Bonjour à tous! Voici un nouveau chapitre. Je sais, je vous ai fait attendre et j'en suis désolée. J'ai prévu de m'y mettre sérieusement pour que vous ayez la suite rapidement ;)

Bonne lecture!

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Le retour jusqu'à mon appartement se passa dans un brouillard de confusion totale. Je ne comprends pas ce qu'il m'est arrivé, enfin si bien sûr, j'ai très bien saisi que j'ai failli m'envoyer en l'air avec ma patronne dans l'ascenseur de Woods Corporation, mais je ne comprends pas pourquoi ça a failli m'arriver et surtout POURQUOI elle est partie sans finir ce qu'elle avait commencé. Je dois dire qu'à l'heure actuelle, alors que je marche dans les rues de New York, que je suis en feu. Elle a allumé un brasier ardent qui ne souhaite visiblement pas diminuer d'intensité. Non contente de m'asticoter toute la journée à surgir dans mon bureau pour m'asséner ses remarques acerbes, il a fallut en plus qu'elle me laisse sur ma faim après m'avoir chauffer dans l'ascenseur. Un ascenseur ! Je suis mortifiée, j'espère qu'il n'y avait pas de caméra ou tout du moins que personne ne nous regardait.
J'aperçois enfin mon immeuble et m'engouffre par la porte. J'évite soigneusement l'ascenseur, trop de souvenir risque de ressurgir et je n'ai absolument pas besoin de cela maintenant. Je monte donc les marches rapidement jusqu'à mon appartement. Je déverrouille la porte puis pénètre chez moi.
Le salon-cuisine est plongé dans le noir ce qui me soulage, je ne suis pas prête à subir les interrogations de ma colocataire. Nul doute qu' Octavia a dû lui parler de mon étrange comportement lors de la réunion de ce matin.
J'allume la lampe puis rejoint la partie cuisine, je suis affamée. Évidemment ce n'est pas de nourriture dont j'ai faim mais plutôt d'une belle brune. Je chasse rapidement cette pensée, tentant de repousser la scène de l'ascenseur loin dans mon esprit. Mon corps a beau être totalement charmé par cette délicieuse créature, mon cerveau lui, est loin d'être conquis. Malgré mes efforts pour m'occuper l'esprit je n'y parviens pas et j'accumule boulette sur boulette. Je me brûle avec le rebord de la poêle alors que je tente pitoyablement de me faire cuire un steak haché, je manque de casser un verre lorsque par inattention je me retourne pour attraper un sachet de légumes congelés. Raven déteste ma façon de m'alimenter mais je n'ai pas le temps, avec mon travail très prenant, de cuisiner autre chose que des choses basiques. De toute façon je suis une véritable catastrophe aux fourneaux, je suis capable de brûler des pâtes.
Mon cerveau tourne toujours à cent à l'heure je me pose énormément de questions. Comment une personne peut-elle être aussi différente d'un moment à l'autre ? Elle passe du froid au chaud en un claquement de secondes. Je me repasse mon horrible journée en boucle dans la tête. Ma patronne est insupportable aucun doute la dessus, mais ma belle étrangère est taquine, joueuse, totalement craquante. Le seul point commun entre ces deux personnalités est son incroyable sex-appeal.
Sans que je ne contrôle rien mon corps, qui s'était jusque là quelque peu calmé, recommence à bouillir d'envie pour cette fille. Le désir me saisit à nouveau. Je débarrasse rapidement mon assiette sans faire la vaisselle, tant pis cela attendra demain. Je me dirige vers la salle de bain, une douche froide me fera le plus grand bien. Je me déshabille rapidement et entre dans la cabine de douche. Je fais couler l'eau. Elle est froide, ce qui me va parfaitement. Néanmoins elle se réchauffe petit à petit et mon esprit s'égare encore. Je repense à cette soirée en boîte, à sa façon de m'embrasser, de me toucher. D'elles même, mes mains glissent sensuellement le long de mon corps alors que j'imagine que ceux sont celles de mon étrangère.
« Je n'ai fait que penser à toi, à ton goût sur ma langue, tes soupires de plaisir, ta façon de t'accrocher à moi alors que je te prenais contre ce mur » ses mots résonnent en moi. Ma main droite vient se perdre entre mes cuisses alors que je repense à son souffle dans mon cou, ses lèvres sur ma peau. Le plaisir se répand rapidement et j'accélère les cercles de mon majeur sur mon centre du plaisir. Les yeux fermés, je m'abandonne totalement à mes fantasmes. Je l'imagine avec moi dans cette douche, sa poitrine collée à mon dos, un bras passé autour de ma taille pour me retenir pendant que de l'autre elle me caresse habillement. Mon souffle de plus en plus court, je gémis sans me retenir. L'orgasme me frappe soudainement et me vide de mes forces. Je prends encore quelques minutes pour retrouver mes esprits, coupe l'eau puis sors de la douche. Je me sèche rapidement et rejoins mon lit. Épuisée, je sombre dans le sommeil.

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Depuis l'incident de l'ascenseur, c'est ainsi que j'ai décidé de l'appeler, rien d'autre ne s'est produit. Depuis deux semaines je me plonge corps et âme dans mon boulot. Ma patronne semble prendre un malin plaisir à me noyer sous les dossiers « urgents » ne me laissant aucune minute de répit. Le pire est qu'elle ne se gêne pas pour venir plusieurs fois par jour dans mon bureau, me prenant presque à chaque fois par surprise, pour me lancer quelques remarques acerbes. « Vous devriez dormir plus tôt, vous semblez particulièrement fatiguée ce matin mademoiselle Griffin », « Cessez donc de lambiner à la fenêtre, vous avez du travail en retard », « Encore sur votre téléphone ? Je vais finir par vous le confisquer mademoiselle Griffin ! ». Je ne sais pas comment elle s'y prend pour être si silencieuse mais c'est vraiment très perturbant de se faire réprimander alors qu'on ne s'y attend pas. J'ai toujours l'impression d'être une enfant qu'on surveille à chaque instant, c'est épuisant.
Le plus déroutant n'est pas son comportement de tyran, non. Ça encore je pourrais m'y faire, mon précédent patron n'était pas des plus affables. Un vieux macho qui me prenait pour sa secrétaire personnelle, j'ai appris rapidement à faire fit de ses remarques et ses commentaires. Le plus étrange avec Lexa Woods ceux sont ces moments où au contraire elle semble douce et prévenante à mon égare.
Plusieurs fois j'ai retrouvé sur mon bureau un café ou bien une sucrerie après avoir dû m'absenter dans un autre service pour régler une affaire. J'ai remercié Harper pour ces attentions mais elle m'a assuré qu'elle n'y était pour rien. Elle n'a pas voulu me dire de qui ces présents venaient mais j'ai ma petite idée sur la question.
A de nombreuses reprises elle a retenu l'ascenseur pour moi alors que nous n'étions plus que toutes les deux. Elle avait ce petit sourire espiègle qui me fait craquer et cette lueur de malice au fond des yeux, mais elle n'a plus tenter de m'approcher indécemment. C'est devenu une sorte de rituel et j'avoue que j'apprécie ces petits moments avec elle même si nous ne faisons que nous échanger des banalités.
A chaque fois que j'y repense je suis à la fois soulagée et déçue. Je me sens perdue et lorsque la nuit je cherche à m'endormir pour récupérer de ma longue journée de travail, je ne peux m'empêcher de penser à l'énigme qu'est Lexa Woods.

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'Cause the players gonna play, play, play, play, play, And the haters gonna hate, hate, hate, hate, hate. Baby, I'm just gonna shake, shake, shake, shake, shake. I shake it off, I shake it off ».

Je suis réveillée par mon alarme, Taylor Swift dans les oreilles, j'ouvre lentement mes yeux. Je récupère mon téléphone afin de couper la sonnerie et souffle en regardant l'heure. 7H45. Ce boulot va me tuer, je déteste me lever tôt. Heureusement nous sommes vendredi et j'aurais tout le week end pour me reposer. Je me dépêche de sortir de mon lit pour ne pas être en retard. Je me prépare rapidement puis me rends à la cuisine. Je me sers un grand bol de céréales lorsque je vois ma colocataire passer le pas de la porte avec les vêtements de la vieille.

-Une petite marche de la honte Raven ? Je rigole franchement.

Mon amie est une fêtarde invétérée depuis le lycée et je ne suis pas surprise de la surprendre de si bon matin alors qu'elle a découché.

-Sans commentaire Griffin...j'ai un de ces mal de tête ! Me répond-elle en se dirigeant vers la cafetière. Tu es rentrée tard hier soir, qu'est-ce qu'il t'est arrivé ? Tu t'es fait coincée dans ton bureau par sexy Woods ? Ajoute mon amie sur le ton de la rigolade.

Malgré moi, je me mets à rougir furieusement. Je me détourne rapidement d'elle, feignant de chercher du lait dans le frigo.

-He... non non, j'avais juste beaucoup de boulot. Je tente de répondre pitoyablement.

-Tu me caches quelque chose !

Je ne lui ai pas dit ce qu'il s'était passé il y a deux semaines. D'habitude je raconte tout à ma meilleur amie mais là je ne sais pas pourquoi, j'ai préféré le garder pour moi.

-Mais non pas du tout ! J'ai un gros dossier à rendre pour aujourd'hui j' ai même pas eu le temps de manger hier midi. Je me justifie rapidement, mais je sais déjà que mon amie ne me lâchera pas.

-Tu mens Clarke ! Ta voix monte dans les aiguës je te signale. Maintenant balance ou j'appelle Octavia. Me menace-t-elle.

Je sais parfaitement qu'elle en serait capable et je n'ai vraiment pas envie de subir l'interrogatoire d'Octavia, elle est bien pire que Raven, autant choisir le moindre mal. Alors je décide de tout lui raconter, l'identité de ma belle étrangère, mes horribles journées de boulot mais aussi les petites attentions de ma patrone et surtout la scène de l'ascenseur. Je vois la mâchoire de mon amie s'ouvrir au fil de mon récit, elle n'en croit pas ses oreilles et je la comprends, il y avait tellement peu de chance pour que mon coup d'un soir engendre tout ce foutoir.

-Et qu'as tu décidé de faire maintenant ? Me demande-t-elle doucement comprenant que je suis perdue.

-Faire comme si rien ne s'était passé je suppose et me concentrer sur mon travail. Je réponds, même si je sais que je vais avoir du mal à m'y tenir.

-Mais tu ne penses pas que toi...et elle ? Enfin je veux dire, peut être que quelque chose de sérieux pourrait en découler.

Je ne suis pas stupide, même si Raven pense que c'est possible, je suis de mon côté plus que dubitative. Déjà, nous ne nous connaissons que depuis deux semaines, et encore lorsque je dis « connaître », disons plutôt que je la connais charnellement et que ça s'arrête là. Je ne sais rien d'elle si ce n'est ce qu'une employée sait sur sa boss. Nous n'avons jamais eu de conversation personnelle et ça me va très bien. Enfin ... je crois. En plus son caractère exécrable m'insupporte réellement. Il est certain que cette fille m'attire mais je préfère ne pas risquer mon boulot que j'adore juste pour une histoire de jambes en l'air pouvant hypothétiquement finir bien. Les risques sont trop grands. Je fais part de mon avis à Raven puis je suis obligée de partir car mon téléphone annonce 8h35. Elle me promet qu'elle sera présente pour moi si je veux en parler.

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J'arrive 10 minutes en avance, Harper mon assistante n'est pas encore là mais elle ne saurait tarder. Je me dirige vers la salle de détente pour me prendre un café. Je pourrais très bien boire mon café chez moi comme tout le monde, mais celui de la compagnie est bien meilleur et j'aime arriver un peu en avance juste pour en profiter.
Je mets en route la machine à café et attends tranquillement que le liquide coule dans ma tasse. Je vois du coin de l'œil que quelqu'un pénètre dans la pièce. Je n'y prête pas réellement attention jusqu'à ce que cette personne ferme la porte. Je fronce les sourcilles, cette pièce est toujours ouverte. Je m'apprête à me retourner lorsqu'une voix retentit.

-Vous êtes bien matinale mademoiselle Griffin.

Je ne sais pas comment elle s'y prend, mais le ton de sa voix me fait frissonner. Comment fait-elle pour insuffler dans une phrase si banale une sensualité à couper le souffle.

-J'aime arriver en avance pour prendre un café. Seule. Je précise au cas où elle n'aurait pas compris mon envie d'isolement.

-Vous permettrez, j'en suis sûre, que je vous tienne compagnie. Elle semble glaciale, rigide dans son tailleur pantalon impeccable, néanmoins je perçois une lueur d'espièglerie dans ses yeux verts.

Elle s'approche de moi pour se servir à son tour une tasse. Nos corps s'effleurent presque, je suis certaine qu'elle l'a fait exprès pour me mettre mal à l'aise.

-Mais certainement. Enfin ce n'est pas comme si j'avais le choix. Je marmonne cette dernière phrase entre mes dents mais malheureusement elle a dû m'entendre.

-En effet, j'obtiens toujours ce que je désire Clarke. Me dit-elle dans un souffle avant de se détourner de moi et sortir de la pièce.

Je reste un moment immobile, la respiration coupée. J'ai l'impression qu'elle ne parlait pas du café lorsqu'elle a sorti cette phrase. Le ton sur lequel elle à prononcer mon prénom ne fait aucun doute sur l'objet de sa convoitise. J'ai saisi sans soucis le double sens et je ne peux m'empêcher de fantasmer sur une multitude de scènes où elle pourrait obtenir ce qu'elle voudrait.

A savoir...moi.