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SENTIMENTS NON-PARTAGES

Deidara était donc parti en mission pour rechercher ce Gobi avec Tobi, et ils l'ont trouvé ! Ils étaient rentrés au repère.

Ah ! Enfin revenu… avait lâché Deidara, et maintenant tronche de cyclope, tu peux filer d'ici, je t'ai assez vus…

Mais… Deidara-sempai ! Pourquoi êtes-vous aussi méchant ?!

Parce que tu me tape sur les nerfs… casses-toi !

Bien…

Et Tobi s'en allait en claquant la porte du salon, où Deidara se jetait dans un des fauteuils qui se tenait là. Il pensait à Sasori qui était avec ce connard d'Hidan… « Il a intérêt à faire attention à ses gestes et ses paroles cet enculé ! » pensait-il. Il s'imaginait déjà cassant la figure à Hidan parce qu'il avait malencontreusement touché Sasori au mauvais endroit.

Hm… soufflait-il en plongeant encore plus loin dans le fauteuil.

Il avait alors entendu la porte d'entrée s'ouvrir et claquer. C'était certainement Sasori et Hidan. Et c'était bien le cas, Sasori entra dans la pièce, les yeux lourds et le visage chargé de fatigue.

Bon retour ! souhaitait Deidara, mais il n'eut qu'en réponse le bruit qu'avait fait Sasori en se vautrant dans le fauteuil à côté de lui. Mon pauvre, tu as mauvaise mine…

Je n'ai pas très bien dormis, soufflait Sasori, ce n'est pas facile de dormir à côté d'Hidan…

PARDON ?! avait hurlé Deidara.

Il n'arrête pas de bougé c'est une horreur ambulante, il n'arrêtait pas de me rouler dessus en disant « vive Jashin-sama ! »…

Plus Sasori continuait et plus Deidara avait envie de vraiment casser la figure à ce connard d'Hidan. Il serrait le poing. Hidan entrait alors dans la pièce, pauvre de lui…

Tiens, salut la blondasse ! avait insulté Hidan.

Hidan, espèce d'exhibitionniste de merde, qu'est-ce que tu as fait à Sasori ?!

J'lui ai rien fait à ta poupée sexuelle, t'excite pas, hâté d'mes deux !

Ouais c'est ça… Le pauvre se pointe avec une mine de déterré et tu vas me dire que t'y est pour rien !

Bah t'a qu'à la taillée !

T'es blagues à la con tu t'les gardes ! Connard !

Eh ! J'te permets pas !

Comme si j'allais attendre que tu m'le permettes, enculé !

Mais vous aller la fermer tous les deux, oui…

Kakuzu venait lui aussi de rentré de mission et aussi de rentré dans la pièce. Il regarda Sasori qui avait placé son bras sur son front, comme s'il était pris d'une terrible migraine.

Eh ! Mais regardé qui voilà, c'est ce cupide de Kakuzu…

Kakuzu avait pris Hidan par le coup et l'avait emmené avec lui dans l'autre pièce.

Ah… Enfin un peu de calme, avait chuchoté Sasori.

Tu devrais lui mettre une bonne raclé à cet exhibitionniste de merde, Sasori.

Mouais… Quand j'en aurais le courage, mais pour l'instant, je suis vanné !

Ouais, mais en tout cas, c'est bien la dernière fois que tu pars en mission avec ce connard !

Il craquait sur moi…

QUOI ?!

Ouais… Il a essayé de m'embrasser un soir, je lui ai mis une bonne pâtée, je crois qu'il a compris que ce n'était pas réciproque…

Mais franchement, qu'est-ce qu'il a cru faire ce sado-maso à la con ! Hum ! Il croyait qu'on pouvait me voler comme ça !

Te voler ? avait dit Sasori en ricanant.

Bah ouais ! T'es à moi, c'est comme s'il me volait ! Hm !

Comme c'est mignon…

Sasori se levait pour aller se coucher sur Deidara qui le prit volontiers sur ses genoux, l'entourant de ses bras, le regard pétillant. Puis, continuait avec un baiser passionné que Sasori lui rendait immédiatement. Sasori prit la tête de Deidara dans ses bras pour ne pas qu'il se détache de lui.

Ils étaient de nouveau dans leur monde. N'écoutant que les battements de cœur de l'autre, ne sentant que le contacte de leur peau en regardant chacun à l'intérieur de l'autre en y trouvant le réconfort et la chaleur qui leur avait manqué durant cette interminable mission.