Titre : Le labo de J est un endroit dangereux
Auteur : Iroko
Base : Gundam Wing
Genre : yaoi et hétéro, humour et amour
Couple : Devinez.
Disclamer : Les personnages sont pas à moi mais j'ai le droit de les faire tourner en bourrique.
Blabla de l'auteur : Ça fait un moment que je suis tombé dans un trou noir de moral et d'inspiration. J'espère que ce petit chapitre vous plaira. Le précédent était dédié à Duo et Heero, là on va voir ce que ça donne pour les autres.
Le labo de J est un endroit dangereux
Chapitre 4
Côté Quatre et Trowa, chacun prit sa douche de son côté. Trowa l'air de rien et Quatre en vitesse les yeux à moitié fermés. Après tout il n'y avait pas de quoi en faire tout un plat. Quatre avait juste eu besoin de tout son self-control pour ne pas repenser à ce qu'il avait ressenti dans le hangar. Les sensations du soldat parfait l'avaient atteint brusquement, transformant la reposante banquise mentale en un foyer solaire. Heureusement que personne n'était à côté de lui, il avait eu du mal à étouffer assez ses perceptions pour reprendre la maîtrise de son pouvoir. Depuis il avait laissé son empathie en mode off verrouillé. Et il ne voulait pas savoir le comment du pourquoi. Ce qui n'était pas forcément le cas de Trowa qui avait tendu l'oreille en passant devant la chambre de ses coéquipiers. Ayant quitté son gundam pour chercher des outils, le gundamium de Sandrock n'avait pas été assez épais pour l'empêcher d'entendre les gémissements réprimés de Quatre. Surtout que l'habitacle était ouvert. Quid donc avait amené Duo et Heero à des actes aussi inhabituels ? Car Trowa n'était pas dupe. Duo était trop familier de telles occupations pour que Quatre ne s'en soit pas prémuni. Et Heero n'aurait jamais l'idée d'expérimenter pareille chose en-dehors d'un ordre de mission. Dissimulés sous sa mèche, ses sourcils s'agitaient d'interrogation.
Mais revenons quelques heures plus tôt à l'infirmerie. Wufei termine lentement son repas. Très lentement. EXTREMEMENT lentement. Parce que tant qu'il mange il peut se permettre de ne penser à rien. Juste cette nourriture délicieuse (par rapport à ce qu'ils avaient dernièrement). Mais voilà, tout assiette, aussi remplie soit-elle, finit toujours par se retrouver vide. Comme le regard de son possesseur qui essaye de repousser l'inéluctable.
- Wufei ?
Pitié non Sally.
- Désolé de te déranger dans ta méditation mais il va bien falloir s'organiser. À la rigueur on peut repousser la douche au lendemain, d'ici qu'il y ait un miracle cette nuit, mais par contre il faut voir ce qu'on fait pour nos bouleaux respectifs. Vu qu'on a décidé de ne pas alerter les autres rebelles sur ce fâcheux incident. Pour l'instant je pourrais te prendre comme apprenti, ça sera pas évident de mystifier les éventuels blessés mais on a une chance de s'en sortir. Pour ce qui est des missions, je suppose que tu ne voudras pas me prêter Nataku, et ce serait suicidaire de te laisser en charge de l'infirmerie. Donc j'ai pensé qu'on pourrait te faire passer pour blesser, du genre à la jambe. Je me ferais une pseudo attelle et comme tout le monde sait combien tu détestes être inutile, ça ne paraîtra pas bizarre que tu donnes un coup de main.
- Si seulement ça pouvait être ça, et pas moi en pseudo docteur.
- Bah, la blouse d'infirmière me va plutôt bien, je trouve.
Wufei rougit en se tortillant avant de s'immobiliser. Pourquoi fallait-il que ces… trucs de filles gigotent autant quand il bouge ? Le soutien-gorge n'était-il pas sensé bloquer tout ça pour que ça ne gêne pas ? À moins que Sally n'en ait pas mis… Wufei faillit s'évanouir à nouveau. Pourquoi devait-il penser à ce genre de choses !? Pour sa santé mentale ne devrait-on pas le placer sous anesthésie cérébrale jusqu'à un hypothétique retour à la normale ? Sally eut pitié du pauvre soldat émasculé.
- Tiens, Wufei.
Le désespéré regarda les médicaments avec incompréhension.
- Il s'agit de somnifères. Va te coucher, sans te déshabiller même si tu veux, j'ai des blouses de rechange. Si la situation n'a pas évolué demain, vient à l'infirmerie. On verra alors le programme de ta formation médicale.
Wufei prit le parti d'acquiescer et de filer vers son lit avec ses médicaments. Encore heureux qu'il ait une chambre individuelle.
- Wufei !
- Quoi ?
- Si tu vas dans ta chambre, on risque de se demander ce que Sally y vient faire la nuit.
Wufei rougit devant pareilles implications.
- Je vais te conduire à ma chambre en boitant, ça ira parfaitement avec mon rôle d'apprenti trop machiste pour ménager sa blessure.
- Je ne suis pas…
- Arrête de crier pour rien onna et amène-toi.
Wufei suivit Sally, le souffle coupé par l'effarement. Force était de constater que Sally jouait son rôle à la perfection. Lui n'osait pas imaginer comment les gens qui le croisaient le voyaient. Bon sang, il n'était pas entré dans la résistance pour faire du théâtre ! Etre dans la chambre d'une onna le mettait mal à l'aise. Heureusement que celle de Sally était assez sobre. Pas comme celle de Maxwell. Comment Yuy pouvait-il supporter ça ? Comment faisait-il pour supporter Maxwell tout court de toute manière ?
- Bon le lit est là. Pour les habits j'en ai à l'infirmerie donc on pourra voir demain si tu veux. Mon pyjama est sous l'oreiller si ça te dit.
Oh que non ça ne lui disait pas.
- Et t'inquiètes pas pour ta chambre je ne toucherais rien et j'ai des vêtements à ta taille à l'infirmerie.
Par Nataku, dire qu'il allait passer la nuit loin de son sabre et de son matériel de méditation.
- Bonne nuit.
- 'nuit.
Sally quitta Wufei, qui faisait une tête d'enterrement, pour rejoindre la chambre du chinois. Wufei quitta quand à lui les chaussures de fonction et s'étendit sur le lit, aussi raide qu'une chemise qu'on aurait noyée dans l'amidon. Il dut bien passer une heure à ruminer son infortune avant de se rappeler des somnifères. Tant pis pour sa fierté, de toute manière ça valait mieux pour elle qu'il éteigne toutes les fonctions. Une fois le médicament avalé, il se recoucha sur les draps et s'endormit d'un sommeil de bois. D'ailleurs il était aussi roide qu'une branche.
Pendant ce temps-là, J noyait sa consternation dans le bourbon en espérant que les autres professeurs n'apprendraient rien de tout ceci – on peut toujours rêver – et ne se foutraient pas de sa gueule.
TZUSUKU
