Note de moua : Bon je vais encore me faire crier dessus, mais vous en faites pas c'est meilleur quand ça mijote! J'ai pas mis cette histoire en M pour rien! Oui je suis sadique!

Je remercie Zaika, Cleo McPhee, elleay sahbel, et Atomes, ainsi que tous ceux qui m'ont lue, même sans reviewer!

Pour répondre à vos posts, j'avais lu que Mosmordre était un sort produisant l'impression d'être mordu, mais si effectivement il active la marque des ténèbres, je suis désolée de ne pas m'être mieux renseignée! Je ferais en sorte que cette histoire continue d'être intéressante, et je me cache derrière mon bouclier force 8...

Enjoy (comme dirait l'autre)


CHAPITRE IV / Farces et fées facétieuses!

Hermionne sursauta. Pour la cinquième fois depuis le matin, elle s'était prise à laisser vagabonder son esprit vers pré-au-lard. Elle, l'inconditionnelle du par-cœur, l'adoratrice de l'apprentissage, ne pouvait plus avaler un seul cours. Ron avait déclaré forfait depuis deux heures et ronflait bruyamment dans la salle commune. La guerre entre les cours et les élèves avait été déclarée, mais sur le champ de bataille, on comptait déjà plusieurs blessés parmi leurs feuilles de cours, soignés à grands renforts de potions apaisantes.

En réalité, le programme avait été modifié et chargé un peu plus que la normale par le ministère de la magie. Voyant l'état déplorable de ses élèves, l'école proposa une semaine de vacances supplémentaire aux sixièmes années, en échange d'un avancement de la date de fin des cours d'un semaine. Tous les élèves votèrent pour. Le calme les regagna, et ils purent plus calmement rattraper leur retard, et se reposer plus convenablement.

Ginny regardait sans cesse par la fenêtre donnant sur les jardins, dans l'espoir de revoir plus tôt, les deux élèves en vie. C'était la première punition qui fut aussi sévère aux yeux des élèves. Durant plus d'une année par la suite, aucun manquement grave aux règles ne fut rapporté. Dans son bureau, Dumbledore se frottait les mains. Son plan avait parfaitement fonctionné. Réussir a réunir les deux élèves les plus opposés de l'école parmi les deux maisons les plus rivales, c'était un pari risqué, mais s'ils parvenaient à se trouver des points communs, peut être arriveraient-ils enfin à ne plus s'ignorer. La guerre entre Serpentard et Gryffondor devait cesser. Avec un peu de chance, ils en viendraient même à se dire bonjour dans les couloirs. Le vieil homme sourit à cette idée. Longtemps il avait tenté ce genre d'expérience, mais jamais les élèves ne s'étaient rendu compte qu'ils parlaient non pas à un Serpentard ou à un Gryffondor, mais à un autre être humain, qui possédait ses forces, ses faiblesses, et ses rêves. Dans ce cas présent, il avait peut-être une chance infime. Drago était certes le Serpentard le plus zélé de tout l'école, mais il avait comme une sorte de côté caché, une gentillesse, ou un humanisme qu'il s'efforçait de réduire à néant. Harry, quant à lui, était un élément perturbateur comme il y en avait peu à Poudlard. Mais sa générosité et son caractère faisaient de lui un excellent jeune homme. D'ailleurs, le directeur comptait sur la curiosité de Harry qui le poussait à aller comprendre les choses, et le besoin de protéger qu'avait Drago en tant que chef, pour qu'ils se lient d'amitié, du moins qu'ils cessent de se taper dessus.

Qu'il avait été simple, de se transformer en Goyle pour souffler la bêtise (que lui même Albus avait rêver de faire étant lui même à Poudlard) à Drago, afin de faire accuser Harry! Sa complicité avec Miss Teigne l'aida également à faire coincer le jeune Serpentard, et il reçut en prime le regard ravi de Rusard lorsqu'il abattit la sentence d'une telle punition. Le vieil homme prit un bonbon à la menthe, et sourit de satisfaction devant son plan machiavélique.

Il fut tellement content ce jour là, qu'il invita tous les élèves de sixième année à se rendre à pré-au-lard, pour une détente bien méritée. Lui-même irait se faire tailler la barbe chez le barbier du coin, avec une bonne glace à la fraise.

- Une sortie à Pré-au-lard? Avec le travail qu'on a? Ron ne me dit pas que tu approuve ce... Ron, cesse cette liste de courses idiote!

- Arrêtes de stresser, Hermionne, après tout, on à mâché pas mal de travail ces derniers temps. On peut bien s'amuser une demi-journée, non?

- Mmh... De toutes façons, je comptait faire le plein de chocolats, ça aide à réviser.

- Tourne-le comme tu voudras, mais il faut y aller, maintenant, sinon on ne sera pas comptés parmi les présents!

Le froid qui régnait dehors ne parvenait pas à diminuer la joie des étudiants qui semblaient retomber en enfance. Pour une fois, tous sans exception aimaient le professeur Dumbledore! Ils avaient déjà économisé pas mal d'argent, et avaient hâte de le dépenser le plus inutilement possible. Ron, Hermionne et Ginny voulaient déjà faire un excursion dans la boutique Honeydukes, puis aller voir Fred et Georges pour voir comment se passaient les affaires.

- Qu'est-ce que tu va bien pouvoir faire avec des sucettes au sang?

- C'est pour mettre dans le sac de Malefoy! Je suis sûr que c'est un vampire! Il ne pourra pas y résister!

- Tu est ridicule, Ron. Tu aurais du faire comme moi et Ginny, on n'a prit que des choses qui se mangent VRAIMENT.

- Les plumes en sucre c'est trop banal. Tiens, voilà la boutique de Fred et Georges. Je crois que c'est fermé jusqu'à midi, mais pour la fratrie, c'est forcément ouvert!

- Je vais voir s'il n'y a pas une porte à l'arrière boutique, fit Hermionne, soudain désireuse de mutinerie envers les jumeaux Weasley.

Pendant que Ron et Ginny s'efforçaient de trouver la clé de la boutique sous nombre de pots de fleurs, Hermionne en fit le tour, et trouva un toute petite porte blanche, menant sans doute à la réserve. « Elle sera sans doute fermée... » Elle toucha à peine du bout de la main la poignée, que la porte s'ouvrit d'elle même. Apparemment, quelqu'un était à l'intérieur, et n'avais pas prit la peine de fermer la porte. « Et si c'était un voleur? » Elle regarda discrètement à l'intérieur, et vit Lee Jordan, un élève de Gryffondor, qui semblait en proie à une peine mêlée de combattivité. Il semblait repousser sans grande conviction un agresseur qu'Hermionne reconnu avec peine. C'était soit Fred, Soit Georges Weasley. Scotchée à ce qu'elle voyait et ne comprenait pas, elle ne parvenait pas à saisir la situation. L'un des jumeaux était accoudé au mur, dépassant d'une tête Lee, qui était adossé face à lui, cherchant à éviter le regard de son interlocuteur. Les deux visages étaient proches d'une dizaine de centimètres. En tendant mieux l'oreille, Hermionne put saisir quelques bribes de conversation.

- Arrêtes Georges, je sais que c'est toi.

- Tu n'as aucune preuve, Lee. ... Importance pour toi?

- ... Le seul qui en ait le droit.

- Ta tête dit non mais ton corps dit le contraire, Lee.

- Arrêtes, je ne veut pas que Fred ... Furieux contre nous deux!

- QUE SE PASSE-T-IL?

L'autre jumeau Weasley était entré en furie dans la réserve, par la porte opposée à Hermionne. Il dévisageait sauvagement son frère, et regarda la scène avec haine. Apparemment, c'était Fred. Georges tourna nonchalamment la tête, et rit de bon cœur, immédiatement suivit par « Fred », qui ne pouvait plus jouer la comédie.

- Crétin, Lee, comment as tu pu croire que Georges ferais une chose pareille? C'est sûr, c'est dommage que vous ne soyez pas deux, mais ça, on n'y peut rien.

- Ne me fait plus jamais ça, abrutit, Fred, j'ai vraiment eu peur!

Lee se pencha vers son « agresseur », et écarta le col du pull de celui-ci. Un grain de beauté, d'une forme tout à fait particulière apparut. C'était Lee qui l'avait fait par magie, de sorte que lui seul pouvait le faire apparaître, pour différencier Fred de Georges. Il fit semblant de lui mettre un coup de poing mou et, à la surprise d'Hermionne, l'embrassa férocement sur les lèvres. Fred passa sa main libre dans les dreads de Lee, et répondit à son baiser. De son côté, le vrai Georges avait déjà prit une caisse de denrées, et était repartit dès qu'il fut découvert. Hermionne ne savait pas ce qu'elle devait faire, elle était à la fois choquée et émue d'une telle scène d'amour... Mais entre deux hommes! Allons, Hermionne se DEVAIT d'être ouverte à tout, et d'être un exemple pour tous. Elle allait tourner les talons gentiment quand Ginny déboula et percuta Hermionne de plein fouet, immédiatement suivie par Ron, et le trio s'écrasa lamentablement en plein milieu de la réserve, devant le Fred et Lee, qui avaient apparemment prévu une suite à leur baiser. Georges débarqua au bruit qu'ils avaient fait, et les six sorciers, dont trois à terre les uns sur les autres, se regardèrent, interdits.

Une odeur de rivière fraîche parcourait le tissu près de son nez. Il avait mal à la tête, mais peu importait, car de doux doigts lui caressaient le crâne, et il était peu désireux de bouger le moindre muscle, au risque de faire cesser le mouvement de ces doigts inconnus. La tête d'un blond presque blanc, les cheveux en bataille, n'avait rien qu'une légère bosse, et Harry faisait de son mieux pour ne constater aucune autre blessure. Drago s'était évanoui après que le troll l'a soulevé de terre et lancé contre un arbre, et après la fuite de la créature, le jeune Gryffondor l'avait installé contre lui afin de s'assurer que tout allait bien. Enfin, Harry retira son pull et le plia, et allongea Drago sur ce dernier. Lui même était blessé à l'épaule, un bout de tôle lui avait cisaillé la chair jusque sur l'omoplate. Après vérification, aucun tendon n'avait été touché, Mais ça faisait vraiment mal! C'était la première fois qu'il voyait que Drago pouvait être courageux, même si c'était une extension de sa fierté. Il avait répété à plusieurs reprises les sorts de pétrification, et de morsure. Le troll s'était énervé et avait agité un minuscule bâton qui lançait des étincelles, dont quelques unes touchèrent les deux jeunes garçons. Pendant quelques secondes Harry eut le teint bleu, et Drago devint tout petit, avant que les sorts disparaissent. Après que Drago eut été jeté contre l'arbre, Harry lança un sort de défense qu'il ne savait pas aussi puissant, qui projeta le jeune troll dans les airs. Il retomba lourdement, prit peur et s'enfuit, laissant tomber le petit bâton, qui s'avéra faire quand même un bon quarante centimètres.

Le jeune Serpentard releva la tête, contrarié qu'on ne se préoccupasse plus de lui. Il avait mal au dos, et vit Harry tenter de s'éponger une plaie à l'omoplate droite avec son T-shirt. Drago fit la moue à la vue du sang, et refoulant loin en lui l'idée que ce fut Potter qui lui avait massé le crâne, il prit le T-shirt sans un mot, et tenta d'essuyer la peau saine autour.

- On devrait aller laver ça à la rivière. Je crois bien qu'il y à des sorts pour ce genre de blessures, mais je ne m'en souvient pas. Ta blessure est vraiment dégoutante.

- Moi non plus. Merci de... de m'aider, Malefoy.

- Disons que si tu ne peut plus rien faire, je serait obliger de faire ta part de travail aussi. Il m'a fichu la frousse ce troll!

Les deux garçons marchaient en direction de l'eau glacée lorsque Harry, penché, vit une petite chose lumineuse qui gigotait par terre. Il s'arrêta, et la prit dans ses main. Drago regarda de loin, craignant un autre affrontement. Harry ajusta ses lunettes, et vit que c'était une toute petite fille d'environ dix centimètres de haut, d'à peu près huit ans. Elle pleurait à chaude larmes, en faisant bouger une paire d'ailes rose dans son dos.

- Une fée? S'étonna Drago.

- Je crois bien oui, le bâton du troll, ce devait être à elle. Je ne pense pas qu'on se comprenne.

Drago partit chercher le bâton, posé à quelques mètres, heureusement en bon état. Lorsqu'il le prit, il rapetissa, jusqu'à être aussi grande que la main du jeune garçon. Il l'emmena à la fée, et lui tendit, ce qui la fit immédiatement cesser de pleurer. Dans la main de Harry, elle fit une révérence, et se toucha elle-même avec sa baguette, qui avait atteint la taille de quelques millimètres. Elle sauta de la main de Harry, et lorsqu'elle toucha le sol, elle était aussi grande qu'une enfant humaine de huit ans. Elle était rousse, et habillée d'une petite robe beige et de chaussures noires. Elle sourit aux deux garçon, et prit la parole.

- Pour vous remercier, je vais vous guérir de vos blessures. Et je vais annuler les sorts que le troll aurait pu vous jeter par maladresse.

Harry et Drago se regardèrent, tandis que la petite fille les toucha délicatement du bout de sa baguette. Immédiatement, ils se sentirent en pleine santé, et toute trace de blessure avait disparut.

- Je suis désolée, fit la fée à Harry, mais je ne peut pas vous enlever cette cicatrice au front. C'est une magie bien trop puissante pour moi.

- Ne vous en faites pas mademoiselle, j'y suis habitué. Merci pour votre aide.

- En revanche, messieurs, il y a un sort sur chacun d'entre vous que je ne peut retirer. Je ne sais pas comment cette immonde créature à pu les exécuter, mais ce sont des sorts qui ne sont pas annulables. Vous, dit-elle en s'adressant à Harry, vous verrez la malchance tomber sur vous pendant un long moment, prenez garde à vous protéger. Quand à vous, dit-elle en se tournant vers Drago, vous ne pourrez vous empêcher de dire ce que vous ressentez à tout instant, allant même jusqu'à modifier votre comportement. Ce sort peut être dangereux si vous êtes dépressif ou en colère, alors prenez garde aussi. Encore merci pour votre aide, je doit m'en aller à présent.

Sous le regard interdit des deux jeunes hommes, la fée reprit une taille d'insecte, et partit rapidement vers la forêt, rejoindre sa communauté.

Harry regarda Drago, et fit des yeux ronds. Il avait la poisse, et il était coincé avec Drago qui allait lui faire part de toutes ses pensées de petit cafard. L'enfer, ce devait être cela.

- J'ai besoin d'aller faire pipi, exprima le Serpentard à haute voix. Il s'étrangla de surprise. Depuis quand disait-il ce genre de choses à voix haute?

- Ça me fait une belle jambe, tiens.

Harry retourna vers leur campement, se prit les pieds dans une racine qui sortait de terre, et atterrit le nez dans un nid de fourmis sous le regard de Drago, hilare. La journée s'annonçait festive. Harry mit un autre T-shirt, qui s'avéra un peu petit, tandis que Drago commençait à continuer leur punition, sans oublier de commenter chacun de ses gestes. Une dizaine de coupures, de crottes d'oiseaux divers dans les cheveux et de flaques de boues plus tard, Harry se lavait à nouveau dans la rivière glacée en compagnie de Drago, qui cette fois ne put s'empêcher d'exprimer sa douleur dans l'eau. Harry se mit du savon plein les yeux et faillit se noyer, et du attendre dix minutes de plus dans l'eau en attendant que Drago aie finit de se sécher, sa propre serviette étant tombée dans la rivière.

Las, le jeune Gryffondor ne s'étonna même pas lorsqu'il vit qu'un ours-canard avait emporté son sac bien trop loin pour aller le chercher. Au bout du rouleau, il se tourna vers son ennemi juré.

- Tu me prêterais de quoi manger et un pyjama? L'honnêteté de Harry surprit Drago.

- Je te hais comme personne, Potter! Mais j'ai pas envie de te laisser crever de faim ou de froid, alors on va partager!

- Merci, Malefoy, même si je sais que tu as dit ça à cause du sortilège.

Harry s'assit sur un arbre couché donc le tronc céda sous son poids, soupira, et prit le partit de s'installer sur une pierre non loin. Drago le regarda avec un amusement, qui se mêlait de plus en plus à de la pitié. Même à Potter, il ne souhaitais pas cela. Bien sûr, il voulait le battre, mais qu'il ne fasse rien pour que Harry soit déprimé, qu'il n'en soit pas la cause, ça l'énervait.

- c'est gentil à toi, Malefoy. Essaye de parler plus bas quand tu penses.

- Crétin.

Drago sortit la boîte du diner, et la tien entre eux deux. C'étaient une purée de carottes, accompagnée de poulet, et un pudding à la menthe. Harry eut droit à la cuiller, et se contenta de ce que Drago voulut bien lui laisser. En réalité, ce fut suffisant, et le Serpentard toussait fort chaque fois qu'il devait exprimer une pensée.

Le problème du coucher se fit alors sentir. Il n'y avait qu'un seul sac de couchage, celui de Drago. Bien sur, si on l'ouvrait cela faisait une sorte de matelas sur lequel il n'y avait plus qu'à se couvrir, mais de la à ce qu'un des deux garçons veuille bien dormir à côté de l'autre... Harry prit la parole.

- Je dormirais par terre, de toutes façons autant qu'il n'y en ait qu'un seul qui se fasse bouffer par les fourmis et les moustiques.

- T'est vraiment lourd, Potter! Jusqu'au bout tu tentera de faire croire à tout le monde que tu es un martyr! Alors je vais ouvrir ce sac et on va dormir! Et j'ai coincé la fermeture éclair, et j'ai mal au doigt maintenant! Et ce sort commence vraiment à *$£¤#!!

au bout de dix minutes d'acharnement, le sac fut ouvert, et et Harry, souriant mais reconnaissant des efforts de Malefoy, s'allongea à ses côtés. Il continuait de parler, commentant le froid qu'il faisait et le fait que Harry puisse lui déformer les vêtements qu'il lui avait prêtés, mais que finalement, c'était rare qu'il se soit sentit aussi bien avec quelqu'un.

- Répète le à quelqu'un et tu est mort, Potter.

- Drago Malefoy qui devient gentil? J'y penserais!

- Je ne dit tout ça qu'à cause du sort!

- Oui, mais c'est ce que tu penses vraiment.

- M...

- Mais je doit avouer que je pensais pas pouvoir m'entendre avec toi. C'est plutôt sympa quand tu arrête d'essayer de faire le plus fort.

- J'aime bien aussi.

Les joues du jeune blond devinrent écarlates, et jamais Harry n'avais vu tant de couleurs sur ce visage si pâle. Il lui donna un coup de poing dans l'épaule et se tourna de son côté pour dormir. La nuit passait, mais Drago ne dormait pas. Il admirait les étoiles, et entendait Harry dormir paisiblement. Il sentait monter des aveux qu'il ne voulait pas faire et se leva, en direction de l'orée de la clairière. Il avait toussé toute la soirée, et enfin pouvait s'exprimer sans que Harry l'entende.

- Je te hais, Potter! Pourquoi il faut que ce soit toi? Un foutu Gryffondor stupide et sans intérêt? Pourquoi faut-il que ce soit avec toi que je me sente à l'aise? Que je n'ai pas besoin d'être un parfait Serpentard comme tout le monde l'attend de moi? Crétin!

Il tapa dans une motte de terre, fit plusieurs fois le tour d'un gros arbre pour se calmer, et revint se coucher. Harry ferma rapidement les yeux et respira fortement pour signifier son sommeil profond. Drago était-il si complexe que cela, après tout? Le Serpentard s'essuya le coin des lèvres. À force de se retenir de parler, un filet de sang était remonté dans sa bouche. Pour la première fois, Harry reconsidéra Drago et ne le vit plus comme cet être suffisant et arrogant. Au contraire, il était plus que faible, et montrait une façade de « dur » aussi énorme que l'était son besoin d'être rassuré. Finalement, la nuit fit son travail et assoupi les deux jeunes hommes perturbés par leurs propres découvertes.

Harry se réveillé sur le dos, le torse occupé par quelque chose de lourd et chaud. Il n'osait pas bouger, pressentant une bête sauvage. Le vent lui emmena quelques cheveux blond vers le nez, et il s'aperçut qu'il était en train de caresser distraitement cette tignasse « depuis combien de temps? » pensa-t-il. Drago était allongé sur le côté, et cette odeur de rivière fraîche lui était revenue. Les caresses sur la tête aussi. Il ne voulait pas bouger, se sentant entre deux rêves, ignorant encore où il était, et pourquoi. Harry sentit qu'un des bras de Drago était posé sur son ventre depuis le début, et que son propre bras droit le couvrait. Mais quand s'étaient-il retrouvés dans cette situation? Par quel moyen avait-il pu accepter de ... Le mot le révulsait ... de « câliner » Malefoy?! C'est alors que le jeune homme blond grogna et ouvrit les yeux.


Oh yeah vous avez envie de me tuer et c'est normal! hihi à dans deux jours!! *part en courant*