Voilà un chapitre un peu court, mais la suite va venir. C'est juste un peu long à écrire car j'ai plusieurs trucs à décortiquer!

Bonne lecture!


20 novembre 1815

« Il est hors de question que je signe ça.»

Ces quelques mots dits avec calme et fermeté résonnèrent dans la pièce plongée dans un silence de mort. Francis se tenait assis bien droit, les bras croisés sur la poitrine et le traité intouché sur la table. Arthur s'y attendait. Son rival n'aimait pas les conditions imposées et ne laisserait pas tant d'années de labeur et de terreur être réduit à néant par un simple coup de plume. Angleterre, ainsi que Russie et Autriche soupirèrent lourdement. Prusse, lui, eut un rire sonore, encore affecté par l'alcool qu'il consommait sans vergogne depuis plusieurs jours.

« Et pourquoi je vous prie ? Lâcha-t-il railleur.

-Tu sais très bien pourquoi! Ne joue pas les innocents!

-Awnn Pauvre France ne veut pas retomber entre les griffes d'une monarchie? CE N'EST PAS MON PROBLÈME, signe le foutu papier qu'on en finisse.

-Dans tes rêves! »

Prusse leva un poing pour frapper, mais se fit stopper par Autriche qui le repoussa fermement, puis pris appuie sur le bureau en se penchant vers son adversaire.

« On sait très bien que tu n'aimes pas, mais c'est la seule solution qui assure la sécurité de l'Europe! Tu es trop avant-gardiste pur qu'on te laisse imposer ton propre régime. Dit Autriche. France eut un sourire mauvais.

-Est-ce vraiment la sécurité de l'Europe qui t'importe Autriche? Ou est-ce que tu ne chercherais pas à venger une certaine princesse que j'ai envoyée sur l'échafaud?

Autriche plissa les yeux

-Elle ne méritait pas ce sort.

-Si, elle le méritait! Tu n'étais pas là pour voir ce qu'elle faisait vraiment. À part me ruiner et se prendre pour la priorité du monde, elle n'occupait pas ses journées d'une autre façon! Elle me traitait comme de la merde et cela ne m'aurait peut-être pas dérangé si ce n'était pas grâce à moi qu'elle a finalement réussi à consommer son mariage!

-Elle n'était pas ce genre de fille.

-Et comment le sais-tu? Où étais-tu pendant toutes ces années? »

Autriche n'eut rien à répliquer et recula, vainc. Angleterre ne put s'empêcher de sourire et remarqua également le sourire de Russie. Prusse et Autriche étaient tous les deux de vrais casse-pieds quand ils le voulaient. Mais bon, assez rit, c'était à présent son tour de rentrer en scène. « Laissez-nous, ordonna-t-il

-Mais pour qui te prends-tu? S'outragea Prusse. Il fut promptement trainé hors de la pièce pas Russie qui avait compris, par le ton de l'anglais, que rien ne serais fait avec eux dans les parages. Une fois les portes fermées et les deux Némésis en tête à tête, Arthur prit le temps de s'assoir face à Francis et de le fixer.

« Toi, ne crois pas que tu vas m'amadouer. Je ne te pardonnerais pas pour ce que tu as fait. »

Ouille. Ce ton, Arthur le connaissait bien. Là ce n'était pas à France qu'il parlait, mais bien à Francis et ce n'était pas en tant que Nations, mais ami/amant en désaccord, et il ne savait pas trop lequel il préférait. Le Français se sentait trahi et abandonné.

Peu importe l'issus de cette conversation, il était condamné à faire ceinture pour un certain temps.

« Signe-le

-non

-Tu n'as pas le choix de toute façon. Ton roi a déjà signé.

- Je ne suis pas de roi.

-SI. Tu en as un, Arthur soupira une autre fois. Écoutes, je sais que tu n'aimes pas ça, crois-moi, je n'aimerais pas ça non plus, mais c'est ce qu'il y a de mieux. L'idée du départ était qu'on se partage tes terres, mais elle a été abandonnée.

-Par possessivité de ta part j'imagine?

- En partie, je l'avoue. Mais…

-Il y a d'autres solutions….

-J'ai obtenus de Louis qu'il suive un régime semblable au mien. »

Francis eut une expression, mi-figue, mi-raisin.

« Arthur, Arthur, Arthur. Ton acharnement ne cesse de m'ébahir.» Le Français se leva et commença à marcher vers l'Angleterre. Il se pencha légèrement vers lui et mit ses mains derrière son dos.

« Dire que je n'apprécie pas serai mentir, mais toutes les stratégies que tu ne cesses de mettre en place pour nous rapprocher sans m'en parler m'empêche d'exprimer la moindre gratitude.

Francis se redressa.

-Je ne signerais pas un traité que vous avez de toute façon déjà appliqué. Je ne comprends pas, d'ailleurs pourquoi vous y tenez tant.

-Comment tu as découvert tout ça, voilà ce que je veux savoir.

Arthur se leva à son tour et France et Angleterre se retrouvèrent face à face, leurs nez se touchant presque.

-Tu es malin.

-Non, je ne suis pas signataire de ce « traité de Paris ».

-C'est comment tu l'as compris que je veux savoir.

-J'ai l'instinct pour ce genre de chose.»

Avec un sourire victorieux, France tourna les talons pour quitter la pièce. Arthur imita son expression, puis attrapa son poignet pour lui baiser la main.

« J'ai tout le temps qu'il me faut pour me faire pardonner. On est là pour cinq ans. »

Francis se contenta de lui jeter un regard venimeux avant de se dégager et de quitter la pièce pour de bon.

Décembre 1815

Saleté de roi, j'ai hâte que tu crève. Avec cette pensée pleine de bonheur,Francis roula avec difficulté hors de son lit alors que les premières lueurs de l'aube se glissaient entre les rideaux de sa fenêtre.

Il avait mal à la tête. Terriblement mal. Ses autres membres, eux, étaient de la compote, mais il devait se lever quand même. Hors de question que les autres le voient dans cet état. Francis se dirigea vers la petite pièce qui lui servait de salle de bains et se remplit un seau d'eau froide. Frissonnant, il se déshabilla et essuya de son mieux toute les traces de sang séché qu'il y avait sur son corps. Cela fait, il se refit des bandages, s'habilla le plus chaudement qu'il put et alla changer ses draps couverts de sang eux aussi. Il donnerait le tout à la voisine pour qu'elle les brûle.

Le Français attrapa une cape, un sac et quelques sous, puis sortit de sa chambre. Il passa devant celles de ses invités qui ronflaient encore et sortit dans l'air gelé du matin hivernal français. Il avait une heure pour faire ses achats avant que le garde devant sa porte ne sonne l'alarme.

Francis acheta rapidement du pain, du lait, de la confiture et d'autres denrées nécessaires pour satisfaire ses quatre invités (qui se prenaient pour des rois en ces temps de misère) et reprit rapidement le chemin du retour. Il dut faire un détour, cependant, quand il croisa un régiment de soldats prusses. Il ne voulait surtout pas les provoquer, ils étaient souls et trop nombreux. Alors qu'il regardait derrière lui une dernière fois pour être sûr qu'ils avaient continué leur route, son pied buta contre quelque chose. Un cadavre.

Ou plutôt, un cadavre à en devenir car le pauvre homme était encore vivant, mais respirait à peine, un couteau solidement enfoncé dans sa poitrine. « A…che…v…vez….m…oi » Dit le malheureux dans un souffle. Francis sera les dents et lui assena un coup sec sur la tête. Il retira ensuite le couteau et lui ferma les yeux.

Ce n'était pas le premier, et sûrement pas le dernier à qui il faisait ça. Louis XVII tolérait ce genre de meurtre car ils «débarrassaient la France des Bonapartiens ». Saleté de roi. « C'est presque un règne de terreur…. ». Dégouté pas cette idée et pas le sang qu'il avait sur les mains, Francis courut jusqu'à chez lui.

Arthur descendit comme d'habitude pour trouver son petit déjeuner sur la table. Il engloutit son repas, bien vite rejoint par Autriche et Russie, Prusse étant encore en train de dormir. Du coin de l'œil, il vit France en train de laver sa cuisine et décida de le laisser tranquille pour engager la conversation avec les deux autres. Quelques minutes plus tard, il n'était plus là. Curieux, mais pas inquiet, l'anglais s'excusa et partit à sa recherche.

Il le trouva devant la maison en train de payer la voisine qui venait lui apportait des draps propres. Il lui donnait beaucoup plus que ce qu'un lavage valait, mais France était d'un naturel généreux et faisait de son mieux pour aider ses citoyens. Quand il se retourna pour renter et vit Arthur sur le porche, Francis fronça les sourcils, mais rentra tout de même chez lui en ignorant de son mieux l'anglais.

« Ça va? Demanda-t-il

-Je vais bien. »

Et pourtant, son teint pâle était inquiétant.


20 novembre 1815: traité de Paris, la France n'était pas signataire

Pendant le règne de Louis XVII qui suivait un régime semblable à celui des anglais, se déroulait aussi la "terreur blanche" où les anciens soldats de Napoléon ainsi que ceux qui le vénèrait "les bonapartiens" se faisaient assassiné. Le roi et l'armée le savait, mais ne faisait rien pour l'arrêter. Le nombre de morts sera connu au prochain chapitre

À la prochaine!