Note de l'auteur :
Bonjour à tous !
Ben oui, Kinder, évidemment ! Avec Tsonga ! Dédicace à tous ceux qui rêvaient de latter la gueule de cette voisine sans gêne ;) (Darthshipper, tu t'es reconnue ;D)
Ceux qui ont tapé dans le mille : r.b. fanfic, virginie evans, Emma94000, X-FanficX, RosalieEsmeeCullen, PaperPellet, MALYNE34, fan de fictions, brigitte26, Mamilys, F. F. F. F. World, Lydia Walker, Eva'Naissance, Rimb-Rimb, Pandora, Kin, Cris.
RAR :
Pandora : Oui, elle est facile ^^ Que penses-tu de celle-ci ? Merci du compliment, j'en ai bien l'intention ;)
Kin : Haha, oui, j'ai quasiment repris mot-à-mot les dialogues XD Ah, oui, cette fichue voisine ! Drago nous a tous vengés XD
Cris : En effet :) Ah ben ça, moi j'veux bien, mais c'est toi qui négocie avec Drago !
OS n°3
Harry et Daphnée Greengrass sortaient ensemble depuis maintenant trois mois. Leur couple avait surpris la plupart de leurs amis, ils n'avaient en effet rien en commun. Harry avait d'ailleurs été très étonné de recevoir un matin une lettre de la jeune femme, quatre ans après la mort du mage noir. Elle y confessait son amour pour lui et le conjurait d'accepter une rencontre, ne serait-ce qu'une discussion d'une petite heure, pour lui donner sa chance.
Le Survivant avait d'abord été méfiant en lisant le nom de celle qui avait envoyé la lettre, puis intrigué à sa lecture. Il avait donc résolu de lui offrir, non pas une simple entrevue, mais bel et bien un rendez-vous dans un restaurant chic tenu par Seamus et Ginny. Il ne serait pas dit que le Gryffondor n'était pas courtois avec les dames ! Ils avaient beaucoup parlé, et au grand étonnement du brun elle lui avait plu.
Ils avaient ainsi enchaîné les rendez-vous, parfois dans des lieux plus intimes, sans jamais aller plus loin que de simples baisers et quelques caresses poussées.
Daphnée déglutit. Ça y était. LE grand soir. Ils avaient passé ensemble un après-midi formidable, avaient dégusté un dîner exquis… Il l'avait invité chez lui, au square Grimmaurd (rénové, cela va sans dire). Oh, ce n'était pas la première fois. Harry avait été très compréhensif quand elle lui avait dit qu'elle était encore vierge, ils s'étaient contentés de dormir l'un contre l'autre… Mais cette après-midi, elle lui avait très clairement fait comprendre qu'elle se sentait prête.
Bon prince, le brun lui avait laissé la douche attenant à sa chambre, pendant que lui se lavait à l'étage en-dessous. Elle s'était longuement délassée sous l'eau chaude, soufflant, tentant de bien se rendre compte qu'elle y était, que ça allait se passer dans quelques minutes…
Elle coupa enfin l'eau, se sécha soigneusement avant d'enfiler un peignoir laissé à son attention. En entrant dans la chambre, elle eut le souffle coupé. Le brun la regardait, allongé sur le côté dans le lit, en appui sur un coude. Les draps blancs couvraient juste sa taille, cachant son entrejambe, mais il n'y avait aucun doute que le brun ne portait pas de caleçon dessous. Son torse découvert était… Merlin... Elle ne put empêcher son regard de glisser lentement le long des muscles dorés jusqu'au nombril, puis au pubis, avant de se perdre nerveusement dans les draps.
Le brun, n'ayant rien manqué de son stress malgré son air avide, lui sourit avant de lui faire signe de l'indexe de se rapprocher, faussement aguicheur.
Elle pouffa à ses singeries avant d'obtempérer, rassurée. Soudain, elle s'arrêta. Elle joignit se mains devant sa bouche, comme souvent lorsqu'elle réfléchissait. Est-ce qu'elle n'oubliait rien… ? Elle écarquilla les yeux.
- Une minute. énonça-t-elle en faisant signe à Harry de rester où il était.
Le jeune homme n'en prit pas ombrage, lui faisant même un rond de jambe avec un clin d'œil. Merlin quelle chance elle avait d'avoir un petit ami si patient ! Elle l'avait prévenu qu'en raison d'un léger problème de santé, elle devait prendre régulièrement des pilules, et là le temps était bientôt presque écoulé… De plus en plus vite d'ailleurs. Trop vite. En trois mois, elle en avait fait une consommation astronomique. Heureusement, son métier lui permettait de s'en procurer sans problème...
Elle entra rapidement dans la salle d'eau qu'elle venait de quitter, ouvrit le petit placard à côté du miroir ovale et en sortit la petite boîte cylindrique qu'elle avait posé là en prévision des soirs où elle dormait chez Harry.
Elle l'ouvrit. Elle lui paraissait bien légère… La jeune femme la porta à son œil… Scroutt à pétard ! Elle avait oublié de refaire le plein ! Quelle idiote, mais quelle idiote… Il ne restait, tout au fond, qu'une seule et unique pilule. Que faire… Demain matin, elle serait trop juste !
Elle jeta un regard hésitant à la chambre. Le brun lui lança un clin d'œil avec un nouveau rond de jambe. Elle sourit. Non, c'était ce soir ou jamais. Elle n'aurait qu'à se réveiller avant lui, transplaner chez elle en chercher et revenir sans qu'il ne se doute jamais de rien.
Elle renversa le pot dans sa main, recueillant la petite pilule bleue dans sa paume tremblante de nervosité, fit un geste pour la jeter dans sa bouche… Merlin ! Où cette fichue pilule était-elle passée ? Elle n'eut que le temps de se retourner pour voir un éclair bleu disparaître par la fenêtre restée ouverte.
« Oh, Merlin, Merlin, dites-moi que… »
Elle se précipita et se pencha par l'ouverture, juste à temps pour voir la petite pilule rebondir le long des tuiles du toit pour dégringoler dans la gouttière.
- Nooon ! cria-t-elle, impuissante, en assistant à sa disparition pleine et définitive.
Cette pilule qu'elle avait mit tant de temps à mettre au point ! Prendre des comprimés, bleus qui plus est, paraissait bien moins suspect que d'absorber une potion à la caractéristique couleur…
- Daphnée ?
...Dorée.
Elle sentit ses cheveux se raccourcir et s'éclaircir, son corps grandir légèrement (Daphnée était plutôt grande pour une femme) et s'étoffer, sa poitrine s'aplatir, les traits de son visage bouillonner désagréablement.
Elle, ou plutôt maintenant il, resta dos au brun, contemplant la rue par la fenêtre, au bord des larmes. Il les ravala vite en se retournant. Ça ne seyait pas à un…
- Malefoy.
- Oui, Drago Malefoy, chantonna le blond insolemment. Surprise !
Il enchaîna rapidement, sans laisser le temps aux injures de pleuvoir. Il devait vite partir de cet endroit avant de se mettre à pleurer devant lui. L'homme qu'il aimait et qui allait le repousser. Mais on ne quitte pas un Malefoy. C'est lui qui vous jette.
Le blond continua sa tirade, évitant soigneusement de regarder celui qui fut un bref, bien trop bref moment son petit ami.
- Tu ne t'attendais sûrement pas à ça, hein, Potter ? Que ton rival de toujours arrive comme ça devant toi… Qu'il t'humilie ainsi ? il laissa échapper un grand rire qui sonna à ses oreilles plus amer que joyeux. Tu croyais si fort sortir avec la femme de tes rêves… Qu'est-ce que ça fait d'avoir le cœur brisé à présent, hein, sale balafré ?
Il reprit son souffle, relevant pour la première fois les yeux sur son interlocuteur. Harry était calme face à lui, pour une fois. Il avait une épaule appuyée sur le mur de la salle de douche et l'écoutait attentivement. Son regard semblait le transpercer jusqu'au plus profond de son être.
Drago laissa malgré lui échapper un sanglot. L'objet de toutes ses pensées était là, tout près de lui, avec à peine un drap pour couvrir sa taille ! Il s'emplit une dernière fois de la vue de cette peau dorée qui l'avait tant fait rêver, avant de se précipiter vers la sortie.
Ou plutôt de tenter de se précipiter. Au moment où il passait près de lui, le Survivant l'avait attrapé, maintenant fermement son poignet dans une étreinte de fer.
- Lâche-moi ! Lâche-moi, espèce d'enfoiré !
Trop tard. Il sentit ses larmes dégringoler le long de ses joues et sa poitrine se comprimer de sanglots. Ses jambes cédèrent et il s'effondra à genoux, se recroquevillant, dos à Harry. Il ne fallait pas qu'il voit son visage ravagé par les pleurs. Un Malefoy ne pleure pas, un Malefoy…
Son bras retomba le long de son corps. Le brun avait lâché son poignet. Il se sentit attrapé et soulevé avec un grognement d'effort qu'il nota entre deux hoquet. Il ne toucha plus terre l'espace de quelques instants, avant de se sentir atterrir un peu brutalement sur le lit sur lequel Harry était allongé un peu plus tôt.
Deux mains chaudes vinrent le caresser doucement, décrispant son corps. Il enfouit son visage dans ses bras, il ne fallait pas que son ancien amant… ennemi le voie dans cet état pitoyable. S'il croisait son regard, sûrement plein d'un pitié et d'une gentillesse écœurante, ce serait fini. Il ne voulait pas, il ne…
Des doigts se mêlèrent aux siens trempés de larmes.
- Drago… la voix était très douce, et… non, il en voulait pas espérer. L'autre avait juste pitié de lui, c'était de la pitié, pas de vain espoir à se faire…
- Drago, regarde-moi… Regarde-moi.
À contrecœur, le blond découvrit son visage et leva ses yeux bouffis de larmes sur le Survivant. Les yeux verts face à lui ne le dévisageaient pas avec pitié, et si la gentillesse y était présente, elle n'en dégoulinait pas comme il s'y était attendu. Ce qu'il y avait vraiment, c'était… De la tendresse ?
Le brun sortit de nulle part un mouchoir qu'il lui tendit. Rougissant de s'être ainsi donné en spectacle, Drago s'empressa de le saisir et se moucha pour dissimuler son embarras. Quand il eut fini, il le garda en boule dans sa main, ne sachant trop qu'en faire, gêné. Puis il se ressaisit. Quoi, il allait rester là, comme ça, rougissant et pleurant comme une pauvre petite chose ? Un peu de dignité, par Merlin !
Il se redressa et planta ses yeux dans ceux de son vis-à-vis.
- Qu'est-ce qu'il y a avec cette attitude, Potter ?
- Harry.
L'ex-serpentard le regarda avec incompréhension.
- Appelle-moi Harry, comme tu le fais depuis les trois mois qu'on sort ensemble.
- ...Mais c'est justement ça le problème ! s'énerva le blond. Est-ce que tu ne devrais pas être en colère, ou au minimum étonné ! Par Merlin, ça fait trois mois que tu sors avec un homme, et de surcroît celui avec qui tu te battais tout le temps à Poudlard !
Harry soupira. Il se passa nerveusement une main dans les cheveux en détournant le regard.
- ...Je le savais déjà.
- QUOI ?!
- Je le savais déjà, ...que c'était toi.
Il poussa un deuxième soupir devant l'air complètement perdu du serpentard.
- À notre troisième rendez-vous, au moment où on a commencé à se connaître vraiment, expliqua-t-il. On était à un petit restaurant moldu (cette ouverture d'esprit m'a surpris venant d'une serpentarde, d'ailleurs), et j'ai oublié mon porte-feuille là-bas. J'y suis retourné aussitôt, et puis j'ai vu que tu… Ou plutôt que la personne que je croyais être Daphnée s'était arrêtée dans une ruelle. Comme tu n'avais pas l'air bien, je me suis approché… Je t'ai reconnu une seconde avant que tu transplanes, mais c'était suffisant.
Drago posa son front sur sa main, accablé.
- Et pourtant tu as fait comme si de rien n'était, on a continué nos rendez-vous…
- Oui.
- Et la pauvre petite tête de Gryffondor que tu es n'as jamais eu une once de méfiance envers un homme qui se travestit pour sortir avec toi ? Ton ennemi de toujours qui plus est ?
Harry tendis les mains devant lui en signe de paix.
- Hey, bien sûr que la ''pauvre petite tête de Gryffondor'', comme tu dis, a été méfiante quand elle a su qu'un sale Serpentard fourbe voulait sortir avec elle ! Je me suis vraiment posé la question… Mais finalement, j'avais envie de savoir pourquoi tu faisais ça. Qu'est-ce que ça pouvait bien t'apporter ? M'humilier, ça aurait pu. Mais tu aurais rompu avant qu'on aille aussi loin. Alors pourquoi ? Pourquoi faire tout ça ?
- Toute cette réflexion a dû faire sauter les derniers pauvres neurones de ta sale tête de Gryffon, ricana le blond en détournant les yeux.
- ...Plus notre relation durait, plus je m'interrogeait, continua Harry comme s'il en l'avait pas interrompu. Et j'en suis arrivé à une conclusion un peu folle, certes, mais qui restait dans le domaine du possible…
- Tais-toi. Tais-toi ! ordonna sèchement l'ex-serpentard.
- ...Tu étais sincère. Tu voulais vraiment être avec moi. Rire avec moi. Vivre avec moi.
- Tais-toi ! Stop… la voix de Drago se réduisait à un murmure, une supplication silencieuse.
- ...Tu m'aimes.
Ce n'était même pas une question. Drago détourna franchement la tête. Il refusait de le regarder, mais ne niait pas. Pourtant s'il avait regardé son interlocuteur, il aurait vu les yeux du brun s'éclairer, son sourire s'épanouir largement, son être enfin rayonner de l'intérieur.
Deux mains fermes vinrent enserrer le bas du visage du blond, lui firent tourner la tête et des lèvres chaudes se posèrent sur les siennes. Lorsqu'ils se séparèrent, Harry mit son front contre le sien et murmura :
- Moi aussi… Je t'aime.
Pendant ce temps, la petite pilule bleue continuait sa route. Elle dégringola le long de la gouttière, en sortit à tout vitesse, dévala les tuiles d'un autre toit. Un chat qui passait par là la regarda débouler, étonné. Une moldue était en train de secouer son linge à la fenêtre avec force, et lui donna un nouvel élan.
Le comprimé atterrit sur les ailes d'un hibou postal qui poussa un hululement surpris, avant de le renvoyer dans le Londres sorcier. Il continua sa course, rebondissant sur une aération, contre les murs et sur le chaudron d'un potionniste qui ne comprit jamais pourquoi la potion qu'il avait mise à refroidir sur le bord de sa fenêtre avait subitement explosé. La pilule arriva dans le rue étroite et peu fréquentée le jour de l'Allée des Embrumes, où elle surprit un sorcier à l'air louche qui crut à une attaque.
Elle finit par déboucher sur le Chemin de Traverse, abîmant les fleurs extrêmement rares que Severus venait tout juste d'acheter pour sa potion de soin capillaire (les étudiants le lendemain ne comprirent pas pourquoi les cheveux de leur professeur étaient aussi propres et… bleus). Le petit comprimé rebondit deux fois sur une flaque d'eau, puis sur l'énorme coupe de glace Cinq Parfums Surprises que Ron dégustait sur la terrasse de Florian Fortarôme en compagnie de son Hermione chérie, qui lui répétait qu'il allait finir par tomber malade à autant dévorer.
Enfin elle arriva en vue de Sirius Black, en grande dispute avec Remus Lupin qui lui répétait que non, même si Buck avait des maux de ventre il ne pouvait pas ramener un hippogriffe dans une rue aussi fréquentée que le Chemin de Traverse, par Merlin ! La créature en question avait l'air de s'ennuyer profondément. Elle bâilla, ouvrit un large bec et…
Gloups.
Personne ne comprit jamais ce que faisait Daphnée Greengrass nue à quatre pattes sur le chemin de traverse, tenue en laisse par Sirius Black… Encore un de ces jeux sado-maso, peut-être ?
Je suis moins satisfaite de celui-ci... M'enfin.
Il est un peu moins facile, je pense... J'espère que vous trouverez de quoi il s'agit ^^
Pour les suggestions, j'ai déjà arrêté mon choix pour l'OS suivant, donc ce ne sera pas la peine, merci pour vos nombreuses idées ! ça reprendra au prochain OS ;)
Je vous préviens, je suis d'humeur assez... Sanglante et mélancolique ? Bref. Le prochain ne sera pas joyeux, mais je vous rassure, je n'ai pas vraiment de goût pour le tragedy ^^
