Bon matin, Bonjour, Bonsoir, Bonne nuit !
C'est les vacances de Noël ! Du coup, je vais poster un peu plus souvent, selon mon envie, mais dès que les cours reprendront, les chapitres seront à nouveau au rythme de deux semaines ! C'est que je n'ai que le weekend pour écrire quand y'a pas de vacances !
Bref, bonne lecture !
Chpt III. Mission Subite
«Le fruit Psychique est un fruit paramecia, certainement considéré comme l'un des plus puissants de cette catégorie. Pourtant il ne sera qu'utile, si l'utilisateur de ce dernier sait s'en servir correctement. Avec la puissance Psychique, chacun pourrait devenir très puissant, mais la force mental de l'utilisateur y sera toujours très importante. Si le mangeur n'a aucune force mental, alors il ne saura jamais vraiment utiliser ce dernier.»
Ramassant la feuille qui est tombé du livre, je soupirai. Cette feuille est une photo... Une photo avec mes parents, mon grand-père et moi... Sengoku avait un air stricte, mes parents étaient souriants et moi... J'avais un sourire de quatre kilomètres de long aux lèvres, j'arrivai même à distinguer des miettes de brioche sur le contour de ma bouche. Les cheveux de ma mère étaient semblables à ceux de son père, noir ébène et pourtant ses yeux jaunes rendaient son visage chaleureux, magnifique, tout le contraire de l'Amiral en Chef, peut-être que l'âge le rendra plus sympathique. Quand à mon père, ses cheveux étaient blancs comme la neige, j'en ai hérité et mes parents aimaient dire que je leur ressemblais, c'était toujours très marrant. À cette époque, je devais avoir sept ans, mes cheveux blancs étaient longs, j'avais l'air si heureuse.
«Il est conseillé pour bien apprendre à l'utiliser de méditer, d'être clame d'esprit et ne jamais se laisser emporter par ses sentiments. Le pouvoir Psychique pourrait toujours se déployer lors de forte colère.»
Un petit sourire apparut quand je fixai mes parents, mais disparut dès lors que je revis les yeux sombres de mon grand-père. Il n'a certainement pas voulu être photographié avec mon père. J'ai déjà jeté plusieurs coups d'œil à son bureau et les seules photos qui y paraissent sont ceux de lui avec sa fille, ma mère... Il n'y a aucune photo de moi quand j'étais petite, ou de quand ma mère était enceinte de moi. J'ai déjà vu celui de Garp, son bureau est rempli de photo avec Luffy et Ace, même s'ils ne sont pas toujours souriants sur les photos, d'ailleurs l'ainé est souvent en train de tirer la gueule. Puis parfois se sont aussi des photos quand Garp les force à un câlin ou les frappe de son poing d'amour.
Je soupire...
«Le fruit Psychique permet beaucoup de choses, mais comme tout paramecia l'utilisateur devra puiser dans son imagination pour en user. Ce fruit devrait permettre de faire léviter des ustensiles, de les déplacer à sa guise, le mangeur devrait également pouvoir persuader ses adversaires en usant de son pouvoir (Mais cela ne fonctionnera pas si l'adversaire a une force mentale plus forte)»
Un pouvoir pour persuader ses adversaires... J'aimerais bien pouvoir l'utiliser sur le papi... Peut-être que je pourrai ainsi partir, ou faire en sorte qu'il m'oubli ? De toute évidence, qu'il sait qu'il a une petite-fille ou pas, qu'est-ce que ça changerait ?
Mon ventre décida de me rappeler qu'il est vide. Ah oui ! Je posais le livre sur le bureau avec la photo comme marque-page. Allant deux secondes à la fenêtre pour voir ce qu'il se passait à l'extérieur... Il y a rien dans la cour, même le groupe de Nad' n'y est plus. Bon... Avant que mon ventre décide de me manger parce que je ne lui donne rien, je vais prendre une tablette de chocolat cachée sous mon matelas et je la mange lentement, mais je la savoure.
Je croque une nouvelle fois et profite du goût chocolaté. Il est quelle heure du coup ? Je me suis assise sur mon lit et regarde le petit réveil sur la table de chevet... Quatorze heure ? Déjà ? D'ailleurs, il m'a réveillé à quelle heure Garp ? L'heure de réveil habituelle est six heures, pour d'autres cinq heures. Ça dépend du service ou de l'entrainement. Avec Garp, ça tombe toujours sur six heures, mais le soleil était déjà levé, donc il devait être aux alentours de neuf heures.
La discussion avec Sengoku me trotte dans la tête, alors que j'ai tout fait pour l'oublier un minimum...
«Tu es ma petite-fille ! Ton père a déjà souillé mon nom une fois ! Tu as intérêt à rattraper le coup !»
Je ne sais même pas exactement ce que mon père a fait... Je sais seulement que le Papi a eu de gros ennuis à la suite de ses agissements. Mais je sais que mon père a été pirate, il a certainement connu la liberté... Et ma mère l'aimait même si mon grand-père s'opposait à son amour interdit pour le côté de la Justice. Pourquoi est-ce que ce serait à moi de rattraper le coup ? Même si j'accomplirais quelque chose d'extraordinaire, ce qui est déjà très improbable en soi, le mérite reviendrait à moi, à Garp, puisqu'il m'a entrainé et à lui, mais qu'en une partie très mince.
«Et en quel nom veux-tu accomplir quelque chose, dans ce cas ?»
Je ne veux pas accomplir quelque chose au nom de quelqu'un d'autre, mais en mon nom. Je ne veux pas que dans les journaux, il y soit marqué «La Petite-Fille de l'Amiral en Chef a encore fait parler d'elle !» mais je veux qu'il y soit plutôt marqué «Amaryllis a encore frappée !» ça. C'est un rêve bien trop grand pour moi, pour l'instant... Je dois progresser pour y arriver. Un jour peut-être, peut-être à mes soixante-dix ans ! Comme Sengoku !
«Tu ne le sais même pas toi-même !»
Je ne sais pas ce que je veux accomplir pour rendre le monde meilleur. Ou juste me libérer des chaines qui me rattachent à cet endroit, à cause de mon lien avec un Amiral beaucoup trop haut gradé pour moi... Surnom un peu trop long... Bref. Mon papi est le problème.
«Et tu crois que j'ai souhaité avoir une petite-fille turbulente ?!»
C'est bien ce que je me disais... Sengoku préfère le calme. Je suis trop turbulente pour lui...
«La seule chose que t'as hérité de ma fille, c'est ses yeux !»
Et j'en suis bien fière. Mes yeux sont les bijoux que ma mère m'a laissé, m'a légué avant que...
«Je n'ai pas non plus demandé à tes parents de mourir et de me laisser une ratée comme petite-fille !»
Avant qu'elle meurt avec mon père... Leur mort est une chose que je n'oublierais jamais... Comment j'ai réagis, comment le vieux a réagi, comment les soldats ont réagi... Je me souviens de tout. Et Sengoku me considère comme une ratée, il n'y a aucune chance qu'il veuille me revoir dans son bureau.
- Amaryllis ? demanda quelqu'un en toquant à la porte.
Je range vivement le chocolat sous l'oreiller et m'essuie la bouche du revers de la main au cas où.
- Oui ? répondis-je en tournant la tête vers la porte.
Un soldat entrouvrit légèrement la porte, avant de constater que je suis habillée et il ouvrit entièrement mais doucement cette dernière.
- L'Amiral en Chef te demande dans son bureau.
- Huh ? ne pus-je me retenir de me laisser m'échapper.
Ai-je parlé trop vite ? Pourquoi il veut me voir après la jolie engueulade qu'on vient d'avoir ?
- Oui, il veut te voir et tu sais qu'il faut pas le laisser attendre, me répondit-il.
- Euh... d'accord, d'accord, j'y vais, annonçais-je en me levant.
Je sortis de la chambre en fermant la porte et le soldat partit après m'avoir dit :
- Au faite, t'as bien réparé ta porte, j'espère qu'elle tiendra plus de vingt-quatre heures.
Ouais... Avec Garp, comme réveil... On doit changer les portes presque tous les jours... Bref.
Je me dirige vers le bureau de mon grand-père, qui apparemment veut s'entretenir avec moi, alors qu'on a juste eu une toute petite dispute. Mais une dispute de rien du tout... Ouais, pas crédible...
Et merde... La porte est déjà là. J'inspirai et expire profondément, avant de rentrer sans toquer dans la pièce, où se trouve déjà Garp avec mon papi.
- Qu'est-ce qu'il y a ? questionnais-je en m'avançant.
- Sengoku nous envoie dans une base navale du Nouveau Monde.
Ce sera peut-être la première fois que je quitte Marine Ford pour plusieurs mois. Enfin ! Liberté ! Enfin, on s'enflamme pas, mais y'aura pas de papi trop chiant, c'est déjà bien.
- Et elle a quoi cette base ? demandais-je.
- Ce type de bases garde plusieurs documents importants sur les Empereurs, celle-ci garde des documents sur Barbe Blanche, expliqua l'Amiral en Chef.
Comme par hasard...
- Ah ! Quand on parle de Barbe Blanche, faudrait que j'aille rendre une petite visite à Ace, sourit Garp.
- N'oublis pas ton rang, Garp ! grogna Sengoku.
Je roulai des yeux. Ce genre de scènes n'est pas inhabituel... Garp qui veut rendre visite à l'un de ses petits-fils, même si j'ai compris qu'ils n'ont pas de lien du sang, et Sengoku qui lui rappelle que normalement il devrait le capturer et non lui taper la discute.
- Au moins, il va voir son petit-fils, intervins-je.
- Qu'est-ce que tu insinues ?! s'écria Sengoku.
- J'insinue qu'il est un bon grand-père et qu'il se souci de sa famille, comparé à d'autres, répondis-je en croisant les bras.
- On a déjà eu une discussion maintenant, on ne va pas remettre ça, siffla rageusement Sengoku.
- J'en ai pas envie de toute évidence, rétorquais-je.
Juste un cour instant, on se comprit et je détournai la tête, pendant qu'il se rassit, se concentra à nouveau sur Garp.
- Vous partez le plus rapidement possible, on craint que Barbe Blanche veuille récupérer les documents.
- Pourquoi pas les ramener ici, alors ? demanda Garp.
- Parce que si nous aurions tous les documents ici, cela n'irait pas. Nous devons les éparpiller un peu partout, normalement personne ne sait où sont les informations, répondit Sengoku.
- Et comment Barbe Blanche sait que ses informations sont à cette base ? questionnais-je légèrement irrité.
- Ça a échappé à un bleu, grogna le vieux.
Ah ouais... Les nouveaux, ils ne savent pas ça. Il faut leur dire clairement «Aucune information ne filtre ! Compris ?» Sinon ça leur passe par-dessus la tête.
- Bon, c'n'est pas qu'on ne t'aime pas, hein, mais on va y aller, déclara Garp.
Si, si, on l'aime pas, enfin pas moi en tout cas. Je sortis du bureau sans un dernier regard pour mon grand-père et Garp suivit mon mouvement.
- Amaryllis, tu devrais peut-être essayer d'être un petit peu plus sympa avec lui, tenta le Vice-Amiral.
- Et il est sympa avec moi ? demandais-je en roulant des yeux.
Un soupir s'échappa de ses lèvres, avant qu'il ne croque à nouveau dans une pâtisserie.
- C'est quelle base ? le questionnais-je pour changer de sujet.
- C'est celle du G-2, me répondit-il indifféremment.
- Ça ne devait pas être celle du G-1 qui garde les documents de Barbe Blanche ?
Si, mais l'information avait déjà filtrée une fois et les documents ont été redistribués.
Attendez...
- Est-ce que par hasard, on doit transporter les documents à une nouvelle base ? redemandais-je.
Je n'aime pas du tout, quand les informations de bases, comme une petite mission, ne sont pas données ! On doit déplacer les documents ! Pourquoi Sengoku ne l'a pas dit plus tôt ?!
- Bref, va chercher tes affaires, je t'attends au port, déclara Garp.
- Ça marche, soufflais-je en partant dans une autre direction.
Au moins, comme on part, la porte tiendra plus longtemps. Mais pas en ma présence...
«Une ratée !»
Pourquoi je me souviens de ça maintenant ? Ça n'a aucune importance de ce que pense Sengoku de moi ! Aucune importance ! Aucune ! Mais pourquoi il me donne une mission aussi importante s'il me considère comme une ratée ? Ça n'a aucun sens !
J'arrive enfin à ma porte et rentre. Je prends le chocolat encore sous l'oreiller et le mets dans une poche d'un sac en bandoulière, également en saucisson. Donc, je prends des vêtements propres, toujours pas l'uniforme, ah non ! Elle reste ici ! Un sourire apparait sur mes lèvres, comme j'ai pas l'uniforme, Garp ne pourra pas me forcer de la mettre. Stratège...
Bref. Je prends également une pomme, on ne sait jamais avec Garp, il peut oublier de faire le plein de provisions avant de partir, même si ce n'est pas une pomme et la moitié d'une tablette de chocolat qui vont me sauver de la faim...
J'entends un cri qui vient du port ! Je crois avoir compris mon prénom... Est-ce que je suis si lente que ça ? Non... Ça fait à peine... Je regarde sur l'heure. Vingt minutes... Vingt minutes ?! Oh merde !
Je sors vivement de ma chambre en claquant la porte ! J'espère que ça ne va pas la déboiter ! Mais bon, je n'ai pas assez de force pour ça, donc elle tient bon et je pars en courant avec mon sac sur l'épaule dans le dédale de couloirs qu'est Marine Ford.
D'abord je dois tourner à droite, puis à nouveau, puis à gauche. Arrivé aux escaliers je les descends furtivement, basculant quelques soldats où je m'excuse brièvement.
- Amaryllis ! Fais attention où tu vas ! gronda l'un d'entre eux.
- Désolé ! Je dois aller au port !
D'autres soupiraient las ou juste parce qu'ils étaient agacés. En même temps, on me connait ! Malheureusement... La petite-fille de Sengoku ne passe pas inaperçue... J'aurai tellement préféré ça.
Sortie du bâtiment, je dû encore courir sur plusieurs kilomètres avant d'arriver toute essoufflée devant Garp.
- Enfin ! Je pensais que t'étais tombée dans le trou des toilettes !
Très belle expression... Vraiment... Au moins, il a dit «toilette» et non «chiotte» même si je le dirai certainement.
- Bon, faudra travailler ton endurance, mais monte d'abord à bord et installe-toi dans la cabine commune ! m'ordonna-t-il en partant vers le bateau.
Ah oui, c'est vrai que sur les bateaux de Garp, c'est une cabine pour le Vice-Amiral et une cabine pour les soldats. Je suis considéré comme soldat, alors que je ne le souhaite pas...
Plus de renseignements au prochaine chapitre ! Je ne sais pas quand est-ce qu'il sortira alors…
À bientôt ! Merci !
