Hello everybody. Je sais... Énooooooorme retard. Je suis désolé. Mais ce n'est pas que j'ai envie d'abbandoner cette fiction, ou même que j'ai le syndrôme de la page blanche, c'est juste que je n'ai vraiment pas le temps ! D'autant plus que ça doit faire quatre ans que je peaufine ce chapitre, je déteste être perfectionniste parfois. J'essaierai d'écrire le prochain plus rapidement. Promis juré craché (oui, je sais, c'est sale xD). Déjà que mes chapitres sont assez courts, je vous fait attendre.

Cas et Dean se rencontrent ! ENFIN. Et les ennuis vont commencer très bientôt aussi. Bref, ça va bouger quoi.

Boooon, sinon, je vous souhaite une très bonne lecture !
J'espère que ça vous plaire :3


De la neige plein la tête :

"Les mensonges sont douloureux et les vérités sont comme des lames en plein cœur, tu sais. Alors ? Que veux-tu ?"


Sam étouffa un rire en apercevant Dean devant sa glace, le nez et les joues complètement rouges. Depuis quelques minutes, il essayait des tenues et des coiffures différentes. Et son rhume carabiné n'arrangeait rien du tout. Toutes les deux secondes, il devait s'arrêter de fouiller dans son armoire pour attraper un paquet de mouchoirs. Puis, il se mouchait bruyamment en jurant contre le temps.

« Dean. » s'exclama Sam, calmement. « Calmes-toi. On dirait un adolescent qui va à son premier rencard. T'as trente ans, pas quinze. »

« Je sais, Sam. »

Il passa sa main dans ses cheveux encore mouillés – dû à sa précédente douche.

« Mais, ça fait si longtemps que je n'ai pas vu Cas. Je ne veux pas lui donner une mauvaise impression de moi-même. J'ai mûri, j'ai changé et… »

Il ne semblait plus trouver ses mots, et Sam l'arrêta d'un sourire tranquille. Son frère de cœur était vraiment quelqu'un de spécial. Il ne voulait jamais dévoiler ses sentiments mais parfois, il lui semblait être comme un livre ouvert. Enfin, Sam, ne savait pas s'il était particulièrement doué pour lire en Dean ; mais il arrivait toujours à comprendre ce qu'il le tracassait, ou ce qu'il ressentait.

« Respire et- »

« J'suis pas en train d'accoucher, connard ! » l'interrompit-il brutalement.

Sam ne révéla pas l'insulte. Dean était toujours aussi vulgaire que d'habitude. Plus rien ne l'étonnait de sa part de toute manière. Tandis que le mécanicien se braquait et ronchonnait, Sam réfléchissait à leur rencontre. Dean avait emménagé dans la rue alors qu'il venait d'ouvrir l'Axis Mundi.

Son commerce était jeune et ne récoltait que quelques rares clients. Au fil des mois, l'échec se faisait de plus en plus cuisant – et il pensait même à fermer boutique. Puis Dean était arrivé, s'était immiscé dans sa vie sans qu'il ne rende compte et l'avait aidé à faire de la publicité. Même lorsque Samuel voulait abandonner, son ami le poussait à continuer, à se battre, à espérer.

Et doucement mais sûrement, la clientèle s'était faite nombreuse et régulière. Dean et Sam s'étaient encore plus rapprochés, et ils étaient devenus comme des frères – et Charlie comme leur sœur. Le mécanicien lui avait parlé de sa famille, de sa mère morte et son père complètement fou, de Castiel, de ses amours, ses désillusions, ses espoirs et de ses rêves.

Quant à Sam, il lui avait raconté la mort de ses deux parents dans un accident de voiture, ses études à Stanford qu'il avait raté, le rêve de devenir avocat que ses parents lui imposaient et sa sensation de liberté et de culpabilité à leurs morts.

« Hé, Sammy ? Tu m'écoutes ? »

Le concerné secoua la tête en chassant ses pensées.

« Oui ? Quoi ? »

« Tu pensais à quoi ? »

« Au passé. »

Dean haussa un sourcil mais ne commenta pas. Il tendit un ensemble de vêtements juste devant les grands yeux de Sam – composé d'une chemise noire, d'une veste toute aussi noire, d'un jean tout ce qu'il a de plus simple et d'une écharpe rouge très épaisse.

« Deux heures pour ça ? Tu t'habilles comme ça tous les jours, Dean ! »

« Shup up ! »


Castiel s'assit en face de Dean, l'air passablement gêné et intimidé. Il n'osait pas poser son regard sur le mécanicien. Peut-être avaient-ils vécu trop de choses ensemble pour simplement se reparler ainsi autour d'un café après tant de temps ? Enfin installés, un silence s'établit pendant quelques minutes. Dean finissait de retirer son écharpe et ses gants, n'osant même pas prononcer le moindre mot. Finalement, il soupira longuement et prit son courage à deux mains :

« Eh bien, Cas… Quoi de neuf ? »

Et enfin, il leva ses yeux vers lui.

Puis tout à coup, comme avant, ils s'observèrent comme quatorze ans en arrière. Ils oublièrent brusquement où ils se trouvaient, les choses difficiles qu'ils auront à s'expliquer mutuellement et leurs regards se mélangèrent – comme du bleu et du vert sur la palette d'un peintre.

Dean respira à nouveau, se sentant revivre, reprenant un souffle qu'il avait perdu depuis le départ de son interlocuteur. Il ne put s'empêcher d'esquisser un immense sourire lumineux.

« Ça va. » répondit Castiel avec hésitation.

« Qu'est-ce que tu fais dans ta vie maintenant ? »

« Pédiatre. Tu te rappelles comment j'aimais les enfants ? »

Dean hoche la tête, un brin mélancolique.

« Oui. J'ai toujours su que tu avais un véritable don avec eux. Il suffisait de voir comment tu calmais Anna, la petite fille du voisin. »

« Je la vois encore tu sais. » dit-il en souriant. « Elle a tellement grandi. Ce n'est plus la peste qu'elle était avant. Elle est avocate et mariée. »

Puis le serveur vint prendre leurs commandes et la conversation s'enchaîne. Ils réapprendre à se connaître doucement ; que ce soit leurs métiers, leurs amis, leurs vies. Dean apprend que son ancien ami travaille dans la ville d'à côté dans un cabinet qu'il vient d'acheter, que son petit-ami Raphaël vient de lui demander d'habiter avec lui et que ses deux frères, Gabriel et Balthazar sont toujours aussi bornés. Tandis que Castiel lui raconte sa vie, le mécanicien pense que la sienne est bien vide.

« Et toi ? » demande soudainement Cas, en finissant son chocolat brûlant. « Tu as quelqu'un dans ta vie ? »

Dean aimerait lui répondre que non, qu'il est seul depuis si longtemps qu'il a arrêté de compter, que plus personne ne l'attire mais… La vie de Castiel est si parfaite… Et il a même un putain de petit-ami. Ce connard de Raphaël. Alors ses lèvres forment des mots sans même qu'il le remarque :

« Oui. »

La certitude dans sa voix semble être si vraie que Cas le croit immédiatement.

« Ah bon ? »

Il bégaie presque – et Dean trouve ça adorable.

« Qui est-ce ? Un homme ? Une femme ? »

« Un homme. »

Dean a envie de se gifler pour ce qu'il est train de raconter mais, à présent, il complètement plongé dans le mensonge.

« Quel est son nom ? »

« Euh… »

Castiel lève un sourcil. Le Winchester voit bien qu'il se doute de quelque chose.

Il panique.

« Sam. »

Bordel de merde ! jure-t-il intérieurement. Sammy ? Il n'a pu trouver mieux sérieusement ?

« Je… »

Une sonnerie de téléphone le coupa brutalement. Castiel sortit ce dernier de la poche de son éternel trench-coat et observa le numéro attentivement. Il jette un regard peiné à Dean.

« Je dois répondre. Désolé. »

Il se lève et s'éloigne de la table où ils sont installés. Quelques minutes passent puis le pédiatre revient, l'air passablement gêné. Il ne rassoit pas, et Dean comprend.

« Je suis désolé. J'ai une urgence au cabinet. »

« Ce n'est pas grave, Cas. »

Le mécanicien se lève et dépose un billet de dix euros sur la table.

« Attends. Je vais payer. »

« Non, c'est bon, c'est moi qui invite. »

Ils sortent de l'enceinte du café et un vent brûlant tant il est glacé souffle dans leurs cheveux.

« Cas. »

Dean prend un temps d'arrêt.

« J'ai complètement oublié mais… Au début, j'ai organisé cette rencontre pour te parler de notre… "rupture" ? »

Il sent le pédiatre se braquer, son regard se fit triste et ses lèvres tremblent. Dean ouvre la bouche mais Cas l'interrompt d'un geste brutal de la main. Ses joues deviennent de plus en plus roses et son souffle semble s'être coupé un court instant.

« Je ne veux pas en parler. Ça fait partie du passé. Je dois me douter que tu t'en veux mais c'est fait maintenant, d'accord ? C'était une erreur de ta part, je l'admets, mais tu étais jeune. C'est normal. Je te pardonne. Ne t'inquiète pas. »

Dean ne comprend plus rien et il fronce ses sourcils gravement.

« Non mais… Cas… Je… »

« Tais-toi Dean. »

Le concerné se tait, tétanisé par le regard si blessé, si accablé, de son ancien petit-ami. Il ne sait plus quoi dire, plus quoi penser, plus quoi comprendre.

« Je veux garder un bon souvenir d'aujourd'hui. Je n'ai pas envie de souffrir ni de remuer le passé. N'en parlons plus. »

Soudainement, tout son comportement change brusquement. Comme si toute sa tristesse disparaissait d'un coup de baguette magique.

Castiel sourit tendrement, creusant ses joues, tandis que le froid fait rougir ses oreilles. Il glisse ses doigts gelés dans ceux de Dean et exerce une légère pression amicale. Il plonge son regard brillant dans celui de son interlocuteur – et, en cet instant, ses yeux expriment beaucoup trop de choses pour que l'estomac du mécanicien n'en soit pas tout simplement retourné.

« Dean. » Le concerné frémit. « J'ai étais heureux de te revoir. »

Il lâcha sa main, et se retourne. Cas lui fait un dernier signe de main en observant que Dean n'a pas bougé d'un iota. Ce dernier regarde son ancien amant disparaître dans la rue.


Enfoui dans ses draps jusqu'aux oreilles, mouchoir à la main, Dean ne comprend absolument plus rien.

Et, il se jure de découvrir la vérité.