Honnêtement j'ai eu pitié de vous... C'est vrai quoi, le chapitre 3 ne faisait que 95 mots... Donc voilà!!!!
Alors alors? Quel personnage dans ce chapitre?
Cinq ans plus tôt
Les sables du désert gagnaient chaque année du terrain sur la ville côtière de Doha. Le Deathscythe mouillait au port et son capitaine ainsi que deux hommes de confiances étaient partis explorer la ville aux mille et une couleurs. Tout le reste de l'équipage, très peu à l'époque, avait ordre de maintenir le navire prêt à prendre les voiles au moindre signe de leur capitaine.
Ce dernier se baladait sur le marché, les yeux emplis par tant d'exotisme ; à ces yeux même les mendiants étaient dotés d'une majesté et d'une profondeur propre au peuple du désert.
Depuis son enfance son seul rêve avait été de découvrir toutes les merveilles que le monde avait à offrir et la marine royale de Sa Majesté la reine d'Angleterre avait bien peu à offrir à un rêveur tel que lui.
Les quelques membres de son équipages avaient apprit lors d'une soirée trop arrosée qu'il avait appris à naviguer dans une barque, avec pour seule repère les étoiles et le soleil. Son second avait secoué la tête, las, et lorsque, complètement saoul son supérieur sombra dans les bras de Morphée il raconta la véritable version des fait : bien plus triste et bien moins fantasque. Le véritable avait embarqué avec trop d'empressement au port de Londres et après six jours en mer la nourriture manqua. Ce fut un massacre. Simple mousse à l'époque Duo avait vu tous les membres de l'équipage s'entredéchirer pour un morceau de pain. Lorsque leur capitaine décida de jeter quelques hommes par-dessus bord pour insubordination il fut tué et dévoré. Le reste du voyage avait été un bel exemple de cannibalisme et de lutte pour la survie. Et en effet seul le natté avait survécu, un bâtiment néerlandais avait retrouvé l'épave échouée sur une île proche de Rabat et dont le seul survivant se trouvait être un gamin de douze ans enfermé dans une ancienne malle à grains avec une trace de dent marquant profondément son épaule gauche.
La suite de l'histoire n'avait pas été raconté car au moment où il allait continuer, le second croisa le regard vitreux mais grave du Shinigami.
Le second en question regardait son leader : fier et émerveillé par tout ce qui les entourait. Soudain, le jeune homme s'écarta au vue d'une troupe de cavalier chevauchant sans prendre en compte la populace autour. Alors que la vingtaine de cavalier arrivait dans sa direction il se jeta sur leur passage et d'un souple mouvement réapparut de l'autre coté de la rue une gamine apeurée blottie dans ses bras.
-Tout va bien mon Capitaine ? demanda le subordonné inquiet.
-Allons allons Wufei, il n'y a pas d'inquiétude à avoir. Je pense qu'il serait cependant nécessaire de retrouver la mère de cette fillette.
-Ces cavaliers ne respectent rien ni personne, remarqua l'asiatique.
-Tous les hommes ne sont pas justes et respectueux envers leurs prochains Wu.
-Ils devraient pourtant.
- Pour quoi vivrais-tu alors ?
Le chinois foudroya son supérieur du regard. Il avait parfois des manières qui l'exaspéraient et le poussait à la rébellion. Ca n'était jamais très sérieux, mais dans un avenir plus ou moins proche cela pourrait devenir un problème vis-à-vis de l'équipage et si Wufei Chang voulait éviter une chose s'était bien de s'opposer à son meilleur ami.
-Je ne serai pas toujours derrière toi pour réparer tes innombrables bêtises déjà !
-Pas faux.
Une femme d'âge mûr apparu non loin d'eux, le visage défait et l'œil hagard.
-Nous n'auront peut être pas l'ennui de chercher sa mère après tout. C'est plutôt une bonne chose après tout, je ne voudrais pas être en retard à mon rendez vous.
-Ne me dis pas que c'est pour une de tes conquêtes que nous sommes ici ?
-Tu ne trouves pas ça fatiguant d'être toujours en mer ? Il faut parfois s'amuser un peu dans la vie. Ne fais pas cette tête je te jure qu'elle en vaut vraiment la peine.
-Dans ce cas pourquoi avoir gardé tout l'équipage à bord, ils auraient pu « s'amuser » eux aussi.
-Perte de temps mon cher Wufei, nous serons à l'aube loin d'ici, il serait inutile de fatiguer les catins plus que nécessaire n'est ce pas ?
-Où est G ?
-Le doc ? Il s'arrange pour que nous n'ayons pas d'ennuis en ville, comme d'habitude.
Le chinois soupira de désespoir. Comme Duo pouvait être irresponsable parfois.
Ce dernier s'arrêta devant une maison close des plus banales, sans attrait particulier.
-Désolé mon ami, mais ce qui se passe ici est privé et tu ne peux pas me suivre, à moins que n'ai changé d'avis sans m'en avertir au sujet de tes divertissements?
Le capitaine connaissait son second plus que quiconque, pourquoi lui ferai t'il donc tant confiance sinon. Et il savait pertinemment que Wufei haïssait ses petites sorties nocturnes aux bordels locaux ; d'ailleurs tout ce qui sortait des conventions l'effrayait et pour lui sa seule possibilité de sexe se résumait à… rien. On était en deuil ou on ne l'était pas.
Comme il s'y attendait le jeune dragon fit une grimace horrifiée et lui fit un signe dégouté de la main, lui signifiant qu'il pouvait partir. Avant de soulever la lourde tapisserie le natté le gratifia d'une tape fraternelle sur l'épaule, seul contact qu'acceptait son homologue, puis il pénétra dans l'orifice sans se soucier plus de son camarade. L'air était enfumé et puait le sexe et la sueur à des mètres environnant. Au bout d'un ou deux couloirs tortueux le capitaine se retrouva dans un petit hall où attendait une femme d'une quarantaine d'année.
-Bienvenue aux millésimes du plaisir. Que pouvons-nous faire pour vous ?
-Je suis venu chercher un paquet, de la part de Jasmine et Iria.
-Ah oui ? Il n'y a pourtant aucun paquet ici.
-Vraiment ? Ca serait dommage vraiment. Je connais quelques dizaines de personnes qui recevrait cette information dans la minutes de ma sortie et mettrait à sac cette honnête maison de luxure.
-Avez-vous un nom pour proférer de telles menaces ?
-Seraient-elles plus effrayante si je portais un nom ? Que je rechignerais à donner ici pour toutes les raisons du monde.
-Je pense que toute cette mascarade à assez duré Milina, intervint une troisième personne.
Cette dernière se présenta près de la femme, dissimulée par une large cape. D'un mouvement fluide et gracieux il retira la capuche qui gardait son visage à l'abri des regards indiscrets. Il en ressortit un visage à peine plus vieux que le capitaine, blond comme le soleil, avec des yeux plus profond que les eaux les plus purs et les plus inexplorées du monde.
-Je suis le paquet.
Duo s'inclina légèrement.
-Votre Majesté, je suis ici pour vous mettre en lieu sûr.
-Sa Majesté le Prince Raberba n'a aucun besoin d'être mis en sécurité car il n'y a pas de lieu où il est mieux protégé qu'en ses propres terres.
-Dans ce cas, pourquoi se cacher dans un bordel ? Des dizaines de cavaliers arpentent la ville à sa recherche dans l'espoir de le faire décapiter en place publique ou de le faire disparaître dans une geôle de son propre palais.
-Vous dites que ce sont mes sœurs qui vous ont envoyé vers moi ?
-C'est exact votre Majesté. Je peux vous faire sortir de la ville et de votre présente vie pour les quelques années à venir sans aucun risque, enfin, presque.
-Milina laisse nous.
Sa voix était restée complètement calme mais elle laissa l'ordre sans équivoque. Ce garçon pourrait sans doute diriger un royaume vers sa destruction totale ou sa résurrection miraculeuse, chacun se laisserai manipuler par son sourire angélique. La tenancière ne ferait pas exception, sachant reconnaître un ordre d'un conseil. Elle s'éclipsa sans un mot.
-Qui me dit que je peux vous faire confiance ? demanda le blond avec sérieux.
-Absolument rien, répondit le natté avec un sourire malicieux.
- Quand partons-nous ?
-Maintenant. Je suppose que vous avez une garde rapprochée ou quelque chose comme ça ?
-Oui, les Maganacs. Ils sont une division de guerrier du désert. Environ une trentaine d'homme.
-Je suppose qu'ils ne savent pas naviguer ?
Le prince acquiesça, mi inquiet mi réfléchissant.
-Je n'aime pas spécialement nourrir les bouches inutiles, mais ils feront comme tous les autres, ils apprendront. Mais qu'ils retiennent bien une chose : je suis le capitaine du Deathscythe, prince ou mendiant vous me devrais tous obéissance. Est-ce clair ?
-Je suppose que le choix ne nous appartient pas. Il sera fait selon votre volonté Capitaine, contre ma vie je vous offre mon service à vos côté sur votre bâtiment.
-Rabattez votre capuche petit prince, je ne voudrais pas que l'on découvre immédiatement votre départ. Un de mes hommes à déjà transmis plusieurs directives pour votre garde, ils partiront dans deux jours vers Abou Dhabi, le relief les empêcherai d'aller jusqu'à Mascate, ils suivront donc des cours très accélérés dans le détroit d'Ormuz. Mais tenez-vous le pour dit, tant que nous ne serons pas en pleine mer d'Arabie vous ne serez pas en sécurité.
-Et pour mon peuple ?
-Nous nous sommes arrangé pour ça aussi. Demain la rumeur de votre départ parcourra la ville puis la région comme une trainée de poudre. Votre ennemi sautera sur l'occasion et se portera garant de la tristesse de votre disparition. Dans huit jours il prendra votre place en tant que régent, deux jours plus tard encore, alors que nous récupérerons les Maganacs au fin fond du golfe persique il commencera les recherches. A partir de ce moment il me sera plus difficile de vous dire ce qu'il fera. Nous ferons une halte à Karachi pour avoir plus d'information.
-C'est sensé me rassurer ?
-Sortons d'ici. Si vous êtes pris aujourd'hui alors l'espoir s'éteindra à jamais dans le cœur de votre pays.
Alors que le blond allait répliquer un bruit étouffé retentit plus loin dans l'appartement, le Prince eu la présence d'esprit de ravaler ses paroles quant au châtain il tira son sabre court dans un chuintement négligeable. Il disparu à peine quelques secondes, à peine le temps de ressortir la lame rougeoyante d'un corps au mauvais endroit et d'un esprit trop curieux.
-On part, maintenant.
D'un geste impérieux il rabattit le tissu sur le visage de l'arabe et le prit par le bras pour le tirer vers l'extérieur. Il retrouva le chinois somnolant en attendant son supérieur. Il fut réveillé par une main pressée qui le bascula face contre terre.
-Wufei, on embarque maintenant.
-Ne me parle pas sur ce ton là, on n'a pas l'armée anglaise au fesse à ce que je sache, grommela le chinois avant d'apercevoir la silhouette dissimulée. Ne me dit rien, on a encore des emmerdes jusqu'au cou.
-Tu as vu juste comme toujours, allez on n'a pas de temps à perdre.
-Qui est ce ?
-Plus tard ! rabroua le châtain. G nous attends déjà sur le bateau et si ce n'est pas le cas il nous rejoindra plus tard.
-Je déteste quand tu fais des choses dans mon dos, grommela le chinois dans sa langue natale.
Le dédale de rue les amena au port où seule une proue semblait briller aux yeux du capitaine. G était bien à bord et avait secoué l'équipage de façon à ce qu'ils puissent tous quitter la ville dès que le capitaine aurait franchi le bastingage.
-G, escortez sa majesté à mes appartements le temps de lui allouer une cabine. Faites levez l'ancre. Je veux faire sortir le Deathscyte de ce port sans un bruit ni même un murmure. Hissez la grand-voile et choquez les écoutes du foc… Qui a affalé le génois ? Et chuchotez bande d'idiots !(1) Wufei, une fois sorti, nous nous dirigerons tribord toute. Si le temps se gâte tu sais ce qui te reste à faire.
(1) Ce sont des termes de navigation. Pour hissez la grand-voile je suppose qu'une explication n'est pas nécessaire mais choquer les écoutes du génois… bref ça veut dire secouer les cordes d'une voile qu'on appelle le génois qui est utilisé par vent très doux. Je ne m'y connait absolument pas en navigation (surtout sur un bateau à voile) donc si quelqu'un à une manière plus professionnelle de faire sortir le Deathscyte n'hésitez pas à me le faire savoir.
Alors verdict?
L'apparition de Quatre et de Wufei dans le même chapitre... il va tomber de la neige, encore.
Personnellement j'aime bien ce passage, et vous?
