Hellow à tous ! Alors voilà, le chapitre 4 de Je reviendrai te chercher est enfin prêt. Je m'excuse pour le temps que ça a pris et espère de tout coeur que ce chapitre soit aussi apprécié que les précédents.
Je dois avouer que je me casse vraiment la tête quand j'écris cette fiction parce que je me pose toujours tout plein de questions: Est-ce qu'ils ne vont pas trouver ça bête? Est-ce que Robin est toujours IC? Est-ce que je mets trop de dialogues? Ou pas assez? Et puis je me suis rendue compte que je me tracasse pour rien. Du moment que ce que j'écris me plaît, je pense que le reste n'a pas trop d'importance.
Je me donne vraiment à fond sur cette fanfiction, qui est celle à laquelle je tiens le plus. J'aimerais qu'elle soit parfaite. Mais bon, je ne suis pas Victor Hugo, alors disons que parfait c'est... un niveau pas trop mauvais xD
Je remercie tout ceux et celles qui suivent cette histoire et tout ceux et celles qui le feront. Vos reviews me donne la force de continuer !
Disclaimer: Franky, Robin, Tom, Kokoro, Iceberg et Nezumi appartiennent à Eiichiro Oda. Moi je n'ai qu'Akuma.
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CHAPITRE 4
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Sept heures et demi. Depuis déjà plus d'une heure, Robin s'appliquait à sa lecture. La petite venait de découvrir un livre fascinant, au sujet d'un siècle dont on ne connaissait rien. L'auteur formulait des hypothèses avec des mots scientifiques compliqués, mais Robin, du haut de ses huit ans, comprenait parfaitement.
La thèse de ce monsieur, insistait sur l'existence d'un Rio Poneglyphe. Une grande pierre cubique sur laquelle, selon lui, était inscrite la Véritable Histoire. Mais ce Poneglyphe était introuvable. Il relevait presque de la légende. Et même si, un jour, quelqu'un parvenait à le découvrir, il faudrait qu'il arrive à le déchiffrer.
Sur la page suivante, la photo d'un Poneglyphe attira l'attention de Robin. Elle lut rapidement ce qu'il y était inscrit. C'était l'histoire antique d'un royaume nommé Alabasta avec une trentaine de dates. Puis elle continua la lecture de la thèse. Il y était écrit que plus personne, tout du moins connue à ce jour, ne savait déchiffrer les écritures des Poneglyphes. Robin cessa de parcourir les lignes des yeux et relut la dernière phrase.
« Depuis la morts des archéologues d'Ohara, derniers connaisseurs en matière de Poneglyphe, plus personne n'est en mesure de déchiffrer ces symboles... »
La petite se stoppa de nouveau, fronçant les sourcils.
Plus personne ? Pourtant, elle venait de lire sans aucun problème ce qui était inscrit sur le Poneglyphe de la photo. Elle revint à la page précédente et lut de nouveau.
Il n'y avait pas de doute. Elle savait déchiffrer ces signes. Parmi toutes les langues qu'elle connaissait, les symboles des Poneglyphes avaient leur place. Robin pensait pourtant n'avoir rien d'exceptionnel. Elle avait bien appris l'hébreu, le latin, le grec, le japonais, mais elle savait pertinemment que tout le monde pouvait en faire autant. Mais ça...
Alors elle serait la seule à savoir le faire ?
La gamine sourit, heureuse d'avoir en sa possession une connaissance unique. Elle ne savait plus vraiment où et quand elle avait appris à lire ces écritures, mais à ce moment là, elle eut un sentiment de fierté. Une sensation divine.
Pendant que Robin dévorait littéralement sa nouvelle trouvaille, un groupe d'enfants s'agitait, une table plus loin. Ils débattaient sur un livre posé au milieu de leur attroupement.
« Tu crois quand même pas à cette légende idiote ?!
- Non ! Mais quand même, avoue que ce serait cool.
- Regardez celui-là ! Il transforme en oiseau !
- Et ça ! Le fruit flottant... »
La petite ne les entendaient même pas, tellement elle était plongée dans sa lecture. Une demi-heure plus tard, les enfants étaient déjà partis depuis longtemps, laissant le livre grand ouvert sur la table. Robin venait de finir de lire la thèse sur le Siècle Inconnu et la Véritable Histoire. Un bouquin d'au moins cinq-cents pages. Huit heures sonnèrent au moment où elle le referma. La petite resta quelques minutes à contempler la couverture en réfléchissant. Cette histoire avait éveillé sa curiosité. De plus, il lui semblait vaguement en avoir déjà entendu parler. Elle avait soif de connaissance et voulait en savoir un peu plus sur le sujet.
La petite se leva, le livre à la main, et passa devant le bouquin que les autres enfants avaient pris. Son regard parcourut rapidement la page sans vraiment s'y intéresser. Elle alla ensuite ranger son livre à sa place. Elle chercha un instant d'autres œuvres parlant de la Véritable Histoire, mais n'en trouva aucune. La brune fit une petite moue, regrettant de ne pas pouvoir en apprendre plus. Elle retourna dans son coin avec un livre sur le corps humain. Et c'est là qu'elle le vit. Le fruit dessiné sur une des pages du bouquin auquel elle n'avait pas fait attention quelques minutes plus tôt. La brune s'approcha du livre, soudainement intéressée. Elle toucha la page du bout des doigts, les laissant courir sur l'image de ce fruit étrange orné de spirales. Un fruit qui ne lui était pas inconnu.
La gamine s'assit devant le livre et le feuilleta rapidement. Sur chaque page, un nouveau fruit était présenté. Et à chaque fois, des formes en spirale en creusaient la chair.
Robin referma brusquement le livre et sursauta légèrement en lisant le titre : Encyclopédie des Fruits du Démon. La petite ferma un instant les yeux, essayant de retrouver une respiration régulière. Elle visualisa son escapade dans la forêt, une semaine plus tôt, et s'arrêta sur le fruit qu'elle avait mangé. Il apparaissait très clairement dans son esprit et elle n'avait aucun doute : c'était un de ces Fruits du Démon.
La brune rouvrit les yeux et fixa le livre. Mais alors, serait-elle devenue un démon ? Elle hésita un instant, puis l'ouvrit lentement de nouveau et lut la première page : une explication basique des Fruits du Démon en général.
XxX
Une heure plus tard, Robin était assise sur les marches devant la bibliothèque, la tête dans les mains. Après avoir fini le livre, elle n'avait pas arrêté d'y penser. Calmement, elle fit un récapitulatif mental :
Premièrement, elle ne pouvait plus nager.
Deuxièmement, le fruit qu'elle avait mangé était un paramécia.
Et troisièmement, elle avait un... pouvoir.
C'était difficile à croire.
La petite avait cherché son fruit, sans succès. Il n'était pas encore répertorié. Mais elle avait tout de même sa petite idée sur la nature de ses nouvelles capacités. Jusque là, elle avait pensé que les bras qu'elle avait vu apparaître pendant ce fameux soir de fatigue n'étaient que le fruit de son imagination. D'ailleurs, elle ne les avait plus revus. Mais à présent, elle était persuadée que ce fruit y était pour quelque chose.
Et maintenant, elle ne savait pas quoi faire.
Fallait-il se réjouir ou avoir peur ? Devait-elle développer cette capacité ou, au contraire, la laisser sommeiller en elle ? Et par-dessus tout, la petite était terrifiée à l'idée qu'elle pourrait être un danger. Et qu'on la rejetterait ainsi encore plus. Elle ne savait même pas comment contrôler ce pouvoir.
Robin ramena ses genoux contre sa poitrine et y cacha son visage. Elle avait besoin d'aide. De réconfort. Elle avait besoin qu'on lui dise qu'elle allait s'en sortir. Qu'on trouverait une solution. Qu'elle n'était ni un monstre ni une bête de foire. Que tout s'arrangerait. Elle avait besoin de... Franky.
Ce fut la première personne qui lui vint à l'esprit. Elle aurait voulu tout lui raconter à ce moment précis. Pour qu'il soit une épaule sur laquelle elle pourrait s'appuyer.
Soudain, la petite releva la tête et fouilla dans ses poches. Il était là. Le papier que le jeune garçon lui avait donné. Son adresse. Son seul recours.
Robin se leva et se mit à courir. Water Seven, le quartier où habitait Franky, était au moins à une demi-heure de marche de la bibliothèque. La petite était tellement pressée qu'elle faillit tomber à plusieurs reprises. Mais elle s'en fichait. Elle voulait le voir le plus vite possible.
XxX
Robin eut l'impression que le trajet pour arriver à Water Seven avait été insupportablement long. Mais elle y était enfin. Émerveillée par l'ambiance du quartier. Il n'y avait que des charpentiers. En marchant dans la première rue, elle sourit en voyant cet amas d'hommes et de femmes, des planches à la main. Le matériel traînait partout : sur les trottoirs, les toits, dans les jardins. Un peu plus loin, près de la plage, la coque d'un bateau était en construction. On voyait des personnes s'affairer dessus avec des marteaux, des clous et du bois, et d'autres, suspendues à une corde, qui tentaient tant bien que mal de tenir en équilibre.
Robin jeta de nouveau un coup d'œil sur le papier. Il fallait trouver la maison numéro vingt-trois. Elle avança encore un peu, quand tout à coup, un homme chuta devant elle, les seaux qu'il portait lui tombant dessus. L'un d'eux roula jusqu'à elle. La petite se stoppa un instant, pendant que l'homme se relevait.
« Tu veux bien me donner ce seau ? »
L'inconnu pointait le seau aux pieds de Robin du doigt. La petite brune hocha vivement la tête et se dépêcha de s'exécuter. Lorsqu'elle lui tendit le seau, ses yeux s'attardèrent sur les doigts de l'homme : il en manquait un. Celui-ci sourit en la voyant si intriguée et lança vaillamment :
« Ça c'est les risques du métier, ma belle ! »
Et il continua son chemin après l'avoir remerciée. C'est à ce moment là que Robin pensa à Tom. Elle trouva étrange qu'il n'ait pas été le premier vers qui ses pensées s'étaient tournées, une demi-heure plus tôt. Elle s'en voulait un peu. Peut-être était-ce parce qu'il était plus vieux. Franky, lui, était encore un enfant. Il lui ressemblait plus. Mais elle lui en parlerait sûrement à lui aussi de son Fruit du Démon. D'ailleurs, il lui semblait que le charpentier habitait aussi dans le quartier de Water Seven. Peut-être que...
Robin sourit. Pourquoi n'y avait-elle pas pensé plus tôt ? Pourtant c'était évident. Franky était l'apprenti de Tom. Et après avoir compris cela, elle eut encore plus envie de lui rendre visite.
La petite brune trouva assez rapidement la maison qu'elle cherchait. Une demeure très simple, assez petite, aux couleurs criardes. Robin ouvrit le portail et traversa la petite allée de terre qui menait à l'entrée. Elle remarqua que c'était le seul endroit plus ou moins dégagé : dans tout le reste de la cour, du bois, des planches de métal, des outils et des objets bricolés jonchaient le sol.
La petite arriva devant la porte et inspira profondément. Après toute la bonne humeur qu'elle venait de ressentir à travers les ouvriers, elle en avait presque oublié la raison de sa venue. Et en observant le bateau en construction sur la plage, elle comprit qu'elle n'avait pas sa place ici. Après tout, si elle n'était jamais venue, c'était qu'il y avait une raison à cela. Robin se rappela de toutes les fois où elle avait pleuré dans les bras de Tom, et se dit que, finalement, elle pourrait se contenter de cette rencontre hebdomadaire. Et Franky... elle le reverrait sûrement. Enfin, elle l'espérait.
La petite fit demi-tour et avança de quelques pas. Oui, elle le reverrait. Et elle baissa les yeux en se rendant compte qu'elle ne faisait là qu'essayer de justifier son manque de courage et sa timidité.
De toute manière, c'était mieux comme ça.
« Hey, petite ! »
Robin prit un certain temps avant de comprendre que l'on s'adressait à elle. Puis, elle se retourna rapidement, observant celui qui l'avait interpellée. C'était un garçon beaucoup plus âgé qu'elle. Ces cheveux bleus étaient aussi foncés que ceux de Franky étaient clairs, et la couleur de ses lèvres était étrangement sombre. Il portait un bandeau blanc sur la tête.
L'adolescent était dans le jardin de derrière, s'essuyant les mains sur un chiffon noirci. Il ne quittait pas Robin du regard. Sans bouger de sa place, il haussa un peu la voix pour se faire entendre.
« Bakanky ! Je crois que c'est pour toi ! »
La petite ne savait pas s'il fallait rester ou s'enfuir. Mais son corps décida pour elle et l'empêcha de bouger ne serait-ce qu'un cil.
Un tignasse bleue dépassa de l'arrière de la maison. Robin reconnut Franky et garda pour elle un sourire qui voulut se dessiner sur ses lèvres. Le garçon s'approcha du plus vieux. Même avec ses cheveux vifs dressés sur sa tête, l'autre restait plus grand que lui. Il dit quelques mots que Robin n'entendit pas, puis se tourna dans sa direction.
« Robin ! »
Le garçon s'empressa de la rejoindre.
« Tu vas bien ? »
La brune esquissa un sourire en voyant le front de l'apprenti couvert de poussière noire.
« Oui.
- Si vous voulez discuter, faîtes-le à l'intérieur. Et toi bakanky, tu ne pourrais pas te laver le visage ? »
L'adolescent aux lèvres foncées venait de les rejoindre. Il sourit un peu à Robin alors que Franky répondait.
« Je t'ai rien demandé, bakaberg... »
Malgré une certaine réticence à obéir, il arracha le chiffon des mains de son aîné et essuya son visage avec. Malheureusement, il ne fit qu'étaler encore plus de poussière.
« Pauvre Franky. Tu me fais penser à une étincelle comme ça ! »
Robin comprit que l'adolescent n'était autre que Iceberg, le second apprenti. Le garçon fit une moue ironique à Franky qui ragea et marcha à grands pas vers un seau d'eau qui traînait plus loin.
« C'est lui qui te les a offertes, n'est-ce pas ? »
La petite brune reporta son attention sur Iceberg qui pointait ses chaussures du doigt. Intimidée, elle répondit affirmativement. Le garçon faisait bien plus d'une tête de plus qu'elle. Iceberg sourit et lança :
« Je me souviens qu'il m'avait dit les avoir faites pour une amie. »
Robin hocha un peu la tête, gênée. Mais aussi un peu troublée d'avoir été qualifiée d'amie. Voyant son malaise, Iceberg, un peu taquin, tendit la main vers elle.
« Enchanté, moi c'est Iceberg. »
La petite hésita un instant avant de répondre.
« Nico Robin. »
Franky revint vers eux à ce moment là, le visage sec. Iceberg ordonna gentiment à la petite brune de rentrer discuter dans la maison. Franky l'y emmena, sans un regard pour son camarade. Celui-ci sourit, retournant à ses préoccupations. Robin, quant à elle, trouvait leur comportement amusant.
Un fois la porte refermée derrière elle, les bruits de travaux de l'extérieur s'atténuèrent un peu. La petite apprécia l'odeur de soupe qui se dégageait dans l'air. Franky l'amena jusqu'à un petit salon où deux personnes discutaient. Robin n'en voyait qu'une seule, assise sur une chaise à bascule, faite de bois. C'était une femme au visage peu commun. Le rouge à lèvre qu'elle portait n'était pas suffisant pour souligner son sourire qui s'étalait machinalement d'une oreille à l'autre. Il semblait clouté sur son visage. Son nez débutait en une arrête fine mais terminait par prendre beaucoup plus d'espace sur ce visage joyeux. Ses petits yeux, surlignés de far-à-paupière mauve, mettaient tout de même en valeur ses pupilles bleues. Pour finir, elle avait de longs cheveux blonds et bouclés qui lui tombaient derrière les épaules. Robin était intriguée par ce personnage à la voix enrouée.
La petite ne pouvait pas le voir de là où elle était, mais face à cette dame se tenait Tom, assis dans un canapé de cuir qui avait sans doute connu de meilleurs jours. Robin le reconnu au son de sa voix. La femme remarqua alors les deux nouveaux venus.
« Et bien et bien. Franky, tu ne nous présentes pas ? »
Le jeune garçon hocha rapidement la tête en lançant un « si » hyperactif. Il invita Robin à le suivre et se dirigea vers le fauteuil.
« Robin ? »
Tom parut agréablement surpris. Franky, qui avait ouvert la bouche pour faire les présentations, la referma immédiatement en observant le vieux charpentier avec de grands yeux.
« Tu la connais, Tom ?
- Évidemment que je la connais, c'est ma petite Robin. »
Tom avait répondu sans quitter sa protégée des yeux. Il lui sourit et lui frotta affectueusement les cheveux. La petite ferma les yeux en pinçant les lèvres. Franky s'assit sur un tabouret, se grattant l'arrière de la tête : il ne s'attendait pas du tout à ça. Robin s'assit près de lui, les mains croisées, levant les yeux pour le regarder.
« Kokoro, tu veux bien lui amener un jus de fruit ? Je pense qu'elle va rester encore un peu.
- Pas de problème. »
La dénommée Kokoro se leva, fit un clin d'œil à la petite et fila dans la cuisine.
« Moi aussi j'en veux ! »
Franky, les bras croisés, avait haussé la voix, légèrement vexé d'avoir été mis à l'écart.
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Robin avala une gorgée de jus d'orange, ses deux petites mains encerclant le verre. Elle jeta un coup d'œil à Franky qui, lui, avait déjà terminé sa boisson. Le garçon se lécha les lèvres et sourit à la petite. Elle le lui rendit. Tom se cala dans son fauteuil en les observant.
« Bon. Et bien , par où commencer ?
- Il faudrait peut-être appeler Iceberg, non ? Ce n'est pas tous les jours qu'on a de nouveaux invités. »
Tom hocha la tête et Kokoro se rendit dans l'arrière-cour. Elle revint, suivie d'Iceberg qui s'appuya contre un mur, les bras croisés. Franky, qui semblait ne pas tenir sur son siège, arrêta subitement de bouger et questionna Tom.
« Pourquoi tu ne nous as jamais parlé d'elle ?
- Ça ne te concerne tout simplement pas. »
Tom prit un air dur l'espace d'une seconde, puis se radoucit. Robin se figea. Et Franky n'osa pas répondre, préférant ne pas mettre le charpentier en colère. Tom expliqua ensuite à Robin que Kokoro était une vieille connaissance qui habitait avec eux depuis bien longtemps déjà. La femme ne cessait de rire en prétendant être une sirène. Franky expliqua ensuite comment lui et la petite brune s'étaient rencontrés. L'atmosphère se détendit un peu alors que Iceberg se moquait gentiment du plus jeune et de ses inventions désastreuses. Mais le silence tomba de nouveau sur la petite salle quand Franky fit une remarque :
« J'avais vu des bleus sur tes bras. Tu t'es battue ? »
Robin se crispa et baissa la tête. Iceberg, Kokoro et Franky l'observèrent en attendant une réponse. La gamine s'accrocha à sa robe. C'est à ce moment que Tom intervint.
« C'est plus compliqué que ça. Robin, si tu ne veux pas en parler, on...
- Si. »
La petite leva la tête et plongea son regard dans celui de son vieil ami. Ses yeux étaient humides.
« Dis lui. S'il te plaît. »
Franky, maintenant gêné d'avoir posé la question, s'approcha un peu de Robin et mit une main sur son épaule.
« J'ai encore dit quelque chose qu'il ne fallait pas, hein ? »
La brune se tourna vers lui et secoua la tête en pinçant les lèvres. Tom approuva d'un signe de tête. Puis, il commença à tout expliquer. Tout ce que Robin avait dû endurer depuis la mort de sa mère dans un incendie.
Au bout de quelques minutes, la petite, trop gênée de l'attention portée sur elle, s'excusa et sortit de la maison. Tous l'observèrent s'en aller. Tom fit signe à Iceberg d'aller la rejoindre. Il s'exécuta en faisant un détour par la cuisine. Et le vieux charpentier continua son récit. Franky, dont le visage avait perdu toute once d'amusement, l'écoutait avec un sérieux qu'on ne lui connaissait pas.
XxX
Robin était assise dans l'herbe, les bras autour des genoux. Elle n'avait pas pu rester plus longtemps, ne voulant pas se mettre à pleurer et attirer encore plus l'attention. Mais elle voulait qu'il sache. Que Franky sache la vérité sur elle. Dès le début. Pourtant elle ne le connaissait pas beaucoup, mais elle avait l'impression qu'elle pourrait compter sur lui. Qu'il la comprendrait. Et dans sa vie, une personne sur qui s'appuyer était toujours la bienvenue.
Alors que la petite essuyait les quelques larmes qu'elle ne pouvait retenir, Iceberg s'assit près d'elle, un morceau de pain à a confiture dans la main. Robin essaya de cacher ses yeux derrière sa frange, embarrassée. Le plus vieux lui tendit son pain.
« Tu en veux un morceau ? »
La brune secoua la tête sans le regarder.
« Non merci. »
Iceberg décrocha un bout de pain et le lui tendit de nouveau.
« Tu est sûre que tu n'en veux pas ? C'est de la confiture d'orange. »
Robin leva un peu la tête et jeta brièvement un œil au garçon à travers sa frange. Il lui sourit. Alors la petite se redressa et prit doucement le morceau en murmurant un « merci ».
Ils restèrent ainsi, silencieux, en mangeant, appréciant les bruits du chantier. Mais ils leur semblaient lointains à tous les deux. Ils n'entendaient réellement que le son de leur respiration respectives et les craquèlements du pain dans leur bouche.
Robin se demanda si Iceberg aurait voulu rester écouter Tom pour en savoir plus sur elle. S'il avait pitié d'elle. Peut-être même qu'il était si gentil uniquement parce qu'il savait ce qu'elle vivait. Et ça, elle ne le voulait pas.
Comme s'il avait lu dans ses pensées, le garçon brisa le silence.
« J'en ai bien assez entendu. »
Il s'était tourné vers elle. Sans cesser de fixer le lointain, Robin hocha longuement la tête : la seule réponse qu'elle trouva à donner. Alors que Iceberg avait déjà terminé son en-cas, la petite n'en était pas encore à la moitié. Les habitudes ont la vie dure. Et cette habitude là de mâcher lentement, elle ne pourrait sûrement jamais s'en défaire.
L'apprenti charpentier ne l'observa pas plus longtemps, sachant pertinemment que cela la rendait mal-à-l'aise. Il leva la tête vers le ciel, s'appuyant sur ses mains, et étira ses jambes devant lui. Ce fut cette fois-ci au tour de la petite de l'observer. Elle remarqua les rayons du soleil qui faisaient briller ses cheveux derrière son bandeau blanc, leur donnant ainsi des reflets plus clairs. Ils lui faisaient penser à un ciel étoilé.
Sans quitter les cieux des yeux, Iceberg demanda :
« Dis, tu veux que je te montre quelque chose de vraiment beau ? »
La brune pencha légèrement la tête, hésitant. Évidemment qu'elle le voulait.
« Quelque chose de beau ? »
Le garçon lui sourit avant de se lever et de lui tendre la main.
« Tu verras bien. »
La petite regarda Iceberg, puis son morceau de pain, pour enfin revenir sur le jeune homme. Celui-ci lui fit un clin d'œil.
« Tu peux l'emmener, ne t'inquiètes pas. »
Robin attrapa la main du plus vieux qui l'emmena à l'arrière de la maison. La petite essaya de finir son pain le plus rapidement possible.
Il y avait toujours beaucoup de désordre, comme dans la cour. Le garçon la fit traverser une petite allée et ouvrit un vieux grillage de fer rouillé. Là, elle découvrit un jardin d'orangers, surplombé d'un grand arbre. Il lui semblait que c'était un saule pleureur. Iceberg dégagea le rideau de branches et entra à l'intérieur du petit espace fermé qu'offrait l'arbre.
Arrivé là, le garçon lâcha la main de la petite. Robin resta figée un instant, subjuguée par l'endroit. Elle ouvrit légèrement la bouche et observa tout autour d'elle. Et pour la première fois, la brune se dit que le levé du soleil n'était peut-être pas la plus belle vision du monde.
Robin était entourée de grandes branches qui tombaient gracieusement pour se poser sur l'herbe fleurie. Des marguerites et des boutons d'or jonchaient indéfiniment le sol. L'endroit était sombre, mais les feuilles laissaient passer quelques rayons de soleil. Ce qui donnait l'impression que l'air était rayé. Dans les fines parcelles de lumière, on distinguait le pollen qui volait. Tout était silencieux, excepté un chant d'oiseau qui résonnait mélodieusement à ses oreilles.
Au pied du saule, des jonquilles avaient poussées. Leur couleur jaune clair semblait illuminer l'espace.
La petite resta bouche-bée devant ce spectacle, oubliant même la présence d'Iceberg. Elle avait l'impression que cet endroit lui tendait des bras chaleureux et l'invitait à s'y réfugier pour se confier. La brune se sentait calme. L'atmosphère était paisible. Un vrai havre de paix.
« Viens ! »
Robin fut sortie de ses pensées par la voix de l'apprenti, l'épaule appuyée contre l'arbre. Il fit signe à la petite de le rejoindre, ce qu'elle s'empressa de faire. Le garçon observait une branche un peu plus haut, avec beaucoup d'attention. Robin fit de même, mais ne comprit pas vraiment ce qu'elle était censée voir. Elle fronça les sourcils et regarda discrètement Iceberg, pour être sûre qu'elle observait le bon endroit. L'adolescent pointa la branche du doigt et reporta son attention sur elle.
« Tu les vois ? »
La brune secoua la tête, les yeux pleins d'une impatience qu'elle ne prenait même plus la peine de cacher. Le garçon se gratta l'arrière de la tête, ce qui lui rappela Franky. Puis il lança :
« Tu veux que je t'aide à grimper ?
- S'il te plaît. »
Alors Iceberg s'accroupit et invita Robin à monter sur ses épaules. C'est sans hésiter que la petite grimpa, bien trop curieuse pour s'attarder sur des futilités. Le garçon serra fermement ses petites mains dans les siennes et se leva lentement. Robin ouvrit de grands yeux en découvrant un nid d'oiseau installé sur la branche. Iceberg sourit en devinant sa surprise.
« Avant de t'émerveiller, monte sur le tronc. »
Le tronc de l'arbre commençait en pointant vers le ciel mais faisait rapidement face au sol. Robin s'y installa donc très facilement. Elle fut rapidement rejointe par l'adolescent qui entama une explication.
« Ce sont des oiseaux arc-en-ciel. Ils ont l'habitude de voler lorsqu'il pleut. Et comme il y a beaucoup de soleil sur cette île, les rayons se reflètent sur leurs ailes en dispersant leurs couleurs. Pour créer un véritable arc-en-ciel. »
Mais Robin l'écoutait à peine. Ce n'est pas que ce qu'il disait ne l'intéressait pas, mais elle n'arrivait plus à se concentrer sur ses paroles. De toute manière, elle en connaissait déjà bien assez sur ces petites créatures. La gamine les observa avec des yeux pétillants.
Il y en avait trois. Un plus grand avec de larges ailes aux couleurs éclatantes : rouge, orange, jaune, vert, cyan, bleu et violet. Les plumes semblaient teintes à la pastel. Son bec noir luisait et faisait ressortir les petit yeux marrons qu'arborait l'oiseau. Celui-ci fixait Robin, les deux ailes repliées sur ses deux petits oisillons. Ces deux-là, ressemblaient comme deux gouttes d'eau à leur aîné. Les couleurs de leurs ailes étaient simplement un peu plus ternes, tandis que leur bec était plus clair, presque gris.
Iceberg cessa de parler, puis sourit en voyant que la brune ne l'écoutait pas vraiment, plongée dans une fascination extrême. Elle trouvait ces petits animaux absolument magnifiques. Plongeant ses prunelles bleutés dans celles, minuscules, du grand oiseau, elle semblait dans un autre monde.
XxX
Bien des minutes plus tard, Robin et Iceberg étaient redescendus et s'étaient installés par terre, contre le tronc, profitant de la fraîcheur de l'endroit. La petite ne se lassait pas d'admirer toute cette nature, pendant que Iceberg réfléchissait, les yeux fermés et les bras croisés derrière la tête. L'adolescent ouvrit lentement les yeux puis se tourna vers la brune.
« Robin ?
- Oui ?
- Je peux te poser une question ?
- Bien sûr. »
Iceberg se redressa en se tournant entièrement vers elle. Il prit un air mi-sérieux, mi-détendu.
« Pourquoi est-ce que tu ne parles pas au maire de ta situation ? »
Robin baissa les yeux, alors que les coins de sa bouche s'affaissaient.
« C'est compliqué. »
Ce n'est pas qu'elle ne voulait pas le lui dire, mais ça lui faisait mal d'en parler. Elle avait même un peu peur qu'on lui rejette la faute dessus. Tout ça, c'était tout de même en parti à cause d'elle.
Iceberg s'appuya de nouveau contre le tronc en fermant les yeux.
« Je vois. »
La magie du moment s'étant interrompue, Robin ne savait plus que faire. Elle pensa à Tom qui expliquait tout à Franky à ce moment même. Et puis, elle prit peur en imaginant sa réaction. Et s'il ne voulait plus la voir ? Et s'il se mettait en colère ? Et, pire, s'il l'ignorait ? La petite voulait juste qu'il ne change pas. Qu'il reste lui-même. Même en sachant tout ça. Juste, qu'il la soutienne, de temps en temps.
Robin observa un instant Iceberg et soupira. Si Franky savait, lui aussi en avait le droit, non ? De toute façon, il finirait bien par l'apprendre. Et puis, étant plus vieux, il prendrait certainement les choses avec maturité. Après tout, qu'avait-elle à y perdre ? Elle envoya son regard loin devant elle et parla doucement.
« Si j'en parlais au maire, Tom-san serait en danger. »
Le garçon ouvrit un œil, mais ne dit pas un mot, de peur de stopper Robin dans son élan. Il n'en avait pas l'air, mais il était tout de même un peu curieux de savoir. La vie de cette petite était loin d'être ordinaire. La sienne non-plus. Mais d'une façon différente.
La petite brune soupira une nouvelle fois.
« Il y a deux ans, j'ai rencontré Tom-san pour la première fois. C'est lui qui m'a proposé d'en parler, et, comme je n'étais pas très confiante, il a dit qu'il m'accompagnerait. On avait décidé de se donner rendez-vous un mercredi à huit heures dans la rue commerçante et... »
Robin inspira longuement en serrant les lèvres et en fermant les yeux. Mais elle ne pourrait plus se retenir bien longtemps, elle le savait. La petite continua, d'une voix encore plus hésitante.
« Quand je suis arrivée, il n'était pas là. J'ai attendu plusieurs heures, jusqu'à ce qu'un marchand me dise qu'il avait eu un accident. »
C'est là qu'elle craqua. Les larmes coulèrent à flot sur ses joues pendant qu'elle continuait de parler, ses phrases maintenant entrecoupées de hoquets.
« À ce moment là, je me sentais perdue. Je ne l'ai plus revu pendant plusieurs semaines. Et puis, un jour, j'ai entendu une discussion entre mademoiselle Akuma et un de ces amis. Je ne me souviens plus exactement de ce qu'elle disait mais elle parlait de Tom-san. Et, quand elle m'a vue, en train de l'écouter, elle m'a dit que si je réessayais d'aller voir le maire, elle... elle... »
Iceberg, qui avait du mal à assimiler toutes ces informations, secoua la tête et prit Robin dans ses bras. La petite termina avant d'éclater en sanglots.
« Elle lui ferait perdre beaucoup plus que trois doigts ! »
Blottie contre le tee-shirt de l'adolescent, Robin n'arrivait plus à s'arrêter de pleurer. Les larmes coulaient toutes seules, les hoquets lui coupaient la respiration et ses plaintes refusaient de rester coincées dans sa gorge. Iceberg, quant à lui, serrait la petite sans rien dire.
Tout ce que venait de dire Robin expliquait pas mal de choses. Et surtout la raison pour laquelle elle continuait à souffrir en silence pendant que sa tutrice profitait de ses pouvoirs.
Akuma était en fait une ex-marine qui abusait de ses privilèges. Alliée avec Nezumi, un autre marine, elle commettait les pires crimes afin d'en tirer des bénéfices. Et ce, bien avant la naissance de Robin.
La petite pleura encore et encore. Elle ne pensait plus à rien. Et épuisée, elle finit par s'endormir.
XxX
Robin ouvrit lentement les yeux. La brune se sentait comme embrumée, et il lui fallut un peu de temps avant de comprendre qu'elle était dans un lit. Doucement, elle se redressa et plissa les yeux. La petite passa une main sur son front. Puis, elle rougit soudainement en se rappelant de ce qu'il s'était passé. A présent, l'embarras de s'être ainsi confiée à ce garçon qu'elle connaissait à peine s'empara d'elle. Mais qu'est-ce qui lui avait pris ? Peut-être était-ce le charme de l'endroit qui l'avait rendue plus confiante. Ou qui l'avait embrouillée. Maintenant, elle regrettait un peu.
« Robin ! »
L'interpellée eut à peine le temps de réfléchir que quelqu'un se jeta sur elle pour la prendre dans ses bras. Robin reconnut Franky à sa tignasse bleu clair.
Celui-ci s'éloigna un peu de la petite et la regarda droit dans les yeux.
« Hey, ça va ? »
Robin hocha doucement la tête, encore un peu déboussolée. Franky lui fit un grand sourire, posa ses deux mains sur ses épaules et continua, sûr de lui.
« T'inquiète pas. Tu vas t'en sortir. On finira bien par trouver une solution. »
La brune sourit à son tour. Son cœur devint plus léger. Qu'est-ce qu'elle s'était dit avant de venir déjà ? Ah oui. Qu'elle avait besoin qu'on lui dise qu'elle allait s'en sortir. Qu'on trouverait une solution. Et, à partir de ce moment là, Robin comprit que ce garçon prendrait une très grande place dans sa vie.
Puis, la porte s'ouvrit sur une Kokoro toute sourire.
« Déjà réveillée ? »
Robin répondit affirmativement. La femme se tourna ensuite vers Franky.
« Tom veut que tu viennes aider Iceberg. Apparemment, on a besoin de vous sur le chantier.
- Okay. »
Le garçon fit un petit mouvement de tête vers Robin avant de lui lancer :
« Tu viendras nous voir sur le chantier ?
- Oui ! »
La petite lui répondit avec enthousiasme. Franky se leva et Robin le retint par la main. Le garçon se retourna vers elle.
« Merci. »
La brune fixait les draps. L'apprenti lui serra un peu plus la main.
« Pas de problème ! »
Robin lâcha prise et le suivit du regard pendant qu'il sortait. Quand il ne resta plus qu'elle et Kokoro dans la pièce, elle se blottit un peu plus dans les couvertures. La blonde s'installa sur le siège sur lequel se tenait Franky quelques secondes plus tôt et observa un instant la brune. Celle-ci se dit que cette femme faisait un peu peur, mais qu'elle avait l'air gentille.
« Alors, comment te sens-tu ?
- Je vais bien. Je crois. »
Kokoro rit un peu avant de continuer.
« Vu le sourire rayonnant que tu offrais au gamin, je pense que tu vas mieux, oui ! »
Les joues de Robin rosirent un peu, mais elle rit tout de même : la bonne humeur de cette femme semblant déteindre sur elle.
« Tu veux manger un morceau ? Il est presque midi.
- Non merci. Je n'ai pas faim. »
Kokoro haussa un sourcil. Mais Robin disait vrai, avec l'habitude, la faim avait du mal à se faire ressentir. Et puis, ses larmes lui avaient coupé l'appétit.
« Alors, on va voir les gamins sur le chantier ? »
Robin n'eut pas besoin de fournir une quelconque réponse. Ses yeux parlaient pour elle. Kokoro rit encore un peu et emmena la petite à l'extérieur.
Une fois dehors, elles allèrent toutes les deux dans le jardin d'orangers, où Robin contempla encore une fois le grand saule. Puis, elles débouchèrent sur la plage, là où un grand bateau était en construction. Elles s'arrêtèrent derrière une barrière qui limitait l'accès au chantier, et Kokoro héla le vieux charpentier qui donnait des consignes à ses apprentis.
« Découpez ces planches en trois parties égales, compris ? Ensuite vous n'aurez qu'à les clouter ensemble et les accrocher à la parois du bateau.
- Besoin d'aide, bakanky ?
- Sûrement pas ! C'est plutôt toi qui en aurais besoin ! »
Tom remarqua Robin et Kokoro et se dirigea vers elles. Iceberg fit un signe de la main à la petite qui fit de même en retour. Franky poussa alors son camarade et fit de grands gestes dans la direction de la brune qui rit un peu. Même s'ils ne faisaient que se chercher des problèmes à longueur de journée, ces deux-là ne pouvaient cacher ce lien fort qui les unissait. Robin aurait voulu, elle aussi, partager ce lien.
Tom s'appuya sur la barrière et questionna la brune.
« Alors, tu te sens mieux ?
- Oui oui. Je suis contente de te voir.
- Moi de même. Qu'est-ce qui t'a enfin poussée à venir me rendre visite, hm ? »
Robin se souvint alors de l'Encyclopédie des Fruits du Démon. Elle ouvrit la bouche pour tout raconter mais la referma. Peut-être n'était-ce pas le bon moment d'en parler. Ce début de journée avait été si agréable ! Elle ne voulait pas tout gâcher.
Et puis, tout ça pouvait attendre. Là, elle voulait seulement profiter de l'instant présent, sans se soucier du reste.
« Pas grand chose... »
Mais Robin n'eut pas le temps de continuer. Un énorme choc se fit entendre et tous se retournèrent vers les deux garçons. Enfin, le seul garçon qui restait, Franky ayant disparu du champ de vision.
« Si c'est cet idiot que vous cherchez, il est là-dessous. »
Iceberg pointait du doigt un amas de planches de bois. Et effectivement, Franky réapparut au bout de quelques instants, se frottant la tête en se plaignant. L'aîné l'observa, puis explosa de rire.
« Je t'avais bien dit que t'avais besoin de mon aide !
- La ferme ! J'ai glissé, c'est tout. »
Le gamin avait rougit de honte alors que Iceberg continuait de rire. Franky s'avança à grands pas vers lui, puis lui écrasa le pied de toutes ses forces. Le plus vieux hurla et le poursuivit alors que le garçon tentait de s'échapper. Tom et Kokoro se mirent à rire, pendant que Robin observait la scène avec attention, un petit sourire sur les lèvres.
Un charpentier, suspendu à une corde au dessus du navire en construction, observa les deux garçons avec un air apitoyé.
« Ces deux là... Ce sont vraiment des cas désespérés... »
Puis il se remit à son travail, mais, en se retournant, il fit tomber un seau d'eau. A ce moment précis, Franky passait en dessous. Toute l'eau se déversa sur lui. Le jeune garçon s'arrêta et pointa son nez vers le ciel : le seau se dirigeait vers lui à toute allure.
« Franky ! Bouge ! »
Iceberg accourut vers le plus jeune qui avait ouvert grands les yeux. Robin mit une main sur sa bouche, s'attendant au pire. Elle ferma les yeux.
Deux bras apparurent aux pieds de Franky et le poussèrent un peu plus loin. Le seau tomba sur l'un d'entre eux. Robin hurla dans un soubresaut. La paire de bras disparut instantanément, laissant une traînée de pétales de rose derrière eux. La brune serra son avant-bras gauche. Elle se mordit la lèvre, empêchant des larmes de douleur de couler. Elle retira soigneusement sa main et découvrit une grande écorchure, légèrement rougie.
Franky, Iceberg, Tom et Kokoro la regardèrent avec des yeux tout ronds, ne comprenant pas vraiment ce qu'il s'était passé.
Robin fronça les sourcils en faisant un tout petit sourire.
Finalement, peut-être que le moment était propice pour parler de sa découverte.
Et voilà, vous avez bien mérité un chapitre un peu plus long, vu le temps que je vous ai fait attendre !
En espérant être toujours à la hauteur de vos espérances ! (espoir, espoir ! x))
