Hellooooooooooo ! Oui ça fait longtemps, mais comme je l'ai dit la dernière fois, j'étais dans un trou paumé et je galérais pour avoir internet donc bon ... Mais me voilà ! J'espère que vos vacances se sont bien passées, les miennes étaient reposantes on va dire :p
Ce qui me déprime le plus est que la prochaine fois que je vous posterai un chapitre, j'aurais repris le lycée :( C'est l'année du bac pour ma part, et je stresse déjà.
Bonne lecture à tous, j'espère que ça vous plaira et merci à mon bêta Picotti :)
Disclaimer : Je suis loin d'être aussi douée que Queen JKR, donc seule l'histoire est à moi !
Réponse aux RARs :
Kendy : merci pour ta review, ça fait très plaisir ! Pour les fautes, désolée mais je ne vois pas tout et mon bêta non plus, pourtant j'essaye de faire des efforts, mais les répétitions etc ... je n'y fais pas trop gaffe :/ héhé l'histoire va avancer assez rapidement je pense, mais je comprends que tu aimes Nott :p Je l'aime beaucoup aussi. Pour Draco, tu verras dans les prochains chapitres !
Chapitre 3 : S'expliquer.
Ainsi le Ministre de la Magie n'était pas un homme de parole. Elle lui avait demandé une chose, et il ne l'avait pas tenue.
« Hermione ! Hurla Ron. Tu m'expliques bordel !
_Tu baisses d'un ton immédiatement Ronald, le mit en garde la jeune femme. Tu crois sérieusement que je vais te répondre si tu me hurles dessus ? »
Le jeune homme se tut, mais entra dans l'appartement avec rage. Harry suivit, lança un regard empli d'excuses à sa meilleure amie. Celle ci revint au salon après avoir fermé la porte, et découvrit le journal posé sur la table, et ses deux meilleurs amis la foudroyant du regard. Apparemment, le brun à lunettes lui en voulait également.
« Hermione, dit ce dernier calmement. Dis moi que ce n'est pas vrai. »
Elle les regarda un par un, et vit leur visage se décomposer. Son silence l'avait trahie.
« Mais je ne comprends pas, continua-t-il. Tu …
_Il n'y a rien à comprendre Harry, le coupa-t-elle. Vous avez très bien lu ce qu'il y a écrit, ce torchon de journal doit vous donner toutes les informations que vous cherchez.
_Ah oui, dit Ron dont le visage était rougi par la colère, tu as donc eu une histoire d'amour avec lui depuis notre sixième année ?
_Ronald, connais-tu le principe de l'ironie ? »
Elle n'aimait pas prendre ses amis pour des débiles, mais là, ils avaient le prix du sorcier le plus crétin de la Terre. Non mais vraiment, comme si elle était capable d'avoir une relation amoureuse avec Draco Malfoy ! Et elle insistait sur le « amoureuse » puisqu'elle était pratiquement sûre qu'elle pourrait bien s'entendre avec lui. Elle savait qu'elle pouvait s'entendre avec tout le monde, alors pourquoi pas lui ? En passant par dessus les préjugés bien sûr. Si elle arrivait à passer au dessus, ce qui était loin d'être évident. Bref.
« Je n'ai jamais eu d'histoire d'amour avec Malfoy, continua-t-elle. Je n'arrive toujours pas à croire que vous preniez au sérieux les conneries qu'ils peuvent raconter dans La Gazette.
_Alors pourquoi tu n'as pas directement nié que tout cela était faux ?
_Parce que j'ai réellement demandé la ré-ouverture du dossier, mais pas pour les raisons qui sont dites. »
Ron grogna et mit un coup de pied dans le canapé, ce qui fit bouger ce dernier. Honnêtement, quel intérêt de faire ça ? Hormis faire lever les yeux de Hermione au ciel, rien.
« Ron calme toi, lui implora son meilleur ami.
_Me calmer ? Nan mais tu te rends compte Harry, elle veut faire sortir un meurtrier, une ordure, un Mangemort !
_Son père était un Mangemort, coupa Hermione, ça ne prouve pas qu'il l'était !
_Il a la marque, cria son ami. Ce n'est pas assez pour toi ? Il a tué des dizaines d'innocents !
_Tu n'en as toujours pas la preuve !
_Et Mondingus Fletcher alors ? Il est mort comment ? »
A vrai dire, Hermione ne pensait pas reparler de tout ça un jour. Parce que tout cela était un très mauvais souvenir, et parce qu'elle ne pensait pas que tout le monde était au courant. Par tout le monde, elle voulait dire ses meilleurs amis.
« Tu ne sais rien de cette histoire Ronald.
_Alors éclaire nous ! Puisque tu sais toujours tout apparemment.
_Harry t'a dit de te calmer !
_Harry est assez grand pour parler tout seul, et non je ne me calmerai pas. Nan mais par Merlin Hermione, tu peux nous dire ce qui t'es passé par la tête ?
_Si tu te taisais peut être que je pourrais en placer une. »
Nan mais vraiment, venir pour lui hurler dessus. Alors qu'ils ne savaient rien, absolument rien de cette histoire. Stupides Gryffondors, à ne pas assez réfléchir avant d'agir et foncer dans le tas dès que l'occasion se présente. Non mais.
Hermione allait commencer son récit, lorsqu'on toqua à la porte. Elle n'attendait personne, et c'est étonnée qu'elle alla ouvrir la porte.
« Hermione, je suis tellement désolée, dit Ginny toute affolée en entrant dans l'appartement. Je n'ai pas pu cacher le journal et ... »
Elle se stoppa net en voyant son petit-ami et son frère, rouges de colère dans le salon de sa meilleure amie. Elle tourna la tête vers celle-ci, et sut que les garçons n'étaient pas au courant, quand l'hôte de maison secoua la tête de droite à gauche.
« A parce qu'en plus Ginny est au courant, scanda Ron. Mais c'est encore mieux. Tu tenais la chandelle pendant qu'elle et Malfoy se voyaient en cachette ?
_Ron arrête, répliqua Hermione. Tu deviens ridicule.
_Non. Ce qui est ridicule c'est que tout le monde soit au courant sauf tes meilleurs amis !
_Je suis la seule à être au courant, défendit Ginny.
_Donc il y a bien quelque chose ?
_Ron la ferme. »
C'était Harry qui venait de parler. Il en avait marre de voir les personnes les plus chères à ses yeux se prendre la tête pour rien. Si Hermione avait demandé la ré-ouverture du dossier de Malfoy, c'était qu'elle avait une bonne raison. Et il voulait l'entendre, ce qui était impossible si tout le monde beuglait en même temps.
« Hermione, dit il clairement. Pourquoi ? »
Cette dernière se retourna vers sa meilleure amie, qui hocha la tête afin de la pousser à s'expliquer. Ce qu'elle fit.
« Si Malfoy a tué Mondingus Fletcher ce soir là, c'est parce qu'il était sur le point de me tuer. Il m'a sauvé la vie et maintenant il est à Azkaban. Par ma faute. »
Les deux garçons n'en croyaient pas leurs oreilles. Si leur meilleure amie se tenait devant eux c'était grâce à Malfoy. Uniquement grâce à Malfoy.
« Her...Hermione, bégaya Harry, je ne comprends pas. Tu n'as rien dit durant tout ce temps ? Tu te rends compte qu'il pourrait être un homme libre à l'heure qu'il est.
_Harry ! Coupa Ginny. Ce n'est pas la peine de la faire encore plus culpabiliser. C'est déj...
_Non Ginny. Il a raison. Seulement avec l'après guerre, les morts qu'on pleurait, les cérémonies dans lesquelles on allait … Puis je ne savais pas qu'il n'aurait pas de procès ! »
Elle essayait tant bien que mal à retenir ses larmes, car elle ne voulait pas refaire une crise comme chez Ginny la dernière fois. Il fallait qu'elle se calme, qu'elle respire et qu'elle se dise qu'elle était plus forte que tout ça.
« Et tu comptes vraiment relancer son procès ?
_Si tu savais à quel point ça me pèse sur la conscience. »
Il acquiesça, apparemment satisfait de sa réponse. Mais lorsqu'ils voulurent savoir la réaction de leur meilleur ami, celle ci fut rapide. Ron venait de partir de l'appartement en claquant la porte.
« Cela te fait un poids en moins sur le conscience non ?
_Je ne culpabiliserai plus quand Malfoy ne sera plus derrière les barreaux. »
Harry acquiesça, et Ginny regretta légèrement ses paroles. Avec le départ de son frère, sa meilleure amie ne se sentait pas vraiment bien, et quelle idée stupide elle avait eu de relancer le sujet. Il fallait parfois qu'elle apprenne à se taire.
« Bon eh bien, annonça le brun à lunettes, tu veux qu'on reste ?
_J'aimerais rester seule si ça ne vous dérange pas. »
Ils comprirent et après un dernier baiser sur la joue de leur amie, ils sortirent de l'appartement, laissant la brunette seule.
Hermione arriva à midi au Terrier. Et malgré le fait qu'elle soit arrivée en avance, elle était tout de même la dernière à entrer pour la fête d'anniversaire de ses meilleurs amis.
« Ma chérie, nous n'attentions plus que toi, s'exclama Molly en apportant des plateaux remplis de gâteaux apéritifs.
_Je suis à l'heure pourtant, dit elle sans faire attention aux remarques que Ron faisait sur sa présence. Attendez, je vais vous aider. »
Elle déchargea la maîtresse de maison d'un lourd plateau pour le poser sur la table d'à côté. À peine avait elle fait ça que Ginny lui sautait dessus pour l'emmener dans sa chambre.
« Mais ne t'inquiète pas, annonça-t-elle à sa mère qui voulait que tout le monde soit présent au salon, on revient dans deux petites minutes ! »
Elles montèrent rapidement dans la chambre de la rouquine, et cette dernière ferma la porte directement.
« Qu'est ce qu'il y a Gin, s'inquiéta son amie. Quelque chose de grave ?
_Non, j'avais juste envie de te parler rien qu'à toi. »
La brunette souffla, heureuse qu'il n'y ait rien d'important.
« J'en ai juste horriblement marre de mon débile de frère. Il ne peut pas simplement être heureux que tu sois en vie !
_Apparemment non. J'espérais qu'il reverrait son jugement sur Malfoy, mais il a revu son jugement sur moi je crois.
_Tu sais, dit Ginny d'une petite voix, je pense qu'il ne digère pas la fin de votre histoire d'amour.
_Mais enfin, scanda son amie, cela fait des mois ! Ce n'est pas ma faute si je n'étais pas amoureuse de lui. »
Elle enleva sa veste, se rendant compte qu'elle avait beaucoup trop chaud. Et au moins, elle avait une excuse valable d'être montée dans la chambre.
« Et bien c'est Ron. Et il ne comprend pas. Il a beau prétexter le contraire, il ne digère toujours pas que j'ai pris un appartement avec Harry alors que lui habite encore ici.
_Il voulait peut être garder son meilleur ami pour lui tout seul, rigola-t-elle.
_Ne rigole pas, j'ai parfois l'impression que c'est vrai. Il est pire que maman. Quoique non, puisque maman a pleuré quand je suis partie et que lui a seulement fait la tête.
_Mais quand même ! Il faudra bien qu'il se fasse au fait qu'un jour j'aurai un copain et que je fonderai une famille.
_Dis donc Hermione, ricana la rouquine, tu as casé Draco Malfoy et « fonder une famille » dans la même conversation. Tu es sûre qu'il n'y a jamais rien eu entre vous deux ?
_Ginny, la ferme. »
« _Gin, chuchota Harry à sa copine alors qu'ils étaient dans leur lit. Tu penses quoi du projet de Hermione ?
_De rouvrir l'affaire Malfoy, demanda-t-elle alors qu'il acquiesçait. Et bien si elle dit juste, et je sais qu'elle dit la vérité, il mérite d'être sorti de prison.
_Tu n'as même pas envie de lui faire payer ce qu'il a fait durant Poudlard ou même en tant que Mangemort ?
_On n'a pas la preuve de ce qu'il a fait. Puis même, il a sauvé Hermione. C'est suffisant tu ne crois pas ?
_Je crois.
_Il ne mérite pas d'aller à Azkaban pour ce qu'il nous a fait pendant Poudlard. C'était un gamin, je suis certaine qu'il regrette.
_C'est de Malfoy dont tu parles, remarqua-t-il.
_Et alors ? C'est un être humain. Il éprouve des sentiments.
_Mmh. Tu as sûrement raison. Bonne nuit ma puce.
_Bonne nuit chéri. »
Elle posa la tête sur son torse, et s'endormit presque directement, tant elle était fatiguée.
Hermione avait voulu travailler cet après midi. C'était le seul après midi qu'elle avait de libre depuis bien longtemps, et elle voulait commencer sa lecture pour la faculté. Mais c'était sans compter sur les nombreux vendeurs faisant du porte à porte.
« Non, répéta-t-elle pour la septième fois, je ne suis pas intéressée par votre Rapeltout. Ma mémoire me suffit largement. Bonne journée et au revoir. »
Elle claqua la porte et s'installa sur son canapé pour rouvrir son livre sur le droit magique. Comment voulait-elle apprendre les dates importantes si des vendeurs aux objets débiles tapaient à sa porte sans arrêt ? Elle entendit frapper à la porte.
Ne pouvait-on pas la laisser tranquille ? Elle s'était levée, avait dit encore une fois qu'elle ne voulait pas de salamandres séchées, même si c'était bon pour les rhumatismes.
Elle se rassit dans son canapé, et reprit son livre, espérant qu'elle ne serait plus dérangée de la journée. Mais à croire que Merlin s'acharnait sur elle. Elle avait commencé à mémoriser les dates les plus importantes, notamment celles sur les lois concernant la deuxième guerre, et elle avait même commencé à faire une fiche sur du parchemin, mais Merlin lui en voulait terriblement, puisque quelqu'un toqua à sa porte.
Toc Toc.
Elle grogna. On ne pouvait pas la laisser seule cinq minutes ?
« Je vous préviens, gronda-t-elle en ouvrant la porte, si vous êtes un vendeur de Mandr... »
Elle se stoppa net. Devant elle, se tenait, fière et droite, Narcissa Malfoy.
Elle était resté figée. C'était bien la dernière personne qu'elle pensait revoir un jour. N'était-elle pas censé rester cloîtrer chez elle ? Alors sonner chez une femme qui avait été son ennemie pendant des années …
« Je crois que je vous dérange, dit simplement Madame Malfoy.
_Euh, hésita Hermione. Non, entrez. »
Elle s'effaça pour la faire entrer dans son appartement, et elle ne put s'empêcher de remarquer à quel point elle avait changé. Elle se souvenait encore de la femme qu'elle avait vu à la coupe du monde. Elle se rappelait que c'était une femme élégante, charismatique et on pouvait même dire qu'elle était très belle. Puis ensuite, venait le souvenir du Manoir. Bien qu'elle essayait d'oublier ce passage de sa vie, elle avait encore en mémoire la Lady Malfoy. Les traits un peu plus durs, mais toujours très belle.
Mais maintenant …
Fatiguée, vieillie, froide. C'était ça. Elle avait tellement changée, elle en était presque méconnaissable. D'un côté, avec son fils et son mari en prison, c'était compréhensible. Mais choquant, et très troublant.
« Je ne vais pas y aller par quatre chemins, dit l'adulte. Vous vous doutez pourquoi je suis là.
_Vous avez lu les journaux » marmonna l'autre jeune femme.
Se retrouver en face de Narcissa Malfoy était quand même assez étrange, et plutôt gênant.
« J'espère que ce n'était pas un canular.
_Ce qui était inscrit sur La Gazette du Sorcier était on ne peut plus vrai. »
Elles se regardèrent quelques instants, sans se lâcher du regard.
« Pourquoi, demanda simplement la plus âgée des deux.
_Il ne mérite pas d'être là bas. »
La mère du prisonnier acquiesça, et baissa les yeux, comme pour réfléchir.
« Faites le sortir, implora-t-elle. Si vous avez besoin d'argent, ou de quoique ce soit, vous me contactez.
_Je n'en aurais pas besoin. Et personne ne doit savoir que vous êtes venue me voir d'accord ? On pourrait croire que vous me payez pour rouvrir l'enquête.
_Réussissez. Par n'importe quel moyen. Dénigrez notre famille, notre nom et moi même, mais il faut qu'il sorte. C'est la seule chose qui compte. »
Les choses étaient claires. Hermione devait faire sortir Draco Malfoy le plus rapidement possible. Et maintenant, elle n'était plus la seule à prendre ça à cœur. Elle devait le faire pour Narcissa Malfoy.
Elle n'aurait jamais pensé faire ça un jour. Elle allait se lancer dans une lutte acharnée dans le but de faire sortir son pire ennemi, et tout ça pour la mère de celui-ci, la femme qui l'avait laissée se faire torturer.
Un frisson remonta sa colonne vertébrale.
Mais de toute façon, ce n'était pas ça qu'il fallait retenir. Il fallait retenir l'amour d'une mère, pour faire sortir son fils qui lui avait sauvé la vie.
Et ça n'avait pas de prix.
À cause de tout ça, elle n'avait même pas pu réviser. Elle détestait que son organisation soit troublée ou décalée. Elle n'avait toujours pas fini son livre sur le droit magique, alors qu'elle avait espéré commencer le suivant aujourd'hui.
A vrai dire, elle devait s'y mettre depuis quelques temps déjà. Mais elle pensait à trop de chose, et à une chose en particulier. Draco. Elle savait que pour le libérer, elle devait avoir des arguments valables. Connaître sa vie, ce qu'il a vécu avant de se faire emprisonner.
Et elle n'allait certainement pas dire à la barre que Draco Malfoy méprisait les nés-moldus, qu'il le faisait savoir et qu'il n'avait rien fait quand elle s'était faite torturer. Non, il fallait qu'elle sache réellement sa vie, son passé derrière le masque de Mangemort, savoir ce qu'il avait vraiment vécu, et non ce qu'il laissait paraître.
Il fallait qu'elle aille à la fac.
À peine avait-elle prit son sac et sa baguette, qu'elle avait transplané. Comme la dernière fois qu'elle avait mis les pieds ici, il n'y avait personne. À croire que les vacances faisaient fuir les étudiants.
Monsieur Killan lui devait un café, et elle en avait bien envie aujourd'hui. À vrai dire, toutes les raisons étaient bonnes pour entrer dans son bureau. Et surtout avoir accès aux dossiers des étudiants.
« Bonjour Monsieur Killan ! S'exclama-t-elle en entrant dans son bureau.
_Ah Miss Granger, dit il avec un air heureux peint sur le visage, je suis content de vous voir là. Vous avez finalement réfléchi à mon invitation à prendre un café ?
_Et bien si vous n'êtes pas occupé on peut discuter autour d'un café bien sûr.
_Super, s'exclama-t-il en se levant de son bureau. Florian Foratôme fait des cappuccino à se rouler par terre !
_Oh et bien vous savez, si on va sur le Chemin de Traverse, on ne pourra pas être tranquille. Les gens sont en vacances, alors ils sortent et ma célébrité me suit toujours malgré moi …
_Et bien o...
_On peut rester ici ! Allez chercher les cafés, je vous attends ici ! »
Elle prit place sur le fauteuil en face du bureau, comme pour appuyer ses dires. Et cela fonctionna, puisque l'employé de bureau s'en alla chercher deux verres.
Depuis le temps qu'il lui demandait de boire un verre. Comme s'il avait une chance avec elle. Pas qu'elle ne laissait pas de chances aux gens qui s'intéressaient à elle, elle était même sortie quelques mois avec Cormac, mais même. Pas Monsieur Killan !
Hormis le fait qu'il n'était pas très gâté physiquement, mais elle ne s'intéressait pas à ça, il avait au moins le double de son âge ! Et s'il s'intéressait à elle, c'était sûrement pour sa célébrité. Elle préférait se donner bonne conscience en disant ça.
Dès que le chargé des inscriptions passa la porte, elle sauta de son fauteuil et ouvrit les tiroirs et tous les placards.
Elle trouva les dossiers des étudiants, et grogna en remarquant qu'il y en avait beaucoup trop. Et il ne fallait surtout pas qu'on la voit fouiller. C'était le renvoi immédiat.
Elle passa rapidement la première moitié de l'alphabet, et s'arrêta à la lettre N.
« Nemeris non, chuchota-t-elle à elle même. Nimao non plus, ah je l'ai. »
Elle l'ouvrit rapidement, et trouva ce qu'elle cherchait.
Théodore Nott habitait au 33 Kensighton High St.
Elle dut rassembler tout son courage Gryffondorien pour se rendre à cette adresse. Ce n'était pas très loin de chez elle d'ailleurs, mais elle n'osait pas affronter le Serpentard. Bon elle savait que si elle tombait sur Zabini, elle partirait en courant.
Nom de nom ! Elle avait vaincu Voldemort quand même ! Elle était plus forte que ça. Elle transplana à Hyde Park, pour avoir le moins de trajet à faire.
Il faisait chaud, l'air était agréable sur sa peau. Il n'y avait pas trop de monde, donc elle pouvait se balader sans se faire bousculer tous les deux mètres. Avec ce temps, il fallait qu'elle pense plus souvent à venir réviser à Hyde Park, à l'ombre sous un grand arbre. Avec un peu de chance, un écureuil viendrait la voir.
Elle arriva rapidement au petit immeuble. Trop rapidement d'après elle. Elle monta les escaliers, jusqu'à voir le nom Nott inscrit sur la porte. C'était la troisième du deuxième étage. Cependant, sur celle-ci, il y avait aussi inscrit Zabini et Parkinson. Ils avaient donc pris une colocation ?
Elle voulut prendre ses jambes à son cou, mais elle ne devait pas s'écouter. Il fallait qu'elle ait des réponses à ses questions. Et c'était maintenant ou jamais. Elle n'aurait justement jamais la force de revenir.
Elle frappa des faibles coups, priant pour qu'il n'y ait personne, malheureusement, des bruits de pas se firent entendre, ainsi qu'un rire cristallin. Merlin, ils étaient là.
La porte s'ouvrit sur Pansy Parkinson.
Elle toisa la brunette, avant de se décaler pour la faire entrer. L'invitée ne comprit pas directement le message, surtout venant de son ancienne camarade. Elle entra quand même dans l'appartement.
« Pans', ricana une voix qu'Hermione reconnut comme celle de Blaise, j'espère que c'est une belle fille pour que tu l'aies laissées entrer. »
Mais dès que les deux filles passèrent dans le salon, le métis perdit son sourire. Il était en colère, cela se voyait comme un hippogriffe au milieu d'un troupeau de licornes. Il se leva, et arriva à grand pas vers la brunette. Mais Parkinson et Nott s'interposèrent.
« Laissez moi, hurla leur ami. Je vais la tuer, je vais lui récrire avec les dents, les mots que Lestrange lui a écrit sur l'avant bras. Je v...
_Putain Blaise la ferme ! »
La Serpentarde avait crié sur son ami, alors que la Gryffondore était devenue blanche. Voulait-il vraiment lui faire autant de mal qu'il le prétendait ?
« T'es vraiment con quand tu t'y mets, continua de crier Parkinson. C'est la seule chance qu'on a de faire sortir Draco d'Azkaban tu m'entends ? Et je te préviens, je ne laisserai personne, et surtout pas toi, tout gâcher. Alors maintenant tu vas te taire et on va écouter ce que Granger a à nous dire. Pigé ? »
Il acquiesça durement, comme un petit garçon prit en faute. Puis ensuite, la furie se transforma en une hôte accueillante, et se tourna vers son invitée.
« Tu voulais nous dire quelque chose ?
_J'aimerais vous demander des choses sur Malfoy. J'ai besoin de savoir qui il est … réellement. C'est indispensable pour la réouverture de son procès. »
On l'invita à s'asseoir sur le canapé, alors qu'elle prenait un parchemin et une plume dans son sac. Puis comme s'ils avaient toujours été amis, les quatre anciens étudiants de Poudlard parlèrent de Draco Malfoy.
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