Et voilà, c'est la fin ! J'espère que vous apprécierez.
Bonne lecture :)
Stiles se réveilla doucement. Il cligna les yeux. Il paniqua, où était Scott ? Il sortit de la cabine. Il regardait partout. Il espérait au fond de lui que Scott était parti aux toilettes ou était parti chercher un petit déjeuné. Il allait revenir. Il le devait. Ils s'étaient promis un trajet. Voyant l'hyperactif paniquer, un passager l'interpella.
- Petit, un problème ?
- Je cherche quelqu'un. Un homme brun, la peau matte, les yeux marrons.
- Ah, celui qui vous a déposé dans la cabine ? Il n'est pas resté dans le train.
- M'a déposé dans la cabine ? Où le train se dirige ?.
- Pour la première question, la réponse est oui. Pour la deuxième, on va à Beacon Hills.
- B-Beacon Hills ?
Stiles eut de plus en plus de mal à respirer. Sa vision se brouilla. Ses jambes se dérobaient, il faisait une crise de panique.
- Gamin, viens t'asseoir.
- Le temps d'un trajet. Il me l'avait promis.
- C'était votre petit-ami ?
- … Ma vie... Il était tout pour moi.
Les larmes ne purent s'empêcher de couler. Sans s'en rendre compte, la crise avait diminué en ampleur. Le vieil homme à ses côtés avait réussi à le calmer en discutant avec lui.
- Tu rencontras quelqu'un d'autre qui te méritera.
- Lui me méritait. J'aurai dû l'attendre. Je dois repartir à New-York !
- Gamin, on a quitté depuis très longtemps New-York. On est plus proche de Beacon Hills maintenant. C'est un express.
Le fils du Shériff s'affaissa sur son siège. Pourquoi avait-il fait ça ? Pourquoi l'abandonner ? Pourquoi ?!
- Gamin, je crois que si tu veux des réponses à tes questions, tu devrais lire cette lettre. Dit l'homme en pointant une enveloppe dans la poche du sweat-shirt.
Stiles regarda longuement cette enveloppe. Il se dit qu'il prévoyait depuis longtemps de la lui envoyer mais peut-être qu'il n'avait osé le faire. Peut-être qu'il lui annonçait son retour à Beacon Hills et qu'il était juste resté à New-York pour récupérer ses affaires ? Peut-être que c'était une proposition pour vivre avec lui à New-York ?
- Lis-la. Tu auras sans doute plus de chance d'avoir des réponses en la lisant.
Il s'exécuta et arracha l'enveloppe.
« Cher Stiles,
Je m'en veux d'avoir été si faible. Je m'en veux de t'avoir abandonné. Je m'en veux que tu ai encore à souffrir.
Petit, je n'aurai dû de parler. Cela t'aurait évité tant de déceptions. J'ai toujours était là pour échouer. Je suis le nuage qui t'empêchait de briller. L'hyperactivité n'a jamais été le problème, c'était moi. Tu as été si bon avec moi et moi, je n'ai rien vu. Trop idiot, sans doute, certainement.
Quand, on m'a mordu, j'espérais vraiment devenir quelqu'un d'autre. Et ça n'a rien changé, on me voyait toujours comme un imbécile. Même Peter aurait préféré te choisir. Tu as toujours était la bonne personne. Et tu le sais. Si je n'ai pas craqué, c'était grâce à toi. Tu sais que j'étais plus sombre que ce que je prétendais être.
L'affaire de la Bête de Gévaudan m'a fait réaliser certaines choses. Je devais te libérer de ma présence. Je voyais bien que notre amitié avait atteint ces limites. Je ne voulais pas croire qu'elle l'avait atteint car il nous fallait passer à l'étape supérieure. Je ne voulais pas t'imposer mon amour. Quand on s'est disputé, j'ai vu ce regard que la plupart me lançait. Ce regard de dégoût, d'insulte. Mon cœur s'est émietté mais je n'ai rien dit. Je ne voulais pas craquer. Et puis j'ai accepté Théo et je n'ai rien dit. J'ai laissé faire. Je voyais le regard que tu lui lançais. J'ai compris qu'on était pas fait pour être ensemble. Je le supportais. Je pouvais le supporter jusqu'à que Deaton meure. C'était le seul. Il croyait en moi tel un père croit en son fils. C'était mon père, mon conseiller, mon ami, mon garde-fou. Il ne me voyait pas comme les autres me voyaient. Quand, il est mort, j'étais seul à l'enterrer. Aucun membre de la meute n'était là. « Vous aviez oublié »...
Je n'étais plus votre Alpha, je n'étais plus rien. Ma mère a retrouvé le bonheur. Je ne voulais pas qu'elle s'attriste pour moi. Je suis parti aussi loin que j'ai pu et je n'ai plus regardé derrière-moi. Je suis parti en sachant que je laissai l'amour de ma vie derrière moi. Je suis parti en sachant que tu serais heureux. Je sais que tu penses le contraire. Mais c'est faux. Tu aimes Théo. Pas moi. Je ne t'en veux pas, comment le pourrai-je ?
Comment pourrai-je en vouloir à l'homme le plus merveilleux du monde ? Je donnerai cher pour revoir ton sourire. Je donnerai ma propre vie.
Je suis apaisé maintenant. Je ne souffre plus et je ne t'en veux pas. Ne te tortures plus de mon absence. Vis ta vie. Sois heureux...C'est le dernier ordre d'Alpha que je te donne.
Je t'aime comme je n'ai jamais aimé. Je sais que je ne rencontrerai jamais personne.
Tu dois te demander où je suis ? Je vis à New-York. Je squatte par ci par là. Je ne fais pas d'étude. Je vole quand je peux. J'observe les jours passer. Quand je te disais que je suis un raté, ce n'était pas une blague. C'était sans doute la vie qui m'était destinée. La lycanthropie et ton amitié, l'ont juste retardé.
N'aie surtout pas pitié de ma personne. N'aie pas de regrets car moi je n'en ai plus.
Je pense que je n'ai plus rien d'autre à écrire. Je voulais juste te libérer de la prison dans laquelle, je t'avais enfermé. Tu es libre. Vis ta vie comme tu le sens. Je sais qu'elle sera toujours merveilleuse. J'y veillerai personnellement.
Ton Scott qui ne cessera jamais de t'aimer. »
- Que s'est-il ensuite passé ?
Stiles sécha ses larmes et regarda Mme Morell.
- J'ai cherché à le joindre. A le retrouver pour lui dire de revenir à Beacon Hills et lui dire que j'avais besoin de lui, qu'il n'était pas un raté.
- Mais dans le train du retour, comment t'es-tu senti ?
- Cela a été le trajet en train le plus long de toute ma vie. Je me sentais trahi. J'étais blessé, blessé qu'il pense cela.
- Vous l'avez retrouvé ?
- Morell, vous savez ce qu'il s'est passé...
- Stiles, tu sais qu'il va falloir en parler pour te reconstruire.
L'hyperactif souffla. Ses larmes perlèrent de plus belles. Il tremblait légèrement. Il n'en avait jamais parlé. A vrai dire, personne n'en parlait.
- On l'a retrouvé noyé. Il s'est jeté d'un pont avec un poids.
- Stiles...Tu es sur la bonne voie. Rassura la psychologue.
- Il s'est suicidé. Sa lettre était une lettre d'adieu. Et le pire est que je le savais ! Je savais qu'il me disait au revoir. Je n'ai juste pas voulu le croire. Qui pouvait croire que Scott allait mettre fin à ses jours hein ?! Son corps avait été retrouvé un mois après son suicide et ils l'ont identifié 6 mois après. Ce n'était qu'un vagabond. La police ne pensait pas qu'il pouvait avoir de la famille. En fait, elle s'en foutait. Le délai de réclamation étant passé, la justice a brûlé son corps et a éparpillé ses cendres je ne sais-où. Il est mort seul. Personne n'a rien réclamé car on recherchait un homme vivant. Je ne me le pardonnerai jamais.
- Que te pardonneras-tu jamais ?
- Sa mort. La disparition de son corps. Il est parti dans l'indifférence générale. Il n'est plus la. Il est mort.
- Ses yeux se refermèrent. Il plaça sa tête entre ses mains, l'air désolé.
- Comment va la meute ?
- Derek est de nouveau Alpha mais on est tous très affecté. On a perdu un membre de notre meute. C'est comme si...
- Vous aviez perdu un membre de votre corps. Termina Morell.
- Oui...
- Et avec Théo ?
- On fait une pause. J'ai le sentiment d'avoir trahi Scott. De les avoir trahi tous les deux. J'aime Théo, vraiment mais Scott... Comment n'ai-je pas pu voir sa détresse ?
- Es-tu sûr de ne pas l'avoir vu ?
Stiles regarda Morell. Il ne savait pas quoi répondre. Que pouvait-il dire ?
- On l'a tous sans doute vu mais on ne pensait pas qu'il irait jusqu'à là... C'était la bonté personnifiée !
- Tu ne t'ai jamais dit qu'il y avait une infime possibilité qu'il se suicide ?
- Non...Si... Mais dans ce cas tout le monde aurait pu le faire. On a tous eu une vie difficile. On l'aurait soutenu.
- Mais c'était un True Alpha et il devait accomplir sa mission parfaitement sinon vous lui tombiez dessus... Comme avec les Dread Doctors...
- Vous pensez qu'on lui en a demandé trop ?
- Je pense que le silence est destructeur. Votre silence sur votre mal-être a toujours été une partie intégrante de votre amitié, de votre amour.
- Je n'ai qu'à le rejoindre...On aura tout le temps de discuter...
- Et ton père ? Théo ? Tu penses que ce genre de décision se fait sur un coup de tête Stiles ? Tu penses qu'il ne s'est pas torturé l'esprit avant de prendre sa décision ?
- Une vie sans lui n'en est pas une.
- La séance est terminée. Ne fait rien de stupide jusqu'à notre prochain rendez-vous. Stiles semblait être ailleurs. Stiles m'entends-tu ? Ne fait rien de stupide.
Dans le salon de John et de Mélissa, Morell venait d'expliquer tout ce qu'elle savait. Les deux parents devenus mari et femme baissèrent la tête tant la douleur était déchirante.
- Ce sont les derniers mots que j'ai pu lui adressé. Dit Morell pensive.
- Comment nos enfants en sont-ils arrivés là ? Le surnaturel les a tué ! Dit le Shériff en larme. Il prit sa femme, Mélissa, dans ses bras.
- Le surnaturel n'a rien avoir. Au contraire, cela leur a permit de vivre plus longtemps.
- Vous pensez que nos fils étaient destinés à mourir ? S'emporta Mélissa scandalisée par les propos de la psychologue.
- Ils mourraient à petit feu... J'ai suivi Stiles pendant un long moment...
- Oui mais pourquoi les deux devaient-ils mourir ?! Pourquoi Stiles a jugé bon de se suicider tout comme Scott ? Demanda le Shériff.
- Parce qu'ils s'aimaient.
Et voilà, c'est la fin. Alors je pensais faire plusieurs versions du trajet...Et peut-être un pré-quel. Qu'en pensez-vous ?
Peut-être à la prochaine fois !
