Titre: La haine est aussi obsessionnelle que l'amour et entre eux, il n'y a qu'un pas (j'ai dû réduire le titre, trop long pour le site...)
Musique écoutée pendant l'écriture: "Il Porco Rosso" de Joe Hisaishi (très inspirante cette musique, d'ailleurs~)
Pairing: Shizaya (ShizuoxIzaya)
Disclaimer: Durarara! et ses personnages ne m'appartiennent pas
Résumé: Une belle brune inconnue, une rendez-vous mystérieux et un Shizuo désespérément amoureux
Ceci est ma première fic du genre, les critiques constructives sont donc les bienvenues, n'hésitez pas à me faire part de vos remarques et me conseiller pour m'améliorer o/
CHAPITRE 4
Trois jours ont passés depuis qu'elle m'a planté dehors. J'ai vérifié mon courrier. Rien... La messagerie de ma ligne fixe. Rien... Mail, sms, rien du tout... Ah! Ça toque à la porte. C'est Celty.
"Bonsoir!" Je suis assez étonné, on avait pas prévu de faire de soupe ce soir.
"Bonsoir, Shizuo. Je devais te livrer ceci." Une boîte rectangulaire en bois. Comme les boîtes qui contiennent du vin.
"Bon, je te laisse, je dois livrer encore quelque chose" Je la salue et la remercie. Je ferme la porte et vais m'asseoir.
Je mets la boîte sur mes genoux après avoir pris place sur le canapé. Je l'ouvre en faisant glisser la planche amovible. Une bouteille. Avec une étiquette bizarre. Et du tissu rouge dans le fond. Je pose la bouteille pour sentir à nouveau son parfum. Cette senteur suave se répand en moi comme une douce caresse. Je reprends le récipient en verra dans ma main.
On dirait une bouteille de vin. Mais à la place du nom du vin, il y a 'Rendez-vous ici', à la place de l'année; '27 Décembre 2012'. C'est drôle, le lieu ressemble à... Attends... Elle veut venir?! Je veux dire, elle veut venir ICI?! Dans MON appartement?! Elle veut venir demain à la maison?!
Plus bas sur l'étiquette, une heure. 18 heures. Elle sait où j'habite, donc. Ah oui. Logique. Je lui ai donné mon nom complet, elle a du chercher, ce qui explique l'arrivée de Celty. Quoique non, elle sait où j'habite. Bon. Elle arrive à 18 heures. Il y a du vin dans la bouteille, et j'ai du champagne en stock. Demain, vers 16 heures, j'irai chercher des sushi à Simon. A moins qu'il accepte de me les livrer. Je lui envoie un mail. Il accepte.
"Fais attention, Shizuo. Depuis qu'elle est venue la première fois, je la trouve bizarre et elle ressemble trop à Izaya pour être complètement innocente."
"S'il veut me pourrir la vie, il a pas besoin de perruque ou de maquillage!"
"Fais attention, ok?"
"Ouais!" Je le pensais pas si chiant, le Simon!
Bon... Pour la bouffe, c'est réglé. Je vais au magasin acheter du vin. Si ça se trouve, celui de la bouteille est empoisonné, on sait jamais.
Je file droit au lit après mon repas. J'en peux plus d'attendre d'être demain!
Cette nuit-là, je tourné encore et encore dans mon lit sans parvenir à dormir. Je me suis levé à 8 heures, je suis allée bosser, j'ai demandé à partir vers 15 heures. Par chance, le patron a accepté en échange d'un jour de repos travaillé.
Je me suis dépêché à rentrer, j'ai couru au combini acheter de quoi boire à l'apéritif, j'ai nettoyé vite fait mon appart, Simon m'a apporté mes sushi, je l'ai payé et mis au frais mon plateau. Je suis allé prendre un bain jusqu'à 17h30, je me suis habillé et suis allé l'attendre dehors.
Bientôt l'heure. Elle va arriver d'une seconde à l'autre. C'est déjà la quatrième cigarette que je fume. A peine ai-je fini ma clope que...
"Bonsoir, Shizuo." 18 heures pile.
"Bonsoir Izumi." Je lui ouvre la porte. "Entre, je t'en prie." Elle me remercie et je prends son manteau pour le ranger.
"Assieds-toi." Elle me remercie à nouveau, se met sur la pointe des pieds et m'embrasse, je réponds à son baiser avec passion. Je l'interromps pour aller chercher l'apéritif que je suis sers.
Shizuo: "Trinquons." Nous levons notre verre et les cognons légèrement l'un contre l'autre. "Tu fais quoi dans la vie?"
"Secrétaire à la direction du personnel."
"Comme tu as pu le voir, je suis serveur." On sirote notre verre. "Mais je me demande pourquoi..." Elle place un doigt sur mes lèvres en le faisant légèrement glisser.
"Shhhhh... Les questions donnent la migraine. Aimer quelqu'un pour des raisons précises, c'est de l'admiration. Aimer quelqu'un à en perdre la tête sans raison, ça, c'est de l'amour, Shizuo. Je ne t'admire pas. Sache-le." Elle pique un gros fard. J'ai pas compris grand chose, mais bon. Je lui caresse le visage d'un doigt, elle pose sa main sur la mienne. Chaque contact avec elle me fait l'effet d'un coup de tazer.
Je finis par amener le plat principal. Nos sushi. Ses yeux s'écarquillent.
"Des sushi?! Il ne fallait pas, voyons! C'est si onéreux!"
"Tu m'as invité dans un bel endroit, laisse-moi t'offrir un beau repas." Elle me sourit.
"Merci."
"Je t'en prie" On mange notre dîner en échangeant regards et sourires enjôleurs. Après notre repas, quelques baisers sont échangés, volés. Avec plus ou moins de fougue. Sa peau est si douce. J'ai la tête qui tourne, et pourtant, j'ai pas bu tant d'alcool.
"M'aimes-tu, Shizuo?" C'est une question piège?! Autant être honnête, mais pas trop en faire non plus.
"Oui, comme... Enfin... Oui." Je me sens tout chose. On dirait un ado qui connaît son premier émoi, je me sens bête.
"Je t'aime aussi, Shizuo." Nous échangeons un baiser, plus fougueux, plus adulte. Sa main se perd dans mes cheveux, mes bras se placent autour de son corps. Je me ressaisis avant de la renverser. Depuis quand juste un baiser est émoustillant à ce point?! Depuis quand un baiser donne envie de faire l'amour à ce point?! Depuis quand j'ai pas eu de compagnie féminine? (Oui, je crois, que ça serait la véritable question, en fait)
Je me lève et débarrasse la table.
"Ne bouge pas. Tu es mon invitée. Reste assise, je vais jeter les baguettes et mettre le plat dans l'évier." J'entends une sonnerie. NON! Pas encore!
Je me retourne, fausse alerte. C'était un faux numéro. Je commence à angoisser. Je lave vite fait le plat et mes mains ensuite. Je reviens dans le salon. Personne. Partie. Envolée. Disparue. Encore...
Sur la table, une serviette et une bourse qui n'étaient pas là, i minutes. Parfumées, bien sûr. Je m'imprègne d'Obsession, encore. Sur la serviette, le message est rédigé au rouge à lèvre.
"Merci pour cette délicieuse soirée
Toutes mes excuses pour ce départ brutal,
Je t'aime. Izumi."
J'ouvre la pochette noire. Une gourmette en argent. Mon prénom y est gravé, mais ua moment où j'allais le mettre, je remarquai une inscription au dos. Un autre rendez-vous. C'est écrit en tout petit, par contre.
"Cette fois sera la dernière,
Commençons ensemble la nouvelle année
En finissant celle-ci par une belle soirée
Même endroit, même horaire"
J'enfile le bracelet. Il me va pas si mal. J'ai rien compris. Quand est-ce qu'elle veut qu'on se voie? J'ai besoin de l'avis d'une femme. J'envoie un mail à Celty et lui copie le texte. (La seule femme proche de moi est un esprit amoureux d'un scientifique douteux. Ma vie est d'une simplicité!) Sa réponse a été rapide, quasi instantanée.
"Elle te donne rendez-vous là où vous étiez la dernière fois à la même heure, le 31 Décembre. Et si cette soirée marche, vous serez un couple. Tu vas avoir une petite amie, Shizuo! Félicitations! Je suis contente pour toi! Enfin... Je le serais si je pouvais ressentir..."
Sa dernière phrase me touche énormément. Je lui réponds.
"Celty. D'un point de vue extérieur au tien, je peux t'assurer que tu es capable de ressentir. Tu es amoureuse de Shinra, ne nie pas, ça se voit! Je le sais, car je t'ai observée quand tu faisais ta soupe. Bon, évidemment, je te comprends pas comme ton Shinra, mais j'ai vu le soin que tu y apportais."
"Merci, Shizuo. Bonne fin de soirée." Je la remercie et lui renvoie la pareille. Depuis que je suis amoureux, je parle comme une femme. Je me fais peur...
Vivement le 31! J'ai hâte!
