Les personnages (sauf les Edenson) et le contexte appartiennent à Stephenie Meyer.


Chapitre 3 : Fais-moi confiance.

Je roulai vite, et ne cessai de regarder nerveusement dans moi rétroviseur. Comme s'ils allaient me poursuivre ! Néanmoins, les Edenson ignoraient l'existence du traité, et je ne voulais prendre aucun risque de confrontation entre eux et les loups. J'en vins nerveusement à me demander dans quel camp je serais, si cela se produisait.
Mon arrivée devant la maison des Black m'évita de répondre à cette difficile question.
Je me garai, sortis, et je m'apprêtais à fermer la porte de ma voiture quand je sentis deux bras brûlants m'attraper par l'arrière et me soulever du sol tandis que le rire communicatif de mon meilleur ami retentissait.

-Bella ! dit-il. Tu en a mis du temps ! Je commençai à me demander si tu n'avais pas oublié mon adresse.
-Jacob Black ! m'écriais-je, entrant sans difficulté dans son jeu. Pose-- moi par terre tout de suite !

Pendant un instant j'eus peur qu'il me lâche et me laisse m'écraser sur le sol. D'accord, je n'étais pas très haut, pour ne pas dire pas haut du tout, mais ma maladresse, elle, dépassait sa réputation. Heureusement, mes craintes furent erronées, et il me posa doucement sur le sol. Il me retourna ensuite et me regarda comme s'il me voyait pour la première fois. De mon côté, je le détaillai aussi. Incroyable mais vrai, il avait encore grandi ! Ses cheveux avaient poussé aussi, ce dont je fus secrètement ravie. De cette manière, songeais-je puérilement, c'est comme s'il était un peu moins à Sam, et un peu plus à moi.

-Que me vaut l'honneur de cette visite ? demanda-t-il avec un grand sourire.
-Ais-je besoin d'une raison particulière pour venir te voir ? répliquais-je d'un ton faussement décontracté, bien que je me sois un peu tendue. Il ne devait pas savoir.
-Bella, sans vouloir te vexer, tu n'as jamais su mentir.
-Et bien... Edward et les autres Cullen sont partis chasser et...
-Et tu t'ennuyais donc tu as voulu rendre visite à ton copain Jacob ! compléta-t-il.

J'opinai de la tête. Même si j'avais voulu lui dire la vérité, je n'aurais pas eu le courage de le décevoir.
Un vent glacé s'éleva. Je frissonnai.

-Tu as froid ? Viens, entre. Dit-il.

Sans attendre ma réponse, il m'attrapa par la main et me tira vers la porte d'entrée. À ma grande surprise, en plus de Billy, Quil, Embry, Sam et Jared étaient installés sur le canapé la mine sombre.

-Salut ! dirent-ils en même temps, la voix aussi morne que leurs figures.
-Bonjour... Répondis-je. Dites, pourquoi vous faites cette tête ?

Ils semblèrent hésiter.

-Eh bien... Commença Sam. Nous avons assisté hier à...
-Une explosion de la population lupine à la Push. Compléta Jacob.
-Oh. Fis-je.
-Bella, demanda Sam subitement sérieux, est-ce que d'autres vampires se sont joints aux Cullen ?
-Euh...Pas exactement. Répondis-je, hésitante.
-Mais encore ? demanda Jared
-Ils sont arrivés en ville hier...Les Edenson. Ils sont trois à être dans mon lycée : Thomas et Colin sont en Terminale, et April en première. Ils sont végétariens, ajoutais-je, en voyant leur mine s'allonger un peu plus.
-On les attaque quand ? demanda Embry.
-NON ! m'écriais-je.

Tous m'observèrent comme si j'étais devenue folle.

-Bella, nous ne les connaissons pas, et nous n'avons établi aucun traité avec eux. Ils représentent un danger potentiel pour les humains, nous devons les arrêter. Articula Sam
-Et une bonne bagarre, y'a que ça de vrai ! renchérit Jared.

Je le fusillai du regard.

-Les Cullen sont partis chasser, mais ils seront de retour demain. Ils peuvent régler ça seuls. Vous pourriez faire un autre traité avec eux ! Je ne veux pas que vous vous battiez, vous pourriez vous blesser ou pire !
-Je pensais qu'ils n'étaient que trois. Remarqua Jacob.
-Trois à aller au lycée. Il se peut qu'il y en ait d'autres.
-Bella, nous ne pouvons pas te laisser aller au lycée en sachant que tu peux à tout moment être victime de l'un de ces buveurs de sang ! gronda Jacob.
-S'il te plait Jake, fait moi confiance.

Je vis à son visage qu'il hésitait. Il se tourna vers Sam, comme pour lui demander son avis. Ce dernier hocha la tête, puis se tourna vers moi.

-Nous laissons trois jours aux Cullen. Si a compté de ces jours les Edenson ne sont pas venus signer le traité, nous serons en droit de les attaquer.

Je poussai un soupir de soulagement.

-Merci ! m'exclamais-je.

Les Cullen seraient de retour le lendemain, le délai des trois jours serait donc respecté. Soulagée d'un poids, je passai un après-midi très agréable en compagnie de Jacob. Je rentrai chez moi après lui avoir promis de l'appeler s'il m'arrivait quoi que ce soit. Arrivée à la maison, pris un rapide dîner et allai me coucher. Demain, Edward serait là.

Point de vue Colin Edenson.

On était mal. La fille savait. Je l'avais vu dans ses yeux lorsque la petite Weber, Angela je crois, s'était coupée à la main. Heureusement que c'était moi et pas Thomas parce que si ça avait été lui, Angela serait morte.
J'en avais parlé à Thomas et April. Ils étaient du même avis que moi.
Nous roulions jusqu'à la maison dans notre voiture, quand Thomas, qui était au volant, nous demanda :

-Qu'est-ce qu'on va faire d'elle ?
-De qui ? demandais-je
-Bah, de la fille ! la petite Swan !
-Ah.

Nous restâmes un moment silencieux.

-Nous ferions mieux d'en parler à Elena. Dit doucement April.

Elena était notre créatrice, et pour nous ce qui se rapprochait le plus d'une mère.
Thomas se gara en face de notre villa, bien trop grande pour abriter quatre personnes, surtout quand on considérait que nous n'avions besoin ni de cuisine, ni de salle à manger, ni de toilettes.

Nous entrâmes. Notre mère, Elena, était assise sur le canapé. Elle relisait pour la énième fois Roméo et Juliette, de Shakespeare. Je n'avais jamais compris ce qui l'attirait tant dans ce livre. Mais là n'était pas la question.
Elle interrompit sa lecture et se leva en voyant nos visages tendus.

-Que se passe-t-il ? demanda-t-elle, effrayée.

Je la rassurai d'un sourire, et nous prîmes place sur les deux canapés qui se faisaient face, séparés par une table basse. Nous nous servions souvent de cet endroit pour discuter.
Thomas s'assit à côté de notre mère tandis que April et moi prenions place sur le canapé, en face d'eux.

-Alors ? demanda-t-elle.

Je soupirai. C'était à moi de prendre la parole.

-Nous pensons qu'une fille de notre classe...sait.

Elena écarquilla les yeux.

-Enfin... Continuais-je, elle a des réactions bizarres.
-Bizarres ?

April soupira.

-Fait numéro un : dit-elle. Quand nous sommes allés à la cantine, une amie de Bella Swan, Jessica, je crois, lui a demandé si nous accepterions de manger avec elle.

Nous eûmes tous un petit sourire.

-C'est bien ça le problème. Dit April. Elle a éclaté de rire.
-C'est peut-être une coïncidence, dit doucement Elena.
-Fait numéro deux, enchaîna Thomas comme si rien ne l'avait interrompu, quand j'ai demandé à Angela Weber si elle voulait que je l'accompagne à son cours...

A ce moment-là, il baissa la tête, honteux. Nous savions tous que le sang d'Angela Weber représentait pour lui une tentation plus forte que celui des autres humains.

-Enfin... Isabella l'a tiré par la veste et a dit qu'elle n'était pas intéressée. Elle avait l'air totalement paniquée.
-Fait numéro trois, continuais-je, cette même Angela s'est éraflé la main sur sa table, aujourd'hui. Elle à saigné. J'ai retenu ma respiration, mais je ne pouvais pas détacher mon regard du sang... Bref, Bella à super bien réagit. Elle m'a lancé un regard paniqué, puis elle s'est mise entre Angela et moi pour me cacher la vue du sang, et elle l'a emmenée à l'infirmerie. Je te jure, c'est comme si elle savait quoi faire...

Un long silence suivit ces paroles. Ce fut Elena qui le brisa :

-Mais comment aurait-elle fait pour savoir ?
-La question n'est pas là, coupa Thomas. Ce que nous devons nous demander, c'est qu'allons-nous faire d'elle ?

Derechef, April soupira.

-Les lois concernant le secret sont très strictes. Cette fille n'aurait rien du savoir. Elle peut révéler à tout moment la vérité.
-J'aime bien cette ville, je n'ai pas envie de partir ! gémit Elena.
-Nous n'avons qu'une seule solution, repris-je.

Tous les regards se tournèrent vers moi.

-Si ce n'est pas nous qui le faisons, ce seront les Volturis, ils finiront par connaître son existence.
-Ça ne me plait guère, mais nous n'avons pas le choix, grimaça Elena. Nous nous occuperons d'elle demain.
-Par la même occasion, on pourra lui demander comment elle sait ? suggéra Thomas.
-Bonne idée.

La discutions s'arrêta là. Le lendemain, Isabella Swan serait morte.


Mouhahahahaha on est trop sadiques !!! On va vous faire poireauter jusqu'au 24 février !

Le brevet blanc s'est bien passé, merci pour celles qui ont demandé.

A+

Abyss et Tara