A/N : Je suis désolée pour ce chapitre et ce passage Chameron si... explicite... xD Quand j'ai écrit ça je devais sûrement être bourrée xD
Une heure plus tard, lorsque Cuddy revint dans son bureau, elle y retrouva House, sagement assis sur l'un des sièges. Il jouait avec quelques-uns de ses bibelots. Elle le contourna et s'assit pour ranger ses dossiers sans lui prêter la moindre attention, puis déclara finalement :
-Qu'est-ce que vous faîtes là ?
Sans un mot, il sortit le post-it de sa poche, et le posa sur le bureau, devant elle. Elle rangea son dernier dossier, et se redressa.
-Alors si je ne capitule pas, vous allez m'enlever mon pantalon à moi aussi ? Vous savez, si vous voulez qu'on s'envoie en l'air, dîtes-le directement, on fait ça tout de suite et c'est réglé.
-Demain si vous voulez, mais pas aujourd'hui, ironisa-t-elle.
Il leva un sourcil en la fixant d'un air espiègle.
-Vous ne verrez pas mes sous-vêtements, House ! Cria-t-elle en articulant bien toutes les syllabes.
-Et... Demain... ?
-Non !
-Mais vous venez de dire que...
-Je plaisantais ! Le coupa-t-elle, exaspérée.
House poussa alors un long soupir, et se leva pour se diriger vers la sortie en clopinant. Il ouvrit la porte, et se retourna une dernière fois vers elle :
-Vous avez peut être gagné cette manche, mais avant la fin de la journée, d'une manière ou d'une autre, je verrais ce qui se cache derrière ces bouts de tissus qui vous servent de vêtements !
A ces mots, il sortit en claquant la porte. Il avait l'air vraiment prêt à tout cette fois-ci. Elle allait devoir se méfier, le danger pouvait venir de n'importe où. En même temps, si elle s'enfermait à double tours dans son bureau pendant le reste de la journée, cela perdrait tout son charme... Il valait mieux jouer, quitte à perdre, que de fuir.
House était retourné à son bureau, où l'attendaient Chase et Cameron. Il leur jeta un œil suspicieux et demanda :
-Et Foreman ?
Il aperçut son bureau nettoyé et rangé.
-Non, ne me dîtes pas que vous avez tout rangé à sa place ! S'indigna-t-il.
-Il a dû partir en urgence, fit Chase.
-Ah oui, et faire quoi ? Qu'est-ce qu'il y a de plus urgent que de ranger mon bureau ?!
-Sa copine avait besoin de lui... Déclara timidement Cameron.
-Besoin de lui ? Pourquoi faire, elle est mourante ? Railla House. Ouvrez les yeux, il est partit s'envoyer en l'air pendant que vous faisiez le ménage à sa place, bande de crétins ! Hurla-t-il avant de sortir en claquant à nouveau la porte.
Chase et Cameron poussèrent un long soupir et se regardèrent avec des mines abattues.
-Tu penses qu'il a raison ?
-Bien sûr qu'il a raison... Soupira Chase en se laissant retomber sur la table
Ils s'occupèrent chacun de leur côté pendant les 20 minutes qui suivirent, jusqu'à ce que Foreman ne se décide enfin à montrer le bout de son nez :
-Salut. Alors, toujours pas de cas ?
Chase et Cameron se regardèrent quelques secondes, puis la jeune femme répondit finalement :
-Non. Dis-moi, tu étais...
Mais Chase l'interrompit en posant sa main sur son bras. Elle s'arrêta et se tourna vers lui, puis il secoua doucement la tête avec un regard complice.
Foreman remarqua bien sûr tout de suite ce brusque changement d'attitude.
-Quoi ? Qu'est-ce qui se passe ?
-Non, c'est juste que House te cherchait... On t'a couvert mais fait attention la prochaine fois.
Il leur fit un signe de tête.
-Merci, je l'oublierais pas, fit-il en enfilant sa blouse.
-Contente-toi de t'occuper du bureau pendant le reste de la semaine et on sera quitte, répliqua Chase.
Foreman jeta un coup d'œil à travers la vitre pour vérifier que tout était bien en ordre, que son collègue ne lui faisait pas de coup foireux, puis répondit finalement :
-Pas de problème, ne t'inquiète pas.
Il regarda furtivement sa montre, avant d'ajouter :
-Bon, je vous laisse, j'ai des heures de consultation à assurer.
Dès qu'il fut partit, Chase se précipita pour ouvrir la porte et vérifier qu'il n'y avait personne aux alentours, pendant que Cameron l'interrogeait, stupéfaite :
-Tenir le bureau rangé le reste de la semaine et on est quitte ?! On s'est tué à le ranger pendant au moins 2 heures, et lui il n'aura qu'à ramasser un ou deux bibelots de temps en temps ?!
Chase ignora sa remarque et après avoir vérifié le couloir, il verrouilla la porte et se retourna vers sa collègue en affichant un sourire coquin. Cameron fronça les sourcils.
-Quoi ?
-Je t'explique le plan : On s'envoie en l'air dans le bureau de House, on fout un bordel monstre, et c'est Foreman qui devra tout reranger. Sans compter qu'on se sera plus amusé que lui... Fit-il avec un air malicieux.
Cameron arbora le même sourire espiègle que son compagnon, et l'entraîna dans la pièce annexe. Ils fermèrent les stores et verrouillèrent les portes, mais Cameron s'inquiéta :
-Foreman ne reviendra pas avant quelques heures, mais tu sais où est partit House ?
Elle se mordit la lèvre inférieure en le regardant. Et s'ils faisaient une bêtise ?
Ils n'avaient pas couché ensemble depuis... Longtemps. Trop longtemps, même à son goût. Ils avaient voulu faire une "pause" dans leur relation, le temps de voir où ils en étaient tous les deux. Mais apparemment, cette pause était bel et bien terminée.
Elle le vit s'appuyer au bureau de leur patron. Il la fixait avec des yeux pleins de douceur. Elle se rappelait encore du goût sucré de ses lèvres.
Mais finalement, Cameron n'eut pas le temps de plus y réfléchir, car sans vraiment s'en rendre compte, elle s'était déjà jeté sur lui et l'embrassait avec fougue. Bien sûr, Chase y répondit avec la même ardeur, tout en renversant maladroitement tout ce qui se trouvait sur le bureau de House, avant de retourner sa partenaire, et de l'y plaquer avec violence.
Elle poussa un petit gémissement, et leur baiser passionné continua, entrecoupé de quelques soupirs de désir, qui faisaient encore un peu plus monter la chaleur en eux.
Après quelques secondes, Cameron s'attaqua enfin à la ceinture de son compagnon, qui attendit qu'elle l'ai retiré pour lui enlever à son tour son chemisier, lentement... Très lentement, et ainsi de suite jusqu'à ce qu'il n'y ai plus rien à enlever, seulement la peau de l'autre à toucher, effleurer, caresser... Seulement leurs deux corps nus à couvrir de baisers.
Ils continuèrent ainsi de longues minutes, à se découvrir et se redécouvrir, à se provoquer, et à faire monter le plaisir... Jusqu'à ce qu'elle ne se penche à l'oreille de son partenaire, pour lui souffler sensuellement :
-Assez joué... Je veux te sentir en moi.
A ce stade, seuls les alentours du bureau où était maintenant à moitié allongée Cameron étaient en désordre... Seulement, une heure plus tard, la totalité de la pièce était à ranger. A tel point qu'ils durent passer 15 minutes à chercher leurs vêtements avant d'espérer s'habiller.
Finalement, ils déverrouillèrent les portes, rouvrirent les stores et contemplèrent un moment le fouillis qu'ils avaient mis tout autour d'eux. Les deux amants retournèrent ensuite dans le grand bureau, bras dessus bras dessous, et s'embrassèrent.
-J'aurais jamais cru qu'on ferait ça un jour dans le bureau de House, déclara-t-il, pensif.
-Et moi j'espère que Foreman retrouvera mon string, c'était mon préféré... Répondit-elle sur le même ton.
Moins d'une heure plus tard, House déboula dans le grand bureau, suivit d'un homme de ménage qui portait sa guitare électrique et son ampli. Il ne trouva ni Foreman, ni Chase, ni Cameron.
-C'est bon, posez ça là, fit-il négligemment en observant l'état de son petit bureau.
L'homme partit sans se faire prier, et House entra dans la pièce dévastée. Bordel, où est-ce qu'il allait installer sa guitare maintenant ?! Pensa-t-il. Il y a une heure, tout était nickel !
Le diagnosticien soupira et saisit son bipeur. Foreman allait l'entendre. Il lui envoya un message disant : "Au bureau et vite, vous avez du boulot !", puis parcourut la pièce, se demandant ce qui avait pu déclencher ce cataclysme... Il fit un pas, puis deux, regarda autour de lui, puis aperçut une forme rose sur le haut de son étagère, près de la fenêtre. Il s'approcha, tira dessus, et resta bouche bée devant l'objet qu'il tenait. Un string... Rose ?
House fronça les sourcils et ne put s'empêcher de penser tout de suite à Cuddy. Sans réfléchir, il se dirigea vers la sortie.
A SUIVRE…
