Chapitre 4 :

Castiel entre dans l'amphi, son ordinateur portable dans sa sacoche, et un thé à la main. Histoire de finir de se réveiller après la soirée mouvementée… Enfin quelque chose du genre. Plutôt la soirée bandante. Ouais ça correspond quand même mieux à Dean.

Rien que de penser à lui il en a des coups dans le ventre, c'est vraiment le truc jouissif au possible. Le tout début d'un amusement avec son jouet… Et avec lui… Il soupire. Puis s'installe, allumant son Mac.

Dean est déjà là, au fond de l'amphi. Il le voit, décortique chacun de ses mouvements, fasciné. Il repense à la veille, il se dit que ce n'est pas possible que tout ça lui arrive à lui. Mais si, si. Il avait bien Castiel Novak dans son pieu hier.

Benjamin lui demande si ça va, il a l'air bien dans la Lune. Mais Dean dit que oui, tout va bien. Il sourit un peu. Son amant putain...

Castiel sent le regard lourd sur sa nuque et sait que Dean le regarde et qu'il est là. C'est dingue de ressentir ça… Autant d'attirance physique et sexuelle… C'était pas comme ça avec Enzo, pas du tout… Pour le moment ça lui plaît.

Il défait un tour de son écharpe pour lui donner envie. Même s'il n'est pas tout près, c'est pas important. Allumer.

Dévoiler aux yeux de son jouet sa peau de porcelaine que Dean avait déjà tant admiré hier. Ça lui donne envie de la toucher, de sentir la douceur, mais Dean est trop loin... Il doit prendre des notes pour son foutu cours de socio en plus... Il n'en a rien à faire. Avec ça sous les yeux... Il a bien d'autres choses à penser.

Concentré sur son ordinateur, Castiel prend ses notes sagement. Se force à ne pas penser à Dean. Seulement quand il finit par défaire complètement son écharpe, il ne peut s'empêcher de sourire tout seul en s'imaginant ce qu'il pourrait déclencher dans sa tête…

Il a raison. À la fin du cours, Dean abandonne Benjamin et Lauren pour s'installer au rang derrière Castiel. Il se fait chambrer mais il s'en tape éperdument. Castiel l'attire de trop...

Et c'est réciproque. Castiel ferme les yeux quelques secondes et reconnaît le parfum de Dean juste derrière lui. Il l'a entendu arrivé… À nouveau ça s'agite dans son bas ventre, ça lui brûle le dos. Son corps est soumis à rude épreuve.

Celui de Dean fait des siennes également. Castiel l'a mis en garde mais il s'en tape. Alors que le prof s'est retourné, lui se penche, coude sur la table et glisse le bout de ses doigts sur la peau blanche de la nuque, souriant bêtement. Castiel ouvre la bouche, les yeux clos… Exhalant doucement… Sa peau en est recouverte de frissons. Il crispe ses doigts au bois de la table tellement ça le retourne. Ce putain de petit con va le rendre dingue… C'est terrible.

Dean est satisfait de son petit effet, il en sourit niaisement. Il en oublie les gens près de lui, abandonne sa timidité pour visiblement satisfaire son amant. Oui, glisser ses doigts dans ses cheveux... Dean en est comblé.

Mais Castiel lui s'en sent frustré. Il se mord la lèvre et les serre les cuisses. À en faire crisser son jean. Mais il ne va pas se mettre à bander pour si peu ? Pas comme ça en plein amphi ?

Dean n'en sait rien lui de tout ça. Il sait juste qu'il apprend à jouer et que ça lui plaît beaucoup, de jouer. Mais avec ses règles à lui, un peu de tendresse dans chacun de ses gestes, de ses caresses. ça, ça lui plaît encore plus.

Castiel n'en peut plus. Alors il lève la main et derrière lui attrape celle de son amant. Puis se retourne, lui lançant un regard noir.

« Ça suffit… »

Dean serre sa main et sourit. Il veut tester les limites quand même...

Sauf qu'il ne faut pas jouer avec Castiel, vu que c'est lui qui fixe les règles du jeu. Alors il lâche juste sa main, ne lui rend pas son sourire idiot (bien que foutrement craquant) et lâche :

« T'es sourd ?

Désolé... J'ai pas l'habitude faut croire..., tente de jouer Dean.

T'as pas l'habitude d'obéir quand on te dis d'arrêter ? Tu vas en faire un super médecin dis donc… »

Dean se glace soudain. Bon, visiblement il ne sait pas encore maîtriser l'art du jeu et de la répartie comme le fait Castiel... Castiel lâche sa main et soupire tout en se retournant.

« Hé bah voilà… On va y arriver…

Novak, ça vous intéresse ce que je dis ? lance le prof au milieu de son TD. Je vous rappelle que c'est un des rares cours que vous avez pendant votre stage ! »

Castiel fulmine. En plus Dean lui attire des ennuis alors ça, ça va pas lui plaire. Tout de suite il lâche Dean retourne sur son ordinateur. Le cours.

Dean se sent également concerné par la remarque du professeur. Il se ratatine sur sa chaise et continue à prendre des notes. Pourtant, il garde un œil sur la nuque de son amant... Comment s'arrêter avec pareille tentation sous les yeux ?

Castiel se tait et jusqu'au bout suit le cours. Note tout. Mais c'est qu'il a du mal à se concentrer là… Il sent encore les doigts de Dean sur sa nuque, comme si c'était vrai… Il soupire et se penche en peu pour se faire craquer le dos, ça le détend un peu.

Il a l'impression de tourner en rond.

Dean a une vue imprenable sur son dos, sur ses reins notamment. Qui l'intriguent beaucoup plus depuis qu'il y a découvert le tatouage aux ailes d'anges. Il doit imaginer toutes les significations, et ça lui plaît beaucoup. Il trouve ça grisant, vraiment. Que quelqu'un s'intéresse à lui… Excitant.

Castiel lui continue à mourir de chaud de sentir le regard de Dean sur lui. Sérieusement il pourrait pas se calmer ? Parce que ça lui file très envie. Mais alors très, très, très envie. Heureusement pour lui, Dean n'ose rien faire. Il attend sagement que le cours finisse en espérant que Castiel voudra bien de lui... Oui, il continue à espérer

Et comme on dit l'espoir fait vivre. À la fin du cours Castiel range ses affaires et s'en va. Sans plus d'explications. Pourquoi se fatiguer à en donner ?

Il doit aller à la BU de toute façon pour bosser un peu et reprendre son cours au propre.

Lauren et Benjamin récupèrent donc un Dean un peu déçu. Cela lui vaut inévitablement quelques vannes, la petite fleure bleue s'est encore fait avoir à ce que comprend Lauren. Mais c'est son meilleur ami qui prend le temps d'aller au fond des choses avec Dean alors qu'ils rentrent.

« Alors... Avec Novak ? C'est reparti ? rit-il.

Euuuh., rougit Dean. Oui et non...

Ça veut rien dire ça tu sais ? Pourquoi oui ? Et pourquoi non ?

- Bah hier on a… Recommencé. Enfin il a débarqué dans ma chambre après que je l'ai appelé, là comme ça. Et… Là, il fait comme si de rien n'était.

Ha ouais carrément. C'est peut-être que pour le cul...

C'est que pour le cul, il me l'a dit. Mais je suis pas d'accord moi... Enfin je suis pas comme ça.

Son ami le regarde et soupire.

Bah c'est pas gagné si vous êtes pas sur la même longueur d'ondes hun tu sais... Il a pas l'air commode en plus...

Mouais... Pas tout le temps., fait Dean en pensant à quand il l'a pris dans ses bras.

Bah p'têtre que c'est que avec toi alors !

C'est compliqué... En parlant de chose compliquée, ça s'arrange avec Céline ? demande doucement Bo.

Ils sont arrivés devant chez lui alors il fouille dans ses poches pour trouver ses clefs.

Je crois..., soupire Benjamin. Je sais plus comment m'y prendre avec elle... »

Dean ne l'écoute que d'une oreille. Dans sa poche, il a trouvé un papier et ce n'est pas son écriture...

« Bandant. »

Il sait qui c'est d'avance, ça le fait sourire comme un petit con. Il ouvre la porte de chez lui et invite Benji à rentrer. Celui-ci le regarde et voit son air béat. Hé ben il a l'air de se sentir concerné. Il secoue sa main devant ses yeux. Dean réagit enfin et rougit un peu. Merde, il a même pas écouté...

« Désolé, tu disais ? Tu veux une bière ?

Ouais... J'veux bien... Et non tu écoutais pas. Tu souriais bêtement.

Dean attrape une bière au frigo et s'installe à la table de la cuisine.

Je suis désolé. Allez viens c'est bon, je suis à toi, promis.

Mouais... Donc alors ouais Céline on s'est parlé sur internet... Tu vois des petits mots... Enfin elle me manque...

Tu lui as dit ça ?

Ouais... Mais après, je sais pas ce qu'elle attend de moi.

Tu penses qu'elle a rencontré quelqu'un en pharma ? ose imaginer Dean.

Non., secoue la tête Benjamin. Et honnêtement... Je sens bien qu'elle veut. Mais je sais pas comment m'y prendre.

Bon... Demande à Lauren. Vu qu'elles sont copines quand même...

Ça fait un peu collège ça... Va demander à la copine de la copine de la sœur de machine pour savoir si elle te kiffe.. Bref. Désolé je m'emporte.

Benji, tu fais que lui parler sur Internet ! T'oses pas aller la voir. Je sais que question timidité je suis mal placé pour parler mais bon, ça aussi ça fait collège ! »

Son ami grimace, ouais bon peut-être qu'il a raison. Il descend la moitié de sa bouteille de bière dans un élan de désespoir.

Seulement il ne s'attendait pas à entendre frapper à la porte de Dean. Ici en temps normal c'est la planque... Dean fronce les sourcils mais se lève pour ouvrir la porte, ne se doutant pas de qui est derrière... Sur le pas de la porte Castiel lui sourit, les yeux pourtant noirs. Il ne s'approche pas, glisse simplement ses petits doigts dans un passant de sa ceinture.

« Tu m'emmerdes sacrément Winchester...

Pour... Pourquoi ? bafouille-t-il.

Tu m'as filé horriblement envie tout à l'heure... »

Benjamin à l'intérieur voit juste l'air gêné de Dean. Ses joues rougies et ses yeux pétillants. Aucun doute que ce soit son ami Novak...

« Désolé... Enfin non mais... Je suis pas tout seul là... » chuchote Dean.

Castiel ferme la bouche, étonné. Pousse la porte pour regarder à l'intérieur. Un de ses potes. Hé ben tant pis. Il se retourne et commence à partir. Mais Dean le rattrape et lui dit d'attendre.

« Repasse ce soir ! Je suis pas là à partir de vendredi soir après...

Non c'était maintenant ou rien. »

Dean se retient de râler. Il fait sa petite moue sur le côté et s'en va. Benjamin l'attend toujours chez lui après tout... Castiel se casse, sur les nerfs. Pour un peu il irait voir Enzo. Non. Quand même pas.

« Charmant., commente Benjamin.

Dean va s'affaler sur son lit.

Il me blase., lâche-t-il.

Tant que ça ?, rit légèrement son ami.

Ouais... Tu sais pas ce que ça fait, t'es avec Céline depuis deux ans... Moi j'ai personne depuis le lycée...

Ha bah ouais tu m'étonnes… Il a l'air bien de te faire tourner en bourrique en plus. Je te sens tellement plus savoir où donner de la tête !

Maiiiis ! rit Dean, un peu vexé. Fais attention à ce que tu dis, je t'en veux déjà un peu !

Oohh mais non pas à moi ! Je te devine tellement… Et tu perds tous tes moyens devant lui..

Ouais, devant un garçon en général..., soupire-t-il. Bref.

Oui bah ça... Tu serais hétéro que tu serais pas à l'aise devant une fille hun.

Perspicace ! se moque Dean.

Coincé !

Tsss., siffle Dean. Bon allez file, on a du boulot j'te rappelle !

Toujours... ! Le jour où on en aura pas je m'inquièterais ! rit Benji en finissant sa bière.

T'as raison... J'ai hâte de rentrer chez moi pour avoir juste à mettre les pieds sous la table et dormir dans un graaaand lit !

Putain grave... Du linge propre et repassé, une baignoire !

La bouffe de ma mère surtout ! Même si c'est son anniversaire ce week-end, hors de question d'aller au resto.

Hé ben... Dommage ! Il va te manquer ton Novak...

Je mangerai pour compenser., soupire Dean.

Ouah, lundi Dean tu vas ressembler à une fille obèse !

Non je suis trop maigre à la base ! se vente-t-il.

Bon ça suffit j'me casse. Va bosser, et lui cours pas derrière ! Et je vais me renseigner pour Céline...

Fais donc ! On se voit demain au CHU ! lance Dean.

À demain ! »

Benjamin laisse enfin Dean, content d'avoir pu lui parler un peu.. C'est jamais évident avec les gardes, le boulot, les amis... Les amours. Mais toujours Dean et lui essayent de trouver un moment pour eux deux. Même s'il se trouve que Novak aurait bien aimé avoir ce moment lui aussi. Confus, Dean attrape son téléphone et compose rapidement un texto.

« Je suis désolé pour tout à l'heure... Et merci pour ton petit mot... =). »

Castiel à son bureau dans sa chambre lit ça, et puis rit un peu. Désolé, ouais, pourquoi pas.. Ses amis il est tout le temps avec.

Dean ne voit pas la réponse arriver. Tant pis... Il hausse les épaules et se met enfin à bosser...

Il n'a rien à dire Castiel. Il a dit que c'était tant pis de toute façon. Et il le pense bien quand même. C'était là tout à l'heure ou rien. Ça sera rien. Même pas un message… Il faut voir aussi au bout de combien de temps l'autre craquera.

Dean n'a rien fait. Il attend encore, il a compris qu'il ne tient rien des rennes de ce jeu infernal. Il repense à tout ça alors qu'il est à la gare, dans l'attente de son train pour rentrer chez lui.

Dean attend beaucoup oui. Il est de nature assez rêveuse et passive. Ne veut contraindre personne. À croire que c'est un miracle qu'il ait survécu à la première année de médecine et son esprit de compétition... Ça l'a enfin un peu endurci mais ça n'a certainement pas enrayé son côté fleur bleue qu'il se traine depuis son copain du lycée, Hugo. Enfin vu comment il l'a jeté quand Dean lui a annoncé qu'il faisait médecine... Ça, ça l'a endurci dans le côté cœur. Il n'a eu aucune relation sérieuse depuis Hugo. Mais peut-être que Novak va venir bouleverser ça encore ?

Toujours est-il que s'il y en a une qui refuse que son Dean doux comme un agneau change, c'est bien sa mère. Dean et elle. Elle, elle veut juste que Hugo ne soit qu'une erreur de parcours et que Dean lui apporte des petits enfants. Mais bon, elle a beau en faire une prière tous les soirs, Dean est bel et bien gay, jusqu'à la moelle. C'est même peut-être pour ça qu'il est si fleur bleue et doux, mais sa mère ne veut visiblement pas faire le rapprochement.

Dean soupire. Son train est enfin là. Une petite heure de trajet et il retourne dans sa campagne natale, chez lui. Il pourrait se regarder un film sur son ordi portable mais il est bien trop fatigué pour tenir jusqu'au bout. Ecouteurs dans les oreilles en sourdine, il va somnoler. Enfin il espère bien... La semaine à l'hôpital a été éreintante. Surtout avec une garde de 24 heures au milieu. Alors oui, dormir fait partie de ses objectifs. Ainsi que de laisser Novak de côté au moins pour deux jours.

Castiel ne voit pas ça du même œil. Il a dormi, oui ça c'est certain, enfin dans son lit et dans sa chambre chez lui, au calme… Enfin presque.

Le temps il l'utilise à réviser, à se ressourcer comme il peut.

Mais c'est sans compter sur ses envies qui remontent. Le portable juste à côté de lui, il tente de se retenir. Toute la journée. Puis le soir… À nouveau une journée… Mais le soir… Tard, il n'arrive plus à tenir. Son manque de Dean l'étonne autant qu'il le fait devenir dingue.

Alors dans son lit il peut enfin se lâcher et prendre son portable. L'appeler.

Dean vient de se coucher quand son téléphone vibre sur sa table de nuit. Il allait s'endormir mais bon quand il voit « Castiel » marqué sur l'écran... Son cœur s'emballe. Un moment il ne sait plus quoi faire. Heureusement son pouce a le réflexe d'appuyer sur la touche verte et sa bouche de former un :

« Allô ?

Salut mon beau brun…, souffle Castiel, soulagé qu'il réponde.

Salut..., fait Dean, beaucoup moins sur de lui. Ça... Ça va ?

Ouais et toi… ?

Oui... J'allais dormir là mais... Je suis content que tu appelles., avoue-t-il.

Je suis dans mon lit… Mais je pouvais pas dormir sans t'appeler avant…

Pourquoi ? demande naïvement Dean. Et t'es où ?

Chez moi, dans ma chambre… Et pouvais pas dormir sans entendre ta voix et te dire que j'ai envie de toi…, murmure Castiel tout près du micro.

Oh putain... » souffle Dean.

Il s'enfonce dans son lit, sous sa couette. La tête bien calée dans les oreillers. Comme il était quand il était ado... Castiel fait sans le savoir, la même chose. Bien caché, bien au chaud…

« Je t'aurais bien rejoint dans ton lit mais ça risque d'être dur… Pas arrêté de penser à toi…

Ha... Ha oui ? Je croyais que tu m'en voulais pour Benjamin... Enfin mon ami, chez moi...

Je t'en voulais au début, mais finalement ça m'a plus frustré qu'autre chose… Me suis retenu tout le week-end… »

Dean ne peut pas répondre. Il halète au téléphone... Castiel en manque, il se doute que ça peut être dangereux... Enfin dangereux c'est peut-être beaucoup dire mais quand il se rappelle comment il lui a sauté dessus à la BU ou dans la chambre de garde, Dean a de quoi s'inquiéter.

« Winchester… Arrête de respirer comme ça… Tu me donnes encore plus envie..., geint Castiel, se retournant sur le ventre dans son lit. Brûlant.

Désolé..., fait Dean, maladroit.

Mais t'excuse pas… Surtout pas… Tu devrais en profiter pour m'allumer encore plus. Même si c'est dur pour toi… Tout ce que tu risques c'est m'exciter et te faire mouiller…

Mais... Mais... Tu..., répond Dean complètement déstabilisé.

Dean…, soupire Castiel. C'est pas plus compliqué que ça… Tu vois, ça coûte rien de te dire que je glisse ma main dans mon caleçon… Et que je sens que je bande…

Moi je dors nu..., lâche Dean, d'un coup. Alors j'ai juste à bien... M'enrouler dans ma... Ma couette...

Castiel s'en prend un coup de chaud.

Ahn… Bah tu vois… C'est pas plus dur que ça… Tu te rends compte du fantasme que tu viens de me donner ? Toi nu dans tes draps ? Toutes les nuits ? »

Dean manque de s'excuser à nouveau. Mais il ne faut pas, il lui a donné ce que Castiel voulait. Et vu l'effet que ça leur fait que Dean a bien envie de continuer.

« Ha ouais ? dit-il innocent. Tant que ça ? T'as envie de venir... ?

Cette fois c'est Castiel qui commence à haleter. Si fort qu'il en lâche un gémissement.

Ouais… Tant que ça… J'ai envie… Très…

Je bande., confesse doucement Dean.

Il en sourit. Il a l'impression d'avoir enfin le dessus sur Novak...

Moi aussi… Et je commence à me caresser… »

Castiel allie les mots aux gestes, et fait aller et venir sa main sur son érection bien dure… Sent le plaisir lui pincer les reins. Bon Dieu…

Dean l'écoute gémir, il trouve ça charmant... Excitant en fait. Alors lui aussi il se caresse, il écoute Castiel le faire. Sensuel... Un sourire de béatitude sur les lèvres.

Le petit brun repasse sur le dos, s'enroulant dans les draps encore plus.

« J'ai hâte de rentrer pour me retrouver au lit avec toi… Han… Plein de choses à découvrir, à faire…

Comme quoi ? Parce que tu sais... Enfin non rien., se ravise Dean.

Non, non… Tu finis ta phrase., soupire Castiel en cambrant.

Ça fait très longtemps... Pour moi..., avoue Dean, tout gêné.

Il en a arrêté de se caresser.

Et alors… ? Tu as oublié comment on faisait ?

Non..., rit Dean nerveusement.

Tant mieux… Mmhann… »

À nouveau Castiel cambre, puis tente de coincer le téléphone sous son oreille, pour se libérer une main et masser son périnée. Bien trop envie… Alors que Dean l'entend s'emballer, son excitation remonte en flèche. Mais aussi sa curiosité...

« Tu fais quoi... Novak... ? ose-t-il dire.

J'utilise mes deux mains…, fait-il juste, mystérieusement avant de gémir encore.

Oh... » soupire Dean.

Il laisse le téléphone sur l'oreiller près de lui et va sucer son majeur. Il veut faire pareil que Castiel, il veut s'entrainer pour être à la hauteur... Son autre main s'active toujours sur son érection, histoire de bien le détendre, le préparer à recevoir ce doigt en lui...

« Petit copieur… Hann… »

Castiel remonte sucer son doigt en vitesse et l'enfonce.. lâche un petit cri. Non, mauvais plan, il faut pas ça…Il s'en mord la lèvre très fort, pour éviter de recommencer.

Dean s'arrête au cri de son amant, tétanisé de plaisir...

« Ça va Castiel ? Pourquoi tu cries comme ça ?

T'es un tue l'amour Winchester... À ton avis je peux pas crier de plaisir ?

Si... Mais... Tu te doigtes ? murmure-t-il tout gêné.

Ouais... Voilà... »

Au même moment rentre dans la chambre de Castiel sa mère, l'air paniqué. Son fils justement remercie le ciel et tous les anges là-haut d'être bien caché sous les draps.

« Castiel ça va ?

Oui, oui m'man... Me suis cogné contre le mur...

Ha... J'ai eu peur pardon... Je te laisse dormir...

C'est pas grave... Retourne dormir... J't'aime...

Moi aussi... »

Dean a arrêté de se toucher alors qu'il écoutait tout Ça, un petit sourire aux lèvres. Castiel n'est pas qu'un salaud, il en a la preuve maintenant.

Il se retourne dans ses draps sur le ventre et en gémit de bonheur.

« Alors ? souffle-t-il. Tu t'es cogné la tête et tu te doigtais ?

Roh ta gueule... Ma mère est parano j'y peux rien... Et moi j'suis pas discret...

J'vois ça., rit doucement Dean. Mais j'aime bien moi...

Ça aussi c'est un tue l'amour tiens... Pfff... J'espère que ta mère a pas de radar à place des oreilles aussi...

J'ai l'étage pour moi tout seul si t u veux tout savoir...

Han... Pas mal ça dit donc. Bref... Putain j'y suis plus là...

Dean sourit toujours. Il entend bien ce que Castiel lui demande et ça lui plaît de le fa

ire, pour lui.

Pourtant moi je suis toujours nu et excité dans mes draps...

Castiel sourit dans le noir et s'enfonce à nouveau dans ses draps.

Ouais... Mieux ça comme vision...

Et je suis sur le ventre, sur mes coudes... Donc je cambre. »

Dean se sent obligé de préciser tout ça alors qu'il amorce un mouvement de va-et-vient afin de se frotter contre ses draps. À nouveau Castiel se remet à soupirer, des visions délicieuses le prennent... Ainsi que ces mots là dans la bouche de son amant... Sa main retourne s'activer sur son érection. Dean entend le léger froissement de la main, il ferme les yeux et se concentre dessus. Il pose son téléphone sur son oreiller, sa tête sur ce dernier et soupire, doucement... Encore une fois Castiel suce son doigt et retourne se doigter, sans crier cette fois, mais gémissant...

« J'aimerais que ce soit... Tes... Tes longs doigts...

J'aimerais aussi han ! hoquète Dean.

Bordel... Ooohh... Rien que ta voix est bandante... »

Dean sourit et gémit aussi de soulagement lorsque son intimité s'ouvre et laisse passer le doigt curieux. Sur le ventre, là comme ça, il est obligé de bien cambrer... Il sourit, dérivant dans le plaisir, à s'imaginer devant Castiel comme ça. Complètement libéré de sa timidité. Castiel l'écoute et le devine. Ça lui file un plaisir dingue... Il se redresse un peu pour bien enfoncer son doigt et lâche un profond gémissement lorsqu' il caresse par mégarde son point sensible...

« Oh Castiel... Tu... C'est grave si... Han., gémi Dean encore.

Si quoi ? Si tu viens ? halète en vitesse le petit brun, se tordant de plaisir.

Ouii-ii... Je... C'est... Ohoh...

Vas-y... Enfonce bien ton doigt... J't'écoute... »

Castiel sent qu'il n'aura pas besoin de plus pour jouir à son tour... Alors Dean se donne à lui, honteux et tremblant. À se donner du plaisir pour un homme qui a envie de lui, qui va jusqu'à le pourchasser chez lui, par ce téléphone, ce téléphone un peu rose... Il en jouit en lui faisant part de chacun de ses petits gémissements aigus de plaisir qui contraste avec la voix grave qui dit à Castiel :

« À toi…

'suis... » lâche juste Castiel alors qu'il sent l'orgasme le faire cambrer, se contracter...

Le faire couiner parce qu'il se mord la lèvre à sang... Son doigt parfaitement appuyé sur sa prostate et sa main serrée sur son érection qui se déverse son ventre et les draps... Dean ne peut qu'imaginer tout ça. Mais ça lui suffit à tordre son ventre. Il en soupire, comme s'il était repu. Repu de son plaisir...

Il n'ose pas interrompre son amant, l'écoute se remettre... Castiel souffle fort, brûlant, les yeux clos. Il essuie sa main sur son caleçon qu'il avait envoyé baladé plus tôt. Puis reprend le portable pour le coller à son oreille.

« Bandant...

Tu le kiffes cet adjectif Novak..., souffle Dean.

Il te va très bien je trouve...

Merci...

La timidité de Dean commence à vouloir reprendre le dessus. Mais Dean n'est pas d'accord. Il a peur qu'à cause d'elle Castiel s'en aille. Encore.

Bon... C'est mieux là quand même... Niveau pulsion et frustration... J'en pouvais plus de pas me concentrer sur mon antibiothérapie...

Bon bah on va pouvoir retourner bosser., rit Dean. Enfin là dormir..., il soupire.

Voilà... Demain matin à 8 heures 30 à faire le staff et puis les consultations...

Parle pas du boulot, pas déjà..., demande Dean.

Castiel rit un peu.

Ouais je sais, mais j'y pense tout le temps... Qu'est-ce que t'y veux ?

T'es passionné. Dans tout ce que tu fais d'ailleurs., insinue Dean.

Je fais pas les choses à moitié en général... Enfin bref...

Je me doute que tu t'en tapes éperdument mais j'aimerais bien que tu sois dans mon grand lit., lâche Dean après un moment de blanc.

C'est bien ton genre ça… Le câlin après la baise…

Ouais... Nounours jusqu'au bout tu vois...

Il me semblait bien…

Dis-moi Novak, ça te déplaît tant que ça ?

Je sais pas. J'ai jamais testé tu vois. Les mecs je les prends pour la baise.

Teste avec moi pour voir., le tente Dean.

Je vois pas l'intérêt.

Essaye et tu verras après.

Trop long. Et je suis fatigué après la baise, alors je préfère dormir.

Et dormir avec quelqu'un tu vois pas l'intérêt non plus et tu veux pas essayer, c'est ça ?

Exactement. Et puis ça tiens trop chaud. »

Dean rit à l'autre bout du fil. Castiel aussi. Il est ce contagieux Dean… Pour quasiment tout.

« Bon on va aller dormir hun…

Pense à ma proposition., souffle son amant.

On verra Winchester. Tu m'agaces…, sourit quand même Castiel.

Tu m'expliques ?

Fais marcher ton cerveau de bac +4 et va dormir. Demain je dois partir très tôt, j'habite pas tout près tu vois…

Dean sourit.

T'habites où ? Et non je suis pas comme tous ces types qui s'endorment après une bonne baise...

Arrête avec tes questions putain… Bonne nuit. »

Castiel raccroche directement en soupirant, mais souriant finalement.

Mais Dean n'est pas prêt de le lâcher. Et puis derrière un écran, c'est plus facile de dire :

« Tu dois être bandant énervé. »

Castiel qui vient de se lever de son lit parce qu'il a entendu un bruit revient sur ses pas prendre son portable. Il ne peut à nouveau s'empêcher de sourire. Ouais il va le rendre dingue.