Coucou tout le monde !
Un nouveau chapitre où Ali fait des emplettes et les Malefoys... eh bien, sont eux-mêmes !
Alaizabel se dirigea droit vers la porte qui indiquait « accès réservé au personnel ». Juste à côté de l'entrepôt désaffecté se dressait fièrement un immeuble de bureau moldu, aux baies vitrées neuves et scintillantes sous le soleil chatoyant en cette fin de mois d'août. Il paraît que le meilleur moyen pour cacher quelque chose, c'est de le placer pile sous le nez de celui qui le cherche. Apparemment le Ministère de la Magie Transylvanien avait suivi ce dicton à la lettre : n'importe quel badaud qui serait passé devant ce bâtiment ancien mais encore en bon état aurait pensé qu'il s'agissait d'une sorte d'escalier de service peu fréquenté pour l'entreprise installée juste à côté, si le sortilège repousse-moldu n'avait pas oeuvré auparavant.
Comme à chaque fois, elle monta les escaliers en fer jusqu'au douzième et dernier étage, le seul où, chose étrange, l'ascenseur n'était pas condamné. Elle passa la pointe de la baguette de bas en haut dans l'interstice qui autrefois avait dû servir à insérer les cartes moldues d'autorisation d'accès. Les portes s'ouvrirent automatiquement sur un ascenseur classique en métal gris, sans fioritures. Alaizabel appuya sur le bouton qui venait d'apparaître à l'instant, indiquant une flèche tournée vers le haut. Aussitôt, une sensation bizarre apparut au niveau de son nombril, et tout tournoya autours d'elle.
L'instant d'après, elle se trouvait dans une petite ruelle de l'Allée Volante, suspendue au-dessus du monde non-sorcier. De la même manière que la majorité des passants, elle se garda bien de regarder à travers les parois, invisibles pour les moldus et transparentes pour les sorciers, de la rue principale. En effet l'Allée Volante avait été construite très en hauteur il y avait des centaines d'années, et bien qu'au fil du temps les édifices de la ville basse se soient élevés de plus en plus haut, aucun n'avait jamais atteint l'Allée, pas même les gratte-ciel.
Une fois arrivée à bon port, elle chercha Ellana des yeux. Ne l'apercevant pas, elle partit acheter ses manuels. Cette partie-là du shopping n'avait jamais passionné son amie !
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Au manoir Malefoy, Drago rangeait ses affaires dans ses valises en prévision de sa nouvelle année scolaire, lorsqu'il entendit ses parents parler à l'étage inférieur. Son père enfin rentré d'un voyage diplomatique, il allait pouvoir le questionner sur le fameux Tournoi, dont ils n'avaient auparavant pas eu le temps de parler assez, à son goût. Il descendit donc les escaliers et avança dans le couloir qui menait à l'entrée. En passant devant la bibliothèque, il entendit ses parents parler d'une voix basse et inquiète qui ne leur ressemblait pas.
« -Narcissa, je me demande si j'ai bien fait de m'occuper de ces moldus lors de la Coupe, si jamais ça s'apprend...
-Bien sûr que oui, Lucius, répliqua sa femme d'une voix autoritaire. Même s'ils savent que c'est toi, ils masqueront l'affaire, tu es trop important. Et puis ton visage était très bien dissimulé, il n'y a pas beaucoup de risques...
-Oui, tu dois avoir raison, Cissy...Et lorsqu'Il reviendra, il faudra que je me sois racheté de mon silence...
-En partie seulement...
-C'est pourquoi je commence dès maintenant. Mais je doute que cette action ait été réellement utile. Tabasser trois Moldus ne fera pas tomber le Ministère entre Ses mains et maintenant que j'y pense, peut-être le Maître aurait-il préféré une plus grande discrétion de notre part.
-Pas au niveau matériel, bien sûr, mais les gens ne s'y attendaient pas en plein moment de divertissement et ont eu d'autant plus peur ; symboliquement, cela a eu un impact. En revanche,pour ce qui est de la discrétion...
-eh bien, j'espère qu'Il n'attendra pas longtemps pour se montrer; Par ailleurs personne ne veut croire à son retour, Le Ministère préfère fermer les yeux en se disant que ce sont de simples "actes de malveillance" envers les moldus, des agissements de petits voyous plutôt que ceux d'un vrai groupe.
-Tu as raison, personne n'a envie d'en entendre parler.
Voyant la mine encore légèrement angoissée de son mari, elle continua de le réconforter.
- Allons, ne te fais pas trop de soucis, Lucius, tu ne Lui as peut-être pas été aussi fidèle que Bellatrix mais tu restes un excellent Mangemort, essentiel par ta position au ministère !
Drago se dit que pour une fois, il était d'accord avec les Sang-de-Bourbe, Sang-Mêlé et autres Traîtres à leur Sang: lui aussi cela l'arrangeait de fermer les yeux, surtout lorsqu'il ne devinait que trop bien ce qui risquait de se passer...
-Et en accueillant cette fille, la demi-vampire, Alaizabel, tu te feras bien voir... Hum, à son sujet, ne devrions-nous pas en toucher un mot à Drago? Pas tout, bien sûr, mais au moins lui dire que sa mèr...
-Certainement pas, Cissy! Répliqua brusquement Lucius. Il n'a pas besoin de le savoir pour le moment, et il pourrait nous attirer des ennuis!
-Comme tu veux...Mais il finira bien par deviner, non?
-Cela m'étonnerait, c'est un secret bien gardé... s'il apprend qui elle est vraiment, c'est qu'on le lui aura dit au moment voulu.
Alors comme ça, en plus d'être une demi-vampire, la future colocataire avait des choses à cacher?... Interroger, fouiner, espionner, démasquer… Drago faisait ça depuis le berceau, mais cette affaire semblait plus complexe que celles auxquelles il avait été confronté auparavant... Cette tache difficile allait pimenter son année... et, foi de Malefoy, il découvrirait ce qui se tramait!
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La clochette de la boutique tinta sur son passage. La vendeuse, étonnée d'avoir une cliente aux alentours de midi, se désintéressa brusquement de son Sorcière Hebdo spécial « Sexy Naughty Witchy » pour s'occuper de son arrivée, en d'autres termes, la saouler de questions et d'aides inutiles.
-Bonjour Mademoiselle ! Je suppose qu'on vient chercher son uniforme pour la rentrée ?
-Oui, je...
-Evidemment, la coupa-t-elle, je vais vous en chercher un à votre taille, vous faites environ 160 cm, un peu moins ? Je suis sûre que vous voulez des galons verts clairs, cela mettrait si bien vos yeux et votre teint clair en valeurs !
-Oui...
Le moulin à paroles fila vers le fond de la boutique, laissant Alaizabel un peu tranquille, quoiqu'au moins son bavardage lui évitait d'avoir à demander quoique ce soit.
Deux minutes plus tard, la pipelette revint chargée d'un paquet d'habits noirs nécessaires à l'uniforme de Durmstrang: pour l'hiver une cape, des gants et un chapeau en fourrure, munis de galons de velours, ainsi que des petites bottes féminines en cuir, également fourrées à l'intérieur; des robes à manches longues descendant jusqu'aux chevilles, galonnées elles aussi au niveau du décolleté, du bas des manches et de la robe, des paires de collants épais et une écharpe. Pour l'été, très chaud en raison du climat continental, des robes beaucoup plus courtes et légères, une paire de ballerines avec un nœud et le même éventail pour toutes les filles qui en désiraient un.
L'uniforme de l'Ecole de Magie se composait essentiellement de vêtements noirs, mais les élèves avait le droit à ce que les galons de leurs uniformes soient colorés ; le nœud, l'éventail et les lacets des chaussures ainsi que l'écharpe pouvait également l'être, mais seuls quelques coloris était accepté : brun, violet sombre, bleu foncé, gris/argenté ou vert.
Après moult essayages, Alaizabel choisit un ensemble entièrement noir, un vert, un violet et un argenté. Elle paya ses vêtements, en se félicitant d'être venue à une heure où l'Allée Volante était peu fréquentée, ce qui lui avait évité de croiser ses charmants petits camarades d'école ; ils n'auraient pas manqué de faire des commentaires sur son physique, ou sur les économies énormes que ça aurait été pour elle de n'avoir acheter que deux tenues.
Bien que sa nature de demi-vampire lui permit de ne rien manger, elle s'en alla à la terrasse d'un café et demanda une limonade, petit luxe qu'elle s'offrait. Son regard planait sur les maisons alentours, semblables à des demeures sorcières habituelles, à l'exception de leur sol aussi transparent que celui de l'Allée, et des nuages, beaucoup moins présents à cette altitude, laissaient la lumière solaire inonder la ville magique. Et elle se disait que, pour une fois, le destin semblait lui sourire. Si elle allait à Poudlard avec un petit nombre seulement d'élèves de Durmstrang, elle pourrait repartir à zéro sur le plan social, peut-être même se faire des amis qui n'auraient pas d'a priori sur elle ? Elle n'avait plus qu'à croiser les doigts...et ne pas déchiqueter la bande de petits prétentieux dès le premier jour de la rentrée (bien que ce soit très tentant), ça pourrait faire...euh, comment dire... mauvais genre ?
J'espère que ce chapitre vous a plu même s'il n'y a pas beaucoup d'action.
Si vous voulez réchauffez le cœur d'une petite auteure, n'hésitez pas à lui laisser une review ^-^
