qu'il n'arrête pas de balayer la salle des yeux depuis deux minutes avec méfiance, les informa Jasper en leur désignant Harry.

Un coup d'œil rapide leur permit de voir qu'il disait vrai. Harry ne cessait d'inspecter la salle du regard, semblant sonder chaque visage à sa portée. Ils détournèrent la tête quand il regarda dans leur direction.

- Mais qui c'est, ce mec ?! grogna Emmett, commençant à ressentir de la frustration.

- On s'en fout, ce n'est qu'un humain comme les autres, point barre ! s'énerva Rosalie.

- Moi je le trouve de plus en plus intéressant, s'exprima Alice avec un petit sourire.

- Tu n'es pas sérieuse ? riposta la blonde. Tu ne vas pas faire amis-amis avec lui au risque qu'il découvre notre nature.

- Ce n'est pas comme s'il était dangereux et je n'ai eu aucune vision le montrant en train de découvrir notre secret. Nous n'avons rien à craindre de lui, argumenta-t-elle, sûre d'elle.

- Comment peux-tu en être aussi sûr ?

- Dans ce cas, autant le vérifier, il vient par ici. Hey Harry ! s'écria-t-elle en faisant un signe de main au jeune homme.

Les autres Cullen regardèrent dans sa direction et le virent à quelques pas d'eux, en train de se diriger vers la sortie du réfectoire. Harry s'arrêta dans sa marche et regarda dans leur direction. Il sourit en reconnaissant Alice et s'avança à leur rencontre. Mais alors qu'il les observait les uns après les autres en même temps, semblant les analyser, son regard se focalisa sur Edward et il se stoppa net, le visage pâle figé dans une expression de grande stupeur.

Sans qu'aucun des vampires ne comprennent ce brusque changement, il fit demi-tour et se précipita vers la sortie d'un pas pressé. Les Cullen se jetèrent des regards étonnés, se demandant ce qui avait provoqué cette étrange réaction.

- Vous croyez qu'on lui a fait peur, suggéra Emmett.

- Je ne crois pas mais on aurait dit qu'il avait vu un fantôme, rectifia Rosalie, aussi surprise que les autres.

- Il était sous le choc dans un premier temps puis j'ai ressenti de la tristesse. Et tout ça lorsqu'il a posé les yeux sur toi, Edward, leur expliqua l'empathe avec gravité.

- Donc c'est Eddy qui l'a fait fuir, reprit Emmett avec un sourire moqueur.

Jasper ne répondit rien mais n'en pensa pas moins, le regard fixé sur le concerné.

Ce dernier fixait sans y croire la porte du réfectoire, choqué. Pourquoi avait-il fait volte-face après l'avoir dévisagé ? Se seraient-ils déjà vu ? Non, il s'en souviendrait à coup sûr si cela avait été le cas. Mais alors, pourquoi ? Pourquoi cette fuite ? Et surtout pourquoi cela le touchait-il à ce point ? Il ne le connaissait pas, ne l'avait jamais vu avant ce jour et il était peiné par sa réaction envers lui. C'était à n'y rien comprendre et cela le frustra encore plus, le faisant grogner silencieusement.

Alice comprit que la réaction de Harry avait profondément ébranlé Edward et un sourire malicieux se dessina sur son visage. Ce qu'elle souhaitait s'était finalement produit, son frère semblait à mille lieux de sa dépression et ressentait à nouveau de l'intérêt pour autre chose que sa musique ou sa solitude. Si Harry était la clé de tout ça, elle se ferait un devoir de les réunir le plus souvent possible et elle en jubilait d'avance.

Jasper ressentit le trouble d'Edward et la jubilation de sa compagne. Son regard passa de l'un à l'autre et il comprit aussitôt que son petit lutin devait préparer quelque chose à l'insu et au grand dam de leur frère, celui-ci trop occupé à ruminer pour faire attention aux pensées de sa sœur. Voulant parer à toutes les éventualités, Jasper se promit d'interroger sa conspiratrice bien-aimée dés qu'ils se retrouveraient seuls.

La reprise des cours étant imminente, les lycéens se dirigèrent successivement vers leur prochain lieu d'étude. Après avoir saluer ses frères et sœurs, Edward se rendit une nouvelle fois seul à son dernier cours de la journée, soit 2h de Littérature avec le professeur le plus fouineur qu'il n'ait jamais rencontré, Mr Sheldon.

Edward n'appréciait pas du tout ce petit chauve au ventre bedonnant qui se ferait un plaisir de passer la première heure de cours à questionner ses élèves sur leurs vacances et d'essayer d'en tirer un sujet intéressant pour son futur roman. L'homme était d'une indiscrétion frôlant parfois l'inconvenance et il s'était mille fois dissuadé de lui dire sa façon de penser sur sa conception de la vie privée.

Se préparant mentalement à affronter cette bête curieuse, Edward fila vers la salle d'un pas mesuré avec le désir d'en finir au plus vite. Il entra dans la classe, s'attendant à entendre la voix nasillarde de son professeur quand il se figea dans l'encadrement de la porte.

Là, à quelques mètres devant lui, le mystérieux Harry Black était assis à une place près d'une fenêtre et observait pensivement la vue de celle-ci, sous les yeux scrutateurs des autres élèves de la classe. Mr Sheldon n'était pas encore arrivé et les élèves en profitaient pour bavarder entre eux. Edward nota un groupe se composant des anciens amis de Bella : Jessica Stanley, Mike Newton, Angela Webber et Éric Yorkie. Ces quatre-là se tenaient à quelques tables du nouveau et se complaisaient en messes basses. Edward comprit vite que leur principal sujet de conversation n'était autre que Harry lui-même.

- Non mais vous avez vu ce mec ! Monsieur se ramène avec une belle bagnole et ça se permet de nous snober ! médisa Mike, semblant furieux.

- Arrête Mike ! Comment tu te sentirais si t'étais nouveau dans un lycée où tu connais personne avec des jumelles à double-foyer en guise d'yeux braqués sur toi ? Sérieux, lâche-lui les baskets, le confondit Éric, s'efforçant de modérer son camarade.

- Pourtant ça ne l'a pas empêché de s'acoquiner avec Alice aux pays des merveilles ! Pour fréquenter un Cullen, il ne vaut sûrement pas mieux qu'eux, répliqua-t-il avec véhémence.

- Moi, je suis sûre qu'il doit être sympa. Il a juste besoin qu'on fasse le premier pas vers lui et je parie qu'il sera aussitôt à son aise avec nous. Ce qu'Alice Cullen a fait, argumenta Angela, pleine de compassion envers le jeune homme.

- Tu crois que si je suis gentille avec lui, il me laissera monter dans sa voiture. J'ai toujours rêvé de monter dans ce genre de bolide, minauda Jessica en fixant le jeune homme avec convoitise.

- Oublie-le, Jess ! Ce mec n'est qu'un bouffon ! réfuta vivement Mike, mécontent de l'intérêt probant de son amie envers le nouveau.

Edward retint un grondement de colère et se prépara à aller dire ses quatre vérités à cet imbécile de Mike Newton quand l'absurdité de sa réaction le frappa. Pourquoi s'énervait-il ?

Ce n'était pas tant que ce crétin dise du mal d'un membre de sa famille qui le contrariait, chacun d'entre eux ayant l'habitude de ce genre de traitement depuis des années à l'égard de leur comportement social. Cela n'avait rien de nouveau. Alors il n'y avait qu'une seule autre possibilité, il n'avait pas apprécié les propos de Newton envers Harry.

Une fois de plus, il s'étonna de l'étrange incidence que lui infligeait inconsciemment Harry Black et sa curiosité s'en trouva dédoublée. Ce garçon éveillait en lui un intérêt aussi fort que celui qu'il avait eu envers Bella sauf qu'il ne ressentait aucune attraction pour son sang. Mais dans ce cas, qu'est-ce qui l'attirait ?

Ne voulant pas se questionner à ce sujet dans l'immédiat, il coupa court à ses réflexions et se mit une claque mentale pour reprendre ses esprits.

Se recomposant un masque neutre, Edward s'avança dans la classe, certains cessèrent leur conciliabule pour l'observer. Se gaussant de leur réaction, il alla directement s'asseoir au pupitre à côté de celui de Harry, le seul disponible. Dés qu'il fut installé, une agréable odeur vint lui chatouiller les narines. C'était une fragrance douce et légère aux accents sucrés, un savant mélange entre la cannelle et le miel, ajouté à cela un arrière goût d'embrun boisé. Cette odeur était alléchante mais pas au point d'attiser sa soif. Elle provoquait en lui un étrange bien-être et une onde de chaleur le traversa lorsqu'il la respira à plein poumons.

Il tourna son visage vers son voisin et vit que ce dernier ne lui prêtait aucune attention, complètement absorbé par sa contemplation. Cela le fit tiquer et pour une raison insensée, il éprouva le besoin de rectifier cet état de fait.

Et sans qu'il ne puisse s'en empêcher, les mots sortirent tout seul :

- Bonjour. Tu es Harry, n'est-ce pas ?

Le jeune homme sursauta et se retourna vivement vers lui avant d'écarquiller les yeux en le voyant, son cœur prenant un rythme chaotique. Edward ne sut s'il était plus étonné par sa réaction ou par le ton qu'il avait employé pour lui parler. Il s'était fait doux et rassurant alors qu'il aurait dû être beaucoup plus réservé, comme à son habitude. Il ne se comprenait plus.

Harry le regarda avec ce qu'il reconnut être de la surprise, puis de l'émerveillement pour finir par l'incompréhension, le doute et enfin la peine. Ce jeune homme était un véritable livre ouvert tant ses émotions étaient visibles dans ses yeux. Des yeux verts si troublant qu'il se sentit fondre.

Mais il se reprit vite et enchaîna, brisant le silence gênant entre eux.

- Je m'appelle Edward Cullen, je suis le frère d'Alice.

Harry se réveilla à ses paroles et lui fit un timide sourire.

- Enchanté de faire ta connaissance, Edward. Alice m'a beaucoup parlé de toi.

- Je m'en doutais. Elle m'a aussi parlé de toi pendant le déjeuner. Tu lui as fait grande impression, admit le vampire avec un sourire en coin.

- Ta sœur est vraiment quelqu'un de sympathique. J'ai aimé bavarder avec elle, sa joie de vivre est très stimulante.

- Tu m'en vois ravi mais j'avoue que ton comportement au déjeuner l'a beaucoup intrigué, lui révéla-t-il, omettant de dire qu'il en avait été de même pour lui.

L'expression de Harry changea. Il détourna la tête et baissa les yeux d'un air peiné.

- Je ne voulais pas réagir comme ça. Si mon attitude l'a blessé, je le regrette énormément. Ce n'était pas dans mes intentions, s'excusa Harry, attristé.

Voir Harry si bouleversé à l'idée d'avoir blesser Alice, Edward en fut très touché. Peu d'humains se montraient si prévenant envers eux après leur première impression mais jamais aucun d'eux ne s'était excusé d'avoir porté atteinte à leurs sentiments. Harry était très différent des autres et le voir dans cet état sans aucune raison poussa Edward à le rassurer.

- Ne t'en fais pas, elle a été un peu surprise mais tu ne l'as en rien blessé. Alice n'a pas cessé de dire qu'elle trépignait de pouvoir te parler à nouveau et qu'elle aimerait beaucoup que vous deveniez amis tous les deux.

- C'est vrai ? Elle ne m'en veut pas de l'avoir éviter ? demanda Harry en lui jetant un regard hésitant.

- Pas du tout, lui répondit-il avec un sourire bienveillant.

A ces mots, Harry soupira de soulagement et lui fit un sourire resplendissant qui le déstabilisa. Jamais encore il n'avait vu un aussi beau sourire lui être adresser avec autant de sincérité. Cela remua quelque chose en lui, il ressentit comme des milliers de papillons lui chatouiller l'estomac et son souffle se fit erratique.

- Mais dis-moi, si cela n'avait rien avoir avec elle, pourquoi es-tu parti aussi vite ? le questionna-t-il après s'être calmé.

Une nouvelle fois, Harry détourna la tête et afficha une mine honteuse.

- Quand j'y repense, c'était complètement idiot de ma part d'agir de cette façon mais sur le moment je n'ai pas pu faire autrement, avoua-t-il piteusement.

- Tu peux m'en donner la raison, si ce n'est pas trop indiscret, fit Edward, s'en voulant aussitôt de se montrer si curieux.

- Tu vas trouver ça stupide mais... Quand je t'ai aperçu à la cafétéria, je t'ai pris pour quelqu'un d'autre, dit Harry, un peu embarrassé.

- Oh... Un ami à toi ?

- Plus une connaissance mais j'avais beaucoup d'estime pour lui, précisa le garçon toutefois incertain.

- Et qu'est-il devenu ?

- Il est mort dans mes bras, asséna-t-il en prenant un air grave.

Dés qu'il entendit ces mots, Edward s'en voulut d'avoir été si insistant. Il s'attendait à tout sauf ça. Il fit la connexion avec son attitude au déjeuner et il comprit ce qui l'avait motivé. Il lui avait fait penser à cet ami décédé et le voir lui avait rappelé de mauvais souvenirs.

Il voulut s'excuser, dire quelque chose pour alléger la peine visible sur son visage mais il fut coupé dans son élan par l'arrivée de Mr Sheldon qui précéda la sonnerie.

- Bonjour à tous, entonna-t-il en allant s'installer à son bureau.

Ses élèves réagirent à son arrivée et partirent s'asseoir à leur place. Mr Sheldon déposa sa sacoche sur sa table de travail et darda ses élèves d'un sourire joyeux.

- Avant tout, j'aimerai vous dire que je suis heureux de vous retrouver pour cette nouvelle année d'enseignement. J'espère de vous la plus grande attention et j'entends par là de lire les oeuvres prévues au programme et non de vous en servir comme oreiller. Suis-je assez clair, Mr Newton ?

Sa remarque provoqua l'hilarité de la classe à l'exception de Mike Newton qui rentra la tête dans ses épaules pour se faire plus petit. Edward eut un sourire dédaigneux et Harry sourit avec indulgence.

L'enseignant calma les rires et demanda leur attention.

- Sur cette note d'humour, j'ai entendu dire que nous accueillons un nouvel élève parmi nous. Est-ce que ce dernier pourrait nous faire l'honneur de venir au tableau et de se présenter ? demanda le professeur en fixant son regard sur Harry.

Edward grogna, irrité en entendant les intentions du professeur. Avec lui, Harry allait subir un véritable interrogatoire et il l'entendait jubiler à la perspective d'obtenir de nouvelles idées pour son roman grâce à lui.

Harry déglutit discrètement, puis se leva de son siège et rejoignit l'avant de la classe d'une démarche lente qui sonnait comme la marche du condamné. Il arriva au tableau et fit face à l'assistance, tentant de cacher son malaise d'être ainsi exposer.

Ne le voyant pas se décider, Mr Sheldon se racla la gorge et l'enjoignit, de sa voix mielleuse :

- Allez-y.

- Euh... Je m'appelle Harry Black, j'ai 17 ans et je viens de Londres, en Angleterre. J'ai déménagé à Forks la semaine dernière et j'espère m'intégrer rapidement dans votre ville.

- Passionnant ! Parlez-nous un peu plus de vous : qui sont vos parents ? Que font-ils dans la vie et pourquoi vous êtes vous installé à Forks ? s'empressa-t-il, sa curiosité palpable à des kilomètres.

- Mes parents sont morts quand j'avais un an, déclara Harry visiblement contrarié par le comportement de l'enseignant. Je préfère ne pas parler d'eux si ça ne vous dérange pas.

Edward serra les poings fortement en voyant ce que le jeune homme endurait. Déjà qu'il lui avait confié avoir vu mourir un ami, il déclarait maintenant avoir perdu ses parents très jeune. La vie semblait ne pas avoir été facile pour lui et il en voulut énormément à Mr Sheldon de l'obliger à parler de ce sujet douloureux.

Celui-ci se reprit, passé l'instant de surprise :

- Oh ! Dans ce cas, avec qui vivez-vous ? demanda-t-il, n'en démordant toujours pas.

- Je vis seul, je me suis émancipé il y a deux mois, répondit Harry, son énervement de plus en plus visible.

- Vraiment ! Comme c'est intéressant ! Alors, où habitez-vous si ce n'est pas trop indiscret ?

- Malheureusement, si ça l'est. Et sauf votre respect, je crois qu'il est préférable de nous en tenir là et de commencer le cours. N'êtes-vous pas d'accord ? suggéra-t-il, voulant couper court à cette mascarade.

- Oh mais... Oui, certes ! Hum, vous avez raison, Mr Black, acquiesça le professeur, ne voyant pas comment refuser sans s'embarrasser. Vous pouvez retourner à votre place.

Harry ne se le fit pas dire deux fois et se précipita jusqu'à son pupitre avant de s'y asseoir prestement. Edward jubila de voir la mine déconfite de l'enseignant privé de son passe-temps favori et voulut en féliciter Harry mais il s'en dissuada en voyant son expression. Le jeune homme paraissait sombre, ses mâchoires étaient contractées et ses sourcils froncés par la contrariété. Edward se résolut à attendre que son humeur s'améliore avant de lui parler à nouveau.

Harry ne déserra pas les lèvres de tout le cours, plongé dans un mutisme obstiné. Son humeur maussade ne sembla pas désemplir et Edward s'inquiéta des répercussions de ce fâcheux évènement sur leur relation.

Deux heures plus tard, la sonnerie annonça leur délivrance et le professeur libéra ses élèves avec pour travail un compte-rendu sur le premier acte de l'œuvre Shakespearienne, Roméo et Juliette, et le thème de la rivalité.

Edward eut à peine le temps de ranger ses affaires que Harry quitta précipitamment la classe sans un mot. Lorsqu'il eut fini, il sortit à son tour et courut à vitesse humaine en direction du parking dans l'espoir de le rattraper. Sur le chemin, il croisa Alice qui voulut lui parler mais il ne s'arrêta pas et la sentit lui emboîter le pas en lui demandant ce qui lui arrivait.

Quand les deux vampires arrivèrent au parking, ils virent la Mustang noire démarrer en trombe et filer à toute allure vers la sortie avant de disparaître au coin d'une rue.

- Et merde !!! jura Edward, frustré.

- Edward ! Que s'est-il passé ? Vous vous êtes disputés ? le questionna sa sœur, intriguée.

- Non ! C'est la faute de cette sale fouine de Sheldon ! Il s'est montré beaucoup trop curieux, lui expliqua-t-il, gardant pour lui ce qu'il savait.

- Qu'est-ce qu'il a encore fait celui-là ?! s'écria-t-elle, comprenant mieux. Dis-le moi et n'omets aucun détail !

- Il l'a obligé à parler de choses pénibles mais je ne te dirai rien de plus. Si tu veux un compte-rendu, tu demanderas à Harry de tout t'expliquer. Je pense qu'on a assez violé sa vie privé aujourd'hui sans que j'en rajoute.

- Très bien, je m'incline pour cette fois. Mais sache que je saurai le fin mot de cette histoire, sois-en certain ! le prévint-elle, obstinée.

- C'est d'accord mais j'aimerai que tu n'en parles pas aux autres pour le moment, l'enjoignit-il en voyant arriver le reste de leur famille.

Alice accepta de se taire, gardant dans un coin de son esprit sa décision de parler à Harry dés demain. Ils furent rejoints par leurs compagnons et repartirent tous ensemble vers leurs voitures. Tout en démarrant sa Volvo, Edward repensa au déroulement de cette rentrée et se fit cette constatation : cette rentrée était loin d'être banale, et il eut le pressentiment qu'elle ne le serait jamais.

Tsuzuku...


Voilà pour cette fois ! Alors verdict ! Bon, pas bon ? J'ai eu beaucoup de mal à me décider sur la façon dont pourrait se passer cette rencontre, j'espère ne pas vous avoir déçu. J'attend vos commentaires avec impatience et je vous souhaite à tous un Joyeux Noel et une bonne année 2010 !!!