Disclaimer: Bleach ne m'appartient pas sinon il y aurait bien longtemps que je ne me soucierais plus de faire des fanfictions dessus.

N/A: Je me permets de préciser que le rating pourrait changer et qu'au sujet des éditeurs de manga et de l'acharnement dont ils font preuve pour avoir les manuscrits je me suis inspiré de l'univers de Sekai ichi Atsukoi ('sais pas si ça s'écrit comme ça) PS: Lulubell est à moi pas à Tite Kubo et non, ce n'est pas Halibel.

Réponse aux reviews :

A animophilenrose : Grimmjow arrivera dès qu'il aura fini de s'acharner sur les boutons d'ascenseur. (Le pauvre n'a jamais su s'en servir)

A ayu : Merci beaucoup pour ta review^^

A XYumikoX : Merci d'apprécier mon histoire (ça se dit ça ?) et la suite arrive !

A trinity07 : Merci pour tes encouragements ! Contente que Lulubell te plaise (moi perso je n'aimerai pas qu'elle se tape l'incruste chez moi…En même temps, je n'aimerai pas non plus que Matsumoto vienne…)

Lazy…J'ai fait plus de devoirs que toi….Et puis en passant…Ca veut dire quoi OOC ? (dit la pas douée)

Titre du chapitre : Le personnage tertiaire (qui ne sert vraiment pas à grand-chose mais qui est là pour retarder le moment où Grimmjow apparaîtra).


Alors qu'au même moment, à plusieurs dizaine de kilomètres, Keigo se faisait gentiment virer de l'appartement de Lulubell, une jeune demoiselle rousse faisait de la méditation en suivant les conseils (attention, risque d'arnaque) d'une voix enregistrée sur vidéos.

« -Relaxez-vous, ne pensez à rien et rejoignez vos mains à la base de votre coup. Respirez. Maintenant, mettez-vous sur le dos doucement et ramenez votre pied droit sur votre front tout en pliant votre genou gauche de façon à ce qu'il se positionne en dessous de votre bassin. Respirez. »

Orihime Inoue, parce que c'était bien elle dont il était question, n'avait pas vraiment augmenté ses capacités intellectuelles depuis le lycée où elle étudiait avec Keigo Asano, Ichigo Kurosaki et d'autres types dont elle ne gardait qu'un souvenir indistinct. Mais cela ne la dérangeait pas plus que ça et pour cause ! Elle n'en avait pas conscience. Récemment, il lui était arrivé de ressentir une vilaine douleur à l'estomac. Cela lui avait fait tellement mal qu'elle avait décidé d'appeler son médecin traitant. Ce dernier lui avait demandé si elle se nourrissait comme il le fallait et l'avait questionné sur ses goûts alimentaires. Au vu de la tête horrifié du docteur à l'entente de la réponse d'Inoue (« Je me suis faite une bonne cuisse de canard farci au blé recouvert d'une sauce au gingembre et parsemé de petites sucreries et autres. » cela n'avait pas dû être satisfaisant et le spécialiste n'avait absolument aucun doute quant à la provenance du mal de la jeune fille. Il lui interdit donc tout à ce qui ressemblait de près ou de loin à de la nourriture. La pauvre rousse fut fort embêtée : elle ne pouvait plus s'alimenter et c'est donc pour cela qu'elle suivait désormais des cours de méditation afin d'oublier la faim qui s'insinuait vicieusement en elle. Ce n'était pas facile et elle savait qu'il lui fallait une volonté de fer pour surmonter tout ça. Quand cela devenait trop dur, elle n'avait qu'à penser à « Kurosaki-kun » et elle s'apaisait immédiatement, faisant taire son estomac mécontent de tous les mauvais traitements qu'elle lui infligeait.

Ichigo Kurosaki, rien que de penser à lui, cela la faisait rougir. Elle aurait voulu le suivre partout où il allait mais malheureusement leurs chemins divergèrent lorsqu'elle apprit, par hasard, que le jeune homme voulait faire partie de l'ambiance follement suicidaire et peu productif du monde du manga. Inoue l'avait supplié de ne pas faire ça et de rester avec elle pour devenir un super caissier de grand magasin. Mais Ichigo était resté sourd à ses protestations (ce devait être sûrement dû au fait que la rousse ne lui avait jamais véritablement fait part de ses supplications à haute voix, elle pensait qu'un simple regard réussirait à le faire changer d'avis.)Elle avait même tenté de lui faire du charme en dévoilant légèrement son excès de poitrine (elle avait lu dans un manga que les hommes aux sourcils froncés, la plupart du temps, aimaient les gros atouts que portaient les femmes sur leur corps*) mais Ichigo ne lui accorda pas un regard.

Inoue n'avait pas de grandes ambitions pour l'avenir. Son métier lui plaisait, tout le monde était gentil avec elle et puis, le rayon incandescent de sa vie était Ichigo qui passait souvent dans le supermarché où elle travaillait. Il achetait, la plupart du temps, un pack de six bières (le moins cher) et payait en cash. Il ne s'arrêtait jamais à sa caisse mais elle se disait que c'était parce qu'il ne la voyait pas. Elle ressentait toutefois une pointe de jalousie à l'encontre des autres caissières qui lui adressaient la parole et qui touchait le pack que le rouquin tenait un instant avant ou même quelques fois elles frôlaient la main d'Ichigo pour récupérer l'argent qu'il leur donnait. Inoue Orihime, sans le savoir, était devenue un stalker. Le stalker d'Urahara Shop.

Mettons entre parenthèses ce petit récit inutile de la vie inutile d'une fille inutile qui peut parfois se révéler intéressement inutile et revenons plutôt aux bureaux des éditions où la réunion des Treize Grands avaient eu quelques retombées sur le moral de tous nos éditeurs. Tous ? Non. Zaraki Kenpachi et Aizen Sosuke se foutaient de ce petit désagrément qui ne les dérangeraient pas le moins du monde. Aizen avait confié à Gin Ichimaru, l'imprimeur, la tâche de contacter le tueur d'auteur, comme il se faisait appeler, et de lui faire parvenir l'ordre de mission : terroriser suffisamment l'auteur récalcitrant du nom d'Ichigo Kurosaki pour enfin être certain qu'il rende ses planches en temps et en heure.

De son côté, Zaraki se frottait les mains : plus de retards pour un de ses meilleurs auteurs de shojos, que demander de mieux ? Le shojo était toute sa vie et il voulait à tout prix que sa production soit plus élevée que celle des autres éditeurs. Il avait déjà réussi à virer l'ancien responsable de ce poste grâce à son pouvoir de persuasion et ainsi il avait pu prendre sa place et redresser le marché des ventes shojos à travers le monde. Il en était fier. Avec encore un peu de temps, il vaincra le vulgaire shonen et ses combats beaucoup trop violents pour la population qui demande de la douceur et de la tendresse. Il fallait redonner l'espoir à tous ces jeunes que l'amour était partout présent. Zaraki ne voulait pas que cette jeunesse vive le même cauchemar que lui lorsqu'il était encore un lycéen innocent et naïf.

Le grand homme plongea dans ses sombres souvenirs comme une enclume au fond de la mer.

Il se souvint du chant des oiseaux de la cour du lycée, des pâquerettes qu'il cueillait pendant les pauses, du repas que lui faisait sa mère pour le midi. Il était heureux mais pourtant quelque chose le tourmentait. Un sentiment qui lui donnait des frissons de bien-être et qui lui faisait monter le sang à ses joues. L'amour. C'est le premier mot qu'il avait trouvé pour décrire cette impression si étrange qui le parcourait à chaque fois qu'il posait les yeux sur cette personne. Mais avec son physique disgracieux, il sentait qu'il n'aura pas la moindre chance pour exprimer son affection. Néanmoins, Zaraki ne voulait pas laisser tomber car ce qui faisait sa force était, avant tout, la persévérance. Il se mit alors à suivre cette personne, à noter tous ces faits et gestes, à observer minutieusement la disposition de tous les objets de la maison. Il apprit à connaître plus intimement cette personne grâce à des séances de voyeurisme qu'il exerçait tous les soirs à 19h30 (le stalker de la rue pissenlit). Seulement voilà, les parents de cette personne n'étaient, semble-t-il, pas prêts à accepter la réunion de leurs deux cœurs qui s'éprenaient l'un de l'autre et condamna le pauvre Zaraki à ne plus voir sa moitié (qui ne savait rien de tout ça). Le lycéen était déchiré et décida de se consacrer à la lutte pour que l'amour soit désormais éternel (et massacrer les parents pas contents).

Zaraki revient dans le présent, un sourire fugace s'étire sur son visage. Oui, le shonen est mauvais, le shonen c'est le diable, il faut l'exterminer, qu'il n'en reste aucune trace. Et pour cela, il faudra d'abord se débarrasser de Komamura Sajin, l'éditeur en chef de la section shonen. Excellent, son plan va se mettre en marche et l'annonce de la venue de Grimmjow Jaggerjack concordait avec ses projets. Il se mit à rire, et ne perçut pas la présence tapi dans l'ombre d'un mur qui le regardait d'un œil alerte.

Gin Ichimaru, de son côté, avait fini de communiquer avec le tueur d'auteur, et rejoignit Aizen qui attendait sur le seuil de la porte. L'homme aux cheveux argenté essayait de comprendre les intentions de l'éditeur mais ne trouva rien. Actuellement il ne connaissait pas assez Aizen pour pouvoir prétendre quelles étaient ses intentions lorsqu'il a convaincu les autres Grands de faire appel à Grimmjow Jaggerjack. Il ne préféra pas réfléchir à tout cela, d'autant plus qu'il venait de repérer dans la salle des beignets et du saké (cette salle existe, Gin n'est pas sous hallucinogènes) une petite tête blonde fortement amicale qui passait par là.

« -Ah ! Kira-kun ! Je peux te parler quelques instants ? »

Le pauvre Kira eut à peine le temps de se retourner qu'il fut embarqué dans la salle des merveilles (je vous dis que cette salle existe, je ne suis pas sous substances illicites) et la porte se referma derrière eux.

Aizen continua tout droit, d'un pas ferme et résolu, levant la tête bien haute puis il ouvrit la porte devant laquelle il s'était arrêté et fut rassuré de voir que la place n'était pas occupé. Il mourrait d'envie d'aller aux toilettes depuis plus de deux heures. Mais à chaque fois, il y avait eu un petit empêchement : d'abord ce petit rapace de Mayuri qui regardait avec perversité les mangas hentaï qu'il éditait (ce n'était pas grand-chose mais ça l'avait troublé si bien qu'il avait oublié pendant un moment qu'il avait besoin de se soulager) puis ensuite il y avait eu ce type qui restait dans les toilettes à croire qu'il voulait passer le reste de sa vie là-dedans (Aizen avait dû patienter et, n'en pouvant plus d'attendre, il avait regagné son bureau ou il pourrait s'asseoir afin de comprimer sa vessie) et enfin, il y a eu cette réunion où il lui avait fallu un sang-froid exceptionnel pour parvenir à maîtriser l'envie devenue irrésistible de se lâcher en pleine salle de réunion, sous le regard des Treize Grands (qui n'étaient pas tout à fait treize). C'est donc ainsi qu'Aizen, avec un soupir d'allégresse, tourna le verrou de la porte des W.C afin que la couleur rouge soit affichée de l'autre côté de la petite pièce et que tout le monde sache que la place était désormais prise et que ce sera à leur tour d'attendre que la place se libère car, comme tous bureaux qui se respectent, il n'y avait qu'une seule pièce avec des toilettes.


*Get Backers pour ceux qui n'ont pas reconnu la référence à Ban qui s'abreuve de la vision de la poitrine d'Heaven