Chapitre II : Les missions forment la jeunesse

Genre : euh … yaoi, y'aura du lime, du lemon, mais c'est pas pour tout de suite, mais en gros c'est surtout un peu délire POV d'un peu tout le monde. (en italique : les pensées les plus intimes de nos G-boys miam !)

Statut : Deux chapitres, trois épisodes par chapitre, en tout, 6 épisodes. Mais c'est en cours

Couples : 2x1, 3x4, 5 tout seul avec sa main droite (nan, j'déconne : il est gaucher)

Disclaimer : vu qu'ils sont pas aux autres, je peux les avoir ? Même pas un petit bout ? Comment ça je suis qu'un gros pervers, je veux juste un G-boy à la maison, je fais rien de mal ! Non, bin tant pis, sont pas à moi !

Chapitre II : Les missions forment la jeunesse...

(mais y'a pas que ça dans la vie)

Première Partie : Mission

NINMU RYOUKAÏ : expression de la joie intense chez Heero Yuy.

Lorsque Heero débarqua ce matin dans la cuisine, il affichait à la fois la sereine détermination de l'homme qui a bien dormi (sur le sol dur et froid de la terrasse, c'est l'hôtel trois étoiles pour parpaing) et la lueur de folie furieuse du perfect soldier qui va partir en mission.

- On a une mission.

Proclama-t-il comme s'il annonçait le retour de Dieu sur terre.

En face de lui, personne n'avait l'air de sortir d'un sommeil réparateur. Il faisait littéralement face à trois zombies (pour une fois que c'est pas lui qui joue ce rôle).

- Un convoi maritime qui doit traverser le pacifique sud ce soir. Il transporte vraisemblablement les éléments d'un nouveau complexe scientifique qui doit être monté au large de la Nouvelle-Zélande.

- Combien de navires ?

- Un croiseur coulé ! (vanne pourrie de Dudu).

Silence consterné.

- Vas-y Heechan, continue le topo, je la ferme, promis ! ;D Sourire ravageur.

Et c'est ainsi, par un joyeux matin de printemps (si tant est que le mois de mars puisse être considéré comme un mois de printemps, les giboulées, vous connaissez ?), que chacun put découvrir la stratégie « méthode douce » selon Duo. Méthode douce qui comprenait force œillades, gentils sourires et attitude des plus conciliantes à l'attention du glaçon que cela ne faisait absolument pas fondre. Alors que Heero, complètement inconscient de la partie qui se jouait devant ses yeux, achevait professionnellement d'exposer les paramètres de la mission, tous les autres retenaient leur souffle.

Quatre avait cessé de respirer dès qu'il avait senti le changement d'attitude du natté. J'ai fait un monstre !

Trowa s'efforçait de ne pas éclater de rire (on a une réputation à tenir !) : Duo qui fait du plat à Heero, c'est un morceau d'anthologie !

Quant à Wuffei, à qui Duo avait mit la moitié de la nuit à exposer sa nouvelle stratégie « imparable » il contemplait la scène à mi-chemin entre le dégoût le plus profond et une espèce de désespérance affligée. Il s'y prend comme un pied.

- En conclusion, c'est une mission d'importance moyenne. On ne devrait pas être plus de trois pour en venir à bout. Qui est volontaire ?

- Je viens.

Décida Quatre avec un air insolent sur les lèvres, qui semblait dire : allez-y, dites une connerie ! Provocation muette à laquelle Duo répondit sans hésitation.

- Mais qui va faire la cuisine alors ?

- T'auras qu'à commander des pizzas.

- Pourquoi moi et pas toi Feifei ?

- Parce que moi je pars avec Quatre et Yuy pour cette mission. Quelqu'un a quelque chose à y redire ?

- Négatif.

- Mais non ! Pas négatif, pas du tout ; et moi, pourquoi je peux pas y aller d'abord ? Pourquoi vous y allez tous les trois comme ça, sans moi ? (3 : et moi, j'existe pas ? 2 : toi ta gueule : je veux mon Heechan !)

- Baka.

- Aucun problème. Vous pouvez partir sereins, je m'occuperais de Duo, il doit réviser le Deathscythe, ça va faire un mois.

- Mon Gundam est en parfait état !

Quadruple regard frigorifiant.

Brrr ! Heechan, a fait des adeptes. Bon, les bonnes résolutions de la méthode douce : ne pas faire de foin pour rien.

- Okay, okay.

Surprise, surprise ! Un Duo qui se calme au bout de même pas vingt secondes de boucan, ça court pas les planques.

OoOoOoOoOo

Les détails de l'opération furent rapidement expédiés. Après tout, c'est pas comme si c'était nouveau pour eux de massacrer un ou deux vaisseaux d'OZ.

Puisque Duo râlait tout seul dans son coin, Quatre se résigna à faire tout seul l'inspection de son Gundam. Effectivement, si Sandrock était en parfait état, Le Deathscythe présentait de nombreuses séquelles de ses précédentes sorties. Trowa avait bien eu raison de parler de révision pour ce Gundam. D'ailleurs, puisqu'on parle du loup, le voilà qui entre dans le hangar, et tout à coup, Quatre se sent l'âme d'un petit chaperon rouge…

Quand il vit Trowa s'avancer vers lui, il ne pu s'empêcher d'hésiter. Lorsqu'il s'était réveillé ce matin, il n'y avait plus de trace de son ami dans sa chambre et encore moins dans son lit. Il l'avait probablement laissé dormir, mais ce vide le mettait mal à l'aise. Mine de rien, Quatre, avec toute sa bonne éducation (sale gosse de riche ! – calmos, Jimi !), aimait que les situations soient claires et régularisées. Il brûlait de lui demander une confirmation, seulement, cela devenait de plus en plus dur à mesure que Trowa se rapprochait, rapprochait, rapprochait, happant les yeux de l'arabe. Avant de le happer entièrement, le serrant contre lui.

On va dire que c'est un genre de confirmation.

- Tu sais, je vais revenir.

- …

- Je veux dire, pas besoin de me faire le coup des adieux déchirants.

- …

- Ça ne t'embête pas que je parte ?

- C'est bon il faut bien que quelqu'un reste pour s'occupe de Duo.

- Hem, Trowa ?

- …

- Dis-moi que je n'ai pas rêvé hier soir.

Trowa réprima un fou rire. Seigneur, j'ai bien fait de me retenir, il est vraiment trop innocent. (comprendre : niais)

- Si tu as rêvé, alors on est deux.

La réponse fut si satisfaisante que Quatre se bouina encore un peu plus contre son chéri.

- Ça ira ?

- T'inquiète !

Mis en confiance par l'attitude plus que conciliante de son petit ami, le blondinet se décida à prendre les devants. Ce fut Quatre donc qui initia leur baiser, mais Trowa repris très vite le dessus (vous voyez Trowa en uke, vous ?). Mêlant leur langue, leur salive, (tous leurs petits microbes) et accessoirement le milliard de phéromones qu'ils émettaient à ce moment là. Trowa glissa sa main sous le pull de Quatre, massant avec douceur le bas de son dos, caressant la chute de ses reins, passant sous la ceinture. Ceinture : obstacle, virée la ceinture.

- Tro..Trowa.. gémit quatre tout essoufflé, laisse moi respirer.

- mmh. Trowa pas d'accord du tout.

Quatre se retira de leur étreinte, à bout de souffle, il fallait que cela cesse, ils avaient une mission à préparer. Et en plus ça lui faisait une bonne excuse pour reculer encore un peu le moment fatidique. (hou ! la pucelle !Barre-toi Duo, et pis d'abord, toi aussi t'es puceau !QUOI ?!Affirmatif niark niark)

- Non, Trowa moi aussi j'en ai très envie (bon, pas de la même chose, mais quand même), mais il faut que je sois en forme pour cette mission.

Sourire « pas ce soir chéri, j'ai la migraine » ; absolument pas convaincant.

- Je t'ai dis que je savais attendre.

Lâcha un Trowa absolument pas convaincu, mais néanmoins civilisé.

Et en plus, une première fois sur le pouce, c'est un peu comme un cinéma sans pop-corn : c'est dénaturé.

- ;;;;- - ;;;;

- C'était juste ton cadeau de départ, et ma manière de te souhaiter bonne chance.

Il termina par un petit bisou sur le bout du nez du blondinet, avant de rentrer dans la maison où les deux autres attendaient, dissimulant son état de frustration intense derrière un masque d'impassibilité.

OoOoOoOo

Finalement, cette désagréable sensation d'avoir été privé d'une gourmandise à la fois ardemment désirée et entièrement méritée eut un effet désastreux sur Trowa qui fut d'une humeur massacrante tout le restant de la journée. Il faut bien admettre qu'un passage aux toilettes ne vaut pas un passage dans Quatrounet. (Jimi : c'est du joli ! Loli : oui, mais je suis sûre que 3 est de mon avis). Ce qui faisait parfaitement la paire avec Duo, toujours furieux d'avoir été écarté de la mission. La journée se déroula donc entre un silence purement et parfaitement frustré du côté de Trowa et une surexcitation digne d'un chihuahua cocaïnomane du côté de Dudu.

Le quel Dudu fut rapidement éjecté du salon par décret pas divin, mais tout de même assez autoritaire, pour cause de mise en bouillie de nerf sur la personne de son coéquipier.

Ce fut avec une triste résignation que le natté regagna sa chambrette, la mort dans l'âme à l'idée de passer le restant de la journée sans télé. Il était tout de même encore suffisamment lucide pour remarquer la porte de la chambre de Heero entrouverte.

Le malheur, ou un heureux hasard, au choix, voulu que Heero ait laissé son sacro-saint laptop à portée de main du Shinigami. Celui-ci résista à la tentation de mettre la main dessus pendant… disons, au moins dix bonnes minutes, soyons honnêtes. Puis, il se jeta dessus avec gourmandise et l'emporta dans son antre pour abuser de la pauvre créature ! Nan, pas à ce point, mais il avait tout de même l'intention de faire subir un sort particulièrement raffiné à la chose qui s'accaparait SON coéquipier dix-huit heures sur vingt-quatre.

Gné ! qu'est-ce qu'il planque dans ses petits dossiers secret, le mister freeze ?

Des… ordres de missions. Des… rapports. Des… sites d'armement.

Il est pas humain !

Bon, ça tout le monde le savait déjà, mais là, ça frise le paranormal. Ce mec a 200G (gros rêve de geek) de mémoire exclusivement dédiés à son boulot ! Même pas une 'tite photo de Rélena en string !

Huk ? La mission du jour. C'est quoi au fait ?

Oui, Duo, en bon guignol avait tout à fait zappé la présentation de la mission de ce matin. De toute façon, il finissait toujours par tirer dans le tas et massacrer tout le monde à grand coup de faux, c'est à se demander à quoi servaient les stratégies pondues amoureusement par Quatre.

La mission du jour. La mission du jour.Voyons un peu ça...

Nan. Ils sont complètement débiles, ou ils l'ont fait exprès ? OZ nous sert un appas que même une sardine suicidaire goberai pas, et eux… Eux, ils donnent dans le panneau, la bouche en coeur.

FUCK !

De rage, le Shinigami car cette fois, c'était bel et bien lui, assena un violent coup de pied dans son lit qui était aussi innocent que l'agneau qui vient de naître, mais que cela n'empêcha pas de plier sous le choc.

Et il sorti en courant, sans laisser le temps à Trowa de demander d'hypothétiques explications, il courut jusqu'au hangar où ils avaient planqués les Gundam. Il fit décoller le Deathscythe aussi vite qu'il le put (aussi vite que la machine pouvait supporter), remarquant avec rage que, effectivement, il aurait dû réviser son Gundam depuis longtemps. Néanmoins deux ou trois boulons en moins, une douzaine d'éraflures et autant d'impacts parsemant le revêtement de son appareil ne faisaient pas le poids face à l'idée que les G-boys risquaient de se voir écourtés de trois des leurs pour un stupide piège.

Un piège idiot, comment avaient-ils pu passer à côté ?

Maintenant il n'était même pas sûr de pouvoir arriver à temps. Il se jura intérieurement que s'ils revenaient tous de cet attrape couillons, il réviserait son gundam toutes les deux semaines.

Il calcula rapidement (oui, il peut le faire, mais que les additions et les multiplications). Les autres allaient probablement arriver sur l'emplacement présumé de la base dans une demi heure donc les contacter par la liaison satellite (ouais, les G-boys ont enfin l'ADSL), même si cela les faisait repérer, était un risque acceptable. Il n'aurait même pas le temps de crypter leur communication, le temps jouait dangereusement contre eux. S'ils étaient trop proches de la base, les faire repérer lanceraient tous les soldats sur eux, en outre, lui-même pourrait être attaqué car il présentait une cible plus vulnérable : il était seul, et pas besoin d'être bien malin (ça tombe bien, en général les ozzis ne le sont pas) pour comprendre qu'il ne pourrait pas se défendre très longtemps.

Mais, perdu pour perdu, il vaut mieux limiter la casse.

Et surtout, qu'il ne leur arrive rien. Surtout Heero.

QUOAA ! (fait le crapaud)

Pourquoi « surtout Heero » ? Depuis quand je joue à la mère poule avec Heero ?

Je le savais, c'est encore Quatre avec sa putBIPn de saloBIPrie de meBIPde de méthode douce à la cBIP. Il m'a enniaisé. Pourquoi je devrais m'inquiéter pour ce glaçon pseudo vivant ? Il est bien assez grand comme ça. De toute façon, le connaissant, il ne se laissera jamais capturer.

Duo laissa flotter cette pensée réconfortante quelques secondes avant de comprendre avec horreur ce que cela impliquait (long à la détente).

HEERO ! Quoi qu'il arrive, ne te fait pas sauter la tronche ! J'arrive !

Il accéléra encore un peu, les yeux rivés sur la commande de sa connection. Il allait bientôt les avoir. Encore deux minutes. La voix de Quatre résonna comme les trompettes de la résurrection pour lui.

- Duo ! Qu'est-ce que tu fais ?

- Quatre, j'ai pas des masses de temps, on va se faire repérer. Ecoute moi : barrez-vous, c'est un piège, y'a pas de convoi, c'est un leurre, barrez-vous.

- Duo.

La voix subitement blanche de Quatre heurta Duo. Qu'est-ce qu'il s'était passé ?

- Duo. Tu as vu où tu te trouves.

- Hein ? C'est pas le problème ! Vous devez vite partir, vous allez vous faire gauler !

- Tu es pile à la verticale d'une zone qu'on n'a pas encore nettoyée.

- Quoi ? Mais je comprends rien à ce que tu dis !

- Il y a fort à parier qu'il y a une base sous toi, quelque part dans cette région désertique, mais vu qu'on ne la pas encore repérée, je suis incapable de te dire d'où va venir le danger.

- Occupe-toi de vos fesses ! Barrez-vous de là, on se retrouve à la planque !

Wuffei, qui avait suivit toute la conversation, stoppa son amure, et fut imité rapidement par les deux autres.

- Maxwell est loin d'être idiot (mmhh OOC, non ?) s'il dit qu'il a un piège, il a un piège, et il faut s'y préparer.

Heero acquiesça silencieusement (dites moi comment on fait, à distance), laissant Wuffei aller au bout de son raisonnement.

- Puisqu'il a prit la peine de nous prévenir, c'est que le danger est important. Mais vu que nous sommes maintenant prévenus, et sûrement repérés, il faut tourner les choses à notre avantage et élaborer une nouvelle stratégie.

Un léger hoquet de stupéfaction leur provint de la part de Quatre

- Winner ?

- Vous n'avez pas compris ce que je lui ai dit : il va se faire prendre.

- C'est son problème.

- Heero, dis quelque chose !

Assistant muet de la querelle entre ses coéquipier, l'interpellé secoua la tête, chassant des pensées absolument inadaptées aux circonstances, du genre « Duo, ne fais pas de bêtise, attends-moi, je viens te chercher ».

- Duo est un bon pilote, il saura faire face à des difficultés s'il en est. Et puis, la probabilité qu'il y ait une base dans cette région n'est que de 60. Et quand bien même, Duo saura se défendre, au moins le temps de trouver une autre solution.

Il évita de rajouter que Duo ne laisserait jamais son gundam tomber dans des mains ennemies, cette dernière évidence l'amenant automatiquement à l'idée d'une éventuelle autodestruction. Bizarrement, si sa propre mort le laissais de glace (on ne se refait pas), l'idée que Duo puisse subir le même sort lui était douloureusement insupportable. Rien que ce sentiment lui donnait envie d'appeler le pilote pour lui sortir une débilité à la Duo comme « si tu meurs, je te tue ». Il abandonna rapidement l'idée, (et oui, le ridicule ne tue pas, mais il fait très mal), et se contenta de faire mentalement la liste des supplices qu'il infligerait à l'Américain au cas bien improbable où celui-ci aurait la mauvaise idée de mourir (toutes celles qui ont pensé à autre chose qu'à d'innocentes tortures sans arrières pensées hentai d'aucune sorte sont des perverses).

Duo soupira de soulagement. Quoi qu'il arrive maintenant, ils avaient captés son message et ils sauraient s'en sortir. Lui, c'était moins sûr, vu l'impressionnante cohorte de mobile suit ennemi qui se dirigeaient, comme le monde est bien fait, droit sur lui.

Evaluant ses chances de survie (il avait abandonné une bonne fois pour toute l'option « victoire ») il se dit que, décidément, la révision du gundam, ce serait désormais toutes les semaines. S'il s'en sortait.

OoOoOoOo

- Finalement, on s'en est pas trop mal sorti.

- Ninmu….

- .. tu oublies que sans la présence d'esprit de Maxwell (ça me troue de dire une chose pareille), on serait, actuellement dans de sérieux ennuis !

- Quatre, tu peux savoir où est Duo maintenant ?

- Non, mais je pense qu'on devrait faire un survol plus attentif de la zone où il était quand il nous a contacté.

Tous gardèrent un silence de mort durant leur retour. Plusieurs évidences s'imposaient à eux, sans qu'ils aient le courage de l'admettre. Leur communication avec Duo avait été perçue par leurs ennemis. Duo avait été alors repéré. Et tous savaient que le Deathscythe n'était pas en état pour mener de nouveaux combats.

Cela laissait apercevoir une situation qu'on pouvait raisonnablement qualifier de désespérée pour l'Américain.

Arrivés sur la zone en question, ils se firent aussi discrets qu'il est possible de l'être avec un gundam (pas des masses, donc) et effectuèrent un survol à basse altitude du terrain rocailleux, inspectant avec minutie le moindre recoin.

Ce fut Wuffei qui le vit en premier. Le Deathscythe.

- Deathscythe en vue.

- ET DUO ?

Au moment où le chinois fronça les sourcils à cette exclamation, Quatre écarquillait les yeux de stupeur. Heero qui se faisait du mouron pour le dieu de la mort : ils entraient dans la quatrième dimension.

- Aucune trace de Duo, il aura préféré abandonner son gundam. Ce qui veut dire que…

- … qu'il a été fait prisonnier.

En lâchant ces derniers mots, Quatre senti une vague furieuse l'envahir. Heero. Heero bouillonnait de rage. Rien que cette idée avait le don de perturber sérieusement les capacités d'analyse de Quatre. Si Heero pouvait s'énerver à ce point, cela remettait en question tout ce qu'il avait toujours cru savoir du japonais.

- Winner, s'il a été amené dans cette base qu'on n'a pas encore trouvé, tu dois pouvoir le sentir, non ?

- Je peux essayer.

Quatre se concentra. Chercher Duo. Duo. Mais tout ce qui lui parvint fut le bouillonnement furieux des émotions de Heero.

- Heero.

- …

- Essaye… de ne pas… penser…

Un instant interdit à ces mots, Heero se reprit rapidement en comprenant qu'il s'était laissé aller. Erigeant un rempart entre ses pensées et le monde extérieur, il s'isola de son environnement, espérant juste que Quatre n'avait pas comprit le sens exact de sa colère.

Au bout de quelques secondes, Quatre murmura d'une voix blanche mais néanmoins décidée.

- Je sais où il est.

OoOoOoOo

Ils avaient décidés d'infiltrer la base plus du tout secrète. Et pour cela, ils devaient se montrer très discrets, donc sans gundam. D'autant plus que Duo pouvait servir d'otage, et qu'il n'était pas question de sacrifier stupidement un pilote. Ils étaient entrés par une bouche d'aération (les vieux trucs sont les meilleurs) et tout s'était passé le mieux du monde jusque là, à croire qu'on les attendait !

Ils étaient attendus, en effet.

Par tout un bataillon de soldats armés jusqu'aux dents. Or, ces soldats leur barraient la route des sous-sols, où se trouvait prisonnier l'américain.

Pas le choix.

Un flingue sorti d'on ne sait où (miracle ! spandex dimension !) dans chaque main, Heero abattit froidement tous les soldats passant à sa portée, pendant que Wuffei assommait ceux qui avaient la mauvaise idée de survivre. Et ils firent la seule chose à faire : fuir. Ils se lancèrent dans une course effrénée à travers le dédale de couloirs de la base.

Ils ne pouvaient pas tenir comme ça, déjà ils sentaient le contrecoup de leur mission initiale, ils fatiguaient, respirant bruyamment, le cœur battant à toute rompre. Ils se sentaient fléchir, ralentir leur course. Wuffei, qui fermait la marche, était déjà sérieusement blessé, Quatre n'en menait pas large, sentant avec inquiétude des ennemis, toujours plus nombreux, arriver vers eux. De plus, son effort continuel pour percevoir Duo commençait à lui peser et il sentait son crâne lui faire mal, pris dans le bourdonnement douloureux des pensées qui se bousculaient autour de lui. Heero, lui courait à toute allure, presque inconscient à ce qui se passait autour de lui. Duo occupait tout son esprit, le coupant du reste du monde.

L'explosion les prit au dépourvu. Les soldats avaient tenté de les bloquer dans un cul-de-sac, piégeant un couloir à l'explosif. Tout le couloir s'effondra sur eux et sous eux en même temps. Le sol quitta leurs pieds et ils se retrouvèrent à l'étage inférieur avant d'avoir pu réagir.

Heero fut le premier à reprendre ses esprits, le bras broyé entre deux blocs de béton. Il se releva, suivit de près par Wuffei. Ce dernier se releva avec plus de mal. Sa jambe droite devait être cassée, tout comme son épaule, et il sentait un liquide chaud descendre le long de ses jambes. Du sang. Il perdait du sang en quantité, et il n'arrivait pas à déterminer l'origine de sa blessure, de toute façon, il avait mal de partout, alors…

- Il faut se dépêcher, maintenant.

Quelque chose lui revint en mémoire. Les gundams, ils les avaient programmés pour les récupérer au bout de 75 minutes. Une poignée de minutes déjà bien entamée.

Bon sang, et c'était Winner qui devait tenir le décompte… d'ailleurs, puisqu'on parle de lui… il ne bouge plus… il est mort ou évanoui ?

- Heero… (et Fifi eut réponse : les morts ne parlent pas)

La faiblesse de la voix de l'empathe les alarma.

Ils se penchèrent vers Quatre, avec inquiétude, il ne s'en était pas aussi bien sorti qu'eux. Il avait la tête en sang, ses cheveux blonds dégoulinant du liquide rouge qui gouttait sur le sol. (Jimi : entre 4 et 5 il va être beau le sol, on voit bien que c'est pas toi qui fais le ménage ! Loli : de toute façon, ils ont déjà tout cassé, alors au point où on en est…)

- Winner, ça va ?

- Duo… il est à l'étage en dessous… c'est bon…

Ils s'entreregardèrent un instant. Ils étaient en piteux état, en sang, crasseux, épuisés, mais nulle trace d'hésitation en eux. Ils étaient près à agir. A aller jusqu'au bout pour récupérer leur dernier coéquipier. Comme des héros, des vrais !! (tadzam !)

Heero, dont le bras gauche tombait mollement le long de son corps, semblait perdu dans ses pensées. Quatre le sonda avec une grimace de douleur. Ce qu'il découvrit le stupéfia. Heero avait peur !

- Heero, qu'est-ce qui ne va pas, tu es...effrayé !

Heero serra les dents et se concentra sur l'image mentale d'un mur blanc pour barrer l'accès à ses pensées. Il savait parfaitement ce qui n'allait pas : Duo n'était pas là. En groupe, il avait toujours fait ses missions avec l'Américain, et cela lui manquait. Ce n'était pas seulement la force, la compétence, la débrouillardise, en gros, les capacités de pilote de Duo qui lui manquaient, c'était Duo. Sa voix, ses plaisanteries idiotes alors même qu'il réduisait en steak ses ennemis, sa façon shinigamiesque de parler et rire au cœur du combat. Il lui manquait. Duo lui manquait. Duo était loin de lui, et ce n'était pas sa place. L'image du mur blanc se fendit, bien malgré lui. Il ne réussit qu'à éloigner l'image du Deathscythe de son esprit, sans pouvoir dissimuler celle d'une natte châtain volant au vent. Si Quatre perçut quelque chose, il ne fit aucun commentaire, et Heero lui en fut secrètement reconnaissant.

Duo, bordel. Pourquoi tu n'es pas là ! Tu devais rester près de moi. En fait non. Heero réalisa que rien n'obligeait Duo à rester avec lui dans ses missions. C'est juste moi qui me faisais des idées alors ? Pourtant j'ai toujours cru que cela serait pareil à chaque fois.

Le perfect soldier, pour la première fois de sa vie, devait admettre qu'il voulait changer un paramètre de sa mission. Pour la première fois de sa vie, il aurait discuté un ordre : une mission sans Duo, plus jamais. Et il n'y avait pas de raison objective. Duo n'aurait pas été plus efficace que Quatre ou Wuffei, Heero n'arrivait même pas à se cacher derrière un prétexte quelconque pour justifier cela, c'était un caprice. Un manque, un besoin vital, comme respirer ou manger.

Je veux Duo. Je veux qu'il soit ici et en ce moment, avec moi. Il me manque.

- Duo no baka.

Au moment où il souffla ces mots, comme pour appeler le pilote, un hurlement de douleur se leva des étages inférieurs.

WAAAAAAAAAAHHHHHHHHHH

Tous sentir leur échine se glacer à ce cri déchirant.

Duo.

Quatre pouvait sentir une plus grande souffrance encore que la douleur physique qui émanait de Heero et Wuffei. Une souffrance psychologique au-delà de toute imagination. Il se laissa retomber sur le sol, la tête entre les mains, forcé de se couper du monde extérieur pour ne pas être frappé de plein fouet par cette douleur lancinante. Duo souffrait. Là quelque part sous leurs pieds, dans une des cellules.

- J'y vais.

- Non attends ! Hee... gn !

La douleur avait plié Quatre en deux. Il sentait le sang dégouliner sur son visage, il avait du s'ouvrir le crâne dans sa chute.

Wuffei se soutint faiblement.

- Laisse-le, il est le seul qui peut quelque chose. Nous, dans notre état, on ne peut qu'attendre le retour de nos gundams.

- Le retour ?

- Qu'est-ce que tu crois, lors de la dernière révision, on a amélioré le pilotage automatique, c'est pas que pour frimer !

- Qui a eu cette idée de génie ?

- Tu remercieras ton génie en nature quand on sera rentré !

BLUSH

- Tu lui feras à manger (quel esprit mal tourné)! Il parait qu'il adore tes lasagnes. A se demander comment il fait !

Heero se traîna autant que ses faibles forces le lui permettaient hors de leur cachette de gravas.

Il reste presque un quart d'heure avant que les Gundams n'arrivent. Largement assez pour trouver Duo.

Il se glissa dans une grille d'aération. Il est vraisemblablement au sous-sol.

Retenu au dessus du conduit vertical par son seul bras droit, Heero étouffa un cri de douleur, et se mordit violemment les lèvres. L'épaule, la gêne qu'il ressentait à l'épaule s'expliquait d'un seul coup : il s'était démis le bras et la clavicule.

Trouver Duo.

Il chercha un instant à descendre en se calant contre les parois du conduit, mais finit par opter pour la solution la plus simple et la plus rapide : se laisser tomber. Avec un bruit d'enfer il dévala toute la hauteur de l'étage.

- NIAHRG !

Avant de se recevoir lourdement sur le sol.

Je suis en bas. Trouver Duo.

A nouveau la douleur irradiait depuis son épaule, et se propagea à tout son dos.

K'so, ma colonne.

Il fit rapidement le tour des cellules, sans trouver une trace de son coéquipier. Une sourde inquiétude commença à le saisir.

S'il n'était plus là ?

Je ne suis plus en état de continuer.

Trouver Duo.

Avant d'y passer.

Puis il entendit une voix, une voix qui fit s'arrêter son cœur.

Une voix qui gueulait.

Pour changer.

- Salauds, bande de salauds, j'vais vous crever, sales bâtards de merde…

C'est lui.

- SALAUDS…

Sans remarquer que les cris étaient bien plus sanglotant de rage que réellement menaçants, Heero s'élança en direction de la voix.

Il s'immobilisa devant une cellule. Il se concentra sur les voix et les mouvements qu'il percevait de l'intérieur.

Il sont deux, debout, un devant, un derrière. Duo est sur une chaise. Sûrement ligoté. Entre eux.

- SALAUDS…

Je l'ai connu plus imaginatif.

Reste à espérer que Duo régira vite. Je ne m'en fais pas pour lui. (mais oui c'est ça et la marmotte, tu connais le coup de la marmotte ? )

Une explosion coupa l'Américain dans ses imprécations. La porte venait de partir en fumée, suivie de la moitié du mur et de la moitié d'un des soldats d'Oz. Le deuxième relâcha le cou de Duo, de surprise et eu à peine le temps de faire un geste pour saisir son arme qu'il avait déjà oublié de vivre. Heero venait de lui ouvrir un troisième œil au milieu du front. Mais pas le genre de troisième œil qui rend extralucide, plutôt du genre qui endort pour longtemps.

Duo n'eu pas le temps de réagir, le pilote tranchait déjà ses liens, avant de le prendre par le bras. Le perfect soldier remarqua avec curiosité que Duo le serra en tremblotant plus que nécessaire, mais il chassa très vite cette pensée de son esprit, une sirène d'alarme retentissant dans tout le bâtiment.

- Shit ! gémit Duo.

- Au contraire.

- Hein ?

- Il faut se planquer, dans un endroit pas trop loin d'un mur d'enceinte.

- Pourquoi.

BAAM ! (Enorme explosion et le plafond qui s'effondre sur leur tête.)

- Pour ça.

Les deux garçons n'eurent que le temps de plonger hors d'atteinte des débris divers et variés qui voletaient un peu partout, cherchant des cibles avec le secret espoir de n'avoir pas vécu en vain leur glorieuse vie de débris.

- Chouette et on rentre comment ?

- ...

Heero alluma sa balise et dirigea l'antenne vers la surface, espérant que le Wing le capterait de là.

- Le Wing arrive.

- Et Deathscythe ? Gémit Duo, un imperceptible tremblement dans la voix.

- Ne t'inquiète pas, on l'a renvoyé en pilote automatique.

Duo mâchonna cette information pendant quelques secondes. S'agissant du perfect soldier, il avait toujours la désagréable impression de passer après les ordinateurs. Un autre genre d'information lui remonta au cerveau. Je rêve ou il m'a dit « ne t'inquiète pas », je rêve ou il a fait attention à moi ? Je dois délirer, il a prit soin de moi !

Mais l'arrivée du gundam wing tira le natté de ses édifiantes réflexions, arrivant à la hauteur des pilotes, et finissant de dégager une voie d'accès en abattant avec entrain les restes des murs (paix à leur âme) autrefois blindés et fiers de l'être.

- Monte.

- ...

Waaaa la deuxième fois que la même personne me réduit au silence sans avoir besoin de m'enfourner sa langue dans ma bouche (ça viendra, compte là-dessus !).

- Monte. Vite.

Répéta Heero, espérant, inutilement, qu'ajouter une information précisant à son collègue l'urgence de la situation le ferait accélérer le mouvement. Ce qui ne fut pas le cas, vu le niveau d'abrutissement (de fatigue, voyons) de son coéquipier.

- Dans le Wing ?

- Pourquoi, tu veux rentrer à pied ?

Ça, c'est la voix de Fifi. Ouf, il est en vie lui aussi. Et il nous parle depuis Nataku, l'air plutôt pressé de décarrer, honnêtement, je dois dire que je le comprends.

- Mais, protesta Duo, tout en s'exécutant sous le regard acéré du freezer, un Gundam, c'est comme une brosse à dent, ça se prête pas ! Mais si je fais mine de seulement résister, même pour la forme, le dingue de service va me dégommer. Pourquoi que j'lui obéis bêtement, moi ? C'est encore l'effet spandex : c'est une arme redoutable. (fan girl qui a noyé le clavier sous la bave : je confirme)

- Ninmu ...

- Ouais, on a comprit, c'est cool, le monde il est beau et bien, et on a bien tout fait la mission comme il faut... maintenant on s'arrache.

- DUO !

Hurla Quatre à la radio.

Hik ! Maman est en colère, son fifils a fait une grosse connerie.

- Tu vas bien ? Tu n'es pas blessé ?

- Moins que vous à ce que j'ai pu voir.

Pourtant l'empathe avait clairement senti la souffrance extrême de l'américain.

Mais alors comment ... ? Il faudra régler ça une fois arrivés, il faudra qu'il nous raconte.

OoOoOoOo

La planque baignait dans un silence de mort, c'était comme si le perfect soldier avait pu imposer son mutisme frigorifiant à tout le périmètre.

On se croirait dans une morgue. Manque plus que les mecs en blouse blanche.

Un seul bruit résonnait dans toute la maison, un bruit qui rendait Duo malade. Il avait déjà très mal de partout, mais l'état des trois autres était pire encore, surtout Quatre qui s'était véritablement fendu le crâne. Tous les soins devaient se concentrer sur lui et sur Wuffei qui souffrait de plusieurs fractures. Finalement ça doit avoir du bon d'être un PSGM (perfect soldier génétiquement modifié). C'est fou comme il récupère vite.

Duo commençait enfin à sombrer dans un sommeil réparateur. Dans son état de fatigue, il n'avait pas fallut le pousser pour le faire tomber sur un lit (pour dormir, bien sûr). En l'occurrence c'était le lit de Heero, le sien ayant bravement finit son existence entre les mains du Shinigami, quelques heures plutôt.

Encore une pov' victime innocente.

Il fut tiré de la douceur des bras de … Morphée (il dort, là !) par un perfect soldier non pas décidé à revendiquer ses droits sur la literie, comme l'Américain l'avait d'abord craint, mais plutôt à s'acharner de tous ses doigts sur une chose bien précise. Une chose qu'il fixait amoureusement, une lueur folle au fond des yeux.

Une chose sur laquelle il se jeta littéralement avec toute l'absence d'émotion et de sauvagerie dont il était capable (ça veut dire : beaucoup), sous le regard stupéfait de son coéquipier.

- Gnn ??

- Rapport.

- gnnn ??

- ...

tip tap tip tip tip tap tap tap tap tap tip tip tip tip ... (bruit d'un usage frénétique et compulsif du clavier d'ordinateur). Traduction : je tape le rapport, je suis un bon soldat.

- Heechan ?

- ...

- Est-ce qu'il y a la moindre chance pour que tu m'accordes plus d'importance qu'à ton PC ? ( mais oui, et Réléna en goth devant le prisunic ? )

-...

- Je ne dis pas maintenant, obligatoirement, mais dans l'avenir.

- ...

- Pas non plus dans un avenir proche, mais, un jour...

- Je tape mon rapport.

Dis-le si je te dérange.

- Mais après on pourra discuter si tu veux.

- gnnnéé

- ...

- Tu veux dire « discuter » ou alors c'est juste toi qui vas m'écouter parler en faisant « hn » de temps en temps ?

- Discuter.

Yeah ! ça veut dire que même pour les shinigami, Dieu existe. Cela dit, même si c'est un gros progrès, on va juste causer. Il est tout à fait inimaginable que j'atteigne un jour le degré d'intimité qu'il existe entre le freezer ambulant et l'amour de sa vie : son Pc portable. Les mecs, pensez à moi un peu : me faire jeter pour un Pc portable.

Sur cette pensée hautement intellectuelle, Duo sombra enfin, bercé par le doux son du clavier.

OoOoOoOo

- Quatre ?

- C'est toi Trowa ?

- Oui, je suis près de toi.

L'Arabe émergeait avec peine. Il connaissait la gravité de ses blessures, il savait aussi que dans un tel cas, la moindre complication pouvait être mortelle. Et il en était d'autant plus reconnaissant à Trowa de se trouver auprès de lui en ces moments-là.

- J'ai mal.

Quatre senti un bref instant un courant à la fois de tristesse intense et de culpabilité.

- Je sais, je... je suis désolé, je n'ai pas vu... dire qu'on aurait pu éviter ça.

- Ce n'est pas de ta faute, j'ai rien vu venir non plus.

-...

- Comment vont les autres ?

- Wuffei se remet, il lui faudra quelques jours de repos, Heero, tape son rapport, je crois qu'il est encore moins touché que vous deux, mais sa blessure à l'épaule doit être suivie de très près.

- Et Duo ?

-...J'ai examiné moi-même Duo, il n'a rien. Quelques hématomes, des blessures légères, des contusions, mais ni fractures, ni traumatismes. Si tu m'expliquais ce qu'il s'est passé.

- Tout a foiré.

- ... mais encore ?

- Duo a été fait prisonnier en voulant nous avertir pour le leurre.

- ...je commence à comprendre. Mais là encore je te rassure, il n'a pas de trace de torture particulière.

- TROWA ! Je l'ai entendu, je l'ai sentis : il a souffert énormément, plus que moi ou Wuffei, il a eu tellement mal que je n'en pouvait plus de le sentir. C'est affreux, si tu savais, on aurait dit qu'il était au supplice... Si je n'avais pas levé mes barrières mentales à temps j'en serais devenu fou !

Trowa contempla un instant son ami, l'air dubitatif. Mais il chassa ce genre de doute de son esprit. Quatre sait ce qu'il ressent, c'est juste qu'on n'a pas encore toute l'explication.

- Médicalement parlant, il n'y a rien qui laisse penser à un traitement sur lui. Pas de trace d'électricité, il n'a pas d'eau dans les poumons (piqué dans un bouquin de médecine, mais comment on peut s'en apercevoir de l'eau dans les poumons, mystère ?), pas de trace de strangulation, ni rien de ce type.

- Trowa, s'il... ?

- . ..

Quatre ferma les yeux brièvement, comment faire comprendre à son ami ce qu'il craignait. Il ne voulait pas le dire, il voulait juste être rassuré à ce sujet. La sensation qu'il avait ressentie dans la base, c'était celle de quelqu'un de brisé, de violenté... Un traitement auquel Duo survivrait physiquement mais qui briserait son esprit. Quatre le savait mieux que quiconque, la plus grande faiblesse de Duo, c'était aussi sa plus grande force, c'était son mental. Peu de choses pouvaient l'atteindre, mais lorsque cela était fait, c'était irréparable.

- S'il avait été...

-... ?

Il faut que je le dise, que je connaisse la réponse, quelle qu'elle soit.

Il déglutit avec difficulté, cherchant soigneusement ses mots. Mais Trowa fut plus rapide, finissant par comprendre ce qui taraudait Quatre.

- Il n'a pas été violé.

- Co...comment peux-tu en être sûr, Duo, il ne le reconnaîtra jamais, ne l'avouera jamais !

- J'ai examiné Duo, il n'a pas de traces de ce genre de sévices non plus. Sans entrer dans les détails, Quatre, s'il avait eu des rapports dans les derniers jours, je l'aurais vu.

Quatre, qui malgré son âme de pucelle voyait très bien de quoi il s'agissait, ne pu s'empêcher de penser à ce qu'aurait pu subir Duo.

- Il peut avoir été… ils peuvent lui avoir fait autre chose… qui n'est pas détectable.

- Peut-être qu'il a été touché, mais dans ce cas, c'est bien moins traumatisant pour lui, c'est une question de position.

- TROWA ! Reprit Quatre, scandalisé par cette dernière réponse, Duo souffre ! Il a souffert dans son âme, dans son intégrité, il a eu mal ! Je ne peux pas croire qu'il n'y a pas de raison à cela. Comment peux-tu dire qu'il n'en aurait pas souffert, comment peux-tu t'imaginer ?

Trowa se fit subitement plus raide, plus distant, comme s'il venait de sentir un courant d'air froid dans son dos.

- Je sais de quoi je parle, c'est tout. Maintenant, repose-toi, dors.

Sur cette injonction, il voulut sortir mais Quatre le retint et le tira vers lui brutalement, l'attrapant par la manche. D'un air consterné, il ne put que souffler :

- Trowa, ne me dis pas que tu...

Trowa soupira profondément.

- On en reparlera après, d'accord ? Là tu dois te reposer. Et moi je dois prendre des dispositions pour notre départ, on ne peut pas rester plus longtemps dans cette planque après ça.

OoOoOoOo

- Alors ?

- Alors quoi ?

Heero prit une grande inspiration. C'est pas gagné.

- Tu voulais qu'on parle.

Duo écarquilla les yeux.

- Et toi tu t'es dit : ninmu ryoukaï, opération « on parle avec Duo » acceptée ? Il faut vraiment que tu te.. que tu... que...tu…grgnfxt…

Duo termina bêtement sa phrase dans un imbroglio de mots encore inconnus des dictionnaires les plus complets, le regard happé par les fesses de Heero qui lui faisaient face, puisque le proprio des-dites fesses se penchait en avant dans son champ de vision pour fermer un tiroir. Mayday mayday, « effet spandex » à l'horizon :alerte rouge : cible en vue.

- Que je ?

- Tu ... est bandant, excitant, à hurler, à mordre les pieds du lit...porte jamais autre chose que ce spandex ?

- Baka.

Sur ce, Heero mis fin à leur première « discussion », pour éteindre la lumière de sa chambre.

- Hé, tu vas dormir où ?

- Dans mon lit.

- Au cas où tu aurais perdu 5/10 de ta perception visuelle, je suis dans ton lit.

- Et alors ?

Le Perfect soldier est capable de dormir n'importe où, n'importe quand, n'importe comment avec n'importe qui, car le repos du guerrier (2 : je suis bien d'accord ! Lolita : on parle pas du même, Duo !) est un élément essentiel à la capacité opérationnelle d'un soldat. Heero abordait donc, malgré tout l'idée de dormir dans le même lit que Duo avec une saine indifférence.

Ce qui n'était absolument pas le cas de son coéquipier. Voyez plutôt :

NNNNIIIIIAAAAAHHHHHH !!

Pas bon, pas bon, pas bon du tout. Cible se rapproche, cible se glisse sous les draps, tient, le spandex a disparu. Cible est en calbute, plus large, plus facile à se faufiler dessous. Main n°1 : en ordre de bataille.

- J'ai eu peur pour toi aujourd'hui.

La voix radoucie et hésitante de Heero résonna une ou deux secondes dans le silence avant que Duo ne comprenne.

- Gné ?

Wa ! le perfect glaçon qui se dégèle un peu. C'est trop mignon !! Si on m'avait dit un jour que je le trouverais adorable. Minute, si il est comme ça je peux plus rien espérer tenter, ça se fait pas, il est trop chou !

Hormones au rapport : levez le pied les gars, Adrénaline, Endorphine : relax, zen…

- J'ai eu peur que tu ne sois plus là.

- Hé, qu'est-ce que tu me sors ? Je suis le Dieu de la Mort, c'est pas une soit-disant salope d'imposteuse (y sait pas parler ce mec) avec une faux en ferraille qui va me faire la peau !

- Je ne veux pas que tu ne sois pas avec moi.

- Gasp !

- ...

- Tru preux réprértrer ? (non, c'est pas des fautes de frappe : il le dit vraiment comme ça)

- Pardon ?

- Rien, rien, ça me fait plaisir de voir que tu tiens à moi.

- Et je suis désolé de t'avoir posé cette question hier.

- Ça, c'est rien, j'l'avais déjà oublié. Mentit Duo, trop heureux pour faire un foin de tout ça.

Heureux étant un piètre euphémisme pour décrire l'état extatique dans lequel Dudu trouva enfin le sommeil, et les bras de Morphée, laissant un Heero plutôt interloqué.

Celui-ci aurait bien juré avoir vu son coéquipier lui lancer un drôle de regard quand il s'était couché. Un regard du genre qui vous donne des frissons partout, partout.

« Partout. »

« Partout. »

Tournait en boucle dans l'esprit du bac à glaçon, comme il découvrait que le partout concernait également une partie de son anatomie jusque là restée plus ou moins silencieuse. (Son cœur, bande de perverse, son petit cœur de pucelle qui bat à fond la caisse, bordel !)

OoOoOoOo

1 : nani ? c'est qui ce minet fleur bleu au possible ?

Lolita : si t'étais plus rustre, il fallait le montrer avant.

2 : dis donc et le lemon !? t'as pas senti qu'il y avait une occasion, là disons, dans un lit, deux mecs qui se désirent à mort…

1 : ça c'est que toi, baka, je suis pas une bête, moi !

2 : ha ouais ?

Jimi : c'est finit, là, dans le prochain chapitre, ça avancera un peu, promis !

2 : lemon ?

Jimi : non pas tout de suite, vous pensez qu'à ça ma parole !!

1 : c'est la dernière fois qu'on les laisse écrire pour nous, OK ?

3 : d'ailleurs à propos de cul, j'ai mal compris ou… ?

Jimi : nan, c'est exact, hé oui, dans ma mythologie gundam personnelle, tu t'es déjà fait violer mon pov'ti trowa ! Niark nirak !

Lolita : à vrai dire, y'a guère plus que le TGV qui ne t'es pas passé dessus !

4 : TROWAAAAAAAAAAA !!

5 : j'ai le droit de me sentir délaissé, là ?

Lolita : promis, un jour, on te fera une fic où tu te tape tous les G-boys !

Jimi : OO première nouvelle ! Pour patienter, tu veux un ptit 5x6 pour la route ?

5 : nan, trouve moi plutôt une infirmière.

jimi : à tes ordres. niark, niark