Hellooooooo et bonsoir pour ce nouveau chapitre de Mon problème est ton problème. Avant tout, j'aimerais vous remercier pour votre lecture assidue (moui moui) et pour vos commentaires. Je ne vous cache pas que j'aimerais en avoir plus, mais vous savez, Les reviews c'est comme l'argent, plus on en a, plus on en veut. Mais quand même! Merci! :)
Petite précision sur ce chapitre: Lucius n'est pas censé ramener sa fraise (ou son Foigras pour ceux qui suivent...), mais en commençant cette histoire, je n'avais pas fait de recherche sur ses années de naissance.
Eeeeeeeenfinbref (ma famille d'abord), lonne becture!
Chapitre 4: Tout cela m'apparait de plus en plus sale les gars...
Nan mais il va pas bien ou quoi ? D'abord il veut écouter ma musique et après il se colle à moi comme pas permis.
Après mûre réflexion, je vais pas le casser parce qu'il est super sympa. Et parce que c'est pas désagréable non plus (oui je suis perverse, et alors ?). Je jette un rapide coup d'œil à Lily qui a l'air de s'amuser de la scène, vu comment elle sourit en « lisant son manuel de métamorphose ». Et tout le monde sait qu'on ne peut pas autant prendre son pied (si ce n'est même pas du tout prendre son pied) en lisant son livre de métamorphose… Et pourtant, moi, étant une métamorphomage, je devrais beaucoup aimer la métamorphose…
Que nenni ! Suivre cette matière c'est s'infliger d'utiliser sa magie pour des trucs sans intérêts qui ne te serviront jamais a rien.
Nan sérieux, dans une situation difficile/mortelle, qui va utiliser la métamorphose?
« Oh un dragon ! Mais... Nous risquons de mourir carbonisés comme les brochettes de ma mère si nous ne faisons rien ! Viiiiite... Transformons-le en fauteuil type Louis XVI à masure acajou ! »
J'exagère à peine. Bref. Revenons-en au sex-symbol qui prend ses aises à mes côtés en secouant la tête au son de la bonne musique, en me lançant des petits sourires par-ci par-là.
Faut que je trouve un moyen de le faire partir sinon…
Je ne préfère pas finir ma phrase. Même si elle est mentale.
Tiens, encore cette odeur que j'ai sentie tout à l'heure. Une odeur de… Nan, impossible !
J'hallucine. Une bonne petite hallucination à cause de cette folie hormonale qui me guette.
Mer…credi ! Il se serre encore à moi. Il se penche devant moi pour regarder à la fenêtre. Mec y'a que du vert à regarder dehors, vire de là ! Trop beauuuuuuuu. Et ses cheveux ! Magnifiques. Couleur miel. MIEL quoi. Personne n'a les cheveux miel normalement. Ce n'est pas une couleur. Il me touche le bras pour me montrer un aigle qui passe par là.
Arrêteuuuuh, sinon je vais te sauter dessus devant tout le monde.
Bon. Faut que je bouge là, sinon je vais craquer. J'enlève mon oreillette et lui donne :
-Tiens Lup…
-Remus.
-Si tu veux. Je vais faire un tour, prends les deux écouteurs.
Ooooooh... Je suis d'un calme athénien. Je me fais plaisir là.
-Ok, merci.
A peine lui ai-je donné l'écouteur que je sors, prenant soin de bien refermer la porte derrière moi, rassurée d'avoir échappé à cette horrible mais passablement agréable situation. Derrière moi, j'entends des éclats de rire et Remus qui demande à Lily :
-Qu'est-ce que j'ai fait ?
TU SAIS TRES BIEN CE QUE T'AS FAIT !
Mais peut-être un peu moins ce que ça me fait.
Aaaaaah Mumus, comment t'expliquer ?
Note à moi-même : Si un jour je suis courageuse et/ou bourrée, je lui lancerai une phrase du style « J'adore ton esprit tu sais, mais je crois qu'il arrive à égalité avec ton magnifique corps élancé et finement musclé tel l'apollon que tu es. Oui oui, j'ai matté. Et pas qu'une fois je vais te dire. »
Seulement je ne lui dirai pas, car je ne bois pas et que je suis couarde.
Ah mais vraiment j'ai teeeeellement ma place à Gryffondor.
-Rien, t'as rien fait, lui répond Lily, elle est bizarre parfois… (Je t'en foutrais du bizarre ! Traitre ! Cafard !)
Faut que je me calme, faut que je me calme. Om… la paix intérieure. Voilà c'est ça. Ton toi profond doit se calmer Amy. Penser au Sheng Fui et toutes les conneries nippones* du genre. En plus c'est pas comme si une personne encore plus horripilante que n'importe qui pouvait arriver pour me faire chier. Nan, après tout y'a qu'une personne qui risquerait de m'énerver plus que je le suis maintenant. Et il ne risque pas de…
-Eh, Malfoy… (Ton employé : fouine ou serpent, donc soit un sale rapporteur à la famille Malfoy pour mes nombreux « déshonneurs », soit juste un sale con.)
De venir me faire chier maintenant. Nan ! Qu'ai-je fait à Godric Gryffondor pour mériter ça ?
Trop de choses je crois bien.
-Salut Malfoy, contente de te voir.
Quelle situation étrange, une discussion de Malfoy à Malfoy. Pouah ! Pas glop !
Ouais ouais, pas très contente quand même. Mais bon, ça je lui dis pas… Des fois qu'il pense que je l'aime bien.
-Ce n'est pas réciproque.
En même temps gars c'est toi qui vient chercher l'embrouille là. Enfin je dis ça je dis rien.
Mais je le dis quand même.
-Mais pourquoi donc, Lucius ? (Dit avec un sourire de faux-cul. Soit le sale sourire Malfoy.)
-Ne salis pas mon prénom avec ta bave de crapaud !
-Comme je le dis, vaut mieux avoir une bave de crapaud plutôt qu'une face de.
-Ca tombe bien, je n'ai aucune des deux.
Ah pardon, mais là je dois dire que je ne suis pas d'accord.
-C'est vrai, excuse, toi t'as la face de la déjection de derrière de Scroutt.
Et biiiiim. C'est ce qu'on appelle une sale remise en place.
Il grogne.
-Alors, pas d'autre réponse que tes grognements de tarlouze ? Non ? Tant pis, je m'en vais. A plus.
A peine me suis-je retournée dans le but de partir qu'il sort sa baguette. Non mais tout de suite, on monte sur ses grands hypogriffes. C'en serait presque lassant.
Je fais un petit ricanement histoire de le faire chier autant que lui me fait chier en ce moment, et :
-Tu es tellement prévisible LUCIUS.
-Pas du tout.
-Un Sang-pur qui se met à la botte de CDONDPPLN à 17 ans est forcément prévisible. (Quoique je ne sais pas s'il y est vraiment là maintenant tout de suite. Je ne fais que supputer.)
-Qui ?
-T'es con ou tu le fais exprès ? A la botte de Voldemort.
-Tu oses dire…
-Son surnom de merde ? Bien sûr ! Je n'ai jamais eu peur de prononcer un nom. Et encore moins de lui.
FAUX ! L'homme est vraiment glauquement effrayant. Le pire c'est qu'il est plutôt super charismatique, du coup ça fait encore plus peur. C'est un peu une espèce de mini-Sirius-Black, en plus vieux, plus moche, plus écailleux, et moins « angélique ».
Soit plus dangereux. BEAUCOUP plus salement dangereux.
Et salement cool aussi.
Même si ça fait un peu croque-mort de dire ça.
-Tu ne mérites en aucun cas de le dire. Et tu vas payer pour cet affront ! Furonclus!
Oups, je suis salement dans la merde là.
-Protego!
Mais qui est le fou qui a osé me protéger, que je l'embrasse ?
Nan ! Pas possible ! Mais d'où il sort Lui?
Malfoy boy se rend compte que le combat est encore moins égal qu'avant (oui c'est vrai que je faisais moins la fière i secondes de ça) et se tire à toute vitesse.
Des remerciements s'imposent, il me semble.
-Merci beaucoup !
Simple, mais parfaitement approprié. Comme toujours chez les Malfoy.
...Bwwwh. J'ai passé trop de temps chez moi. Beaucoup trop.
-De rien Amy ! J'allais pas te laisser te faire ridiculiser par ce crapaud tout blond !
Mais qui est ce bel inconnu ?
Evan Rosier, mon beau gosse d'ami et actuellement sauveur de jeune demoiselle en détresse. Les voix silencieuses à qui je parle dans ma tête (schizo-mode « on ») doivent se dire : comment ça se fait qu'il lui parle alors que c'est une sale traîtresse à son sang ? Eh bah en fait, en première année, quand je suis entrée à Gryffondor, j'étais pas à la limite de pleurer, j'ai vraiment fondu en larmes (sale Choixpeau de mon royal postérieur). La bande à Rosier, déjà constituée alors que ça faisait même pas une heure qu'on était arrivé (si c'est pas beau les réseaux parentaux. Bah d'ailleurs, j'étais pas avec eux dans le train ? Hmmm. Bonne question), m'a vue et s'est dit que ce n'était pas de ma faute et que je n'étais pas une traîtresse à mon sang (innocence enfantine). Par conséquent, ils pouvaient me parler sans être déshonorés. C'était pas vraiment l'avis des autres familles. (Malfoy branche cousine par exemple. Black branche cousine de Black version rouge et or. Tiens d'ailleurs celui-là il m'a battue question problèmes de maison. Oh la rouste qu'il s'est pris. E-pique. Huuuuum, tant que j'y pense, je suis la seule à faire des parenthèses dans ma tête?) En plus je trouve pas ça si grave d'être à Gryffondor. OK presque tous les sales-Sang-Pur sont à Serpentard, mais y'a pire que Gryffondor. J'aurais pu être à Poufsouffle par exemple. Allez. Faut le dire. ÇA, c'est sale.
J'ai une sale tendance à dire sale aujourd'hui.
Brrrrrref. Faut que j'arrête les digressions moi.
-Alors…T'es au courant ? je lui demande, connaissant parfaitement la réponse à ma question.
-Bah ouais ! T'as des questions bêtes toi parfois !
-Entre nous, ça craint.
-Et franchement, vaut mieux que tu te maries avec moi plutôt qu'avec Black nain.
-Nan, sans blague ? Après tout, si je me marie avec lui, je ne serai que réduite à vivre avec un mec d'un an de moins que moi, Black de surcroît ce qui fait que je serai la cousi... Euh non attends... La BELLE-SŒUR de Sirius ! Oh non, tout mais pas ça. Tuez-moi. Ah ouais et j'oubliais le meilleur : je serai mangemort martyrisée.
-Sur le coup, je crois que tu toucherais le fond.
-Je vais me suicider tu veux dire. Mais merci du soutien Evan.
-Remarque, avec moi, tu seras certainement aussi mangemort martyrisée.
J'ai l'impression que l'idée ne l'emballe que vraiment très moyennement.
Cool, je me sens moins seule.
-Je sais. Mais ce serait moins dur. En plus, toi t'as le même âge que moi, t'es pas un Black, entre nous là tu gagnes beaucoup de points, et même si t'as un nom de jardinier (sympa le froncement de sourcils. En fait à la réflexion, ça ira bien avec mes capacités de montage de maisons de jardins suédoises et peinture sur bois), toi t'es canon au moins.
Stop. Arrêt sur son/image/tout ce que ma schizophrénie veut.
J'AI SORTI QUOI LA ? !
Oh bordel. Sale bouche incapable de se contrôler. Ou de se concentrer. Ou les deux.
En même temps c'est un brun. Un brun avec des yeux sombres et un sourire en coin. Grand, fortement musclé car joueur de Quidditch assidu. Waoutch, finalement je ne serais vraiment pas mécontente. Pas heureuse, mais pas mécontente.
-Euh t'as rien entendu d'accord ?
-Merci Amy, c'est sympa ce que tu dis pour une fois. Mais tu sais, quand t'es blonde et bien coiffée, et surtout quand t'as pas cette horrible frange sur les yeux, t'es jolie aussi.
No way.
-Ne parle pas de cette couleur, je t'en prie.
-D'accord, changeons de sujet. Allons vers le encore plus désagréable. J'ai vu ton nouvel exploit pour foutre ton père en rogne.
Grand sourire de lionceau conne. Enfin de lionceonne. Enfin un grand sourire de lionconne quoi.
-Je frappe bien, hein ?
-Arrête au moins une fois les conneries, tu verras que ta vie sera plus sereine. Sans rire, tu lui as presque décollé le nez quoi.
-Tu sais que j'aime trop les ennuis pour arrêter de m'en créer. En plus, revenons à ce coup de poing, il n'est pas le seul à avoir eu mal. J'ai cru que je m'étais éclaté les phalanges en lui éclatant le nez. Tiens tu veux voir?
Je brandis mon poing gauche devant lui, et il recule un peu, par peur inconsciente que je me remette à distribuer des patates dans le nez.
Pff, gamin.
Je disais donc que j'exhibe mon poing fièrement, où traine sur mes phalanges une légère trace bleutée.
Dis donc, ça guérit vite. C'était noir tout à l'heure.
-Je ne suis pas vraiment impressionné tu sais. Tu devrais me voir après un match de Quidditch, tu ferais moins la maligne.
Il rabaisse mon poing d'un doigt, un petit air dédaigneux salement et typiquement Sang-Pur sur la face.
Hin. Tu devrais venir me voir une fois par mois. Tu tomberais vite fait dans les pommes mon gars.
-J'y penserai. Entre deux colles ou conneries.
-Et si t'arrêtais? T'aurais plus de temps pour profiter de la vie et faire des activités sympas, genre aller voir ton ami Evan par exemple, qui ne te voit pas pendant l'année.
Quelle déclaration.
-Comme diraient nos amis germaniques : nein.
Il pousse un faux soupir à fendre l'âme. (Cette expression est ridicule. A supposer qu'on en ait une, l'âme est indivisible, non ?**. Mais bon, avec les sales-Sangs-Purs, on apprend à se plier à tout, même au plus insupportable.)
-Ok, mais je t'aurai prévenu.
-M'en fous que tu me préviennes. Après tout je suis une Gryffondor, je suis une « rebelle ».
-Et moi je suis un Serpentard, je suis un « méchant » et un fourbe.
Oh oui mais tellement sexy le bad boy ! Tiens nouveau surnom.
-Bah si on part sur les clichés bad boy, on y passe la nuit.
-On n'aura pas le temps de finir, regarde, ta famille t'envoie quelque chose.
Je vois effectivement le hibou grand duc de ma mère qui frappe au carreau du train.
Je le fais entrer, et prends la lettre. Avant de s'en aller, il me mord la main. Sale piaf.
-Tiens, voilà ! A force de le faire chier, ton père monte les animaux contre toi ! dit Evan en explosant de rire.
-Arrête, c'est pas drôle. Cet imbécile de hibou m'a mordu tellement fort que je pisse du sang partout. Quel sale piaf. Ça m'étonne même pas qu'il soit au service de la famille. Ils savent bien les choisir chiants et psychotiques, à supposer qu'un animal soit psy...
-Amy.
-Oui pardon. Je m'égare.
-J'ai l'habitude.
Eh bah ça fait plaisir. MERCI.
-Et si tu ouvrais cette lettre maintenant ?
-Ouais ouais deux secondes. Faut quand même que je me rince.
Faisons quand même une rapide évaluation. Les toilettes ne sont pas le wagon à côté, et la blessure devrait vite guérir.
- Finalement je vais l'ouvrir malgré mon hémorragie au vu de ta curiosité.
Il lève les yeux au ciel devant mon comportement tout à fait débile selon lui, hilarant selon moi, mais ne rajoute rien. Bref.
J'ouvre la lettre qui m'a value une main pissante.
-Alors, c'est quoi ?
Deux secondes Coco.
-Si tu me laisses le temps de lire la lettre, je pourrai te renseigner, Evan Bad Boy Rosier. Si en conséquence tu pouvais fermer ta bouche...
Gracias.
Alors…
Ma chère Amy,
Tu es donc au courant du projet de ton père : il veut te marier. Tu penses bien que je m'y suis fermement opposée. Mais pour la première fois, ton père est resté borné. Je soupçonne Belle-maman Malfoy d'y être pour quelque chose. Et ça ne me plait pas.
(A moi non plus.)
A l'heure où je t'envoie cette lettre, ton père vient de prendre la décision à propos de ton futur mari. Tu te souviens très bien je suppose que tu avais le choix entre Regulus Black et Evan Rosier. Au début, ton père voulait opter pour le pire parti pour toi et je n'aurais pas été enchantée de devoir voir ta nouvelle belle-mère plus que maintenant. Donc finalement, j'ai réussi à convaincre ton père de choisir…
C'est marrant comme j'adore le suspens, pas toi ?
Toujours pas de réponse. Ligne d'en dessous peut-être ?
Je sais je te saoule royalement.
(Ma mère écrit super jeune je trouve… Faudra corriger ça !)
Bon, le suspens a assez duré.
Ton futur mari est…
Le jeune et beau…
Evan Rosier.
Je t'embrasse chaleureusement.
Sophie Malfoy-Villermont
Ta mère adorée (mais adorée adorée hein?)
(Ma mère a pété une durite.)
Un soupir de soulagement m'échappe, ce que remarque Evan vu qu'après il me demande :
-Alors ?
-Lis par toi-même.
Je lui tends le papier. Il le prend, le regarde à peine une seconde puis relève la tête et fronce les sourcils.
-C'est une blague ?
-Quoi ?
-T'as pris autant de temps pour lire une page vierge ?
-Mais qu'est ce que tu racontes ?
-Tout ce que je vois sur ce papier ce sont les traces de sang que tu as laissé dessus.
-File.
Je reprends la lettre et la lis parfaitement normalement. Pas un mot n'a disparu. Certes il y a un peu de sang sur la feuille et la trace rouge en dessous du nom de ma mère mais… C'est lisible !
A supposer qu'il sache lire.
-Je comprends pas.
-Moi si.
Nia nia nia, je me crois plus intelligent que tout le monde. Je lui tirerais bien la langue futilement, mais c'est futile.
-Je t'en prie, éclaire ma lanterne.
-Ta mère a écrit une lettre Scellée au Sang.
Mais ouiiiiiiiiii bien sûr.
-Une quoi ?
-Tu te souviens pas ton dernier cours de sixième année ?
Mais bien sûr que si enfin, même que je les relis toutes les vacances pour arriver avec un niveau béton en septième année.
-Voyons Evan ! Tout le monde sait que je n'écoute pas en cours.
-Tu ferais bien, ça t'apprendrait des trucs et tu remplirais ta tête vide.
Impossible, j'ai déjà essayé.
-On va dire que je n'ai pas entendu et que par conséquent, je ne vais pas te faire subir le même sort qu'à mon père.
-Je ne mérite pas ta bonté.
-Je sais continue.
-Donc une lettre Scellée au Sang est une lettre qui ne peut être ouverte que par des personnes ayant le même sang coulant dans leurs veines.
-Mais en ce cas là, Foigras aurait pu la lire.
-Je suppose que tu parles de Lucius (j'acquiesce). …trange surnom (j'acquiesce). Eh bien non, il ne possède pas exactement le même sang que toi.
-Heureusement d'ailleurs. Mais ça fait quoi ?
-Quel nom ta mère a-t-elle mis sur cette lettre ?
-Malfoy-Villermont.
-Ca indique qu'elle veut seulement que les personnes portant les sangs Malfoy et Villermont puissent lire cette lettre. C'est pour ça que ni moi, ni toutes les autres personnes de ce train ne pouvons lire ta lettre. Mis à part ton frère bien sûr, mais je pense qu'il ne prendra même pas connaissance de cette lettre, si elle concerne ce que je pense.
Tu penses juste bad boy.
-Putain, elle gère ma mère.
-Ton langage Amy (je lui tire la langue futilement (oui j'ai craqué) et il répond de la même manière. Pfff. Je le croyais plus mature). Bref. Mais le plus important, c'est que si une personne veut ouvrir la lettre, qu'elle soit de la famille ou non, elle doit verser son sang sur la feuille de papier Scellée au Sang.
Normal. Pas du tout psychopathe/sadomasochiste comme système. Je ne vois pas pourquoi ça devrait choquer quelqu'un...
-Donc c'est pour ça que je me suis fait mordre par le hibou.
-Ouais.
-Pour que je verse le sang sur la feuille.
-Ouais.
-Mais si je m'étais lavée la main, ça n'aurait pas marché.
-Ouais.
Il commence à me gonfler lui.
-Dis Evan ?
-Ouais ?
-Arrête de dire ouais, ok ?
-Ouais.
-Nan mais maintenant.
-Ouais Ouais.
-Non mais tu m'agaces là.
-Ouais.
-Mais ça n'a pas de sens ta réponse.
-Ouais.
...
La paix intérieure, le Sheng Fui et tous les trucs comme ça ne peuvent pas marcher sur moi, sinon je n'aurais pas tout le temps envie de craquer. Et là, je vais craquer.
-Tu veux que je fasse un geste que je vais regretter, pas toute ma vie je te rassure, mais pendant au moins 5 minutes ?
-Ouais.
-Ok, si c'est que tu veux…
-Ouais.
Ça va salement saigner.
-WAZAAAA !
Pourquoi je ne me maîtrise jamais ? On m'explique ? Après tout, je ne viens que de me jeter sauvagement sur lui. Ce qui, soit dit en passant, n'a donné qu'un résultat pitoyable. Evan est mort de rire, en m'emprisonnant dans ses bras comme si j'étais une petite fille de 6 ans. Oh tu vas voir si j'ai 6 ans...
Je lui fous une magis... Non gigastrale baffe. Je l'ai donnée tellement fort qu'il en tombe à la renverse. Et vu qu'il me tenait, on se retrouve comme deux cons sur le sol du wagon à sa battre comme des chiffonniers. Enfin gentiment, sinon je pense qu'on serait tous les deux en train de pleurer (ne minimisons pas sa force).
-Mais c'est qu'elle m'a fait mal ta baffe.
-T'as cru que je frappais comme les groupies ou quoi ?
-Je n'en ai jamais douté.
-Ah ouais ?
-Ouais, en te voyant sous ta forme de blonde, on se dit forcément que t'es une groupie d'ailleurs. De Black hein, cela va de soi.
Je m'approche assez de lui pour qu'il m'entende chuchoter.
-Tu vas regretter que je ne sois pas vraiment une quiche sans cerveau, chéri.
-Tu es donc ma future femme, ma biche ?
Tiens je n'avais même pas réalisé. Je vais me marier avec le mec sur lequel je repose actuellement.
Evan et Amy Rosier.
Amy Rosier.
Mon dieu que c'est bizarre. Mais ça pourrait être pire. Amy Black. C'est VRAIMENT bizarre. Horrible même.
Là, en y regardant bien, je pourrais m'y faire.
-Ouais, mon bouchon, je finis par répondre. Heureux ?
Il perd son sourire moqueur, et me regarde d'un air on ne peu plus sérieux. Je pose une main sur son épaule et une autre sur le sol à côté de lui. Il approche son visage du mien et repousse sa frange longue de devant mes yeux.
Pfouu. Il a des beaux yeux lui aussi. Dans le genre profond et sombre.
-Je pense que j'arriverai à m'y faire ma petite vahiné.
Je commence à lui caresser les cheveux. C'est qu'on s'y prête facilement à son jeu. Très facilement.
-Tu es sûr, mon cœur d'amour ? (Je me surpasse là. Tant en self-control qu'en surnoms débiles.)
-Presque.
Il approche son visage du mien et je ferme les yeux.
-On ne vous dérange pas trop ?
*Je n'ai rien contre nos amis japonais bien sûr. J'adoooooore les sushis ! (Et je n'ai pas du tout de préjugés.)
**demande ça à Voldemort
Bon eh bien j'espère que ça vous a plus. Je posterai mon chapitre comme prévu mercredi malgré tout! A bientôt pour:
J'ai 17 ans, oui. Je ne méritais que partiellement tout ça, non ?
