Voilà le 4ème chapitre, j'espère qu'il vous plaira.

Merci pour vos reviews, c'est grâce à vous que cette fic existe donc merci beaucoup, ça me fait toujours autant plaisir de les lire et de voir que vous appréciez ce que j'écris.

Je tiens à remercier les personnes qui suivent cette fic et ceux qui l'ajoute à leurs favoris.

Merci à Brioche, Klaainer, Sarah333, Oiselu, Anitadraz, The Monkey's Head, Mangetsu 1023 et Zoé :)

Sarah333 : je pense comme toi et je trouve que Kurt est bien avec autant de mystère, non? :)

Anitadraz : oui je pense intégrer du BDSM. Même si j'ai peur que certaines personnes arrêtent de me lire pour ça. Mais bon, je pense que c'est ce qui fait l'âme des livres et c'est ce que j'ai préféré dans l'histoire. Donc oui :)

Oiselu : je prends en compte toutes les remarques donc si tu en as, c'est avec plaisir que je les lirais. Si elles peuvent en plus améliorer mon histoire c'est encore mieux ;) (Quand est ce qu'on aura la suite de Shiver?)

Merci à tous les autres qui m'encouragent à écrire la suite et qui me complimentent sur ma façon d'écrire. Vous êtes géniaux mes lapins :)

Et maintenant la suite!

Enjoy!

Chapitre 4

Mais vas-y, embrasse-moi ! Mais qu'est-ce qu'il attend ?

Je suis dans ses bras et je suis obnubilé par sa bouche. Ses yeux se sont assombris et sont fixés aux miens. Sa respiration s'est accélérée, la mienne s'est carrément arrêtée.

Il ferme les yeux, inspire profondément et secoue la tête. Quand il les rouvre, il semble avoir pris une décision.

« Vous devriez vous éloigner de moi Blaine, je ne suis pas une personne pour vous »

Quoi ? Mais depuis quand il peut savoir ce qui est bon ou non pour moi ? Je fronce les sourcils, contrarié.

« Respirez, essayez de vous calmer Blaine » dit-il en me repoussant légèrement.

Toutes les émotions qui m'ont traversé me laissent à la fois euphorique et flageolant. Mes jambes tremblent encore.

NON! NON! NON!

Kurt s'éloigne de moi mais il me tient par les épaules à bout de bras, comme s'il s'attendait à ce que je tombe à nouveau. Il me regarde attentivement. J'étais dans ses bras et je voulais qu'il m'embrasse. Je pense que je lui ai montré assez fortement, mais rien.

Il ne veut pas de toi.

Cette pensée me frappe de plein fouet. Comment ai-je pu me tromper à ce point ?

« C'est bon, merci. J'ai compris »

Ma voix est mal assurée mais elle est revenue, c'est déjà ça. Je dois m'en aller, partir, vite.

« Pourquoi merci ? » me demande-t-il en fronçant les sourcils mais en gardant toutefois les mains sur mes épaules.

« De m'avoir retenu. Je serais tombé sur la route si vous ne m'aviez pas soutenu »

« Oh… Cet abruti marchait vraiment vite. Il ne s'est même pas arrêté pour s'excuser. Heureusement que j'étais là. Je m'angoisse en pensant au cas contraire. Voulez-vous venir à l'hôtel afin de reprendre vos esprits ? »

Il me lâche et je me retrouve comme un idiot, planté devant lui. J'essaye de m'éclaircir les idées. Je veux simplement rentrer. Tous les vagues espoirs que je m'étais fait se sont envolés. Il ne veut pas de moi.

Pourquoi voudrait-il de toi ? C'est Kurt Hummel ! Il peut avoir qui il veut.

Je me dirige vers la plus proche station de métro pour pouvoir rejoindre le campus. J'entends des pas proches derrière moi, je me retourne brièvement vers lui, sans le regarder dans les yeux.

« Merci pour le café et la séance photo »

« Blaine, je… »

L'angoisse dans sa voix m'oblige à relever les yeux. Les siens sont tristes. Il a l'air complètement déchiré mais aussi frustré. Il passe sa main dans ses cheveux. Où est passée son incroyable assurance ?

« Quoi Kurt ? »

J'ai envie de disparaître sous terre avec mon orgueil blessé. Il met un temps avant de répondre.

« J'espère que vous réussirez vos examens » me murmure-t-il.

Quoi ?

Pourquoi son visage semble si contrarié ?

« Merci, adieu Monsieur Hummel » dis-je sarcastiquement.

Je descends les escaliers qui mènent au quai de métro, sans me retourner. Arrivé dans les souterrains sinistres éclairés aux néons, je m'appuie contre un mur et prends ma tête entre mes mains.

Pourquoi je pleure ? Furieux contre moi-même, je me mets en boule sur le sol pour me faire le plus petit possible, comme si cela pouvait diminuer la douleur. Je laisse couler les larmes sur mon visage. Je pleure pour une chose que j'ai perdue alors que je ne la possédais pas.

Pathétique.

Je n'ai jamais été rejeté par un homme.

Bien sûr, à l'école j'étais toujours le dernier que l'on choisissait pour former les équipes parce que j'étais un danger dans les sports collectifs.

Même mes parents m'ont rejeté.

Mais en amour, je ne me suis jamais exposé. J'ai toujours trop douté de moi : trop petit, trop bouclé, trop mal fringué, trop enthousiaste, trop gay… J'ai toujours repoussé mes prétendants potentiels. Jamais quelqu'un comme Paul ne me ferait pleurer comme ça, comme Kurt Hummel. Quel salaud celui-là. Je devrais être plus gentil avec les autres garçons…

Le métro arrive. J'inspire profondément, sèche mes larmes et me fait la promesse de ne plus penser à lui et de me concentrer sur mes examens.

Je trouve Sam plongé dans ses bouquins lorsque je rentre. Son expression devient inquiète lorsqu'il me voit.

Oh non, pas ça ! Je lui adresse un regard pour lui dire « lâche-moi » mais ça ne semble pas fonctionner.

« Tu as pleuré. Qu'est-ce qu'il t'a fait cet enfoiré ? »

Blaine Anderson : le livre ouvert.

« Rien, rien du tout »

C'est bien ça le problème !

« Mais tu ne pleures jamais, qu'est-ce qu'il s'est passé ? »

Vite, il faut que je trouve quelque chose…

« Un mec m'a foncé dedans et j'ai failli tomber sur la route »

Sam se lève d'un coup.

« Mais ça va ? Tu n'as rien ? »

« Non c'est bon, Kurt m'a retenu avant que quelque chose arrive. Ça m'a beaucoup secoué c'est tout »

« Tant mieux. Enfin tant mieux que tu n'aies rien » dit-il en me serrant dans ses bras.

« Et ce rendez-vous, comment c'était ? » ajoute-t-il en me lâchant.

Quand est-ce qu'il va arrêter avec ses questions ?!

« Ça a été. Je ne sais même pas pourquoi il m'a invité… »

« Mais parce que tu lui plais, idiot ! »

Ça pour être idiot… J'essaye d'ignorer le pincement que je ressens au cœur.

« Je ne pense pas. Je veux dire, pourquoi je lui plairais ? »

« Mais enfin Blainey, pourquoi tu dis ça ? T'es un mec génial ! »

« Ouais mais enfin c'est de Kurt Hummel que l'on parle. Il est tellement… pas pour moi. »

« Oh Blaine » me dit Sam en me prenant à nouveau dans ses bras.

Il me regarde et semble comprendre qu'il ne doit pas insister. Il me lâche et retourne à ses bouquins.

Je vais dans ma chambre et allume mon ordinateur. Je vois que Paul m'a envoyé les photos de ce matin. Nouveau pincement au cœur. Je me mets à l'écriture de l'article pour pouvoir tourner la page au plus vite. Deux heures plus tard, il est terminé. Sam entre dans la chambre pour me dire que le dîner est prêt. Je lui montre mon travail.

« Il est super Blaine ! Tu as fait un boulot extraordinaire »

Ça me fait toujours plaisir d'entendre un compliment de mon meilleur ami.

Après le repas, je vais réviser. Je me force à ne pas penser à Kurt. Je me plonge dans mes notes.

Seulement, au moment de m'endormir, mon esprit m'envoie des images d'yeux bleus et d'un visage triste.

OoOoOoOoOoOoOoO

Je pose mon stylo. On est vendredi et je viens de terminer ma dissertation sur la tétralogie de Shakespeare. Je suis plutôt content de moi.

Mes études sont terminées et ce soir, on sort fêter ça. Je regarde Paul à l'autre bout de la salle. Il est le genre de personne à réfléchir puis écrire sans relever la tête. Il pose enfin son stylo. Il me regarde et me sourit.

Je rentre à l'appartement. J'ai à peine le temps d'ouvrir la porte que Sam me saute dessus.

« Alors, alors ? »

« Ça va, je pense que je m'en suis bien sorti. Maintenant on va sortir et s'amuser ! »

« Ça me va ! Oh, au fait, un colis est arrivé pour toi ! »

Bizarre, je n'ai pas le souvenir d'avoir commandé quelque chose dernièrement. Il n'y a ni adresse, ni nom d'expéditeur dessus.

« Ouvre-le ! » dit Sam, totalement excité tandis qu'il part à la cuisine chercher une bouteille de champagne.

J'ouvre le colis et trouve à l'intérieur des feuilles qui paraissent anciennes. Elles sont jaunies par le temps. Elles ressemblent aux pages d'un journal. Elles sont accompagnées d'une carte portant une citation :

« Toujours ! Quel mot affreux. Je frémis chaque fois que je l'entends. Les femmes adorent tellement l'employer. Elles gâchent toutes les histoires d'amour en tentant de les faire durer éternellement. C'est d'ailleurs un mot dépourvu de sens. La seule différence entre un caprice et une passion de toute une vie, c'est que le caprice dure un peu plus longtemps »

Je reconnais cette citation. Elle est d'Oscar Wilde.

Je regarde plus précisément ces pages qui semblent si fragiles. Dessus est écrit: The Picture of Dorian Gray by Oscar Wilde, July 1890, Lippincott, Philadelphia.

Putain, c'est la première parution du Portrait de Dorian Gray ! Elle doit valoir une fortune et je ne connais qu'une personne capable de la payer…

Sam examine le contenu du colis par-dessus mon épaule.

« C'est la première parution » dis-je dans un soupir.

Sam est bouche bée.

« C'est Hummel ? »

« Ça ne peut être que lui »

Il me prend la carte portant la citation.

« Et ça, ça veut dire quoi ? »

« Je sais pas. Il m'avertit surement que les relations de longue durée, ce n'est pas pour lui. Mais aux dernières nouvelles, je ne suis pas en train de ramper derrière lui… »

« Ecoute Blaine, je sais que tu ne veux pas parler de lui mais je pense qu'il craque vraiment pour toi, malgré cette note »

Je ne me suis pas autorisé à penser à Kurt Hummel cette dernière semaine. Bien sûr, je n'ai aucun contrôle sur mes rêves qui sont hantés par ses yeux bleus. Je ne peux pas non plus oublier son odeur enivrante et la sensation de son corps contre le mien. Mais pourquoi ce cadeau ? Après tout, c'est lui qui m'a affirmé que je devais m'éloigner de lui.

« Ça doit coûter un max ! » me dit Sam en regardant l'écran de son portable.

« Je sais, je ne peux pas accepter ce cadeau, je lui renverrais »

Sam me jauge mais n'ajoute rien. A la place, il me tend une coupe de champagne.

« A la fin de tes études, Blainey ! »

« A mes excellents résultats ! »

Nous trinquons.

Le bar est rempli d'étudiants de ma promo. Avec Sam, on se faufile tant bien que mal jusqu'à la table où l'on a aperçu Paul. Tout un tas de personnes sont présentes. Je ne connais pas la plupart. Alors que Sam semble en très grande conversation avec une jolie brune, je sens quelqu'un m'étreindre par derrière. Je me raidis tout de suite mais cette personne me chuchote à l'oreille :

« Devine qui c'est, chéri »

Je me retourne le plus vite possible pour me retrouver face à la propriétaire de cette douce voix.

« Zoé ! »

Je la serre dans mes bras le plus fort possible.

« Mais qu'est-ce que tu fais là ? »

« Tu as vraiment cru que j'allais rater la fête de fin d'études de mon adorable meilleur ami ?! C'est Sam qui m'a prévenue »

« Oh je suis tellement content de te voir ma belle ! »

Je la serre encore plus fort si c'est possible. Nous restons comme ça un bon moment.

Je la relâche. Après m'avoir fait un énorme bisou sur la joue, elle se tourne vers Sam. Depuis leur première rencontre, quelque chose se passe entre eux. Mais aucun des deux n'ose se l'avouer. Sam sourit timidement et Zoé rougit. On dirait deux adolescents. Ils sont tellement mignons.

Paul commande un pichet de Margarita. L'ambiance est détendue.

Au bout de mon cinquième verre, je me dis que ce n'est peut-être pas une bonne idée de boire autant, surtout après le champagne de Sam.

Paul me dit quelque chose qui me fait rire et il m'enlace.

« Je suis content que tu sois là Blaine » me chuchote-t-il.

Je lui souris.

« Tu veux un autre verre ? » me propose-t-il.

« Essayerais-tu de me saouler ? »

Je fais semblant d'être choqué.

« Exactement » me répond-il en souriant.

« Très bien mais je pense que je vais passer à la bière ! »

Je me lève pour aller commander un pichet.

Tant que je suis debout, j'en profite pour passer aux toilettes. Bien sûr, il y a la queue. Je consulte mon portable. C'est quoi ce numéro ? Ah oui, Hummel. Je souris. Je pourrais en profiter pour lui demander pourquoi il m'a envoyé ce cadeau. J'appuie sur Appel. Il décroche au bout de la deuxième sonnerie.

«Blaine? »

Il semble étonné. Tout comme moi d'ailleurs. Mais, tiens, il sait que c'est moi ?

« Pourquoi ce cadeau ? » dis-je, d'une voix pâteuse.

« Blaine, vous allez bien ? Votre voix est bizarre »

Il est inquiet.

« Je ne suis pas bizarre mais vous, oui ! »

Quel courage !

« Blaine, vous êtes saoul ? »

« Qu'est-ce que ça peut vous foutre ? »

« Je suis… curieux. Où êtes-vous ? »

« Dans un bar »

« Quel bar ? » demande-t-il, légèrement exaspéré.

«Un bar à New York»

« Vous avez un moyen pour rentrer chez vous ? »

« Oui »

« Où êtes-vous ? »

« Pourquoi ce cadeau ? »

« Où êtes-vous ? Dites le moi tout de suite ! »

« Vous êtes tellement autoritaire, un vrai maniaque du contrôle ! »

Je ris fort.

« Bordel, Blaine, vous êtes où ? »

Kurt qui dit des gros mots… Je glousse à nouveau.

«A New York, bonne nuit Kurt»

«Blaine! »

Je raccroche. Oh mon Dieu, qu'est-ce que j'ai fait ? Je fais demi-tour et vais commander mon pichet de bière. Je regarde vers la piste de danse. Zoé et Sam sont enlacés et bougent en rythme avec la musique.

Enfin !

Je retourne à la table et dis à Paul que je vais prendre l'air. Il m'accompagne. L'air frais fait du bien à ma tête qui tourne.

« Blaine, ça va ? »

« Je crois que j'ai trop bu »

Je lui souris faiblement.

« Moi aussi »

Il m'attrape et me colle contre lui.

« Tu me plais tellement, Blaine, laisse-toi faire ! »

« Non, Paul, arrête ! »

Son haleine est sucrée. Il dépose des baisers le long de ma mâchoire jusqu'à la commissure de mes lèvres. J'ai peur, je suis bourré, je n'ai aucun contrôle sur la situation. Il va m'embrasser. J'essaye de le repousser. J'ai envie de vomir.

« Non, arrête ! »

« Je crois qu'il a dit non ! »

Cette voix… Kurt est là.

« Hummel » dit Paul, tendu.

Kurt lance un regard noir glacial à Paul. Je regarde Kurt angoissé. Il est si beau.

Je ne vois rien de plus, je vomis de tout mon corps dans le parterre de fleurs.

Paul rentre en vitesse, dégoûté et Kurt se précipite vers moi. Il me tend un mouchoir. Je me redresse et pleure.

« Ça va aller, chut, ça va aller je suis là ! » dit-il en passant un bras autour de mes épaules.

« Je suis désolé Kurt »

« Désolé de quoi ? » me demande-t-il doucement.

« De vous avoir appelé, d'avoir vomi »

Il dit quelque chose que je ne comprends pas. Je lutte contre l'ivresse, les pensées tourbillonnent dans ma tête. J'ai chaud, j'ai froid. Il y a trop de couleurs, trop de bruit, trop de lumières. Ma tête tourne. Le sol se précipite vers mon visage.

La dernière chose que j'entends avant de m'évanouir dans les bras de Kurt Hummel, c'est ce mot :

« Merde ! »

Voilà, voilà.

J'espère que ce chapitre vous aura plu.

Laissez-moi votre avis dans une petite review :)

Bisous, bisous mes lapins

Cindy :)