Chapitre 4 : Souillée

Dans les jours qui suivirent, ils considérèrent que cela faisait plusieurs jour car en l'absence de fenêtre ou de montre aucun repère temporel n'étaient présents, ils eurent donc le temps d'examiner leur prison et de faire connaissance avec les autres soldats. Ceux-ci avaient tous étés interrogés et certains ne revenaient parfois jamais des interrogatoires. Aucun n'était plus haut gradé que lieutenant, il y avait bien eut un major mais il n'avait pas fait long feu d'après leurs dires. La venue du colonel avait fait remonter l'espoir dans le cœur de tous ses jeunes, surtout que ce n'était pas n'importe quel colonel mais l'alchimiste de flammes Roy Mustang, ils étaient convaincus qu'il saurait les tirer de là ou que quelqu'un viendrait les délivrer. Ils étaient tous prêt à le suivre, il était devenu leur supérieur de part son grade mais surtout de part son charisme et son don pour remonter le moral des troupes, même à distance car toutes les cellules n'étaient pas jointes. Au bout d'un moment à veillé, le sommeil se fit sentir, ils installèrent des tours de gardes pour que l'un d'entre eux soit toujours réveillé en cas de danger. Plusieurs longues heures plus tard des pas retentirent à nouveau et le groupe d'hommes habituels était de retour.

-Bon, on va conclure un marché tous les deux Roy. Je te donne une info, tu me donnes une info, etc. etc. D'ac ?

Mustang lui répondit un gros rien du tout agrémenté d'un joli regard noir.

-Je vois. Dit-il sans se départir de son calme. Je m'appelle Greed, chef de la résistance contre l'armée.

Mustang enregistra le nom de celui qu'il fallait abattre ainsi que les détails de son visage pour pouvoir faire un portrait robot lorsqu'ils seraient libérés mais ne dit rien.

-Allez Roy ! A toi.

-Je ne dirais rien.

Greed soupira.

-A toi de voir.

Sur l'un de ses gestes quatre hommes entrèrent dans la cellule. D'eux d'entre eux immobilisèrent le colonel tandis que les deux autres s'emparaient de Riza. Ils reçurent quand même quelques mauvais coups avant de parvenir à leur fin. Juste avant de s'en aller, Greed se retourna vers Mustang une dernière fois avec un regard désolé.

-C'est à cause de toi, Roy, que je lui fais ça. C'est ta faute.

Celui-ci fut soudain saisit d'un doute, il savait que Riza était assez forte pour résister aux coups mais il semblait que Greed n'avait pas prévu ça. Les deux petites heures qui suivirent parurent des éternités à Mustang qui tournait en rond comme un lion en cage. Enfin ils lui ramenèrent la jeune femme. Elle semblait évanouie mais son visage n'était pas plus abîmé que lorsqu'elle était partie. Cependant, il ne put retenir un cri d'horreur quant, en la retournant sur le dos, il aperçut au niveau de l'entrejambe une tache rouge. Il posa vivement sa veste et l'en recouvrit en la prenant dans ses bras. Elle gémit et ouvrit douloureusement les yeux.

-Je n'ai rien dit colonel. Murmura-t-elle.

-Vous auriez dû ! S'écria-t-il. Dites-leur tout mais qu'ils arrêtent ça ! Mon dieu ! Qu'est-ce que ces monstres vous ont fait ?

-Ce n'est rien.

-Je vous interdis de dire ça.

Les soldats des autres cellules ayant bien compris la situation se retournèrent pour leur laisser un semblant d'intimité.

-Je vous promets de vous sortir de là lieutenant, je vous le promets.

Elle lui sourit doucement, tentant de lui montrer qu'elle croyait en lui quoiqu'il fasse et s'endormit très vite. Le lendemain, enfin ils leur semblaient que c'était le lendemain, Greed revint et reposa sa question.

-Allez-vous faire foutre. Fut-la réponse de mustang.

-Oh ! Il parle ! S'exclama-t-il. J'ai bien faillis croire que t'étais muet Roy.

Dans un claquement de doigts, ses hommes ouvrirent la cellule mais cette fois Mustang était près à se battre et il mit KO trois hommes avant que le quatrième ne l'assomme par derrière, il entendit vaguement Riza le supplier puis il s'évanouit. Lorsqu'il revint à lui elle avait de nouveau disparut, ils la lui rendirent un peu plus tard dans un état encore plus mauvais que la dernière fois. Cette fois-ci elle ne put retenir ses larmes en se blottissant dans ses bras.

-Je vais tout leur dire Riza, je préfèrerais mille fois qu'ils me torturent physiquement plutôt que ça.

-Non ! S'écria-t-elle. Si vous parlez, vous n'aurez plus aucune utilité pour eux et ils vous tueront. Mon boulot est de vous garder en vie coûte que coûte alors je vous en supplie, laissez-les faire et surtout ne dites rien.

Cela lui coûtait beaucoup de dire ça car elle avait vraiment peur pour la première fois de sa vie mais elle aurait fait n'importe quoi pour lui. Sa vie entière avait été consacrée à sa sécurité et elle n'allait sûrement pas craquer au premier obstacle un peu difficile à franchir. Même si elle se sentait souillée, misérable et même si cette torture était insoutenable pour l'un comme pour l'autre.