Bonjour à tous et à toutes,
Cela faisait longtemps que je me contentais de lire et aujourd'hui, j'ai décidé de soumettre à vos avis une fanfiction à moitié écrite, qui date un peu. Si vraiment elle vous plait et que je trouve le temps, je la terminerai. Vous avez le temps de quelques chapitres avant son arrêt, mais j'ai hâte de lire vos avis.
Vous m'avez rassurée, je crois. Et c'est donc pour cela que le chapitre 4 est publié! Merci à tous les reviewers et à tous les followers, même silencieux! Votre attention me fait chaud au coeur!
Bien à vous,
La Chaumière Aux Coquillages.
Chapitre 4:Je croyais que tu me voulais du bien, Granger!
Harry frotta ses avant-bras. Il faisait vraiment, mais alors vraiment froid. La pluie tombait à verse mais Ron et lui continuaient à arpenter les rues de Londres pour retrouver leur ennemi de toujours.
-Dis Harry... Tu crois qu'Hermione... enfin, qu'elle... qu'elle a un faible pour Malfoy? Hésita Weasley.
Harry pila net.
-Ne dis pas n'importe quoi Ron! Elle prend sa défense parce qu'elle est accro à ses principes, c'est tout. Elle t'aime toi, et seulement toi. Rassura-t-il son meilleur ami en se remettant à marcher.
-Oui, mais... tu crois que... je veux dire, elle tient vraiment à ce qu'il s'installe chez nous, non? Et si, je sais pas, elle...l'aimait bien? Continua Ron.
Harry soupira.
-C'est une femme enceinte, elle a ses humeurs, c'est tout. Et puis...je ne sais pas. Peut-être qu'on est trop dur avec lui, peut-être qu'elle a un peu raison... dit-il.
-N'empêche, j'aimerais bien être sûr qu'il ne lui plaît pas... insista le roux, les yeux fixé sur le sol.
En voyant Ron dans cet état là, Harry eut de la peine. Même si lui ne doutait pas un instant des sentiments d'Hermione à l'égard de l'ex gardien, il sentait son désarroi, et quelque part, le comprenait. S'il avait vu venir le départ de Ginny, s'il avait croisé McMillan par « hasard » régulièrement au coin de sa rue, s'il avait eut le moindre doute insignifiant, il serait devenu fou. C'est pourquoi il proposa:
-Ecoute, Malfoy n'a qu'à habiter chez moi.
Le visage de Ron s'éclaira.
-C'est vrai? Tu veux bien? Demanda-t-il.
-Oui. Je suis tout seul, de toute façon. Acquiesça Harry en haussant les épaules.
Le visage de son compagnon de dortoir se rembrunit.
-Ecoute, Harry...pour Gin, je suis désolé... commença-t-il.
Harry chassa sa phrase d'un revers de main.
-Ça va, je t'assure. C'est bon. Dit-il un peu trop rapidement.
-Pingle m'a dit que tu étais le premier arrivé et le dernier parti au bureau. Insista Ron.
-J'ai beaucoup de travail, c'est tout. Ça va très bien.
-Tu es sûr? Parce qu'Hermione trouve que tu as mauvaise mine et c'est vrai que t'es pas des plus fanfarons, en ce moment, vieux... continua-t-il.
-Je suis fatigué, c'est tout. Mais ca va très bien. Répéta Harry pour essayer de clore la discussion.
Ron fut perplexe quelques instants.
-Bon, eh bien euh...tu sais que notre porte t'est ouverte si jamais... dit-il gauchement.
Harry le remercia.
Terré dans un abri de bus déglingué, Malfoy tentait de colmater ses blessures du plat de la main. Le boss lui était tombé dessus et lui avait demandé où il en était avec sa mission. Il lui avait ensuite rappelé ses engagements à nouveaux coups de poings et de lames.
Il fallait admettre que le boss était un orfèvre en la matière. Il savait où frapper pour faire mal sans tuer, comment laisser des traces bien visibles ou casser des côtes sans perforer un poumons. Et il avait fait démonstration de ses talents innés à Malfoy, qui, tremblotant et à nouveau couvert de sang ne savait pas où aller. Il se sentait trop faible pour marcher, de toute façon. Il se disait qu'il allait peut-être crever là, recroquevillé sur du goudron qui puait la pisse, et que ce serait bien fait pour lui et pour tous les autres, -savaient pas ce qu'ils rataient, qu'ils crèvent tous, ces salops- quand une silhouette se planta devant lui.
-T'as de la chance qu'Hermione soit là, Malfoy. Allez, debout. Fit une voix.
Il reconnut celle de Potter. Il essaya de se relever mais n'y parvint pas.
-Il est salement amoché. Fit une autre voix.
C'était Weasley.
Weasley et Potter. Potter et Weasley. Génial. Ils voulaient l'achever ou quoi?
-Malfoy, répond quand on te parle! Invectiva Potter.
Il ouvrit la bouche mais ce qui en sortit n'était qu'un gargouillement inaudible.
-Qu'est ce qu'il dit? Demanda la belette.
-Aucune idée. Répondit Potter.
A nouveau, Draco essaya de parler. Le même murmure incompréhensible sortit de sa bouche. Il laissa ses yeux se fermer complètement. Il était fatigué de les garder ouvert. Dans une demi-léthargie, il sentit des bras puissants le hisser sur ses pieds. Lorsque les bras le lâchèrent, ses genoux se dérobèrent, mais on le rattrapa in extremis.
-Faut qu'on le ramène à Hermione. Décida Weasley.
Ils firent quelques pas, la tête de Draco ballotant misérablement. Ses bras étaient passés sur les épaules des Gryffondors. Il était à peine plus grand que Ron.
Lorsqu'ils atteignirent un coin à l'abri des regards, ils transplanèrent pour arriver directement dans la chambre d'ami de la maison de Ron et Hermione.
Cette dernière accourut avec son matériel et, sans dire un mot, commença à découper le pull de Malfoy pour soigner ses blessures. Elle tira ensuite d'un coup sec sur le bas de son pantalon et il grogna de douleur tandis qu'il glissait sur ses chevilles.. Harry et Ron assistaient à l'effeuillage de leur ennemi, gênés.
-Ben, si t'as plus besoin de nous, on va...commença Ron, mais il fut interrompu par son épouse.
-Ne soyez pas ridicules, rendez vous utiles. Vous avez vu dans quel état il est? Dit-elle sèchement.
Elle les tenait clairement pour responsable de ce qui était arrivé à Draco. Vrai ou faux, celui-ci était couvert de bleus. Sa peau pâle était coupée par endroits, écorchée, violacée. Du sang coulait encore de quelques entailles. La Medicomage passa la main sur les côtes de l'homme.
-Il y en a au moins deux de cassées. Grimaça-t-elle avant d'envoyer Ron chercher du Poussos.
Elle n'adressa pas un regard à Harry, qui commençait à s'en vouloir.
-Hermione, je... tenta-t-il, sans savoir quoi dire.
-Tais toi Harry. Répondit-elle sèchement en agitant sa baguette au dessus de Malfoy dont les plaies commencèrent à s'autosuturer.
Il lui obéit. Elle s'affaira pendant quelques minutes, administrant la Poussos au Serpentard.
-Ne restez pas plantés là comme deux gros benêts! Je n'arriverai à le soulever seule pour lui mettre ces bandages! Leur dit-elle, toujours sans les regarder.
Ils soulevèrent légèrement le torse de Draco pendant qu'Hermione l'entortillait dans des bandes blanches afin de garder ses côtes en place pendant quelles se ressoudaient et, au passage, de protéger les écorchures en voie de cicatrisation.
Une fois que ce fut fait, elle se pencha au dessus du visage du blond et lui tapota les joues.
-Malfoy? Tu m'entends? Cligne des yeux si c'est le cas. Demanda-t-elle doucement.
Rien ne se produisit. Elle glissa son pouce dans la main du Serpentard.
-Ce serait bien la peine de l'avoir soigné s'il est mort. Râla Ron.
Hermione l'ignora.
-Malfoy, si tu m'entends, serre moi le pouce. Tu comprends? Insista-t-elle.
Les doigts pâles se recroquevillèrent légèrement, mais cela parut suffire à Hermione. Elle lui donna une potion de sommeil sans rêve et sortit de la chambre, suivie de ses amis.
Quand Draco se réveilla, pris par un mal de tête effroyable, il tenta de se rappeler ce qu'il s'était passé. Il se souvint de la bagarre avec le boss, des voix de Potter, Weasley et Granger. Il regarda autour de lui. Ce devait être la maison de la belette, vu cet affreux papier peint. Il se redressa sur les coudes pour balayer son propre corps du regard. Granger s'était sûrement occupée de lui. Précautionneusement, il bougea son torse de gauche à droite. Pas de douleur particulière. Ses cotes avaient dû se ressouder. Il glissa hors du lit et grimaça en sentant sa peau le tirailler à quelques endroits. Lentement, il enfila son jean et son sweat, nettoyés par Granger, assurément.
Lorsqu'il arriva dans la cuisine, les trois Griffondors arrêtèrent de parler pour le regarder.
-Je sais, je sais, Draco Malfoy, plus éblouissant que jamais. Faites attention à ne pas devenir aveugle, tout de même. Se moqua-t-il.
Hermione soupira mais tira une chaise à coté d'elle. Il vint s'y asseoir.
-Je suppose que c'est toi qui m'a soigné, Granger? Demanda-t-il.
Elle acquiesça.
-Merci.
Weasley écarquilla les yeux. Potter lui flanqua un coup de coude dans les cotes. Hermione les regarda tout les deux méchamment tout en servant du thé au blond. Ils le burent en silence, puis Potter se racla la gorge.
-Malfoy...je pense que c'est mieux que...euh...tu viennes habiter chez moi. Hermione et Ron vont avoir un bébé, ils ont besoin de tranquillité. Exposa-t-il.
Surpris, Malfoy s'étouffa avec sa gorgée de thé. Crachouillant des gouttes d'eau parfumé, Hermione lui tapotant le dos, il réussit à articuler un retentissant:
-Quoi?
Ron leva les yeux au ciel.
-Pour ce qui est de nous éblouir y a du progrès à faire, mais pour nous ébouillanter, t'es au top... râla-t-il.
-Vivre chez Potter? S'exclama Malfoy en ignorant la moquerie.
Il se tourna vers Hermione:
-Je croyais que tu me voulais du bien, Granger!
Elle soupira.
-Malfoy, ton comportement est presque aussi puéril que celui de Harry! Répondit-elle, exaspérée.
-Ah! Cria Harry, un air victoirieux sur le visage.
-Elle a dit presque, Potter! Se défendit le blond.
Hermione haussa le ton.
-Vous allez devoir apprendre à cohabiter et à vous supporter le temps que Malfoy se trouve un travail vivable. Je n'ai pas dit que vous deviez vous apprécier! Ajouta-t-elle devant leurs mines sceptiques. Juste vous comporter en adultes. En adultes pacifiques. Crut-elle bon de préciser.
-Bon, là c'est ta chambre. Et là bas, c'est la salle de bain, et il y en a qu'une pour deux. Alors ne laisse pas trainer tes cheveux partout Malfoy! Menaça Harry.
-Mes cheveux tiennent sur mon crâne à la perfection, merci bien, Potter. Répondit celui ci.
Les mains dans les poches, il s'approcha de la fenêtre. Harry habitait au dernier étage d'un immeuble de Stones Street, une rue plutôt chic majoritairement peuplée de Moldus, ce qui arrangeait bien Draco. Devant chaque fenêtre, Londres s'étalait et exhibait sa beauté, jusqu'à la Tamise qui devait scintiller les jours ensoleillés. Mais aujourd'hui le ciel était gris, comme les yeux du Serpentard, qui, amer, contemplait ce qui aurait put être sien si seulement sa famille n'avait pas tout perdu. Potter le tira de ses pensées.
-T'as d'autres fringues ou tu comptes te trimballer avec ces fripes toute ta vie? Demanda-t-il.
Malfoy baissa la yeux sur ses habits. Son jeans, un peu trop large pour lui, avait déjà des marques d'usures. Son pull à capuche marron avait beau être quasi neuf, il n'allait pas durer des années.
-J'ai rien d'autre Potter. Je ne prendrais pas de place dans tes placards débordants de costumes Armani et autres Ralph Lauren. Répondit-il.
L'Élu leva les yeux au ciel.
-Je devais faire quelques courses, de toute façon. On part dans cinq minutes.
Malfoy se tourna brusquement vers lui.
-Potter, si je sors, on me flingue. C'est le but? Questionna-t-il en regardant le concerné comme s'il débarquait de Jupiter.
Celui-ci haussa les épaules.
-Pas dans le Londres sorcier. Fit-il remarquer.
-En effet, là-bas, on me lancera un Avada Kedavra, ce sera bien moins douloureux. Dit le blond, sarcastique.
-T'as pas le choix, Malfoy. C'est soit ça, soit tu te trimballes en haillons. S'agaça Potter.
-Je n'irais pas sur le Chemin de Traverse. Mes fringues sont très bien comme ça.
Draco avait dit cela avec détermination. C'était clair, il n'irait pas. Point.
-T'as peur Malfoy? demanda Potter.
-Je ne suis pas un idiot téméraire, c'est tout. Lui asséna le Serpentard.
-Comme tu veux. T'as qu'à prendre une douche en attendant. Abandonna Harry.
-Dis tout de suite que je pue! Se vexa Draco.
-Mais je le dis, je le dis... ricana Harry.
-Moi au moins, je ne sens pas la fraise à huit mètres. Alors que, y en a, c'est à se demander s'ils n'ont pas viré leur cuti! Se moqua le filleul de Rogue.
Le Gryffondor s'empourpra.
-Je...je n'ai pas viré ma cuti Malfoy! Je suis tout ce qu'il y a de plus viril!
-C'est ça, et moi je suis un Scroutt à Pétard. Se moqua Draco en lui tournant le dos.
-Ça m'étonnerait moyen tu vois! Cria l'Auror.
-Alors pourquoi tu sens la fille? T'as une nana? Elle est où? C'est la petite rousse Weasley c'est ça? Insista le paria tandis qu'il s'éloignait dans le couloir
Harry pâlit.
-Occupes toi de tes miches! Cria-t-il.
Et il transplana.
Draco fit quelques pas hésitants dans l'appartement. Il se sentait mal à l'aise. Il était chez Potter. Il dépendait de lui. Et tout, absolument, lui ressemblait ici. Les murs rouges du salon, le plan de cuisine en granit, le plancher clair. Ici, c'était l'univers de Potter. Et il s'y sentait comme un intrus. Ce qu'il était, assurément.
Il se glissa dans la salle de bain et se déshabilla avant de retirer ses bandages. Son torse pâle serait bientôt immaculé, à l'exception de quelques cicatrices, vestiges de la Guerre. Le reste s'en irait vite. Il soupira et passa sa main dans ses cheveux raides qui lui tombaient sur les yeux. Ses yeux, ses cheveux, sa peau. Voilà tout ce qu'il restait des Malfoy. Plus de prestige, plus de fortune, plus de préjugés.
L'eau glissa délicieusement sur lui. Potter avait raison. Avec toutes les bagarres qu'il avait essuyé en l'espace de vingt quatre heures, il ne sentait pas la rose. Il baissa les yeux pour trouver du gel douche et son regard fut attiré par un emballage rose pétant. Potter avait-il une femme? A 27 ans, c'était tout à fait probable. Il tâcha de se remémorer une quelconque touche féminine dans les pièces qu'il avait visitées mais n'en trouva aucune. Pensif, il utilisa toute fois le savon de Marseille qui trainait sur le rebord de la douche pour se laver. Autant s'abstenir de sentir comme la dulcinée de Potter. Ca éviterait les confusions.
Harry paya ses achats puis alla boire un café au Maze, un petit bistrot sympa un peu en retrait du Chemin de Traverse. Il n'était pas très heureux d'héberger son ennemi de toujours, mais il ne voulait pas qu'Hermione s'agite trop pendant sa grossesse. Le Serpentard était exécrable, même s'il devait bien s'avouer que lui même n'avait pas été un modèle d'amabilité... De plus, si Malfoy disait vrai, il était dans le pétrin parce qu'il était intervenu en sa faveur lors de son agression. Dette de vie ou pas, il n'était pas en sécurité dans le Londres Moldu et avait l'air d'avoir une trouille bleue de revenir en territoire sorcier. L'appartement était bien assez grand pour deux, de toute façon.
Il ne savait plus que penser. D'un coté, Hermione disait vrai. Il n'y avait pas de preuve quant aux actes meurtriers de Malfoy et ce dernier avait de toute façon purgé sa peine. Et comme disait sa meilleure amie, tout le monde méritait une deuxième chance. Dumbledore en avait donné une à Rogue. Lui même en aurait donné une à Ginny si elle en avait voulu. Il serait légitime qu'il en donne une à Malfoy.
D'un autre coté, ils ne pouvaient pas se blairer depuis si longtemps que ca lui paraissait impossible de tirer un trait sur leur passé. Malfoy avait combattu contre lui pendant la Guerre, forcé ou non, meurtrier ou gamin apeuré. Il était certes allé à Azkaban, mais seulement trois ans. Il avait tout perdu, jusqu'à ses parents, mais était-ce suffisant?
Il ferma les yeux et se frotta les tempes. De toute façon, il n'avait pas le choix. Il devait faire un effort. Ils allaient cohabiter et Hermione était décidée à ce qu'ils se tolèrent.
-De retour, Potter? Lança Draco en avisant les sacs de commissions qui trainaient dans la cuisine.
-Tu veux que je te prête mes lunettes, Malfoy? Répondit Harry aussi sec. Il s'en voulu aussitôt. Il s'était promis de faire des efforts et le Serpentard n'avait même pas été agressif.
Draco s'approcha des sacs pour ranger leur contenu dans les placards. Cela étonna beaucoup Harry, qui ne pensait pas un jour voir Malfoy s'adonner volontairement à une tâche aussi banalement quotidienne.
Lorsqu'ils eurent fini, le Survivant demanda à son nouveau colocataire quelle était son ancienne adresse. Celui-ci lui jeta un coup d'œil méfiant.
-Pourquoi, Potter? Ton appart' ne te suffit pas? Questionna-t-il.
Harry leva les yeux au ciel.
-Il faut aller récupérer tes affaires. Expliqua-t-il.
Draco fit deux pas en arrière.
-Tu n'y penses pas sérieusement! L'immeuble est sûrement sous surveillance, un pas vers ma porte d'entré et tu es mort! S'exclama-t-il.
-Comme si ça t'ennuierait. Fit remarquer ce dernier.
-C'est à dire que si tu meurs sur mon palier, le monde Magique risque fort d'être à mes trousses vois-tu. Répondit le blond, sarcastique.
L'Auror soupira.
-J'utiliserais la Magie pour les assommer, ou ma cape d'invisibilité, je ne sais pas. Depuis quand tu t'inquiète pour moi de toute façon? Demanda-t-il.
Draco grimaça.
-Depuis que je risque ma vie pour que tu gardes la tienne.
Harry était sceptique.
-Si je meurs, ils n'auront plus de raison de t'en vouloir, si? Raisonna-t-il.
Ce fut au tour du Serpentard de lever les yeux au ciel.
-Ce que tu peux être naïf mon pauvre Potter! Tu crois vraiment que ca changerait quelque chose? Si c'est pas moi qui te fait la peau avant ce soir, alors ils essayeront de se faire la mienne! J'ai fait montre d'insubordination, et ça, tu peux me croire, le boss le prend très, très, très mal! Expliqua-t-il.
-Le boss? Questionna Harry, curieux.
-Le boss. Se calma soudainement Draco en haussant les épaules avant de se diriger vers sa chambre.
