La
peur me gagne. Et si finalement je ne voulais plus savoir ? Et si je
préférais l'anonymat ? Et si c'était quelqu'un
que je déteste ? Le verrais-je d'une autre façon ou
est-ce que je le détesterais comme avant ?
Mais si ça
se trouve c'est un inconnu ! Pas de panique Harry ! C'est sûrement
un vampire fan du héros ! Oh non… pitié, que ce ne
soit pas ça !
- Tu sais que tu paniques pour rien, là ? me lance l'inconnu avec amusement.
Je le regarde avec incompréhension, ce qu'il remarque tout de suite vu qu'il reprend la parole :
- Je suis très bon legilimens... Et maintenant pour répondre à ta question...
La tension était palpable entre nous.
- Je suis...
-
Attendez ! criai-je, saisi d'une panique irraisonnée.
-
Tu ne veux plus savoir ? me demande-t-il étonné.
-
Si, bien sûr que si ! Disons que... j'ai peur d'être
choqué ! Et j'aimerais... que nous... une dernière
fois... bafouillai-je.
Il sourit avec un amusement non
dissimulé. Ce sourire. Ces dents. Ses crocs qui griffent ma
chair, qui se plantent dans ma gorge.
J'ouvre les yeux d'un coup
et me jette sur ses lèvres, si roses, si douces, si
masculines...
Ses yeux pétillent de malice mais un voile de
pur désir assombrit les iris déjà noirs.
Il
joue avec ma lèvre inférieure, il me la mordille, il
tire dessus avec ses dents. Il me fait une légère
entaille et lèche mon sang avec délice, avec
provocation. Je gémis contre sa bouche. J'en ai marre de gémir
comme une vierge ! Je vais le faire gémir, le faire
crier...
Je le prends par les épaules et le plaque contre
le mur près de la fenêtre. Il a éveillé
une bête qui sommeillait en moi. Je ne me reconnais pas...
Je
détache un par un les boutons de sa chemise rouge sang en
frôlant du bout de mes doigts son torse puis je glisse ma
langue sur cette peau pâle. Je dessine des arabesques et un
chemin vers l'objet de toutes mes pensées. Ce pantalon en
toile si moulant laisse mon esprit imaginer ses fesses, et cette
bosse qu'il ne peut cacher.
La ceinture saute et j'ouvre
délicatement le pantalon en évitant de toucher l'objet
de son plaisir, l'objet de mon plaisir...
Le pantalon en toile
vole vers le bureau, bientôt suivi de la chemise que j'avais
laissée sur ses épaules.
Je remonte vers son visage et le baiser se fait sauvage, installant un rapport de dominant à dominé, excitant, provocant... Je me colle contre lui sous l'effet du baiser, je le prends par les fesses et le colle contre moi.
J'embrasse sa mâchoire, sous l'oreille, je lui mordille le lobe et lui susurre :
- Je sens que tu vas aimer ça...
Je l'embrasse profondément
et me baisse rapidement, une fois à genoux devant lui je lui
caresse les cuisses tout en enlevant lentement ce sous-vêtement
définitivement trop gênant.
Son érection se
dresse désormais en face de ma bouche. Je me permets de rougir
pendant un millième de seconde avant d'humidifier mes lèvres.
Ce geste qui pourrait passer pour de la provocation est juste un tic.
Il avance ses hanches vers ma bouche mais je l'attrape par les
cuisses et le plaque contre le mur, c'est moi qui fais la fellation,
c'est moi qui fais la loi.
Mon sourire est charmeur, dangereux. Je
lui lance un clin d'oeil qui veut tout dire...
Mon souffle chaud
sur son érection lui envoie des secousses dans tout le
corps.
J'empoigne son membre de toute ma main et commence à
faire de légers va-et-vient. Rapidement l'homme en face de moi
m'attrape par les cheveux et me pousse à prendre son érection
en bouche. Un sourire narquois naît sur mes lèvres. Je
prends donc d'abord le gland en bouche et le suçote comme si
c'était une énorme sucette.
Je me retire et le
reprend d'un seul coup entièrement en faisant des va-et-vient
beaucoup plus rapides. Les sensations m'ont fait relâcher la
pression sur ses cuisses, il est désormais libre de ses
mouvements. Il maintient ma tête fixe et son gland tape contre
le fond de ma gorge. Je serre fortement les lèvres et il ne
tarde pas à se lâcher dans ma bouche. J'avale d'un coup
et remonte l'embrasser avec douceur.
Il embrasse ma mâchoire, mon cou, ma clavicule et remonte à mon oreille qu'il me mordille, tout en susurrant d'une voix rauque :
- Je veux te sentir en moi...
Je l'attire vers le lit et l'allonge tout
en l'embrassant. Je n'ai jamais fait cela mais s'il a confiance en
moi comme ça, c'est que je suis capable de le faire.
Grâce
à la magie sans baguette, j'attire le tube de lubrifiant qui
était sur la table de nuit de l'inconnu, j'évite de lui
poser des questions, ce n'est pas le moment.
Je l'embrasse
tendrement, il écarquille les yeux pendant un millième
de seconde. Alors que je continue mon exploration dans son cou, je
mets du lubrifiant sur mes doigts et lentement j'en rentre un, il
bouge les hanches pour me pousser à continuer mon exploration
de son antre. Je glisse un deuxième doigt puis un troisième.
Il se crispe un instant et se force à se détendre mais
malgré cela son anneau ne se détend pas.
Avec mon
autre main, je caresse son membre et ses bourses. Lentement l'anneau
se desserre et il gémit. Je fais durer le plaisir pendant
quelques minutes, le temps d'étaler du lubrifiant sur mon
érection et de mettre un coussin sous ses fesses. Je me place
devant son intimité et le regarde dans les yeux. Je sens qu'il
se presse contre mon érection. Tout en gardant le contact
visuel, je me glisse en lui avec douceur. Une fois entièrement
en lui, je reste immobile, attendant le feu vert de mon amant. Je
gémis quand mon vampire bouge ses hanches pour avoir beaucoup
plus.
Je ressors et rentre d'un seul coup, sous le coup mon amant
se cambre et gémit fortement. Mon dieu que c'est bon
d'entendre ses gémissements…
Je recommence plusieurs fois
et une fois habitué au pilonnage, je reste à
l'intérieur, accélérant le rythme des
va-et-vient. On ne tarde pas à voir le septième ciel.
Des gouttes de sueur tombent de mon front sur son ventre et elles
roulent vers le cou de mon amant. Avec ma langue je retrace son
chemin et remonte l'embrasser.
- Veux-tu savoir maintenant ?
me demande-t-il.
- Oui...
Je me resserre contre lui comme si j'avais peur de le perdre. Mais c'est ça ! J'ai peur de le perdre. Je... je l'aime ?
- Severus Rogue...
Je
l'embrasse, au fond c'est comme si je l'avais toujours su. Je
m'endors sous le regard surpris de mon amant. J'ai désormais
le coeur léger.
Je m'endors l'esprit tranquille.
Endormi, je n'ai pas entendu Severus me dire "Je t'aime"...
Epilogue
Manoir Potter-Rogue
-
Eileen, où es-tu ? hurle mon mari.
- Sev', laisse ta fille
un peu tranquille ! dis-je.
Alors que Severus s'entête à chercher notre fille, moi Harry Potter-Rogue regarde avec tendresse une photo de nous deux à notre mariage.
- Tu te
rappelles comment on s'est rencontrés ? je lui demande alors
qu'il me sert dans ses bras.
- Oui et pas de la meilleure façon
! répond-il en rigolant.
- Non... pour moi c'est la
meilleure façon...
- Je n'ai jamais su pourquoi tu ne
m'avais pas crié dessus cette nuit où je t'ai avoué
qui j'étais.
- Parce qu'au fond de moi je savais que je
t'aimais...
- Moi aussi je t'aime !
Alors qu'on s'embrassait, une petite tête brune aux yeux verts entra en courant.
- Papa, père ! J'ai quelqu'un à vous présenter ! annonça Eileen du haut de ses quinze ans.
Elle aussi a trouvée l'amour de sa vie...au fond d'elle-meme, elle le sais...
