Note : Cette fic comportehuit chapitres et un épilogue (en plus du prologue). Les deux derniers sont les plus courts XD Et ça fait un peu plus de cinq mille mots en tout...
En d'autres termes, cette fic entière a la taille... d'un chapitre de Dynamite XD
Bonne lecture! (moi j'aime bien ce chapitre X3)
Chapitre trois
Sur le coup, je n'avais pas compris… et je n'eus pas non plus réalisé qu'il venait de caresser mes lèvres des siennes. Sans que je ne le veuille vraiment, mes yeux s'étaient clos d'eux-mêmes, ce que j'ai constaté en les rouvrant.
Toujours aussi près de moi, Yuu m'observait avec cet air malicieux qui le caractérise dans ses nouvelles facéties, puis il passa lentement sa langue sur son piercing. Je pris alors seulement conscience de la scène qui venait de se dérouler. J'allais pour dire quelque chose, réfléchissant que répondre à cela, quand cette fine langue mutine vint humecter la commissure de mes lèvres.
J'étais tellement surpris, mais heureux de ce qui se passait, que je me laissais complètement aller. Pourtant, Aoi ne cherchait pas à pousser le geste plus loin. Nous échangions quelques petits baisers brefs, il me paraissait alors plus curieux que décidé.
C'est la raison pour laquelle j'ai finis par étendre mes jambes de chaque côté de son corps, et l'ait attiré contre moi grâce à une main dans sa nuque.
Je ne sais pas s'il s'agissait d'une impulsion ou si il eut compris ce que je cherchais, mais je n'ai même pas eu besoin de forcer un tant soit peu.
Je sentis ses lèvres s'écarter légèrement au contact des miennes, et ce fut la première fois de ma vie que je me grisais autant d'embrasser quelqu'un.
Parce que c'était lui, sans nul doute.
Nous avons entamé un jeu de souffles, de langues et de salive. Parfois même, un petit rire échappait à l'un de nous deux.
Il me chatouillait le palais, je jouais avec son piercing. Il conduisait le jeu à l'air libre, je recherchais à nouveau la chaleur de sa bouche contre la mienne. Il mordillait mon muscle, je faisais de même sur son bijou.
Hélas, c'est ainsi que je le vois, ce petit jeu a, petit à petit, dérivé sur un autre. Celui là plus dangereux, qui risquait d'impliquer bien trop de choses pour nous si ça se passait.
On ne se verrait plus de la même façon.
Il fallait savoir où on en était, avant toute chose.
C'est ce que je pensais autrefois.
Je l'avais senti me pousser de plus en plus en arrière, jusqu'à m'en allonger entre ses coussins. Il s'était posé sur mes hanches, et c'était à partir de là que ça dégénérait.
Ses mains, aux doigts rendus légèrement rugueux et allongés par la guitare, passèrent lentement sous mon léger chandail. Je l'avais enfilé comme ça, sans rien, et déjà bien large pour moi.
Je sursautais sous ce soudain contraste entre la peau chaude de mon ventre et celle de ses phalanges qui me paraissait glacée, sur le moment.
Je le laissais me caresser en gestes lents et appuyés, jusqu'à ce qu'il cherche à passer ma ceinture…
Une sorte d'alarme se déclencha en moi et, sans y réfléchir une seule seconde, je lui prenais les mains en déclarant :
« Si il y a bien une chose que je veux éviter, c'est de brûler les étapes. Surtout avec toi… »
Si j'avais su, ce jour là, de ce que ce geste, cette phrase, auraient entraînés, alors j'aurais tout simplement gardé le silence.
« Et puis… pourquoi, d'un seul coup, tu… enfin… »
Là aussi… Et, au fond de moi-même, je savais pertinemment que ce n'était certainement pas la question à poser.
« -Hé bien, en fait, j'ai toujours voulu essayer avec un mec. Puis y'a que toi qui… qui y semble disposé.
-……………
-Mais le prend pas mal ! » se précipitait-il « Je suis pas en train de dire que t'es quelqu'un de facile ! »
Honnêtement, qu'auriez vous voulu répondre à cela ?
A Suivre
