Disclaimer: Tout appartient, comme toujours, à Hidekazu Himaruya

Personnages: Amérique/Alfred, France/Francis, Angleterre/Arthur

Paring: Fruk

Genre: Humour

Note: Vous pouvez suggérer une idée de blague que pourraient faire Alfred et (/ou) Francis à Arthur. Éventuellement vous pouvez aussi proposer une revanche pour notre anglais préféré.

Si l'idée me plaît, je la retiendrais et l'utiliserais dans un futur chapitre qui sera spécialement dédié à celui qui aura proposé cette idée.


Jeux


Arthur allait se venger, il allait leur faire payer à tout les deux. Il ne pouvait les battre ensemble, dont il allait les abattre séparément. Il allait commencer par Francis puisque c'était le plus facile. Il décrocha donc son téléphone et invita son amant à passer quelques jours de vacances chez lui.

Il allait lui montrer qui était le chef ici.

Francis ne se méfia pas quand il l'invita, se montrant même joyeux:«Alors je viendrais ce soir?

- Oui, je t'attends.

- Haha quel empressement mon lapin.» rit le français, visiblement rassuré de voir que son rival allait mieux depuis la crise au meeting. «Tu te sens mieux à ce que je vois...»

Arthur eut un sourire et dit, tendrement «Je suis impatient de te voir mon amour ~» Et il raccrocha sans attendre de réponse, les joues rouges. Il y était peut-être allé un peu fort. Francis pourrait s'imaginer des choses. Il rit en imaginant la tête que devait tirer son amant après avoir entendu ces mots doux. Il n'y était pas habitué et allait sans doute être surpris. Peut-être même émoustillé.

Francis n'allait pas rire longtemps.

Il allait lui faire passer l'envie de se moquer de lui.

Il commanda donc un bon repas chez le traiteur pour mettre son adversaire en confiance, il n'avait pas l'intention de se laisser battre sans réagir. Il avait déjà tout prévu pour passer une soirée et même une nuit bien agitée.

«Tu vas voir Francis...»

Il allait le supplier, crier, et pleurer pour lui. A ces idées, Arthur se pourlécha les lèvres, impatient. Son imagination allait bon train, le faisant visualiser tout ce qu'il avait prévu dans les moindres détails. Il n'allait rien laisser arriver qui puisse déranger ses plans. Il avait prévu toutes éventualités.

Quand on sonna le soir, il alla ouvrir, habillé d'une façon classe et impeccable. Il sourit à Francis et se laissa embrasser.

«Bonsoir mon lapin.»

Arthur plissa les yeux et attrapa son amant pour un autre baiser avant de lui souffler, tout contre les lèvres «Tu m'as manqué mon cœur.»

Francis ouvrit de grands yeux, ne s'attendant pas à ça. «Tu vas bien Arthur?

- Mais parfaitement bien pourquoi?

- Tu agis bizarrement.» il faut dire que les mots doux n'étaient généralement pas le fort de l'anglais, qui était d'un naturel assez réservé. Il était aussi pervers que lui, mais la tendresse il fallait du temps pour qu'il en montre ouvertement. Ces petits mots doux le surprenaient. Ça ne lui déplaisait pas mais il n'y était pas habitué.

«Tu veux du thé?»

Arthur se révéla un hôte charmant. Rien à dire là-dessus. Il lui fit bon accueil, le laissa prendre un bain, réchauffa le repas livré par le traiteur et ils mangèrent ce petit dîner aux chandelles. Rien à dire.

Puis à un moment, Arthur se leva et dit «Tu me suis dans ma chambre mon chéri?» Il avait les joues rouges en disant ça mais sa voix ne trembla pas.

Francis lui emboîta le pas, curieux de savoir ce qu'avait prévu son amant. Il n'agissait pas comment d'habitude et cela l'étonnait vraiment. Il vit que l'autre posait un jeu d'échec sur le lit. «Des échecs Arthur? Tu as de drôles d'idées.»

L'anglais eut un petit rire et s'approcha d'un pas léger du français, déboutonnant un bouton de sa chemise, avant de dire d'un ton doux «Mais ça ne serait pas drôle sans enjeux.»

Francis haussa un sourcil, ça commençait à lui plaire «Quel genre d'enjeux?

- Disons que si je gagne, tu te soumets à tous...» Il glissa sa main sous la chemise, caressant sa peau d'un geste lent et lui chuchotant à l'oreille «...mes désirs pour la nuit et les jours qui viennent. Tu ne protestera pas et fera tout ce que je veux.»

Un délicieux frisson envahit Francis, il imaginait très bien la chose et eut la bouche soudain sèche, il dit, d'un ton rauque «Et si je gagne? Tu fais tout ce que je veux aussi?

- J'ai une meilleur proposition. Je t'offrirais des moments inoubliables.» Il lui mordilla le lobe de l'oreille et se colla à lui, avant d'achever, d'un ton à peine audible «...Tout un programme.»

Francis ne se méfia pas. L'idée lui plaisait et il avait surtout compris qu'il était vainqueur dans les deux cas. Il n'avait pas trop envie d'être dominé pendant plusieurs jours mais l'idée du programme l'émoustillait pas mal. «D'accord mon lapin. Quand est-ce qu'on commence?» Il allait garder le contrôle de la situation. Tandis que Arthur se décollait de lui, il lui donna une petite claque sur les fesses, le faisant rougir.

Arthur lui jeta un regard amusé et prépara le plateau de jeu. «Tu te souviens? C'est toi qui m'a appris à jouer.»

Francis s'en rappelait et il eut un doux sourire à ce souvenir. «J'espère que tu t'es amélioré depuis.

- Bien entendu.» Arthur fit signe à son amant de s'asseoir et prit place lui même «Les blancs ou les noirs?

- Je te laisse commencer mon lapin.»

L'anglais sourit, tout se passait comme prévu. Il avait d'abord prévu de jouer aux cartes mais ses amis magiques avaient refusé de l'aider en lui disant le jeu du français, prétextant que c'était de la triche. «Les blancs donc ~» Il plaça les pièces, et attendit que l'autre eut fait de même «Prêt?

- Quand tu veux mon chéri.» répliqua Francis, faisant rougir son amant.

Celui-ci toussota et bougea une pièce, il était bien décidé à gagner. Et même s'il perdait, il avait tout prévu. Tout était fin prêt pour sa revanche. Elle serait délicieuse pour lui. Et même Francis prendrait plaisir à cette punition.

«Ça va Arthur? Tu souris bizarrement.»

L'anglais le fixa et dit, d'un ton chaud «Je pense à ce que je vais te faire quand j'aurais gagner.

- Ce n'est pas dit que tu l'emporte.

- Je vais te faire hurler.» continua le plus jeune, prenant un ton plus rauque. Il voulait mettre mal à l'aise son amant, le déconcentrer. Ça serait un avantage pour lui si tel était le cas.

«Tu essais de me faire penser à autre chose. Ça ne m'étonne pas de toi, mon petit lapin fourbe.» rit Francis, ne se laissant pas prendre au piège. «Et tu me fixe comme si tu allais me dévorer tout cru.

- C'est un peu ça en fait.»

Son amant éclata de rire et dit «Tu te vois déjà vainqueur à ce que je vois.» Il bougea une pièce. Il se demandait quel était le programme prévu par son petit lapin. Celui-ci semblait sûr de lui.

«Je vais gagner. Et ne te plains pas. Dans les deux cas, tu es gagnant. Soit tu as des jours et des nuits inoubliables, soit tu as le droit à un programme délicieux.» Il eut un sourire et ajouta, taquin «C'est moi qui ferait tout le boulot.» Il bougea une pièce.

Ils continuèrent le jeu pendant un petit moment, sans parler. Tout deux étaient concentrés, et Arthur ne tenta pas de nouvelles tactiques de déstabilisation.

Et puis à un moment.

«Haha. Échec Francis ~» ronronna Arthur, regardant avec appétit son amant. Il plissa les yeux, attendant avec impatience la suite.

«Quel regard pervers mon chéri.» rit Francis en bougeant une pièce. «Que se passera-t-il en cas de match nul?»

L'anglais ouvrit de grands yeux, réfléchit et dit «Un mélange des deux. Ce soir tu te soumet à tout mes désirs mais tu as le droit à un délicieux programme.»

Il ricana ensuite, sachant que c'était déjà ce qu'il avait prévu, mais ça l'autre ne le savait pas. Francis aurait le droit à un programme ce soir, et chaque jour qui passerait jusqu'à la fin du séjour chez lui. Mais ça, le français ne le savait pas.

«Tu sais que tu m'intrigue avec ce programme?»

Arthur lui fit un sourire. «Tu aimerais, je te le garantie.

- Mais je n'en doute pas.» rit Francis, ne semblant pas se rendre compte de la situation.

L'anglais bougea une pièce et reprit, ravi «Échec et Mat.» il fixa un regard brûlant sur son amant et ajouta «Prêt chéri?»

Le plus vieux eut une moue frustré mais se reprit bien vite «Mais bien entendu Arthur. Que veux-tu que je fasse?»

L'ancien empire rangea le jeu d'échec et se tourna vers Francis et dit, d'un ton langoureux, et également bas «Déshabilles toi.»

Francis haussa un sourcil mais obtempéra et enleva ses vêtements, le plus lentement possible, dans l'unique but d'émoustiller son amant. Celui-ci le fixait d'un regard perçant. Il se lécha les lèvres. Le français jeta le dernier vêtement au sol et se tourna vers le plus jeune «Le spectacle t'a plût mon lapin?»

Celui-ci plissa les yeux et s'approcha, prenant le français dans ses bras. Il lui caressa le dos et le fit reculer jusqu'au lit, le faisant tomber dessus. Il lui attrapa les poignets et les leva au dessus de sa tête. «Juste un petit détail.» Il sortit des menottes en fourrure rose de sa table de nuit et attacha son amant.

«Je ne te savais pas porté là-dessus mon amour.» rit Francis, amusé.

Arthur lui jeta un coup d'oeil amusé «Parce que toi tu ne t'es pas gêné pour le faire à plusieurs reprise.

- J'avoue, chacun son tour.»

Arthur laissa sa main glisser sur la peau nue de son amant et l'enleva avant qu'elle n'atteigne un point sensible. Il se leva et dit «Reste là, je vais préparer la suite du programme.

- Attends!»

Trop tard, le plus jeune s'était éclipsé, en riant. Il allait chercher un carton au grenier, qu'il avait préparé un peu plus tôt et se déshabilla, commençant à se changer. Il enfila sa vieille tenue de pirate, après avoir hésité avec celle de policier. Il avait trop envie de celle avec le manteau rouge. C'était une époque qu'il regrettait parfois. Et il satisferait aussi un fantasme de son amant qui avait souvent réclamé qu'il s'habille comme ça lors de certaines de leurs soirées.

Ainsi paré il descendit en bas pour préparer un plateau de petites choses, sortit deux verre et une bouteille de vin et monta le tout. Il passa par la salle de bain pour prendre ce dont il avait besoin et retourna ensuite dans la chambre.

Francis ouvrit de grands yeux en le voyant arriver. «Quelle bonne surprise.»

Arthur posa le plateau sur la table de nuit et se tourna vers son captif «J'ai un prisonnier de choix à ce que je vois.

- Un jeu mon lapin? Quelle bonne...»

Il n'eut guère le temps d'en dire plus qu'il se prit une claque sur les fesses, le faisant pousser un petit cri de surprise.

«I'm not your bloody rabbit, I'm your captain.» Il se pencha sur sa proie et souffla ensuite, d'un air affamé « La pèche à été bonne aujourd'hui.» ronronna-t-il, laissant sa main gantée caresser la joue de son captif, qui semblait partager entre indignation et amusement. «Call me captain.» il se pencha sur lui, jusqu'à être tout prêt de son visage et susurra «Et je serais peut-être gentil avec toi.

«Vos désirs sont des ordres capitaine.» Francis avait prit le partie de jouer, ne voulant pas expérimenter une punition, même s'il se doutait que ça ne serait pas méchant. Il savait qu'il fallait entrer dans le jeu de son amant.

«Good boy ~»

Arthur fit craquer ses doigts et attrapa une clémentine sur le plateau, l'épluchant tranquillement. Il répondit par un sourire au haussement de sourcil de son captif. Quand le fruit fut débarrassé de son écorce il prit un morceau et le posa sur la peau nue du français, faisant de même avec le suivent et ainsi de suite.

«Je ne suis pas une assiette tu sais?

- Tsss Tss ne dis rien.» répondit le plus jeune, avant de se pencher pour prendre entre ses dents un morceau, frôlant par là même la peau.

- Pendant que tu y es, tartines moi de miel, lèches-le et appelle moi honey.» railla Francis, n'appréciant que moyennement ce peu d'action.

Arthur se tapota le menton d'un doigt «J'y ai pensé mais...c'était trop salissant. Tu aurais été tout collant.»

Il s'assit sur le bord du lit et prit un nouveau morceau de fruit, frôlant de ses lèvres l'épiderme de son amant. Il continua, et attrapa le dernier et le tendit au plus vieux «Tu en veux?» Demanda-t-il d'un ton tranquille. Il se redressa ensuite et dit «J'ai prévu quelque chose de précis.

- Et qu'est-ce que c'est capitaine?

- Tu ressemblais à une fille avant...» Un sourire ourla ses lèvres et il continua «...ce temps me manque un peu. Je vais donc te rendre moins masculin.

- Tu vas encore me transformer en fille?

- Non.» Il attrapa alors un rasoir et de la mousse. «D'ici quelques minutes, il ne te restera plus un poil sur le visage.»

Francis lui jeta un regard effaré «Tu n'y pense pas?

- Mais si.» Il prit un blaireau et étala de la mousse sur le bas du visage de son amant, prenant ensuite le rasoir «Ne bouge pas.»

Francis voulut protester. Mais il craignit d'avaler de la mousse, et la lame passait souvent prêt de ses lèvres. Il attendit que Arthur ait terminé de lui raser le visage et dit «Tu es vraiment un petit fourbe. De quel droit as-tu...

- Je suis le capitaine. Je fais ce que je veux. Et tu es plus beau comme ça.» Il eut un sourire pervers et ajouta «Perfect for your captain»

Francis lui jeta un regard noir. «Tu te trouve drôle peut-être?

- Il ne te manque que la robe.» rit le plus jeune, regardant d'un air affamé le corps de son rival. Il alla se verser un verre de vin et le but tranquillement. Il dit «Et si on passait à la suite?

- Arthur...

- Tss tsss.» Fit l'anglais en agitant l'index, reposant son verre et fit, d'un ton joyeux «Appelle moi capitaine.»

France soupira et dit «Détaches moi ou je te jure que tu ne pourras plus t'asseoir pendant deux jours.

- Seulement deux jours?» Rit son amant, haussant un sourcil et il s'approcha d'un pas félin, se penchant sur sa victime et lui souffla à l'oreille «Tu as déjà oublié que tu es soumis à tous mes désirs pour cette nuit et les jours qui viennent.» Il posa ses mains gantées sur les hanches du plus vieux, posant son front contre celui de l'autre, leurs souffles se mélangeant. «Serais-tu mauvais perdant?» Il mordilla le lobe de l'oreille et continua «Tu ne le regretteras pas, je vais te faire hurler.»

Francis se tortilla pour échapper aux lèvres joueuses et fit «Alors qu'est-ce que tu attends?

- Ne sois pas si impatient sweetie.»

Arthur se dirigea vers son armoire et sortit un coffret qu'il posa sur le lit à côté de son amant. Il ouvrit la boîte et fit «Je l'ai volé à mon frère. Ce sont ses encres magiques.

- Quoi? Non Arthur, ne t'avise pas de...

- Je veux que tu te souvienne que tu es à moi. Je vais le marquer sur ta peau.» souffla l'anglais, les yeux brillants. Il prit un pinceau et dit «Ne t'en fais pas, je ne suis plus aussi mauvais en dessin.»

Francis ne semblait pas chaud à cette idée, il n'aimait pas la situation. Il connaissait ces encres magiques et n'appréciait pas l'idée d'avoir un dessin raté sur la peau. Il se tendit «Tu es sûr? Tu ne veux pas demander à ton frère de le faire?

- Pour qu'il te voit à moitié nu? Hors de question.

- Tu es ridicule, ce n'est pas...»

Une nouvelle claque sur les fesses le fit taire, il lança un regard noir à son amant qui sourit d'un air triomphant. Il prit un peu d'encre sur son pinceau et se pencha «Ne bouge pas...

- Attends, c'est quand même mon corps. Je ne suis pas d'accord.» s'exclama Francis, ayant un mouvement de recul. «Je ferais ce que tu voudras mais pas de blague Arthur.

- Tout ce que je voudrais?» ronronna l'anglais «C'est déjà ce que tu es censé faire ce soir.

- Arrête tout de suite stupid rosbif.» fit Francis, haussant le ton, mais ne pouvant empêcher sa voix de trembler. Il avait un peu peur cette fois.

Un éclat de rire lui parvint. Arthur se redressa et riait, reposant le pinceau dans la boîte. Il ne pouvait s'arrêter et regardait son amant comme si tout cela était une bonne blague. «Tu as vraiment cru que j'allais le faire?»

Comprenant que l'autre n'avait fait que le taquiner depuis quelques minutes et qu'il était tombé dans son piège, Francis rougit et s'exclama, d'un ton qu'il espérait digne «Tu trouve ça drôle?

- Ho que oui. Tu n'étais pas loin de me supplier de remballer ces affaires.»

Il retira son col et le jeta au sol. Il retira, avec les dents, un de ses gants et joua avec une mèche dorée, l'enroulant autour de son doigt «Allez ne me fais pas la tête, be a good boy for the captain.»

Francis lui en voulait un peu. Il ne savait pas ce qu'avait Arthur ce soir mais il n'était pas comment d'habitude.

«Je vois, tu te venges pour les petits blagues que je t'ai faites.» comprit-il, avant d'ajouter, plus sûr de lui «Ça ne marchera plus. Je ne me ferais plus avoir.»

Arthur pencha la tête de côté et souffla «Vraiment?

- Oui, vraiment.» fit fièrement le plus vieux, refusant de tomber encore une fois dans un piège. Il ne se ferait pas avoir encore.

Son rival eut un sourire amusé, comme s'il avait prévu cette réaction. «Je vois, je vois, j'ai affaire à un prisonnier récalcitrant.» De sa main gantée, il pinça une zone qu'il savait particulièrement sensible. Son autre main caressa le dos nu, tandis qu'il se penchait à nouveau sur sa proie, se mettant à lui mordiller le cou. Sa langue passa sur une zone de peau et il sourit en sentant un tressaillement de la part de son captif. Il savait parfaitement quoi faire pour le rendre fou. Il le connaissait par cœur. Il s'attaqua ensuite à ses lèvres, attrapant sa nuque pour l'obliger à rester immobile.

Francis le laissa approfondir le baiser, ayant presque l'impression de sentir le goût du rhum dans sa bouche, comme un vieux souvenir. Il tenta de prendre le contrôle mais Arthur pinça un des tétons, l'embrassant plus passionnément. Sous le coup de la surprise, il fut dominé de nouveau, tandis que les mains de l'ancien pirate parcouraient son corps avec douceur.

Quand ils se séparèrent, il passa la langue sur ses lèvres gonflée et chuchota «C'est tout?» Il avait envie de provoquer son amant. Il ne voulait pas se laisser faire sans réagir. Il était aussi curieux de voir jusqu'où l'autre voulait aller. Et lui n'était pas prêt à se rendre si facilement, il allait lui mener la vie dure, ce serait une bonne vengeance après ce qui venait de se passer.

Arthur se lécha les lèvres, regardant avec un air de prédateur son amant. Il chuchota «Quand j'en aurais fini avec toi, tu pleureras pour que je te prenne.» Il avait prit un tel ton de voix pour dire ces mots qu'un frisson prit leur destinataire.

«Tu peux toujours rêvé, je suis toujours fâché après toi pour le rasage et cette blague idiote.»

Arthur eut un large sourire et laissa sa main se poser sur le jambe du plus vieux. «Vraiment?

- Parfaitement Rosbif.

- Il me semblait t'avoir dit de m'appeler capitaine.» Il plissa les yeux. «Je crois que je vais devoir te punir.» Et il s'y attela, sans attendre. Il y alla délicatement, traitant Francis comme un objet précieux susceptible de se briser au moindre choc. Des caresses appuyée mais jamais trop approfondies, des caresses légères à des endroits précis. C'était agréable mais ce n'était pas assez.

«Si tu crois que ça va suffire.» Il s'apprêtait à dire autre chose mais soudain un cri lui échappa. Il lança un regard noir à Arthur qui le fixait avec amusement. «Ça non plus ça ne suffira pas.»

L'autre eut un haussement de sourcils amusé et s'allongea sur sa proie, lui susurrant à l'oreille d'une voix chaude et rauque «Attends un peu que j'en ai fini avec toi.» Il posa ses mains dans le dos du plus vieux, suivant le tracé de sa colonne vertébrale. Il l'embrassa sur la joue et écarta une mèche, la replaçant derrière son oreille. «Je t'imagine déjà, te tortillant sous moi, gémissant mon nom avec désespoir, tes yeux plein de larmes de passion, m'implorant d'arrêter ma torture.»

La bouche un peu sèche, l'autre eut cependant le courage de dire «Tu te répète Arthur.»

L'autre eut un petit rire, se redressant pour dominer son amant, à genoux au dessus de lui, installé sur son ventre. «Tu m'a fait un peu trop de plaisanteries ces derniers temps, je vais devoir te punir mon chéri.»

Et il s'y attela, la température de la chambre sembla monté. Il usait de ses mains avec dextérité, appuyant là où il savait qu'il y aurait une réaction, se perdant sur la peau chaude, pinçant et mordant des endroits était satisfait des gémissement que l'autre ne pouvait retenir, savourait son nom quand il était soupiré. Mais il n'allait pas s'arrêter en si bon chemin. Il passa à la vitesse supérieure, accentuant ses caresses. Il jeta un coup d'oeil au visage dont les joues rougissaient de plaisir, s'amusant de voir que l'autre se mordait la lèvre inférieure pour ne pas gémir plus fort.

Francis tentait de ne pas se perdre, mais il était dans un cocon de chaleur, incapable de raisonné, perdu dans ses sentiments. Il avait l'impression d'être à la merci d'Arthur, de son bon vouloir. C'était un peu ça, il ne pouvait rien faire pour se tirer de cette situation, pour se dégager de ces caresses. Il se tortillait sous les mains expertes. Il avait du mal à respirer, du mal à se retenir de laisser échapper un cri. Il se cambra à un moment, et entendit un petit rire dans le délicieux brouillard qui l'entourait.

«Alors honey? Tu n'as rien à me dire.»

Il refusait de s'avouer vaincu. Il résisterait. Il se mordit la lèvres plus fort et sentit un goût de sang dans sa bouche. Il refusait de devenir une chose suppliante entre les mains de l'anglais, il n'allait pas lui laisser ce plaisir. C'était une question de fierté. Il rouvrit les yeux, se perdant dans deux orbes émeraudes qui le fixaient avec désir et amusement. Arthur n'avait plus que son manteau rouge et son tricorne. Cela lui rappelait des souvenirs. Il refusa d'y penser, cela ne ferait qu'empirer la situation. Il refusait de s'avouer vaincu.

Quand il sentit le bouche de l'autre se perdre sur son cou et le mordre ici et là, laissant sûrement quelques marques bien visibles, il se tortilla à nouveau, pour se coller à son amant. Il aurait voulu le toucher, laisser ses doigts se perdre dans ses cheveux.

«Arthur détaches moi tout de suite.»

Celui-ci eut un large sourire. «Non non, ce n'est pas demandé comme il faut.» Il reprit ses caresses, sans attendre de paroles supplémentaires.

«Arthur...»

L'autre haussa un sourcil amusé. Il appréciait vraiment la situation. Entendre son amant dire son nom de cette façon l'émoustillait terriblement. Il mourrait d'envie d'aller plus loin mais pas avant que l'autre ne le supplie. Il fit mine de ne pas avoir entendu et continua sa douce torture, s'arrêtant avant que ça n'aille trop loin, dans l'unique but de frustré son amant.

«S'il te plaît...»

Arthur sourit, il commençait à aimer ça. Il ne s'arrêta cependant pas. Ce n'était pas assez. Il voulait plus. Il irait jusqu'au bout pour avoir ce qu'il voulait. Il était prit dans sa passion mais pouvait encore suffisamment raisonner pour se retenir encore un peu.

Il domina son amant. Celui-ci avait les yeux brillants, les joues rougies. Ses cheveux étaient en batailles, ses lèvres gonflées. L'idée de le frustrer en le laissant en plan le traversa brièvement mais il savait que lui-même ne pourrait pas s'arrêter.

«Arrêtes tout de suite de t'amuser rosbif.» cria soudain le français, frustré. Il semblait ne plus avoir une once de patience, et Arthur s'en amusa beaucoup.

Il se pencha et chuchota «Ce n'est pas demandé assez gentiment.

- Arthur.

- Tss tss. Appelle moi Captain, et dis le en anglais.» répondit le plus jeune, prenant son pied dans tous les sens du terme.

Francis serra les dents, hors de question qu'il cède. Il n'allait pas laisser son amant faire ce qu'il voulait non plus. Et surtout cette nuit, il ne voulait pas lui laisser le dernier mot. C'était un duel entre eux et il avait bien l'intention de le gagner. Même s'il était mal partit. Il avait des délicieux frissons qui le parcouraient, et il avait terriblement chaud. Arthur faisait tout pour le rendre fou mais il ne céderait pas. Un cri lui échappa malgré lui quand l'anglais revint à la charge, passant à la vitesse supérieure. Il était vraiment doué avec ses mains. Francis avait du mal à penser concrètement, il en voulait plus. Il luttait avec le fil de sa raison pour ne pas le perdre et jeter sa fierté aux orties. Il ne voulait pas le supplier. Arthur craquerait avant lui. Il refusait de se laisser aller entre ces mains expertes. Mais l'autre ne le laissait pas en paix, ne cessait pas sa torture, le rendant de plus en plus fou. Il avait du penser à garder son esprit intact. Il allait craquer, il le sentait.

«Tu n'as vraiment rien à me dire sweetie?» chuchota Arthur à son oreille, arrêtant ses caresses pendant quelques instants.

Il sentait sa victoire proche. Il sentait qu'il le rendait fou avec ce qu'il faisait et qu'il gagnerait ce duel de volonté. L'autre allait bientôt le supplier d'aller plus loin, de le prendre et il prendrait plaisir à exaucer ce vœu. Il reprit sa torture, faisant crier malgré lui son amant, tandis qu'un sourire victorieux ourlait ses lèvres.

«STOP IT AND TAKE ME BASTARD»

Arthur manqua d'en tomber du lit. Il ouvrit de grands yeux surpris. Il avait attendu une plainte gémissante, une supplication et il se prenait ça. Soudain il fut prit d'un fou rire incontrôlable. Décidément cette soirée était encore mieux que ce qu'il pensait. Il devait vraiment avoir été loin pour l'avoir fait craquer comme ça.

Cela avait le doux parfum de la victoire.


Omake

Francis se réveilla le lendemain matin, engourdi. Cela avait été une nuit agitée. Il avait encore mal dans le bas du dos. Ce pervers avait en effet eu tous un programme à lui proposer. Finalement cela avait été bien agréable, il ne dirait pas non à une nouvelle séance.

Soudain il se rendit compte de quelque chose.

Il avait de la couleur sur la poitrine.

Arthur avait-il fait quelque chose? Inquiet il se leva, se dégageant des bras de l'anglais et se rendit à la salle de bain. Dans la glace, il vit une chose qui le laissa stupéfait.

Arthur lui avait fait un tatouage.

Une rose avec des feuilles, et des initiales A.K au niveau du cœur.

Francis retourna d'un pas vif à la chambre et flanqua l'anglais par terre en tirant la couverture. Celui-ci, étourdi le regarda avec étonnement, puis comprit et partit d'une crise de fou rire, satisfait d'avoir atteint son but.