Bon, voici le chapitre IV, j'espère qu'il vous plaira, il ne me satisfait pas entièrement, mais il y a des morceaux que j'aime bien et comme j'ai du mal à savoir comment tourner ça, je le poste comme ça, donc désolée si ce n'est pas parfait, mais, en même temps, je suis loin d'être une écrivain accomplie.

Voilà, alors, comme plusieurs personnes me faisaient des remarques sur Sirius Black, Vous avez dit Sirius Black, je tenais à faire une remarque générale. C'est vrai, j'ai un peu abrégé le dernier chapitre, de un, parce que je ne voulais pas faire trop lourd et que ça aurait fait vraiment long et que je ne savais pas trop comment tourner tout ça et de deux, parce que, quand on est en deuil, certes, on peut vouloir rester dans son coin et s'éloigner de ce qui a provoqué la mort et tout ça, mais je sais aussi que certaines personnes donnent l'impression de vite passer à autre chose, elles "oublient" volontairement le décès pour ne pas se sentir triste...c'est peut-être égoïste, mais bon, je sais qu'il y a des gens comme ça - je suis un peu comme ça, on semble s'en remettre facilement, en se rapprochant de quelque chose qui nous est cher mais dès qu'on est seul, on y repense - Bref, on va s'éterniser... Ensuite, on m'a dit que Nirvana faisait légèrement Mary-Sue...et bien, en fait, c'est un peu pour ça que j'ai crée Lisaëlle, parce que Nirvana commençait à m'agacer et que j'avais envie d'écrire un truc sur une fille folle qui me ressemblerait un peu...( pas tout, je vous rassure, XD, je suis pas aussi compliquée qu'elle, du moins, je pense). Et puis, je disais dans mon autre fic que vous risquiez de ne pas l'apprécier parce que généralement, les autres auteurs font des RL/OC où les OC sont super gentilles et tout, qui se pament aux pieds de Rémus, des filles un peu trop gentilles ( du genre Kyana dans Parfois, je ne critique absolument pas cette fic je L'ADORE littéralement, je désespère en attendant la suite, d'ailleurs), mais je voulais juste faire quelque chose, où, pour une fois, ce n'est pas Sirius qui se coltine une fille tarée et méchante ( bon, ok, rémus est un Loup-garou mais c'est pas pour autant qu'on doive lui faciliter le travail ^^)

Sur ce, je vous laisse...Ah, et le titre, c'est en référence à Réflexion, la chanson de Mulan...Toujours Disney...


Chapitre IV :

Réflexion

Rémus était encore allongé sur son lit, tentant de comprendre pourquoi il avait fait ça. Fixant le plafond, comme si, soudainement, Merlin allait apparaître et lui apprendre la raison de son comportement, il restait interloqué de ce comportement audacieux. Il était terriblement gêné. Qu'est-ce qui lui avait pris ? Pourquoi avait-il réagit comme cela ? Le jeune Gryffondor se rappelait très précisément de ce qui avait conduit à sa prise de parole sans pour autant comprendre comment il avait pu se laisser aller à son intuition.

Lisaëlle Dunning était quelqu'un d'assez étrange et secret et qui n'avait certainement pas l'habitude de faire part de ses sentiments, ni qu'on s'intéresse à elle, et là, pendant quelques secondes, elle avait laissé échapper quelque chose, pas grande chose, juste de quoi leur faire comprendre, que, non, définitivement, elle n'était pas méchante de nature. Rémus, encore, sous le coup de la surprise, aurait peut-être réussi à comprendre, qu'avant, il avait été comme elle, où tout du moins, un comportement similaire au sien, sans prendre en compte la prétendue méchanceté. Mais cela c'était avant les Maraudeurs, c'était avant Poudlard. Avant qu'on ne lui fasse comprendre que ce n'était pas parce qu'il était lycanthrope qu'il n'avait pas le droit de se plaindre, qu'il n'avait pas le droit de montrer ses sentiments. Bien évidemment, elle n'était pas lycanthrope, il l'aurait su dans le cas contraire. Mais elle avait du vivre quelque chose de particulièrement difficile pour qu'elle se persuade que ses sentiments ne valent pas la peine d'être exprimés. Du moins, c'est comme cela qu'il interprétait son comportement. Le jeune homme secoua la tête. Se mettait-elle volontairement à l'écart des gens de peur d'être blessée ? Déçue ? Ou quelque chose d'autre encore ?

Vraiment, même s'il concevait parfaitement cela, il ne comprenait toujours pas pourquoi elle le haïssait lui particulièrement. Une partie de lui, celle toujours anxieuse, presque parano, s'imagina avec inquiétude un scénario dans lequel sa famille était attaquée par un loup-garou, qu'elle en soit la seule survivante…elle haïssait donc tous les loups-garous, quoi de plus normal, d'ailleurs tout le monde devrait détester les loups-garous… Aussitôt, son esprit pragmatique de jeune Gryffondor doué et prodige des échecs vint à sa rescousse. Cela ne pouvait pas être ça puisqu'elle ne savait pas qu'il était loup-garou. Et puis, cela ne faisait-il pas un peu trop cliché qu'elle soit la seule survivante d'une attaque pareille ? Cela ne se produisait que dans les livres, pas dans la vraie vie. C'était donc autre chose, quelque chose qui n'avait rien à voir avec sa condition. Mais qu'est-ce-que cela pouvait bien être ? Pourquoi le détestait-elle en particulier ?

Une alarme se déclencha dans sa tête. Il était entrain de devenir paranoïaque et presque obsédé par cela, tout ce qu'il détestait être, en somme, tout ce qui caractérisait un loup-garou. Il soupira férocement et se releva d'un bond, avant de fixer ses amis qui le regardaient, un air étrange sur le visage, presque conspirateur. James et Sirius avaient un sourire trop mirobolant pour être innocent et Rémus espéra qu'ils n'avaient rien prévu de trop irresponsable envers Lisaëlle Dunning.

- J'espère sincèrement que vous ne comptez pas suivre ce que j'ai dit tout à l'heure…commença-t-il, mal à l'aise, toujours ennuyé de voir cet air sur leurs visages. Cet air, c'était celui qu'ils arboraient lorsqu'ils venaient de réussir un coup particulièrement difficile. Mais ça ne devait pas être ça, ils ne l'auraient pas tenu hors d'un projet Maraudesque.

- Tu préfères t'en charger seul ? sourit Sirius, découvrant des dents blanches.

- Hein ? fut tout ce que Rémus parvint à répondre. Est-ce-que j'ai manqué une réplique ? Me charger de quoi ?

- De Dunning ! répondit James, comme si c'était aussi évident qu'un nez au milieu d'une figure.

- Mais, puisque je viens de te dire que…

- J'ai été méchant…coupa James, regrettant visiblement ses paroles. Je ne sais pas ce qu'il se passe chez elle mais je veux vraiment me rattraper. Et j'ai besoin de Messire Rémus Lupin, expert en comportement détraqué et…

- James ! gronda Rémus. Sirius et James se jetèrent un regard entendu, partageant un sourire ravi.

- Mais pourquoi vous souriez comme deux imbéciles ? s'énerva le lycanthrope.

- Pour rien ! ricana Sirius.

- Patmol, tu oublies que je suis un Maraudeur, et que je ne suis pas né de la dernière pluie, alors ?

- Oui, alors, Lunard, vas-tu m'aider à réparer ma bêtise ? En plus, il me la faut absolument en batteuse !

Rémus le scruta avec un regard faussement condescendant.

- Siteuplaît ! plaida James avec la voix d'un enfant qui vous supplie de le laisser manger la tablette de chocolat.

- James ! gronda Rémus. Elle n'a pas envie de nous avoir pour amis.

- Et depuis quand on fait ce que les autres veulent, hmmm ? Et c'est toi-même qui m'a dit ça, l'année dernière ! rétorqua Sirius.

- Pfff…pourquoi faut-il que tu aies une si bonne mémoire, Patmol ? se désespéra Rémus en soupirant. Il regarda d'un air faussement désespéré ses deux amis, assis par terre, jouant à une partie de bataille explosive.

- Certes ! ricana James. Mais le sage et parfait Rémus Lupin ne peut décemment pas illustrer la maxime : « Faites ce que je dis, pas ce que je fais, n'est-ce-pas ? »

- Herm, dans le cas présent, mon cher Cornedrue, c'est le contraire ! railla Rémus. Faîtes ce que je fais, pas ce que je dis ! Et je ne suis pas parfait !

- Tu es un être plein de contradiction, mon cher Lunard ! soupira James d'un air faussement sérieux.

- Certes…le problème est donc réglé !

- Que non ! s'exclama vertement James. Je veux m'excuser, qu'elle devienne notre batteuse et notre amie par la même occasion et j'ai besoin de notre psychologue de service !

- Je serais bien incapable de t'expliquer son comportement ! rétorqua Rémus en haussant les épaules, fataliste. Et je ne suis pas un psy !

- Bah, dans ce cas, tu découvriras le mystère Dunning en même temps que nous ! souffla James, ignorant sa dernière remarque.

- C'est dingue, vous vous rendez compte, on a un mystère tous les ans ! s'exclama Sirius. Heureusement qu'il n'y a pas de huitième année ! Je craindrais férocement cette année là !

James rigola et Rémus secoua la tête, faussement dépité, un sourire indulgent sur les lèvres.


De l'autre côté de la salle commune des Gryffondors, dans un dortoir presque vide, Lisaëlle était sous sa douche, tentant de se noyer sous le poids de la honte, de la peur, et de l'appréhension. Pour peu, elle aurait été capable de s'enfuir d'ici et de rejoindre la banlieue de Manchester. Mais immédiatement, elle songea à l'endroit où elle devrait vivre. Mieux valait encore Poudlard, ses professeurs suspicieux – MacGonagal ne la lâchait plus -, ses élèves, ses Maraudeurs, son Rémus Lupin à la main douche et chaude…. Sa belle et douce main…

Raaaaaaaaaaah ! Ca y est, voilà qu'elle recommençait à fantasmer. Stop ! Stop ! STOP !!! Elle devait penser à quelque chose de désagréable, de très désagréable. Sa mère. Sa détestable mère. Celle qui avait attendu la mort de son père, Nymphéus Lancial, le grand-père maternel de Lisaëlle, pour divorcer et s'enfuir en France, son pays d'origine, où elle enseignait la botanique à Beauxbâtons. Elle ne savait pas pourquoi sa mère avait tant d'aversion pour elle et, cela lui était égal à présent. Elle aurait voulu se dire qu'elle n'avait rien à voir avec elle mais, comme sa mère, elle adorait les plantes. La Botanique était sa matière préférée et elle comptait bien partir au fin fond de la forêt amazonienne pour étudier les nouveaux spécimens. Et comme sa mère, elle était blonde.

Auparavant, elle avait tenté de se teindre les cheveux, en noirs, pendant sa « période » gothique, mais elle avait eu l'air d'un balais crasseux – ce n'est pas qu'elle s'estimait mieux aujourd'hui, mais bon, à l'époque, on aurait juré qu'elle était le sosie de Rogue – et elle avait donc repris sa couleur originelle . Elle eut un sourire. Un des rares sourires sincères qu'elle savait encore donner. Cette époque était révolue mais, par Merlin, qu'elle s'était sentie bien et comprise entourée de ses amis. Malcolm, qu'on appelait MC car il détestait son prénom, le gentil MC, rebelle mais gentil. Et très bon chanteur. Sawyer, fou de nouvelles technologies et fan des Beatles. Cela avait été sa bande, autrefois. Ils ne s'étaient plus revus depuis des années, sans qu'elle sache trop pourquoi. Enfin, si, elle, elle était à Poudlard, eux, Moldus, avaient arrêté l'école depuis longtemps et voguaient ça et là, sans trop savoir quoi chercher. La jeune fille espéra qu'ils allaient bien et sortit de sa douche.

Parfait, elle avait arrêté de fantasmer, et maintenant qu'elle avait les pensées claires, elle pouvait réfléchir et trouver un moyen de se débarrasser de la fausse inquiétude de ses collègues Gryffondors. Lorsqu'elle parvint à raisonner sa partie romantico-niaise, elle retourna dans sa chambre et s'allongea sur son lit. Le Mercredi après-midi était libre, si bien qu'elle n'avait rien d'autre à faire que ses devoirs où traîner dans la salle commune. Or, elle avait terminé tous ses devoirs et n'avait vraiment pas envie de croiser les Maraudeurs après la scène à laquelle ils avaient assisté. Pourtant, son répit fut de courte durée car on frappa à sa porte. Cela n'était probablement pas ses compagnes de chambres, car elles ne se seraient pas donné la peine de frapper. Lisaëlle se leva et ouvrit la porte, l'entrebâillant juste assez pour voir la belle Evans lui sourire doucement.

- Quoi ? marmonna-t-elle, d'un ton peu amical. Il fallait ce qu'il fallait pour avoir un semblant de paix dans cette école.

- Salut, Lisaëlle, ça te dirait de venir faire un tour, histoire qu'on discute ?

- Très tentant, répondit Lisaëlle, d'une voix qui faisait clairement entendre le contraire. Mais j'ai des trucs à faire.

- Des trucs comme quoi ? s'enquit l'ancienne préfète.

- Des trucs personnels ! répondit Lisaëlle. Ecoute, Evans, je suis pas une fille sympa, je suis le genre de fille qui sait être très méchante juste pour qu'on lui foute la paix, alors, retourne bécoter ton attrapeur – au passage, dis-lui que je ne veux pas être dans son équipe à la noix – et laissez-moi tranquille !

- Lisaëlle, je ne pense pas que tu sois foncièrement méchante, tu as juste…

- Tu t'imagines quoi ? Que j'ai eu une enfance torturée, que mon père est un salop qui ne sait pas comment je m'appelle ? Que ma mère est une folledingue qui a fondé la religion de la perfection ? Que la seule personne qui m'aimait un tant soi peu est morte ? explosa la jeune fille sous les yeux éberlués de Lily Evans. Puis, elle se rendit compte que sans le vouloir, elle avait résumer sa situation. Bah…Tu te trompes, ok ? se rattrapa-t-elle. Je suis juste une salope qui se demande ce qu'elle fout à Gryffondor ! « Purée, mais t'as avalé un sérum de vérité ou quoi ???! » Agacée, Lisaëlle claqua la porte au nez de la rouquine et lança un sort pour verrouiller la porte.

- Dunning ! appela Evans. « Mais elle est aussi bornée que son crétin de copain ! Tu me diras, faudra bien ça pour pouvoir le supporter nuit et jour ! » Si je leur raconte ce que tu viens de me dire, ils ne vont pas te lâcher, je les connais.

- Et alors, je me suis très débrouillée jusqu'ici ! contra la jeune fille.

- C'est parce qu'ils n'y ont pas mis toute leur énergie !

- Tsss…Je t'ai raconté des conneries ! grommela-t-elle en rouvrant doucement la porte, juste pour lui permettre de voir la rousse.

- Je ne crois pas…

- Alors quoi, qu'attends-tu de moi ?

- Tu ne veux pas qu'on essaye de devenir amies ?

- C'est pathologique chez vous, de vouloir devenir mes amis !

Evans posa ses mains sur ses hanches et eut un sourire consterné mais gentil.

- On veut vraiment devenir tes amis…

- Faux, les quatre énergumènes qui te servent de potes veulent simplement savoir pourquoi je les déteste, ça doit les gêner dans leur statistiques de popularité..Ah, et, oui, j'oubliais, ton copain qui veut que je sois batteuse, nah, mais franchement ! Se croit où, lui ? marmonna-t-elle.

- Lisaëlle, James est juste…un incorrigible optimiste, comment serait-il parvenu à sortir avec moi, sinon ? s'amusa-t-elle. Lisaëlle ne put s'empêcher de sourire à cette remarque, avant de se reprendre bien vite. Il n'a simplement jamais vu quelqu'un qui frappe aussi fort, et crois-moi, c'est un compliment venant de sa part, il en a vu passer des batteurs !

- Peut-être mais, je n'ai pas envie de faire ça…Tout le monde va me regarder et je…n'aime pas ça…

- Peut-être que j'arriverais à convaincre James de laisser retomber un peu cela ?

- Définitivement ?

- Euh…j'en doute, mais au moins pour un moment, le temps que tu nous fasses confiance…

- La confiance et moi ça fait 72 ! se moqua la jeune fille en se laissant choir sur son lit, permettant à la jeune fille d'entrer dans la chambre. Ok, qu'est-ce-que tu veux ?

- Quoi ?

- Qu'est-ce-que tu veux si tu convaincs Potter de me laisser tranquille ?

Evans la regarda, les yeux ronds avant que Lisaëlle ne ricane, consentant à éclaircir la jeune fille.

- Franchement, on est pas chez les Barbapapas ! Quand tu rends un service à quelqu'un, tu dois forcément avoir une dette, alors, c'est quoi la mienne ?

- Tu connais les Barbapapas ? s'étonna Evans. Tu es d'origine Moldue ?

- Euh, un peu, oui mais…alors ? Qu'est-ce-que tu veux ?

- Rien…simplement, considères moi comme ton amie, tu veux bien ?

Lisaëlle la scruta, indécise avant de marmonner son accord.

- Ca doit pas être si terrible d'être amie avec une fille…

- Tu as des amis garçons ?

- Ouais, y a longtemps mais assez parlé de moi…

- Il faudra bien que tu me parles de toi, non ? On est amies ! sourit Lily avant de s'éloigner. Et là, Lisaëlle eut la très nette impression de s'être faite avoir.

- Et merde ! lâcha-t-elle.

Plus loin, Lily rejoignit ses amis dans la salle commune, encore troublée. James discutait avec Rémus puisque Sirius était parti voir Nirvana et Peter se goinfrait de bonbons. Le capitaine de Quidditch releva vivement la tête et offrit un sourire resplendissant à sa petite amie.

- Alors ?

- Alors j'ai un semblant de compromis…souffla Lily en s'asseyant à côté de lui. Mais si tu veux devenir son ami, il va falloir que tu arrêtes de la harceler pour qu'elle intègre ton équipe…

- Mais…contra le jeune homme. Si je n'ai pas de batteurs pour le match, je vais me faire percuter avant même de décoller !

- Sans cela, on ne pourra pas devenir ses amis…Et à mon avis, rien que ça, ce sera déjà un exploit en somme !

- Pourquoi ? s'enquit Rémus en ignorant le petit sourire de James. Mais pourquoi souriait-il de cette façon à chaque fois qu'il parlait ???! Il n'avait quand même pas fait une blague contre lui ? Quelque chose dont il ne se serait pas encore rendu compte ? Mais à en croire l'expression de Lily, ce n'était pas cela, elle n'avait semble-t-il rien remarqué. Etait-il simplement entrain de devenir parano ?

- Herm…j'ai plus ou moins promis de ne rien dire…souffla Lily.

- Pardon ? Tu t'es fais avoir ! Je croyais que tu allais marchander ! Faut envoyer Nirvana, elle est plus douée que toi ! s'exclama Peter. Trois regards se tournèrent vers lui. Le tact n'était vraiment pas le fort de Peter.

- Non, je lui ai plus ou moins promis le silence, si on devenait amies…On passe du temps ensemble quand on est amies, et, devinez avec qui je passe le plus clair de mon temps, hmm ? sourit-elle. Les deux autres Maraudeurs lui sourirent, Peter rougit et baissa les yeux.

- Mais…c'est grave ?

- Je sais pas trop, on dirait qu'elle ne veut pas qu'on ait d'empathie pour elle…Elle doit assimiler ça à de la pitié…

- A ce point ?

- Je pense qu'elle n'a pas l'habitude qu'on s'intéresse à elle…Elle ne pense pas qu'on veuille sincèrement être ses amis…

- Bah, après tout, c'est juste pour qu'elle fasse partie de l'équipe, non ? s'enquit Peter. A nouveau, les regards se tournèrent vers lui.

- Peter, tu as quelque chose contre Dunning ? s'enquit Rémus, fronçant légèrement les sourcils.

- Non, mais je ne vois pas pourquoi on se donne tant de mal pour quelqu'un qui nous déteste !

- Elle n'est pas méchante, Peter, je pense juste qu'elle s'éloigne des gens pour ne pas être déçue par eux…elle ne semble pas avoir beaucoup d'estime pour la nature humaine. Souffla Lily.

- Eh bien, on lui prouvera qu'on est jamais déçu par un Maraudeur, hein Lunard ? sourit James de son beau sourire email diamant. Bon sang, ce sourire était toujours synonyme de coup fourré qu'on a brillamment réussi à cacher. Rémus ne répondit pas, se contentant de hausser les épaules. Il était vraiment inquiet…Il secoua la tête négativement, chassant ses mauvaises pensées et sa paranoïa de sa tête. James et Sirius, tout comme Peter, ne feraient jamais rien contre lui. Mais il y avait bien pourtant quelque chose qui clochait. Agacé, Rémus fronça les sourcils et fixa sévèrement James. Ce dernier sourit cette fois, de manière bien plus convaincante, penchant légèrement la tête sur le côté. Non décidément, si blague il y avait, elle n'était pas contre lui.

Plusieurs jours passèrent pendant lesquels Lily passa tout d'abord du temps, seule avec Lisaëlle. Où tout du moins, elle essayait. Lisaëlle était quelqu'un de très renfermé qui n'avait pas pour habitude de se faire remarquer. L'ancienne préfète en venait même à se demander comment elle avait pu se faire remarquer d'eux. On avait beau parler d'elle lorsqu'on cherchait un caractère explosif, Lisaëlle n'était pas mal placée non plus, sauf, qu'elle, elle était d'une certaine façon, plus discrète. Ainsi, Lily était avec la Gryffondor, réfléchissant à sa prochaine stratégie pour intégrer Lisaëlle dans leur groupe d'amis. Il serait plus facile de lui faire accepter Nirvana et ensuite, peut-être Peter, Sirius et enfin, James et Rémus puisqu'ils étaient ceux contre lesquels elle semblait avoir le plus grief. Lily aurait bien aimé savoir ce qu'avait bien pu faire Rémus – elle comprenait assez bien que toutes les filles n'apprécient pas James puisqu'elle l'avait elle-même repoussé pendant près de trois ans et demi – mais savait que c'était encore trop tôt.

- Pourquoi tu me regardes comme ça ?!! maugréa Lisaëlle, relevant brièvement ses yeux avant de les reposer sur sa copie de botanique. Visiblement, elle adorait et excellait dans cette matière.

- Oh, je réfléchis…sourit Lily. Elle était vraiment méfiante. Vraiment, elle avait dû vivre quelque chose de…

- Arrête de cogiter sur moi ! reprit la jeune fille, ce qui étonna Lily.

- Et, comment tu sais que je cogites sur toi ?

- Je ne suis pas que con, quand, on fixe quelqu'un, c'est qu'on cogite sur lui ! railla-t-elle en feuilletant son livre. Franchement, tu perds ton temps, Lily.

La jeune fille sourit. On était passé du « Evans » à « Lily ». Lisaëlle releva la tête juste à temps pour remarquer que Severus Rogue s'était approché. Lily le fixa, bouche-bée, avant de froncer les sourcils. James avait dit qu'il l'avait agressée.

- Severus ? Qu'est-ce-que tu veux ?

- Ce n'est pas à toi que je suis venu parler ! rétorqua froidement le jeune homme avant de tourner les yeux vers Lisaëlle. Ils se fixèrent pendant quelques instants avant que la Gryffondor ne se penche et ne fouille dans son sac pour en ressortir un livre foncé.

- Fais attention, s'il te plaît !

- Tu me prends pour qui pour seulement imaginer abîmer un chef d'œuvre pareil ? s'offusqua Rogue en s'emparant du livre. Il fit demi-tour presque aussitôt, sous le regard désabusé de Lily.

- Attends, là, je suis perdue…Je croyais qu'il t'avait agressée !!!

- Ce n'était rien ! répondit Lisaëlle en balayant l'évènement d'un revers de main.

- Tu connais Severus ?

- Pas très bien. Avoua Lisaëlle en tournant son parchemin pour continuer sa dissertation. Cela lui faisait son quatrième parchemin. Lily ne voyait pas ce qu'elle pouvait bien raconter sur les propriétés des racines de Tilleul qui fasse quatre parchemins.

- Et tu lui prête un livre qui a tant de valeur ? s'exclama Lily. Agacée, Lisaëlle releva la tête et la fixa.

- Je ne vois pas où est le problème, il me l'a demandé !

Lily plissa les yeux tandis que Lisaëlle, semblant être prise d'une nouvelle inspiration, continuait son devoir. Quelque chose clochait. Severus l'agressait et elle, elle lui prêtait un livre ! La menaçait-il de représailles si jamais elle ne se pliait pas à ses exigences ? La rouquine se replongea dans son devoir. Elle connaissait Severus, elle savait qu'il était très dépendant de ses amis sang-pur et que si l'un d'eux le conseillait de faire quelque chose, peu importe quand, il finirait par le faire. Mais de là à menacer quelqu'un…Elle ne l'aurait pas cru si…Serpentard. Lily soupira et la voix de Nirvana se fit entendre, quelque peu sèche :

- Désolée, je devais m'occuper d'un truc…

Lisaëlle releva la tête et fixa Nirvana d'un œil indifférent pendant quelques secondes avant de retourner à son devoir. Nirvana ne s'en formalisa pas et Lily souffla :

- C'est ta sœur ?

- Ouais…Ma mère lui a demandé de me faire « revenir dans le droit chemin » soupira la Serdaigle, réellement agacée par ce fait. Mon père est en voyage d'affaire en France, alors tu parles, elle essaye tout et n'importe quoi…

- Ton père revient quand ?

- En fin de semaine…Si tout se passe comme prévu…Il y a un Mage Noir dehors…Il se fait appeler Voldemort et les Français ont eu des problèmes avec lui dans le Sud et, ils n'arrivent pas à l'attraper. Les garçons ne sont pas là ?

- Non, James continue ses sélections pour les batteurs, il se désespère – Elle avait promis à James de tenter un truc, mais Lisaëlle ne sembla pas réagir – et il a réquisitionné Sirius et Peter a suivit. Rémus, si je me souviens bien, aide des filles de quatrièmes années en DFCM. Lisaëlle qui s'était penchée pour fouiller dans son sac s'était relevée trop vite et sa tête avait cogné dans la table.

- Ca va ? s'enquit Lily. Lisaëlle se releva et frotta le dessus de son crâne, les joues rouges.

- Ouais, j'ai pas fait attention. Elle posa un tube métallique sur la table et Lily demanda ce que c'était de la voix douce qu'elle savait irrésistible. Lisaëlle la dévisagea avant de dire :

- Un truc qui me permet d'écouter de la musique…

- D'écouter de la musique ??! s'exclama Lily. Wouaoh ! Où tu as trouvé ça ?

- Euh…c'est…en quelque sorte une pièce unique.

- Qui te l'a fabriquée ? demanda Nirvana.

- Mon grand-père…marmonna Lisaëlle. On peut arrêter de parler ? Je dois finir mon devoir.

Elle n'y allait pas par quatre chemin s'amusa Lily. D'ailleurs, Nirvana entama également son propre devoir tandis que Lisaëlle enfonçait deux cercles noirs dans ses oreilles. Lily et Nirvana se jetèrent un coup d'œil, avant de soupirer et de discuter de tout et de rien.

Lisaëlle, quant à elle, avait complètement oublié son devoir. Elle était à la fois hors d'elle et en même temps, elle se sentait toute chose. Rémus était avec d'autres filles. Elles avaient trois ans de moins mais peu importe l'art et la manière. Il était avec d'autres filles. Et cela la mortifiait. Et elle était mortifiée d'être mortifiée. Autant dire qu'elle était complètement ahurie par la tournure que prenait les choses. Sa partie romantico-niaise semblait avoir de plus en plus d'impact sur elle et elle n'aimait pas ça du tout.

Elle avait été à deux doigts de faire comprendre à Lily, la nature de son « problème » avec Rémus. Et si jamais cela arrivait, si jamais il savait, par Merlin, que Poudlard lui soit témoin, mais ils pouvaient être certains qu'elle s'enfuirait en courant pour ne plus jamais revenir. Même si elle devait être coincée avec Miranda, sa pseudo-mère, pour le restant de ses jours. Autant dire que ce n'était vraiment pas prévu dans ses objectifs de l'année. Elle fit défiler les musiques jusqu'à en trouver une qui lui changerait les idées. La mélodie de « All you need is love » traversa ses oreilles mais elle s'empressa de la remplacer par la suivante. C'était mieux.

« And anytime you feel the pain, hey Jude, refrain, don't carry the world upon your shoulders ».

C'était l'une de ses chansons préférées. Bientôt, ses lèvres bougèrent, reprenant silencieusement les paroles de la chanson. Elle avait une fois de plus, oublié qu'elle n'était pas seule. Elle termina son devoir après avoir mit un point final à son cinquième parchemin, certaine de décrocher un O et releva la tête après avoir ôté les cercles de plastiques de ses oreilles. Lily et Nirvana lui sourirent et elle essaya de faire de même mais elle n'avait plus beaucoup de pratique en sourire, ce ne fut donc pas très glorieux.

- Ca te dit d'aller voir les sélections ? demanda Lily.

- Si tu espères que ça me fera me pâmer d'envie, tu te fourres le doigts dans l'œil jusqu'au coude ! ricana Lisaëlle.

- Non, je veux juste réconforter James. Répondit la jeune Gryffondor dans son meilleur sourire.

- J'ai pas trop le choix…soupira Lisaëlle en se relevant.

- Oh, si tu ne veux pas, ce n'est pas grave, c'est juste que, entre amies, c'est le genre de choses qu'on fait…

- Mouais…

Les trois jeunes filles se dirigèrent alors vers les gradins du stade de Quidditch et les deux premières firent un signe à James avant de rejoindre Black et Pettigrow. Prewett s'assit à côté de son petit ami, Evans à côté d'elle tandis que Pettigrow était assis de l'autre côté de Black. Lisaëlle, quant à elle, laissa une place vacante entre Evans et elle et y posa son sac – pour éviter que la Gryffondor ne se rapproche où ne lui demande de se rapprocher, elle commençait à connaître ses manœuvres – et se laissa lourdement choir.

Elle prit son temps, branchant ses écouteurs, se recoiffant, se calant confortablement, les pieds en appui sur le siège de devant avant de relever les yeux. Potter filait entre les batteurs, une batte à la main. Il donnait des instructions, le visage fermé, comme s'il était énervé par leur nullité et, à vrai dire, Lisaëlle le comprenait, bien qu'elle ne compatisse pas le moins du monde, ni même éprouve un quelconque remord. Après tout, il devait bien exister un batteur potable dans toutes les personnes qui composaient la maison Gryffondor.

L'un des batteurs avait la peau aussi pâle qu'un linge et Lisaëlle en venait sincèrement à se demander s'il n'allait pas vomir d'ici quelques secondes. Plusieurs fois, il manqua de tomber, ne tenant pas très bien dans les airs. Si bien que lorsqu'un cognard arriva directement sur lui, Potter fut obligé de le renvoyer à sa place. Il congédia sèchement le troisième année qui ne semblait pas trop mécontent de revenir sur la terre ferme. Et alors que Lisaëlle regardait deux potentiels batteurs se disputer un cognard, alors qu'elle les fixait, incrédule devant tant de stupidités, Rémus Lupin fit son entrée. Une entrée discrète mais Lisaëlle fut tout de même la première à le remarquer. En fait, il serait rentré avec une fanfare derrière lui, que ça n'aurait pas eu de grande différence. Elle se figea, commençant à trembler. Elle barrait la route qu'il emprunterait pour s'asseoir près de Black et Pettigrow. Son sang ne fit qu'un tour, d'un seul mouvement, elle passa d'affalée sur son siège, à droite comme un I, comme le lui avait tant recommandé Miranda. Lily lui jeta un coup d'œil étrange avant qu'elle ne remarque Lupin.

- Rémus ! s'écria-t-elle, joyeuse. Comment ca s'est passé ?

Lisaëlle n'entendit pas la réponse, trop occupée qu'elle était à se concentrer pour ne pas sauter sur ses pieds pour s'enfuir en courant. En parlant de s'enfuir, elle se demandait sincèrement ce qu'elle fichait à Gryffondor. Elle n'avait jamais fait preuve d'une once de courage de toute sa jeune vie.

Pas que sa vie ait trop de valeur pour qu'elle prenne le risque de se mettre en danger, mais simplement parce qu'elle n'aimait pas montrer ses faiblesses aux autres. Ils pouvaient très bien s'en servir contre elle, après cela. Ne jamais montrer qu'on a peur où qu'on est blessé. Telle était la recommandation de son oncle Auror. Et il savait de quoi il parlait. Lupin passa devant elle, elle se recroquevilla le plus possible pour éviter un effleurement inopportun. Finalement, elle put se redresser lorsqu'il s'assit à côté de Pettigrow. Elle lâcha une profonde inspiration – elle avait retenu son souffle pendant toute la manœuvre – et reprit sa position initiale. Sa partie romantico-niaise recommença à l'ennuyer, lui faisant remarquer que ce n'était pas très féminin comme position mais Lisaëlle passa outre, levant les yeux au ciel. Comme si elle en avait quelque chose à faire. Comme si IL en avait quelque chose à faire. La jeune fille reprit son examen des postulants et vit qu'il n'en restait qu'une demi-douzaine sur la vingtaine auparavant candidats.

- Pause ! cria Potter, redescendant sur la terre ferme, franchement dégoûté. Il rejoignit ses amis, jetant un furtif coup d'œil à Lisaëlle. Cette dernière fut soulagée qu'il ne lui demande pas une énième fois de rejoindre son équipe. Au moins, Evans n'avait pas menti. Potter se pencha pour embrasser Evans et se redressa, rouge d'avoir trop crié après les postulants. Comme le son de son truc-à-musique était au minimum, elle put suivre la discussion tout en faisant croire qu'elle écoutait de la musique.

- Alors ? demanda Lupin.

- Nuls ! Ils sont tous nuls ! Et pourtant, je vais devoir en choisir un parmi eux…Entre un qui ne sait pas voler, l'autre qui n'arrive jamais à toucher le cognard quand il essaye de frapper, un autre qui ferme les yeux en frappant…Je vais me tuer ! Je ne peux pas sortir de Poudlard en restant sur une défaite ! Juste à cause... d'un batteur incompétent….ragea-t-il.

- Bah, peut-être qu'avec un peu d'entraînement…risqua Black. Potter lui lança un regard qui en disait long sur son peu d'espoir. Défaitiste, il secoua la tête et s'appuya sur le dossier du siège du dessous.

- Je vais te dire, sans batteur on se débrouillerait mieux qu'avec l'un d'eux ! se plaignit-il. Mais McGonagall refuse de nous autoriser à jouer si on est pas au complet…

Du coin de l'œil, Lisaëlle vit Potter lui jeter un furtif coup d'œil mais elle fit comme si elle fixait le ciel. Une boule se forma au creux de son estomac. C'est pas vrai. Il allait pas la faire culpabiliser, quand même ???! Elle retint de justesse une grimace et tripota son truc-à-musique, faisant semblant de changer de musique. Pour le moment, elle écoutait : « Devil in her heart ». L'air misérable de Potter la dérangeait vraiment, bien qu'elle savait que ce n'était qu'une manière de l'amadouer. Il fallait dire qu'il était doué ce bougre. Lisaëlle l'ignora vivement et vit Potter soupirer.

- On reprend ! cria-t-il. Les sélections reprirent et plusieurs minutes s'écoulèrent avant qu'une des postulantes ne manque de lancer sa batte dans la tête de trois de ses comparses. Potter cria, Lisaëlle ne put se retenir de se frapper le front, cachant ses yeux devant tant d'incompétences. La Gryffondor de sixième année sembla se vexer de son attitude et s'approcha d'elle, furieuse.

- Eh toi ! Dunning ! Si tu te crois meilleure que moi, tu n'as qu'à monter essayer ! Arrête de critiquer sans avoir essayé !

- J'y arriverais cent fois mieux que toi, debout sur un balais, les yeux bandés ! ne put-elle s'empêcher de railler, un rictus dédaigneux sur les lèvres. « Mais Tais-Toi ! »

- Ah ouais ? Ben, prouves-le ! la défia-t-elle. A cet instant, Lisaëlle comprit l'une des raisons qui avait certainement poussé le choixpeau à l'envoyer à Gryffondor. Elle était pourvue d'une fierté à tout épreuve et lorsqu'on la défiait, elle ne pouvait faire qu'une chose. Gagner.

- D'accord ! sourit-elle, un air presque démoniaque sur les lèvres. " ESPECE DE TAREE !!!"


Tadamm... c'était le chapitre 4, j'espère qu'il vous a plu... Je ne sais pas quand je posterais le 5ème mais j'essayerais au moins de vous mettre quelque chose avant le 16...parce qu'après, ça va être dur pendant au moins, sur une semaine, voire deux, donc, je posterais le plus rapidement possible...

Bye ! Et pour ceux qui passent le rattrapage - si jamais il y en a - ben, bonne chance, sinon, bravo aux heureux détenteurs du bac/brevet/CFG ou tout autre diplôme !