Note :
Merci de suivre cette histoire ! :)
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Chapitre 3
Classic girl
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Le lendemain matin, Derek partit sans faire le moindre bruit, si bien que Stiles ne se réveilla pas. Lorsqu'il ouvrit les yeux il était quasiment neuf heures passé. Et ce réveil fut provoqué par un certain cabot qui lui avait sauté dessus en aboyant, impatient que son maître ne se lève. Impossible pour la pauvre bête de retenir plus longtemps son envie pressante. Comprenant rapidement le message, Stiles se leva aussitôt et sauta dans son jean et ses boots pour aller sortir le chien. La petite promenade matinale était revigorante mais ne dura pas longtemps. Stiles revint rapidement à l'appartement pour profiter d'une longue douche brûlante et se faire un petit déjeuner de roi. Cabot eu le droit à une assiette bien pleine de croquettes et ronflota juste après. Le jeune homme nettoya derrière lui pour laisser la cuisine aussi rangée et propre qu'elle pouvait l'être dans un catalogue Ikea.
Il aéra l'appartement et se posa au balcon pour contempler la vue du quartier. L'étendue d'immeubles et les gens marchant dans la rue le laissèrent songeur. Sa rue. Il soupira. Il avait l'impression d'abuser de la gentillesse de Derek. Il savait qu'il ne fallait pas qu'il prenne trop ses aises ici. Il ne fallait pas qu'il s'attache. À rien… car cela n'amènerait rien de bon.
Durant la journée, Stiles ne reussi pas à rester dans l'appartement. Il se sentait étouffé, il avait besoin d'aller dehors, d'être dehors. Il avait besoin de se replonger dans sa vie. Sa vraie vie. Il sentait cette nécessité de ne pas oublier sa réalité, son quotidien. Avant tout, il voulait réussir à faire passer cette mélancolie qui ne faisait que grandir en lui dans un appartement classe et confortable. Il devait s'enlever Derek de la tête.
Il passa la journée à se promener avec Cabot, à retourner dans les coins où il avait l'habitude de traîner. Il se surprit même à passer au centre d'accueil de jour qu'il fréquentait parfois. Celui qui acceptait les chiens. Il y retrouva quelques connaissances et prit un café avec eux, parlant comme si de rien n'était. Il pouvait le faire. Il pouvait continuer, ce n'était pas si difficile pas vrai ? Alors il passa le reste de la journée exactement de la même manière qu'il le faisait depuis ces dernières années, à traîner et à faire la manche.
Lorsque Derek rentra chez lui, les bras chargés de courses, l'appartement était plongé dans le noir. Il n'y avait personne. Stiles n'était pas là et ce constat le fit paniquer malgré lui. Son cœur s'était accéléré puis calmé aussitôt qu'il avait vu le sac du jeune homme dans un coin. Ses affaires étaient toujours ici. Il n'était pas parti, du moins pas définitivement. Il était sûrement dehors avec le chien, en train de se promener. Il soupira doucement et posa ses courses. Il en profiterait pour préparer à manger tranquillement.
La nuit était tombée depuis plusieurs heures déjà et toujours rien. Pas de Stiles à l'horizon. Derek mit son assiette vide dans l'évier avec agacement. Il ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter.
Il était quasiment vingt-deux heures quand il entendit enfin un bruit de clef dans la porte d'entrée. Une sensation de soulagement mêlée d'irritation l'envahit.
Stiles passa la porte, le visage rougit par le froid, Cabot sur ses talons.
« Salut ! » s'écria-t-il tout sourire en voyant Derek posé dans le salon devant un match de baseball. Il referma la porte puis enleva sa laisse au chien. Ce dernier se précipita vers le propriétaire des lieux pour se faire caresser.
« Salut. » murmura Derek.
« Désolé, je rentre tard. J'ai même pas laissé de mot, j'sais ça se fait pas. Je pensais pas rester si longtemps… » Il parlait rapidement tout en enlevant son manteau et ses chaussures. « et puis un pied devant l'autre, tu sais ce que c'est, j'me suis emballé, il a fait nuit et puis... » Il s'arrêta soudainement, les yeux écarquillés. « Ça sent super bon ! » déclara-t-il avec vivacité.
« Si t'as faim sers-toi. » marmonna Derek en montrant la cuisine d'un signe de tête.
Stiles sourit.
« T'as cuisiné et j'étais même pas là ? J'm'en veux presque. » Son rire cristallin retentit dans l'appartement et Cabot se mit à aboyer comme pour l'accompagner.
« Bah oui mon toutou, Derek au fourneau et on a raté ça ! »
Le chien sautilla en continuant de japper. Stiles se rua à la cuisine comme le gros affamé qu'il était.
Derek secoua la tête d'un air faussement blasé.
« Des deux, je ne sais pas qui est le chien de l'humain. »
Stiles ricana et se servit allègrement.
« C'est cool si je mange sur ton canap' ? » demanda-t-il par politesse.
« Oui. Si t'en fous pas partout. » répondit Derek.
« Haha ! Non, le petit porc, c'est lui ! » enchaîna Stiles en montrant du doigt le chien qui était assis dans la cuisine. Cabot avait tourné sa tête sur le côté, ce qui lui donnait un air étonné absolument trop mignon. Stiles ne put s'empêcher de lui faire un gros câlin tant il trouvait son chien "beau comme un cœur".
Le jeune homme s'installa ensuite sur le canapé avec son assiette et une bière puis se jeta sur son énorme part de lasagnes. Dès la première bouchée engouffrée il ne put retenir une exclamation d'émerveillement.
« Hmmm ! » s'extasia-t-il sans aucune discrétion.
Derek le regarda, étonné.
« Mais ch'est trop bon ! » Stiles pointait l'assiette du doigt et secoua sa main en signe d'extase. Il avala sa bouchée et reprit. « La vache tu cuisines trop bien. C'est mega bon ! »
Derek sourit. Le garçon était tellement naturel, sans filtre, que s'en était parfois attendrissant.
« Tant mieux. » répondit-il simplement, content de voir Stiles engouffrer un autre morceau. Il était visiblement aux anges.
« La vache... Hmmm ! » continua-t-il si bruyamment que cela en devenait grotesque. « C'est l'orgasme culinaire, j'fais trop de bruit ! » s'exclama-t-il, conscient de son attitude saugrenue.
Derek secoua la tête, amusé.
Stiles reprit. « Non mais j'ai trop honte putain, les pâtes d'hier c'était dégueulasse à côté sérieux. »
Il continua de manger son assiette en essayant de se contenir. Même s'il était clair sur son visage béat qu'il s'exaltait anormalement à chaque bouchée.
Quand il eut terminé, il posa son assiette vide sur la table basse pour reporter son attention sur le match à la TV. Il était rassasié et heureux comme un pape d'avoir le ventre plein. Il s'allongea à moitié sur le canapé, il aurait pu s'endormir tellement facilement… mais c'était sans compter sur un certain sac à puces bien trop filou.
Stiles ne vit que trop tard Cabot passer en mode furtif pour choper l'assiette et la faire tomber sur le sol dans un bruit sourd. Il la lécha à toute allure, sachant trop bien que son trésor lui serait bientôt confisqué.
« Bordel CABOT ! » s'écria Stiles avec consternation. Il venait de se relever précipitamment pour récupérer l'assiette sur le sol. Il donna une petite tape au chien qui n'en avait juste rien à faire. Il avait léché ce qu'il voulait, c'est-à-dire rien, puisque l'assiette était vide... mais il en était très heureux. Derek avait tourné sa tête immédiatement et regardait respectivement le chien tout content et Stiles blasé.
La scène l'amusa bien plus que le match.
« Méchant chien ! Grrr méchant chien ! » s'écria Stiles pas du tout crédible pour deux sous, essayant de le gronder alors que Cabot faisait une petite tête innocente. « Ce chien est indressable. ! » s'exclama-t-il à l'attention de Derek. « Monsieur est un sauvageon indressable, oui oui, c'est de toi que je parle gros vilain toutou ! »
Derek se mordit la lèvre pour ne pas sourire. Il aurait pu rire, là, tout de suite, maintenant.
« Pourtant les bergers belges malinois font les meilleurs chiens policiers. » répondit-il un brin moqueur.
« Rah, me parle pas de keufs ça m'hérisse le poil ! » coupa Stiles, outré, puis il reprit. « Regarde même Cabot il le prend mal. Mais non mon beau, t'es pas un chien policier, toi, jamais ! » déclara-t-il en faisant un gros bisou sur la tête du chien qui tirait la langue de bonheur.
Derek leva les yeux au ciel et reporta son attention sur l'écran.
Stiles continua de balbutier à tout va pendant la demi-heure qui suivi. Il commentait le match comme la veille, regardant du coin de l'œil Derek qui ne l'écoutait a priori plus. Le brun ne lui avait pas adressé un regard depuis la bêtise de Cabot. Réalisant qu'il parlait probablement dans le vent, il finit par se taire. Il devait saouler Derek à la longue... pouvait-il seulement l'en blâmer ?
Quelques minutes passèrent et Derek se leva pour aller dans la salle de bain prendre une douche. Stiles s'allongea de tout son long sur le sofa. Il porta ses mains à son visage d'un geste las. Il avait perdu tout son aplomb. Il se sentait fatigué. Son sourire semblait s'être fané pour aujourd'hui.
Cela allait faire trois nuits qu'il passait chez Derek.
Trois nuits.
Il savait que cela ne pouvait pas durer. Le brun l'avait laissé rester quelques jours, mais n'osait sûrement pas lui demander de dégager maintenant… Il soupira. Il ne savait pas quoi faire. Il se sentait bien ici, mais il n'était pas chez lui. Pire que tout, la perspective que Derek lui dise de partir l'angoissait. Stiles s'imaginait la scène dans sa tête et cela lui nouait l'estomac.
Est-ce que Derek serait gêné ? "Écoute, je suis vraiment désolé, mais je ne suis pas sûr que tu puisses encore rester longtemps ici." ?
Est-ce qu'il serait un peu agacé et pressant ? "Ça fait plusieurs jours maintenant il faudrait que tu t'en ailles."
Ou bien, lâche ? Il imaginait un mot vulgairement laissé sur la table basse un matin. "J'espère t'avoir aidé quelques jours, il est temps que tu partes maintenant. Bonne route. P.s : tu peux laisser les clefs sur le bar en partant."
Il refusait de vivre ça. Quel qu'en soit le scénario.
Il préférerait partir de lui-même plutôt que de devoir entendre ces mots sortirent de la bouche du brun… de voir son visage fermé, gêné. De subir son rejet. Non, ça, il ne le supporterait pas.
Stiles ne se voilait pas la face, il avait un faible pour Derek. Il l'avait compris bien assez tôt… Dès la première fois où son regard s'était posé sur lui, il l'avait trouvé beau, attirant. Et cette attraction ne faisait qu'augmenter de jours en jours. C'était de pire en pire. Au plus il attendrait pour partir, au plus cela deviendrait difficile.
Sa propre réflexion le fit souffler d'agacement. Il se sentait tellement débile. Il n'avait plus quatorze ans et pourtant… il se surprenait à réfléchir comme tel. C'était la première fois qu'il craquait pour quelqu'un avec qui il n'arrivait pas à s'imaginer. Il avait déjà fréquenté -ou eu des aventures avec- plusieurs personnes, que ce soit dans son adolescence, en famille d'accueil ou dans les squats et la rue.
Mais quelqu'un comme Derek... En aucun cas.
Eux deux, ce n'était pas possible, ni maintenant, ni jamais. C'était incompatible, juste parce que la vie était faite comme ça. Aucun sens. Il essayait de s'en convaincre. AUCUN SENS STILES. Son esprit répétait en boucle la même chose. Il se claqua mentalement.
Demain, il partirait.
Comme pour clore ce débat interne la porte de la salle de bain s'ouvrit, le sortant de ses réflexions moroses.
Il se redressa sur le canapé et tourna la tête pour croiser le brun. Son cœur en rata un battement... Ses yeux se posèrent çà et là sur le corps de Derek. Plus rien n'avait d'existence. L'espace de quelques microsecondes, il oublia tout. Il n'y avait que Derek, en marcel blanc et pantalon homewear, à quelques mètres de lui. Les cheveux légèrement mouillés, les bras puissants et nus, les pecs saillants dans un débardeur serré. Stiles s'était perdu dans sa contemplation. Il détourna le regard, portant son pouce à ses lèvres, le mordillant avec nervosité d'un geste machinal.
Derek s'avança dans le milieu du salon et alla jusqu'à la table basse en vue de récupérer son téléphone. Stiles jeta un coup d'œil furtif sur les fesses, à quelques mètres de lui. Il déglutit. Il ne savait pas combien d'heures de sport faisait Derek par jour, mais cela portait clairement ses fruits.
Les bras forts et musclés attrapèrent l'appareil et le brun se redressa doucement. Il regardait son écran d'un air concentré et se mit à pianoter dessus. Stiles contempla son visage dur, carré, aux traits avantageux. Ses sourcils étaient froncés, quelques mèches de cheveux humides tombaient négligemment sur son front, lui donnant un air diaboliquement sensuel.
Derek se détacha de son appareil et leva son regard vers lui. Stiles eu envie de détourner les yeux, mais il avait peur que cela ne trahisse son ressenti. Alors il fit comme si de rien n'était.
« Tout roule ? T'as l'air soucieux. » déclara-t-il simplement en faisant un aller-retour visuel sur le téléphone dans la main du brun.
« Non, ça va. Aucun problème. » marmonna ce dernier. Il glissa l'appareil dans sa poche de pantalon et reprit : « Bonne nuit Stiles. »
Le jeune homme hocha la tête en signe de réponse. Il le suivit du regard jusqu'à ce qu'il s'engouffre dans sa chambre, fermant la porte derrière lui.
Stiles soupira et leva les bras en l'air pour s'étirer sans retenue. Il se demandait qui pouvait envoyer des messages au brun. Il n'avait jamais évoqué le moindre ami. Stiles réalisa que la vie de Derek lui était finalement assez mystérieuse.
Il éteignit la télévision et les lumières et passa à la salle de bain, se préparant pour le coucher. Il sortit l'énorme duvet et s'affala à plat ventre sur le canapé. Cabot dormait profondément sur le tapis du salon. Il mourrait d'envie d'aller le caresser mais il avait peur de le réveiller. Vu l'heure plus que tardive, il refusait de prendre le risque que le chien ne devienne bruyant et ingérable.
Il roula pour se mettre sur le dos et contempla le plafond. L'image de Derek sortant de la salle de bain était toujours là, ancrée dans son esprit. Il n'arrivait pas à se l'enlever de la tête. Il repensa au baiser volé d'il y a deux jours et se sentit ridicule. Clairement Derek n'était pas intéressé par lui, il s'était mépris au possible en ayant imaginé ça. Le brun ne devait avoir aucun problème pour trouver des conquêtes. Au premier regard il devait faire quasi l'unanimité.
Stiles se rappela la première fois où il l'avait croisé, dans la rue, lorsqu'il faisait la manche. Il se rappela du café qu'il avait bu ensuite, un sourire aux lèvres… puis l'image de son corps musclé et humide revint à nouveau. Marquante. Inoubliable. Impossible à mettre de côté. Tout était un appel au désir charnel : son regard pénétrant et ténébreux, ses bras puissants comme sculptés dans le marbre, ses abdominaux qu'il imaginait à travers le tissu fin et serré. Sa voix. Sa manière de prononcer son prénom parfois, avec une profondeur qui lui donnait presque des frissons.
Stiles porta son pouce à sa bouche pour le mordiller nerveusement. Ses yeux scrutaient l'image marquée dans son esprit, redétaillant chaque parcelle du corps qu'il avait imprimée. Son entre-jambe se réveilla doucement et il se mordit davantage, plus fort, comme pour se reconnecter avec la réalité. Mais sans succès. Il ressentait l'excitation monter en lui, parce que le corps de Derek était bel et bien celui d'un fantasme. Il avait envie de plaisir charnel, de sexe… et son corps réagissait en ce sens, répondant à l'appel de son cerveau qui produisait des images de plus en plus luxurieuses. Stiles sentit son caleçon se tendre alors que son plaisir se manifestait clairement à l'intérieur. Sa main descendit jusque sous les draps et il se laissa guider par ses pensées, laissant son corps exprimer ses désirs. Il se perdit dans son envie, laissant libre cours à ses gestes jusqu'à sa délivrance. Il vint dans sa main, le souffle court, les pensées déstructurées et le cœur en vrac. Sa satisfaction eut un arrière-goût amer. Il repassa à la salle de bain se nettoyer et retourna s'effondrer sur sa couche. Le sommeil le gagna cette fois rapidement.
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Stiles se réveilla en sursaut. Il mit quelques secondes à reconnecter son cerveau, perdu dans une nébuleuse des plus obscures.
Un bruit sourd provenait de la chambre de Derek. Il entendait sa voix parler par bribes. Il semblait être en plein milieu d'une discussion avec quelqu'un, probablement au téléphone.
Le jeune homme tendit l'oreille mais n'entendit pas distinctement les mots. La conversation était étouffée par l'épaisseur des murs. La porte de la chambre s'entre-ouvrit finalement de quelques centimètres, laissant passer un son plus net.
« Ok, j'arrive. » murmura la voix basse de Derek avant que ce dernier ne raccroche.
Il sortit de la chambre torse nu et se dirigea vers la salle de bain avec rapidité. Stiles contempla la scène, interdit, l'esprit encore embrumé par le sommeil. La lueur des lampadaires dehors éclairait faiblement l'intérieur du salon. Ses yeux s'attardèrent sur le torse musclé de Derek, puis sur son dos s'engouffrant dans la salle d'eau. Il eut à peine le temps d'apercevoir un tatouage sur les omoplates musclées que la silhouette disparue.
Stiles passa ses mains sur son visage et soupira avec lassitude. Il se redressa et alla allumer la lumière du salon. Cabot se réveilla et vint réclamer quelques caresses. Un rapide coup d'œil à l'horloge annonça au châtain qu'il était 02:08 du matin. Qu'est-ce qu'il se passait bordel ? Il se rassit sur le canapé et étouffa un bâillement.
Derek sortit de la salle de bain tout aussi vite, un T-shirt sur le dos cette fois. Il lui lança un regard agacé.
« Désolé. Je dois y aller, je reviens plus tard. »
Il se dirigeait d'un pas rapide vers l'entrée pour enfiler ses chaussures et son manteau.
« Euh ouais, ... tout va bien ? » se hasarda à questionner Stiles.
« Hn. Rendors-toi. » répondit simplement Derek, l'esprit visiblement ailleurs. Il sortit de l'appartement sans plus de formalité et sans un regard en arrière.
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Un bruit de clef, puis un bruit de porte résonnèrent dans la pièce.
Stiles était enfoui sous les couvertures du canapé. Il somnolait à moitié. Derek semblait enfin être de retour.
« Ne fais pas de bruit. » murmura la voix de Derek faiblement.
Stiles se raidit.
Le brun n'était visiblement pas seul et ce constat le figea sur place, si bien qu'il en suspendit sa respiration.
Il discerna des bruits de vêtements que l'on retire.
Cabot jappa très faiblement. Le bruit de ses pattes trottinant sur le parquet se fit entendre. Le bout des griffes créait ce "tic-tic" caractéristique à chaque fois qu'il avançait sur les lattes de bois.
« Chut Cabot, tranquille. » murmura Derek le plus doucement possible, alors qu'on entendait le bruit du chien qui s'ébouriffait.
« Jamais j'aurais cru voir un chien chez toi. » chuchota une voix masculine amusée, inédite jusqu'alors.
« Va dans la chambre. » murmura Derek à l'attention de l'inconnu.
« Tu me laisses dormir avec toi ? » susurra la voix d'un ton presque aguicheur.
Stiles ne bougea pas d'un millimètre sous la couette. Qui était ce type ?
« Tais-toi. » grogna doucement Derek en soupirant.
Il entendit les multiples bruits de pas longer le salon non loin de lui, puis la porte de la chambre claqua.
Stiles releva la tête de sa couverture pour fixer la porte de la chambre de Derek à quelques mètres. De la lumière sortait de sous l'embrasure. Il entendit un rire étouffé.
Il regarda l'heure. 03:30.
Derek venait de ramener un mec chez lui.
Son mec ?
Peut-être que Derek avait quelqu'un… Cette pensée ne l'avait jamais vraiment traversée.
Stiles soupira et se remit en boule sous les couvertures. Il avait envie de déprimer.
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À suivre...
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Mais qui est ce type ?! Haha. À vos pronostics...
Je vous garantis que le prochain chapitre sera assez riche en péripéties et je suis sûre que vous allez adorer !
