Quand les Pancakes s' en'mêlent…

Chapitre 4 :

Ça donne un plan foireux !

- Soldat ! Quel est notre objectif ?

- Pourrir l'œuvre de J.K. Rowling ! Récita l'autre Pancake sans l'ombre d'une hésitation.

- Oui, certes… Mais encore ?!

- Euh… Foutre la merde ?

- Non, Soldat Pancake !

- Ah bon ?!

- Notre objectif est de réunir deux personnes-

- Dans quel sens, Chef ?

- Celui que tu veux, Soldat. Enfin… Non ! Celui que tout oppose !

- Faire un Drarry, quoi. Pour satisfaire notre égoïsme et nourrir nos fantasmes ?

- En effet, Soldat. Mais ici réside l'obstacle capital qu'il va nous falloir surmonter !

- A part le fait qu'ils ne peuvent pas se sentir, où est le problème ?

- Justement, c'est notre problème. Soldat ?!

- Chef, oui chef ?!

- Commençons par lister les problèmes empêchant ladite réconciliation !

- Euh… En commençant par le petit bigleux : c'est un sac. Il n'a aucun sens du style et de la classe, sans compter qu'il se tient comme une merde et qu'il parle comme une merde. En bref : c'est une loque. En plus, il est têtu et orgueilleux, il nourrit son autosatisfaction en jouant au chevalier servant. Enfin : Il est hétéro.

Les Pancakes se turent un instant face à cette évidence frappante et obstacle plutôt… infranchissable.

- Et qu'en est-il du second, Soldat ?

- C'est un poltron, un trouillard, un lâche… Et un fils à papa. Il est également aussi têtu qu'orgueilleux. Lui aussi se prend pour un prince et pète plus haut que son cul (en porcelaine, s'il vous plaît). Le plus gros obstacle pour lui étant qu'il est l'ennemi juré d'Harry et un Mangemort en devenir.

Autre silence marquant le dur labeur qui attendait les deux Pancakes.

- Au moins, il est bi, Chef…

Nouveau blanc, cette fois-ci d'approbation et presque de soulagement.

- Nous devons procéder intelligemment et par ordre, Soldat !

- Bien, Chef !

- Commençons par le plus urgent des problèmes : faire d'Harry quelqu'un d'attirant !

A la place de la narratrice : un panneau est accroché avec inscrit « En vacance pour une durée indéterminée. ».

- Ce n'est pas un peu, comme qui dirait, mission impossible, Chef ?

- C'est devant l'adversité que l'Homme surmonte les défis… Et ceci est un défi, Pancake !

- Chef ! Je propose que l'on éradique l'infamie à sa source même.

- Je vous écoute, Soldat.

- Que l'on brûle sa garde-robe ! Mwahahah.

- C'est brillant, Soldat. Je n'en attendais pas moins de vous.

- Et j'ai même mieux, Chef ! On fait porter le chapeau à Drago. Ainsi, il devra s'occuper de racheter la garde-robe d'Harry.

- Ouuuuh… C'est vilain, très, très vilain. C'est même vicieux ! Mais rien n'est joué, Soldat. Ce chemin est long et tortueux.

Ha ha… Je vais me pendre !

- Oh, la narratrice…

Vite, une corde !

- Joli teint bronzé que voilà !

Moult délibérations sans queue ni tête plus tard (Pour ton information, Narratrice, on a les deux !), les Pancakes se retrouvaient face à la garde-robe du Survivant. Il fallait avouer qu'elles avaient mis bien plus de temps que prévu à la trouver, notamment à cause de la taille plus que réduite de possessions d'Harry. Il avait si peu de vêtements qu'elles avaient pendant un temps cru qu'ils faisaient partis de la garde-robe de Ron avant de réaliser leur erreur.

- C'est des termites qu'il y a dans le coin, là ?

- Je crois qu'on lui rend vraiment service en brûlant tout ça.

- Je vois un problème… Plusieurs même. Comment on va faire porter le chapeau à Drago ? Et puis si on fait brûler les affaires d'Harry alors qu'ils sont en cours, il aura toujours son uniforme sur lui. Et vu qu'on ne sait pas jusqu'à quel point c'est un sale, il serait capable de le garder jusqu'à-

- Oh mon Dieu !

- Il faut établir une stratégie ! Je propose que l'on cherche d'abord les preuves qui laisseront penser que Malefoy est coupable. Ensuite, on ira prendre les vêtements quand Henry Pottier prend sa douche et le tour est joué !

Ainsi les Pancakes firent demi-tour et s'en allèrent fouiller la chambre du Préfet de Serpentard.

- Je ne trouve pas ce qu'on pourrait mettre comme preuve sans faire coup-monté ! S'exaspéra l'une d'elles après un moment à tourner en rond.

- Au pire, on brûle aussi la garde-robe de Drago et, par solidarité masculine, ils vont faire du shopping ensemble ?

- C'est un peu trop foireux selon moi…

- Mais c'est mieux que rien.

Elles haussèrent les épaules et se rendirent dans la pièce réservée au stockage des vêtements de Drago mais, en passant leurs mains parmi les divers tissus, elles durent se rendre à l'évidence :

- On ne peut pas brûler ça ! C'est trop beau pour être vrai !

- Bon ok, on va trouver une solution ! Qu'est-ce que quelqu'un laisserait par inadvertance sur une scène de crime ?

- Bah généralement, les criminels font attention, non ? Surtout qu'on parle de Malefoy, là !

- Il faudrait trouver quelque chose qui fasse distingué et riche… Du genre quelqu'un qui sait qu'il est plein aux as mais qui s'en fout.

Elles aperçurent alors, trônant sur l'étagère telle la solution venue du ciel, une petite fiole forte ouvragée.

- Du parfum !

- Superbe combustible. Héhé !

Alors qu'elles avaient enfin réussi à grimper sur l'étagère au niveau du flacon par je-ne-sais-quels moyens mystérieux, elles réalisèrent que la petite fiole faisait au moins les trois quart de leur taille.

- Et comment on va transporter ça, discrètement ?! S'indigna Pancake Number One en agitant ses petits bras dans la direction générale du flacon.

Elle vit alors passer dans les yeux de sa collègue un éclair de révélation. Number Two bonda le torse et, s'approchant de la bouteille d'un air décidé, lança un :

- Reducto !

Ma foi, fort convainquant.

De la même manière inattendue que le Lévicorpus avait pris effet sur Sirius, la bouteille diminua de taille… Vraiment beaucoup… Jusqu'à tenir dans la paume de leurs mains. Pancake Number Two attrapa l'objet et le regarda avec fierté. Alors que les deux acolytes satisfaites s'apprêtaient à sortir de la chambre du Préfet, la fenêtre s'ouvrit d'un coup d'un seul, comme si le divin s'en mêlait. Un courant d'air souffla à travers la pièce emportant les Pancakes dans un tourbillon sans-dessus-dessous. Lorsque tout cessa enfin, un papier vint atterrir sous leurs pieds, ou enfin, elles atterrirent sur le papier… Bref ! Le fait était que le papier était sous elles au final. Elles le regardèrent un instant puis réalisèrent :

- Plus de combustible !

Ce fut ainsi qu'elles partirent tenant la lettre chacune à un bout, le parfum au creux d'une de leur petites mains. Ce que les Pancakes avaient apparemment oublié de remarquer et qui était, hélas !, le plus important était le sceau apposé à la cire rouge sur la lettre. Lettre dont l'absence porterait immanquablement préjudice à l'histoire.

Les Pancakes se mirent ensuite en quête d'un endroit sûr où démarrer leur feu de joie (C'est très gai tout ça.) Hummm ! De camp, feu de camp ! Elles pensèrent d'abord aux toilettes des filles vides qu'occupait Mimi Geignard, puis elles revinrent sur leur décision en réalisant que Drago était bel et bien un homme (Sans blague ?!). Leurs réflexions, profondes bien sûr, n'étaient pas encore terminées lorsqu'elles prirent conscience que l'heure tournait vite. Elles se hâtèrent de retrouver la chambre d'Harry et les torchons qui lui servaient de vêtements, espérant pouvoir mettre leur plan à exécution le plus rapidement possible. Par chance, lorsqu'elles rentrèrent dans le dortoir des Gryffondors, la pièce était vide et Harry à la douche.

- Quel timing !

- Bien joué, la narratrice… Pour une fois !

Oh ça va !

Nos deux compères vidèrent alors à toute allure la "garde-robe" du rouge et or et réduisirent ses vêtements par magie pour faciliter le transport.

- Maintenant : les fringues dans la salle de bain !

- Arg… C'est fermé.

- Pas surprenant.

- Je sais ! On n'a qu'à crocheter la porte.

- Le verrou est un peu haut…

- Au pire, on peut toujours grimper par des moyens mystérieux pour faciliter le travail à la narratrice.

- Et puis, tu as déjà crocheté une porte ?

- Jamais, mais c'est le moment d'essayer !

Sans attendre d'avantage, les Pancakes se hissèrent sur la poignée par des moyens mystérieux (ce qui me facilite en effet le travail.).

- Tu as une épingle à cheveux pour crocheter ? Ou un passe-partout ?

- Non ! Mais j'ai mieux : un bras !

Sur ce, Pancake Number One enfouit sa petite main dans la serrure et commença à farfouilla un peu. Lorsqu'un léger déclic se fit enfin entendre après quelques minutes d'intense concentration, elle ne put retenir un petit :

- Mwahahah !

La porte s'ouvrit alors lentement et, à chaque millimètre gagné, les Pancakes pâlissaient. Elles blanchirent peu à peu jusqu'à en devenir livides.

- Oh. Mon. Dieu ! Il… Il- Il chante sous la douche !

- Faux.

- Très faux.

C'est le principe universel de celui ou celle qui chante sous la douche.

- Mes oreilles !

- Vite ! Les fringues et on s'en va !

Elles plongèrent rapidement en avant, telles des rapaces sur leur proie, réduisirent tous les vêtements qu'elles purent trouver et s'en allèrent aussi vite que possible. Pancake Number One referma le verrou (par sécurité) puis toutes deux rassemblèrent les vêtements d'Harry et quittèrent la tour des Gryffondors sans plus attendre. S'empressant toutes deux de quitter les alentours, elles coururent aussi vite que leur petite taille le permettait quand BIM BABOUM ! Pancake Number Je-Ne-Sais-Pas-Lequel-C'est-Allé-Trop-Vite se prit les pieds dans un morceau de vêtements et entraîna sa collègue dans sa chute. Elles lâchèrent alors toute leur cargaison qui dévala les escaliers jusqu'au pallier suivant et les vêtements, quittant les bras de leurs porteuses, reprirent leur taille initiale.

- Ah bah, bravo.

- Woooouuuuups ! La bouteille de parfum !

- Ah f*ck !

Elles dévalèrent alors les escaliers et redressèrent la fiole dont le contenu avait clairement baissé.

- Ouf !

- C'était moins une.

« Roonronrrrroooooon… »

- Pourquoi tu ronronnes ?

- Ce n'est pas moi !

Elles se fixèrent un instant, espérant tout autant l'une que l'autre ne pas avoir entendu correctement avant de se retourner lentement, très lentement… Elles se retrouvèrent alors nez à nez (Ha ha, ce n'est même plus drôle ! - C'est passé ta blague, Narratrice.) avec Miss Teigne.

- Ahahah… Rit l'un sans joie. Gentil chat.

« Rooooon… »

- Elle est mignonne ! Pourquoi elle se lèche les babines ?

- …

- …

- Attends… Si elle est là, c'est que-

- Rusard arrive !

- Vite, fous le feu aux fringues !

- Quoi ici ?!

- Oui ici, maintenant, tout de suite !

Et dans le feu de l'action (Ton humour se dégrade sérieusement.), Pancake Number One s'empara de la queue de sa collègue et la craqua entre ces deux mains.

- Hey ! Mais qu'est-ce que tu fais à ma queue ?

- Je la craque, hahaha ! Comme on craque une allumette !

- Pardon ?!

En effet, le bout de la queue de Pancake Number Two avait pris feu.

- Go, Salamèche !

- Oh, je t'emmerde ! S'écria P n°2 en lâchant sa queue sur le tas de vêtements qui s'enflammèrent d'un coup.

- Chaud ! Chaud !

- Éteins ma queue !

- Comment ?!

- Souffle dessus !

Pancake Number Two, réalisant ce qu'elle venait de dire, se rectifia :

- Je ne sais pas mais fais quelque chose !

Numéro Un qui allait humecter ses doigts avant de les porter à la flamme réalisa son absence de bouche, elle soupira dramatiquement et écrasa la queue de sa collègue entre ses deux mains.

- Fiouuuu… Merci.

- Bon. Une bonne chose de faite.

« Rooooonnnnnn… »

- Ahahah… J'avais presque oublié !

- T'as la bouteille avec toi ?

- Oui…

- On court ?

- Oui !

Et prenant chacune un bout de la fiole de parfum sous le bras, elles partirent à toutes jambes suivies de près par Miss Teigne qui semblait bien s'amuser.

- Foutu chat !

- Tais-toi et cours !

- Pas besoin de me le dire !

Elles quittèrent ainsi les lieux qui commençaient à rassembler de plus en plus de monde. Et de flammes…


POV de la tapisserie :

Sur le palier un étage en-dessous, face au tableau de la Grosse Dame, la tapisserie était en pleine conversation avec le tableau voisin :

« Il fait humide, aujourd'hui, j'en ai les coutures qui frisent.

- Ne me le faites pas dire, j'ai la peinture qui craque de partout. »

Ils se turent un instant, entendant la Grosse Dame pivoter imperceptiblement.

« J'ai un mauvais pressentiment, remarqua la tapisserie tendant un peu plus l'oreille.

- En effet, c'est étrange… Dit le tableau.

- Que voient vos yeux, mon ami ?

- Personne n'est sorti et la porte s'est refermée. »

Le tableau vit alors un tas de vêtements apparaître de nulle part, grossissant à mesure qu'il dévalait les escaliers.

« Quelle drôle de chose que ceci, fit-il remarquer après avoir expliqué la situation à la tapisserie.

- Les élèves ont de ces idées de nos jours.

- Peut-être parce que c'est le début de l'année. Novembre a toujours été un mois chaotique. »

Le tableau se tut un instant et pâlit légèrement.

« Que se passe-t-il ? Vous êtes bien silencieux.

- C'est que je crois voir une flamme flotter à côté des vêtements.

- Oh ! Quelle est cette odeur ?

- Du parfum, très chère, et il… Il brûle ! »

La tapisserie s'enroula alors sur elle-même pendant que le tableau relevait le bas de sa toile afin d'échapper aux flammes.

« Fufufu… Rit la tapisserie. J'ai eu chaud à mes points de croix ! »


Alors, petite anecdote :

Voilà mot pour mot ce qui avait été écrit à la fin du chapitre précédent : "[...] bonne attente pour le [chapitre] suivant parce qu'on ne sait pas quoi y mettre." Comble de l'ironie, le lendemain de la mise en ligne, à 16h, on avait bouclé les chapitres 4 et 5 et entamé le chapitre 6... ^.^"

Donc, tout ça pour vous dire qu'on mettra la suite en ligne dans deux semaines à peu près ! (Pour nous laisser le temps d'écrire la suite.)

Voilà, j'espère que le chapitre vous a plu une fois encore et je vous souhaite une bonne attente du chapitre suivant (avec la certitude qu'il viendra cette fois-ci !) ;)