Disclaimer :Hetalia appartient à Himaruya et les Fables sont l'œuvre de Jean de La Fontaine . Seul l'idée d'un crossover entre les deux est de moi .
Cette Fable a été écrite à une heure que je ne qualifierait pas d'humainement viable (3 ou 4 heure du matin je crois) . Je m'excuse donc si la qualité n'est pas trop bonne . Bonne lecture .
Le lièvre et la Tortue
(L'Italie et l'Amérique)
Rien ne sert de courir ; il faut partir à point .
L'Amérique et l'Italie en sont un témoignage .
Gageons, dit celui-ci, que vous n'atteindrez point
Si tôt que moi ce but. Si tôt ? Êtes-vous sage ?
Repartit le pays léger.
Mon pauvre il vous faut purger
Avec quatre grains d'ellébore.
Sage ou non, je parie encore.
Ainsi fut fait : et de tous deux
On mit près du but les enjeux :
Savoir quoi, ce n'est pas l'affaire,
Ni de quel juge l'on convint.
Notre américain n'avait que quatre pas à faire ;
J'entends de ceux qu'il fait lorsque prêt d'être atteint,
Il s'éloigne de l'Angleterre , le renvoie aux Calendes,
Et lui fait arpenter les Landes.
Ayant, dis-je, du temps de reste pour manger,
Pour dormir, et pour écouter
D'où vient le vent ; il laisse l'Italie
Aller son train de Sénateur.
Il part, il se contrit ;
Il se hâte avec lenteur.
Lui cependant méprise une telle victoire,
Tient le gageur à peu de gloire ;
Croit qu'il y va de son honneur
De partir tard. Il mange, il se repose,
Il s'amuse à toute autre chose
Qu'au gageur. A la fin quand il vit
Que l'autre touchait presque au bout de l'arrivée ;
Il partit comme un trait ; mais les élans qu'il fit
Furent vains : l'Italie arriva le premier.
Hé bien, lui cria-t-il, avais-je pas raison ?
De quoi vous sert votre vitesse ?
Tout plein d'allégresse et de paresse ,
Apprenez donc l'abnégation !
