Poudlard Story

Auteur : Niea Chan

Version de Bouboutix : 2234721 (num de la fic vu que ce plouc accepte pas les urls ...)

Base : Harry Potter

Genre : Yaoi, OOC, debile, inutile

Couples : Gniahahaha, vous verrez en temps voulu ! (meme si c'est pas tres tres dur a deviner …)

Sujet : Dumbledore, desireux d'ameliorer les relations entre Gryffondors et Serpentards, decide de tenter une experience : filmes par 50 cameras et 200 micros, enfermes dans un loft de 450 m2, Sirius Black, Severus Rogue, Harry Potter et Draco Malfoy parviendront ils a cohabiter ?

Disclaimer : Les personages tortures dans cette fic ne m'appartiennent pas, mais a Mme J K Rowling, ainsi que le concept de jeu integer dans cette fic, mais a … borf allez … m6 … voui voui, je sais … j aurais du bruler mon brouillon … trop taaaaard … De plus, je ne tiens pas compte (ou pas vraiment quoi) du Tome 5 de la saga … va falloir que je me fasse a cette idée quand meme … va falloir un jour que je me dise que …. Nooooooooooooooooooon ! Peux pas ! Argh …

Commentaires : Bon … a l'origine, ceci etait cense etre une fic commune entre ma Boubouchi et moi meme, MAIS, ma cher soeurette m a paru motivee a un point que nous avons communement decide de faire chacun de notre cote, et de publier les deux trucs afin de faire lire nos frasques et nos idees differentes sur le sujet a tout le monde …Donc voila …A l'origine, fic commune, au final, fic perso …

Promis, j'ai jamais regarde de tele realite ! (trop con)(sauf le jour ou l'autre greluche du loft 1 s'est barree et que Steevy s'est mis a braire dans son micro, j'etait morte de rire …). En tout cas, ils seraient tous parfait pour entrer dans un de ces trucs … Pardonnez moi …

Sinon, n'oubliez pas d'aller lire la version de Bouboutix ! Meme sujet mais ca va sans doute partir sur des trucs un peu beaucoup differents … A voir !

Reviews :

Bouboutix : Baka … Apres je vais me faire engueuler parce que les gens vont penser que c est de ma faute si t avances pas … Pas ma faute si tu n as aucun esprit de conviction personnel (oui oui tu es faible, pas d'autre mot …). Et reparle moi de Nutella et je deviens mechante (deja que je suis de dans le pate a cause de telephoe a 6h du mat (meme si je suis tres contente de t'avoir parle ). ET CONTINUE TES FICS ! (merde alors)(je dois tout de meme continuer a tenir mon role de grande soeur malgre leskilometres)

Artemis : La voila Merci !

Selann : Aaah tu verras ca va arriver (pas encore tout de suite mais ca va arriver ) merci pour ta review !

Nee Chan et Chana : Moi aussi, j'aurais bien voulu savoir la suite , Mais le destin, c est le destin (foutu destin va) Sinon, harry depucele par … Hagrid ! … Non non je plaisante, pas taper pas taper '' Merci pour la review !

Chris : Merchi

Natalia : Merci pour ta review J espere que la suite te plaira aussi !

Liloune : borf, c est vrai que cote realisme ''' ma bon … au niveau realisme, je suis pas trop forte donc je fais plutot dans le debile (voire tres debile) faut m'excuser Merci pour ta review !

Chapitre 3 : Etre ou ne pas Etre (Vatis ze koueshtione) (qui a ose dire que j'etais une brele en ce qui concernais les titres ?)

Sirius poussa un soupir las et se glissa dans son lit, a plus de quatre heure du matin passee. Il y etait finalement arrive. Harry et Draco s'etait profondement endormis après qu'il ait reussi a convaincre le blond qu'il verrait les fesses de son colocataire un autre jour. Ils allaient probablement avoir une sacree gueule de bois au reveil. Mais cela ne les empechera aucunement de ramasser les bouteilles, restes de bouffe et autres bordels dans la chambre le lendemain, et cela a la main, etant donne que ce brave Bubus leur avait tous gentiment "demande" de lui remettre leurs baguettes, histoire de ne pas avoir de nouveaux cas a Sainte Mangouste, voire un cadavre encombrant sur les bras. Donc, nettoyage traditionnel a la moldue.

Et une fois les deux petits bouts au pieu, il avait eu droit a la crise de nerf de Severus, qui devait apparemment passer la fin de sa rage sur quelqu'un. Et il n'allait pas s'en prendre a ce pauvre Dobby, qui n'etait meme pas au courant de l'affaire et qui roupillait sans doute comme un bienheureux entre la poubelle et le frigo. Bref, une fois la petite crise passee, Sirius l'avait emmene dans la cuisine pour lui faire un avaler un verre d'eau (coupe a la tequila) et lui passer un linge frais sur le visage, histoire d'achever de le calmer.

Puis, le Professeur s'etait ecroule epuise dans ses bras, se laissant guider jusqu'a sa chambre sans broncher. Et la, Sirius l'avait mis au lit, apres l'avoir aide a retirer ses vetements. Il n'avait pas prefere lui demander s'il dormait nu, de peur de se manger une claque. Chose rare en tout cas, deuxieme fois qu'il l'avait couche dans la soiree. Cela n'avait pas du arriver souvent (tellement peu qu'il s'en rappelait meme pas ...). La premiere fois, il avait ete moins docile, quand Sirius l'avait finalement rejoint dans la cuisine.

Honteux d'etre trouve dans un situation aussi humiliante pour lui, il ne l'avait pas laisse l'approcher, l'insultant et pret a le frapper s'il s'avancait un peu trop. Sirius n'avait cesse de lui parler, tentant de le convaincre d'aller se coucher. Tout le monde etait fatigue par la journee. Et Severus particulierement.

Puis, finaleemnt vaincu, le Professeur n'avait plus oppose la moindre resistance. Il avait laisse l'Animagus le prendre dans ses bras et le porter jusqu'a sa chambre, ou il l'avait immediatement mis au lit. Pour le retrouver debout et deja feroce peu apres. Quelle soiree ...

Observant le plafond blanc de sa chambre, la couverture remontee sous son menton, Sirius repensait au moment ou il avait deshabille le Professeur. Mince et blanc. Il sentait encore sous ses doigts le contact avec sa peau douce, qu'il avait prolonge au maximum sans que cela ne paraisse trop louche. Il ne voulait pas passer pour un pervers aux yeux de l'homme. Il ena vait deja assez a faire avec sa reputation de coureur de jupons, bordelique, chercheur d'emmerdes, paresseux et egoiste. Autant ne pas en rajouter a la liste deja bien longue de sa personnalite vue par Severus.

Il poussa un profond soupir et ferma les yeux, cherchant a s'endormir, sans y parvenir. Malgre la fatigue evidente qui envahissait de plus en plus son corps et son esprit, il ne parvenait a trouver le sommeil. Ces deux mois qu'il allait passer en compagnie de ses trois colocataires (quatre si on incluait Dobby pour la semaine) allaient lui permettre d'apprendre a les connaitre davantage et de passer outre des differences de Maisons et des embrouilles que cela creait en general, pour essayer d'elaborer une bonne ambiance dans l'appartement, en evitant les debordements, comme cette nuit ... Donc eviter de stoquer une trop grande quantite d'alcool dans l'appart, afin de ne plus tenter les deux ados a de nouvelles souleries. Ou alors cacher tout ca ... A voir ...

Il se tourna sur le cote, esperant que cela l'aiderait a s'endormir, et remonta la couverture sur ses oreilles. Dormir ...

Il ouvrit un oeil encore endormi. La piece etait plongee dans l'obscurite la plus profonde. Il avait du rever. Alors qu'il refermait les yeux, pret a se rendormir, un nouveau cri perca le calme de l'appartement.

"Je ne vois pas pourquoi je rangerais seul ! Nous etions deux a mettre le bordel !

"Potter, c'est un ordre ! Lui n'est pas en etat de la faire !

"Arretez de crier, je vous en prie ...

"Arretez de toujours favoriser les elves de votre Maison ! Nous ne sommes plus a Poudlard !

"S'il vous plait ... "

Bon. Sirius jeta un coup d'oeil a son reveil. A peine sept heures ... Il fronca les sourcils, fit un effort pour se redresser, poussa un profond soupir, essaya a nouveau, et finalement, se releva dans la position assise. Deja ca de fait. La tete dans le pate, il sortit de son lit, chancelant , et se mit a la recherche de quelques vetements, en essayant d'eviter ce qui pouvait eventuellement trainer par terre, pour ne pas se casser la gueule. Dehors, les cris ne perdaient pas d'intensite et continuaient a voler entre le Professeur et son filleul. Ainsi que les gemissements deDraco. Ayant enfin deniche son boxer et un pantalon, il enfila le tout (et dans le bon ordre), attrapa une chemise qui trainait sur le dossier d'une chaise et poussa la porte de sa chambre.

Les cris s'arreterent alors et les trois autres occupants de l'appartement tournerent la tete vers lui. Sirius, apres trois essais infructueux, parvint a passer un bras dans un des manches de la chemise, puis le second (mais pas dans la meme manche), n'ayant pas le courage par la suite de boutonner tout ca. Severus et Harry se faisaient face, devant la porte de la salle de bain ouverte, et se regardaient ferocement. Draco, lui, se tenait appuye contre Maitre de Potions, le visage blanc (voire, a la limite, vert), un linge frais maintenu contre son front part le Professeur. Il etait apparemment le seul a faire les frais de la cuite de la veille.

"Sirius, il veut que je range le bocson de notre chambre seul sous pretexte que Malfoy est malade !

"C'est vrai qu'il a pas l'air tres frais ... "

Lui non plus ne devait pas l'etre. Il passa une main sur son visage, essayant de se reveiller le plus possible.

"Sirius, tu ne vas pas le soutenir, tout de meme !

"Black, on ne peut pas laisser Draco dans cet etat, tu as vu sa tete ? Potter est frais comme un gardon, il peut s'en occuper !

"Arretez de hurler ! "

Les deux belligerants se figerent sous le ton sec de l'Animagus, qui les observait d'un oeil sombre. Il attrapa le blond par le bras, qui poussa un gemissement etouffe, et le tira dans la salle de bain. La, il le fit s'asseoir sur les toilettes (couvercle ferme pour pas qu'il tombe dans la cuvette, n'ayant pas de chaise a disposition), sortit la boite a pharmacie, pour fouiller dedans. Il en sorti finalement une boite de comprimes, qu'il lanca au souffrant (qui la rata d'un bon quarante centimetres).

"Avales en un. "

Le jeune Serpentard obeit et avala une pastille, le regard vaseux. Le voyant vaciller de fatigue, Sirius le prit alors dans ses bras (non sans mal, c'est que c'est pas un gringalet non plus) et le porta jusqu'a sa prpore chambre, celle des garcons n'etant apparemment pas en etat d'accueillir quelqu'un, et le coucha dans son lit, le laissant pronfondement endormi. Il retourna ensuite vers les deux autres, qui n'avaient pas bouge d'un poil, et leur jeta un regard froid.

"Est ce que vous savez quelle il est ?

"Euh ... marmonna Harry en jetant un coup d'oeil a sa montre, sept heure et quart ...

"En bref, bien trop tot pour que vous vous permettiez de meugler comme ca juste en face de ma porte.

"Mais. Sir

"Il n'y a pas de "Mais". Je me suis couche a quatre heures, pour m'endormir une heure apres, apres m'etre occupe de vous deux poivrots d'hier soir, puis j'ai du m'occuper de Severus, qui avait decide de s'en prendre a moi et de me criser dessus pour se defouler, donc j'ai du le clamer. Bref, j'ai joue la nounou jusqu'a pas d'heure, et vous osez brailler de la sorte a sept heures ! "

Severus baissa les yeux, gene. Il n'avait pas pense a ca. Et, dans sa colere, il n'avait pas pense non plus a aller "discuter" de tout ca au rex de chaussee, afin de ne pas le reveiller. Harry fit un pas vers son parrain, l'air desole.

"Pardon, Sirius ... Je suis vraiment desole ...

"C'est bon, va dans ta chambre ... Je dois parler avec Severus. "

Celui ci sursauta a l'entente de son nom, alors que le Survivant acquiecait pour se diriger vers sa chambre. Alors qu'il fermait la porte derriere lui, Sirius attrapa le Professeur par le bras et le traina dans les escaliers.

"Black, qu'est ce que tu fais ! Comment te p

"Ca suffit, Severus ! "

Le Maitre de Potions bloqua, choque par l'ordre qui avait claque de la bouche de son colocataire. Il l'avait rarement vu aussi en colere (ou alors, lors de leur Cinquieme Annee, quand il avait maladroitement renverse du pus de Mandragore dans une de ses Potions avec Lucius, mais c'etait de l'histoire ancienne). Il se laissa alors entrainer dans la cuisine et regarda sans rien dire le Gryffondor chasser Dobby, sous pretexte qu'il n'y avait pas assez de cafe.

Sans se poser de questions, l'Elfe de Maison, tout souriant, sautilla jusqu'a la porte avec son cabas pour aller faire ses courses. Une fois seuls, Sirius se tourna vers le Professeur, qui detourna le regard, l'air a la fois obstine et effraye.

"Est ce que tu peux m'expliquer ce qu'il s'est passe ? " questionna t il d'un ton calme.

Refusant toujours de le regarder, Severus garda les yeux fixes sur le mur, montrant a l'Animagus qu'il etait bien decide a ne pas lui repondre. Ce qui eut vite fait d'enerver a nouveau le Gryffondor. Celui s'avanca vers le Professeur, l'attrapa violement par le bras pour l'obliger a se tourner vers lui.

"Severus ! Tu ne vas pas me jouer la meme comedie tout les jours ! Je commence a en avoir par dessus la tete de tes petites sautes d'humeur ! Je ne suis pas la pour supporter tout tes caprices !

"Tu parles de mes sautes d'humeur, mais c'est toi qui me hurle dans les oreilles a present ! "

La poigne de l'homme se ressera autour du biceps du Maitre de Potions, qui ferma un instant les yeux sous la douleur.

"Parce que je n'en peux plus de ton foutu caractere ! Tu n'arrives plus a t'empecher de me critiquer et de m'insulter alors que je fais de mon mieux pour arranger les choses, pour etre agreable et essayer de rattraper les conneries de mon enfance ! "

Sirius passa une main sur son visage fatigue. Ses deux petites heures de sommeil de la nuit commencaient a se faire sentir.

"Ce matin, toi et Harry n'avaient meme pas pense un seul instant que je pouvais avoir besoin de sommeil, apres que je me sois occupe de vous deux et couche a des heures pas possibles a cause de ca ! Ca ne vous a meme pas effleure l'esprit ! "

Un voil passa une demi seconde devant ses yeux et il du se retenir a une chaise pour ne pas vaciller. Apres une nuit pareille, il aurait du avaler un cafe avant de demarrer sa diatribe. Son visage passa du pas tres frais au carrement blanc alors que ses jambes lachaient sous son poids. Il lacha un gemissement sourd avant de s'ecrouler sur le sol, sous le regard un peu affole du Professeur.

"Sirius ! "

Severus se precipita vers son colocataire, s'agenouilla a cote de lui pour le redresser legerement, une main sous sa nuque, l'autre contre ses cotes. Il passa ses doigts sur le front brulant et couvert de sueur du Gryffondor, en essayant de ne ps s'alarmer de sa respiration difficile. Un malaise, rien de plus.

Ravalant les derniers spasmes de terreur qui l'avaient envahi quand il avait vu defaillir le Gryffondor, il le prit dans ses bras et porta, avec un peu de mal, vers le canape dans le salon. Bien qu'il soit mince, Sirius etait muscle et plutot grand, donc pesait bien son poids. Surtout quand il etait inconscient et se laisser aller de la sorte. Des qu'il l'eut allonge, un coussin pour soutenir sa tete, il retourna dans la cuisine, fouilla dans les nombreux placards pour enfin trouver celui qui contenait les torchons propres. Il en passa un sous l'eau fraiche, l'essora et revint rapidement vers le living room, pour y trouver l'homme toujours inconscient.

Il deposa le linge frais sur son visage, s'arrangeant pour qu'il recouvre uniquement son front et ses yeux (histoire de pas l'etouffer), et caressa doucement sa joue. L'Animagus gemit faiblement et remua, sa main allant se poser sur le tissu pour le retirer dans un reflexe. Severus la saisit alors doucement entre ses doigts, la reculant de son visage, pour la placer sur le torse haletant de l'homme.

"N'y touche pas, Sirius ... Ca va te faire du bien ...

"Sev' ? ...

"Oui ... Tu sais ou tu es ?

" ... A Sainte Mangouste ?

"Pas encore ... "

Severus lacha sa main et le vit ouvrir la bouche, puis la refermer.

"Alors, cette foutue idee de Dumbledore n'etait pas un cauchemard ...

"Helas non ... Ca va mieux ?

"Un peu ... "

Le Maitre de Potions se saisit alors du tissu humide et le pasa sur le visage fatigue de l'homme, puis sur sa gorge, afin de le rafraichir au maximum. Il sentait les grands yeux bleus de l'homme poses sur lui alors qu'il parcourait le haut de son torse avec le torchon. Il sentait sa peau brulante a travers le fin tissu mouille, ses muscles rouler sous ses doigts. Il rougit legerement et continua son travail.

"Sev' ...

"Nh ? ...

"Tu m'as appele deux fois de suite Sirius ... "

Rougit un peu plus.

"Ah ... Je n'y avais pas fait attention ...

"Mouais ...

"Tu preferes que je recommence a t'appeler Black ?

"Nan, nan ... Et je prefere que tu restes gentil aussi.

"Insinue que je suis mechant ...

"Pas mechant ... Juste sadique ... Surtout avec les Gryffondors ... "

Le Professeur siffla doucement mais ne put retenir un leger sourire amuse. Sirius se redressa sur le coussin et lui lanca un regard profond.

"Bien. A present que je suis assis, et que nous sommes tout les deux calmes, si nous en revenions au sujet principal ? ...

" ... Tu veux du cafe ? ...

"Bonne idee. Prends en un aussi, et apres ca, n'essaie plus de changer de sujet. "

Gene, le Professeur se leva et alla dans la cuisine, d'ou il revint quelques minutes plus tard avec deux tasses de cafe. Il en tendit une a l'ancien prisonnier et s'assit sur le sol, en face de lui.

"Alors ... Comment cette conversation entre toi et Harry en est venue a degenerer ? "

Severus soupira et plongea le nez dans sa tasse, observant le liquide sombre et chaud.

"J'ai ete reveille ce matin par Draco, qui s'etait precipite dans les toilettes pour ... car malade ...Ma chambre est face a la leur, j'ai entendu sa porte claquer et ses pas sur le parquet, alors je me suis leve pour voir ... Ton filleul etait sur le palier, regardant dans le couloir d'un air un peu ... absent ...

"Endormi et completement vaseux ?

"Voila ... On est tout les deux alles voir comment allait Draco, et c'est la que j'ai vu le foutoir dans leur chambre ... Draco sortait des toilettes, le visage tres blanc et j'ai eu peur qu'il se sente mal ...

"Mm ... Et la dispute ?

"Je comptais dire a Draco d'aller se recoucher, mais avec un tel desordre, c'etait tout bonnement impossible, alors j'ai demande a Potter de la ranger, pendant que je m'occupais de l'autre.

"Et il l'a mal pris ...

"Plutot, oui ... Alors ca a ... degenere ...

"Oui, j'ai vu ca ... "

Severus baissa a nouveau les yeux, tripotant sa tasse avec insistance.

"Je ... Je suis desole ... Je n'aurais pas du reagir comme ca quand Potter s'est enerve ... J'aurais du l'emmener plus loin ou lui dire de se taire, mais non ... Je suis desole ...

"Pas grave ... "

Sirius posa sa large main sur la tete de l'homme et lui caressa doucement les cheveux, augmentant sa gene sans le vouloir. Il deriva doucement le long de son visage, pour ensuite froler sa joue du bout des doigts.

"Sev ... "

Il vit le Professeur lever des yeux suppliants vers lui, puis ses jambes se detendre et il plongea sur lui pour capturer sa bouche avec la sienne. Les levres du Serpentard se refermerent autour de sa langue et il la suca avec frenesie, ses mains fines et tremblantes entourant son visage. Il y avait quelque chose de passione et d'innocent dans le baiser de Severus, dans le fait qu'il se sert contre lui avec peur et timidite, qui etonna l'Animagus.

A bout de souffle, ils se separerent, et le Professeur sembla se reveiller d'un mauvais reve. Il ouvrit de frands yeux choques, rougit encore un peu plus et porta sa main a ses levres.

"P ... Pardon ! Je ne sais p ... "

Puis il s'enfuit, plantant la le Gryffondor encore sidere. Celui ci, dans un geste presque identique a celui de l'homme, porta sa main a ses levres et rougit brusquement. Il souhaitait se rapprocher de l'homme, mais pas a ce point la. Il n'avait jamais imagine une telle relation entre eux deux. Mais, maintenant qu'il y repensait, son comportement avait pu placer l'homme dans le doute, lui faire croire qu'il le draguer, lui faisait du rentre dedans.

Il avait encore dans sa bouche le gout des levres du Professeur, une saveur sucree melee a celle du cafe. Il n'aurait jamais imagine que ses levres puissent avoir une telle saveur. Ni une telle texture. Douce et souple. Il enfouit son visage dans l'oreiller et gemit. Quel imbecile il faisait.

o°O°o

Harry etait alloge depuis un quart d'heure deja, repensant a tout ce qui s'etait passé depuis leur arrivee. Tellement d'evenements en si peu de temps (et la, l'auteur realise qu'elle en a trop foutu dans trop peu de chapitres et trop peu de jours). Et puis, ils avaient peu etre un peu abuse ave le coup de l'alcool, le premier jour. Et Draco en faisait principalement les frais. Apparemment, le blondinet ne tenait pas l'alcool. Enfin, il le tenait mais avait des lendemains catastrophiques. Ca lui etait deja arrive a lui aussi d'avoir des gueules de bois monstrueuses (menfin, les rares fois ou il etait aller piquer le pastis dans l'armoire de Tonton Dursley) et il pouvait aisement deviner les maux qui tenaient le Serpentard. Epouvantables … Surtout après un reveil pareil … Lui meme se sentait un peu endormi, avait la bouche pateuse, mais n'etait pas aussi malade que son compagnon de chamber.

Cela l'avait surpris de le voir se precipiter d'un coup hors de la piece, aussi tot surtout. Ce n'etait qu'apres qu'il avait pense a ce qui s'etait passé la veille, entre les litres d'alcool ingurgites, le streap poker, auquel il avait finalement et miraculeusement echappe grace a l'arrivee importune des deux adultes. Pendant un instant, il avait bien cru que Draco, dans son etat avance de soulitude identique au sien, allait le devorer sur place, après l'avoir mis a poil. Il paraissait reellement determine a lui arracher son boxer des fesses pour recolter le fruit de son travail … S'en souviendra t il aujourd'hui ? Si oui, Harry se demandait sincerement s'il allait mettre autant d'ardeur que la veille pour le deshabiller, ou s'il allait faire mine d'avoir tout oublie a cause de sa cuite. Cela pouvait etre interessant d'essayer de le pousser a avouer qu'il desirait le voir nu, l'alcool ayant tout simplement fait disparaitre toute reserve.

Harry haussa un sourcil, interesse. Au fond de lui, Draco ne le desirait il pas ? C'etait une possibilite … Ou alors, il faisait tout simplement n'importe quoi quand il avait un verre dans le nez … Lui meme devait avouer que le blond l'interessait de plus en plus, maintenant qu'il avait decouvert un epu de son visage cache, en prive. Et il faut dire qu'il avait un corps superbe, aussi. Le blondinet lui avait toujours plu, au niveau physique, seul le cote caractere ne suivait pas. Apres leurs presentations houleuses de Premiere Annee, cela n'avait fait qu'empirer.

Tout comme son parrain avec son Maitre de Potions. Quand ils etaient jeunes, son pere et Sirius etaient toujours en train de chercher comment nuire a Severus Rogue. Il l'avait vu dans la Pensine qui se trouvait dans le bureau du Professeur, l'annee derniere. Il avait decouvert a quell point son pere avait pu etre arrogant et cruel avec Rogue, comment sa mere, Lily, le destestait lors de leurs Annees a Poudlard. Il comprenait a present la haine que pouvait ressentir le Professeur de Potions a l'egard de son geniteur, mais ne parvenait pas a concevoir celle contre lui. Etait ce a cause de sa resemblance de plus en plus marquante avec James ? Probablement. Rogue n'avait pas cherche a voir plus loin que le bout de son nez quand il etait arrive a Poudlard, et l'avait tout de suite classe dans la meme categorie que James Potter. Sans meme chercher a le connaitre et voir si, reellement, il etait comme lui.

Le Survivant poussa un profound soupir et passa ses doigts dans ses cheveux pour les aplatir. Quelques annees auparavant, son pere avait le meme reflexe. Mais pour les decoiffer, au contraire, leur donner une allure ebouriffee comme après un match de Quidditch. Il revoyait son visage arrogant, dans le souvenir de Rogue, ses yeux petillants quand il voyait arriver un groupe de filles, plus particulierement si Lily se trouvait parmis elles. Et cette intolerance envers le Serpentard. Il avait ete gene de tomber ainsi dans le passé de son Professeur, choque de decouvrir le comportement de son pere.

A present, il ne pouvait pas s'empecher de se sentir embarasse quand il y repensait, surtout quand il etait face au dur et froid Professeur. Sa vision de l'homme s'etait egalement modifiee depuis qu'ils etaient entres dans le loft. Il lui etait apparu plus detendu, plus souple, mais aussi timide, fragile. Particulierement avec son parrain. Etait ce a cause du fait qu'ils soient d'anciens ennemis, que leur haine se consme toujours a present ? Ou alors, cela concernait il ce fameux evenement que Sirius refusait tout bonnement de lui raconter ?

Le Gryffondor soupira a nouveau et observa la chamber. Lui aussi, aurait bien voulu dormir, mais c'est vrai que dans un tel fatras, avec les odeurs de chips, d'amuses gueules et d'alcool renverse par la moquette (ils allaient se faire etriper par Dumbledore). Un large sourire etira ses levres. Il ne lui restait plus qu'une solution, a present.

Il se leva de son lit, ouvrit doucement la porte de sa chambre pour ne pas faire de bruit et sortit dans le couloir. Au rez de chaussee, il pouvait entendre des voi de son parrain et de son Professeur en train de discuter, sans pour autant parvenir a comprendre ce qu'ils se disaient. Autant les laisser s'expliquer a deux, il ne voulait pas se meler de leur conversation. Sur la pointe des pieds, il se dirigea vers la chamber de Sirius, don't la porte etait toujours close. Il l'ouvrit, la poussa lentement et penetra dans la piece somber.

Son sourire s'etira quand il apercu la forme allonge du corps endormi du blond dans le lit. Ses longs cheveux etaient detaches et s'eparpillaient sur l'oreiller en une cascade doree. Son visage pale et repose etait immobile, ses paupieres closes aux longs cils clairs frolant ses joues. Plonge dans le sommeil du juste.

Retenant un rire discret, Harry s'approcha du lit et frola ses longues meches platines. Il ne put s'empecher de penser a une Princesse endormie, qui attendait qu'on la reveille d'un baiser, a la vue du beau jeune homme assoupi (a qui il n'allait jamais avouer de telles pensees de peur de se faire trucider). Ses levres roses et immobiles qui ne demandaient qu'a etre cueillies, comme deux petals de roses d'un rouge fane et delicat, encore plein de vie. Mettant son esprit poetique de cote, il les frola du bout des doigts, avant de s'eloigner d'un pas. Ce n'etait pas le moment.

Mesurant ses gestes, il fit passer son tee shirt par dessus sa tete et le laisa tomber sur le sol, avant de s'attaquer aux boutons de son pantaloon. Celui ci tomba sur ses chevilles et il s'en debarassa d'un mouvement leste. Puis ses mains se poserent sur ses hanches, juste a l'endroit ou se trouvaient les elastiques de son boxer. Autant tout retirer, et ne pas faire les choses a moitie. Il fit glisser le sous vetement le long de ses fesses, puis de ses cuisses, et le laissa echapper de ses mains, afin qu'il rejoigne ses autres vetements.

Voila. Il etait nu. Et a present qu'il l'etait, il se sentait gene et gauche (et un peu con aussi), ainsi offert aux morsures de la fraicheur de la piece, ainsi qu'au regard du blond, si celui ci venait a s'eveiller. Mais, il ne bougeait pas (et vu son etat, il ne risquait pas de bouger avant le siecle prochain). Il restait plonge dans son profound sommeil, sans esquisser un seul geste, sa respiration reguliere et discrete, comme unique preuve qu'il vivait.

Se mordant doucement les levres, Harry se faufila sous les draps, pour aller se coller contre le corps de son compagnon. On lui avait dit que c'etait ainsi que la chaleur corporelle se transmettait le mieux, autant verifier par une etude appronfondie du fait. Draco remua legerement et fronca les sourcils, surpris de sentir une presence a ses cotes, sans pour autant se reveiller. Satisfait, Harry passa un bras sur les flancs de son colocataire et se lova davantage dans son cou, respirant le parfum de sa peau. Il commencait a vraiment apprecier le Serpentard. Il ferma lentement les yeux, sentant le sommeil le gagner. Quelle surprise au reveil.

o°O°o

Severus franchit la porte de sa chamber pour la refermer ensuite derriere lui, le soufflé court. Qu'est ce qui lui avait pris de faire une chose pareille ? Qu'est ce qui avait bien pu lui passer par la tete a ce moment la ? Il posa ses mains tremblantes sur ses tempes, essayant de reflechir a la situation. Tout les deux s'etaient enerves et engueules a cause du reveil un peu brutal du Gryffondor, et celui ci, sans doute par manqué de nourriture et de sommeil, epuise par la veille, avait eu un malaise. Severus s'etait alors precipite pour lui porter secours, et quand l'Animagus etait revenu a lui, c'etait allonge sur le canapé, avec un linge frais sur le visage. Jusque la, tout etait normal.

Puis, il avait apparemment trouve la vision de l'homme etendu a moitie nu sur le canapé irresistible, au point de vouloir l'embrasser. Ce qu'il n'avait pas manqué de faire. Les levres roses de l'Animagus lui avait paru si … delicieuses a ce moment précis, qu'il n'avait pu contenir ses pulsions. Cela l'etonnait d7ailleurs fortement. Cela faisait des annees qu'il s'entrainait et s'efforcer de dissimuler ses emotions et ses desires aux yeux de tous. Et a present qu'il se trouvait a nouveau face a son vieil ennemi d'enfance, toutes les barriers de son esprit et de son corps s'effondraient pour le laisser sans defense.

Mais, ce qui le genait le plus, c'etait pourquoi LUI ! Sirius Black, ancien eleve de Gryffondor (et, plus concretement, son ancien tortionnaire), evade de la Prison d'Azkaban, ou il a passé a peu pres quinze annees de sa vie, accuse a tort du meurtre de James et Lily Potter, ainsi que d'etre Partisan du Lord Noir, et, par dessus le marche, le parrain de Harry Potter ! Ca en faisait beaucoup rien que pour une seule personne.

A la limite, il aurait (peut etre, avoir quoi) prefere que ce soit Remus Lupin. Lui, au moins, avait toujours ete gentil avec lui, meme si Severus ne le lui avait jamais rendu la pareille, juste sous pretexte qu'il etait un Maraudeur (et qu'il etait un Loup Garou qui avait faille le tuer une fois, qu'il etait le pote de la bande d'abrutis qui suivait Sieur Potter et sa Basse Cour). Mais, au fond de lui, il n'avait jamais deteste le Loup Garou … Voire, meme peut etre apprecie … A certains moments …

Le Professeur de Potions secoua la tete afin de s'arracher a ses pensees. Mais non, il fallait que ce soit Black. Black, qui, malgre son patronyme, semblait etre le seul a pouvoir donner un peu de lumiere a sa vie (oui, oui je sais, c'est nul). Mais, a l'origine, ce n'etait pas lui qu'il voulait. Pourquoi donc a present, il semblait s'attacher a lui, pour ne pas dire s'emouracher. Etait ce parce qu'il avait ete ce soir la, contrairement aux autres fois, doux, gentil et patient avec lui, apres ce qui lui etait arrive ? Il sentait encore ses bras chauds qui entouraient ses epaules pour le serer contre lui, autant pour le reconforter que pour rechauffer son corps gele. Ces mots murmures a son oreille de sa voix satinee pour le calmer, l'apaiser dans sa terreur. Cette nuit avait ete tellement longue.

Les yeux clos, Severus posa lentement une main sur sa gorge, lors qu'il lui semblait sentir a nouveau le souffle chaud de l'Animagus contre sa peau. Pourquoi lui ! Il croyait etre a l'abri de toute faiblesse alors que Black se trouvait tellement loin de lui, enferme dans son cachots a Azkaban. Mais il etait de nouveau la, de nouvau a ses cotes. En trios ans, depuis son evasion, il ne s'etait que tres rarement retrouve tres proche de lui, en tout cas, aussi proche qu'il avait pu l'etre pendant cette premiere journee dans le loft. Il y avait bien eu quelques fois au Square Grimaud, lors des reunions de l'Ordre du Phoenix, mais en general, c'etait plutot froid et tendu, ou alors volcanique, et cela finissait en engueulades, au grand desarroi des autres membres de la confrerie, lasses des frequentes disputes du duo.

Mais il y avait eu aussi ce soir la, l'annee ou il s'etait evade de la Prison. Ce soir ou toutes les peronnes presentes dans la Cabane Hurlante avaient decouvert la verite sur la mort de James et Lily Potter, sur la disparition de Peter Pettigrow, et donc de la fausse inculpation de Sirius Black. Tout avait eclate aux yeux de quelques priviliegies, avant de n'etre devoile au monde des Sorciers, deux ans plus tard. Et tout cela grace au role de Dumbledore, afin de redonner unnom au Sorcier dechu et rejete par son monde.

Ce soir la, il s'en souvenait comme s'il venait d'arriver. Il se revoyait penetrer dans la Cabane Hurlante, vetu de la cape d'invisiblite de Potter, ayant jadis appartenu a son pere. Quand il l'avait vu, il avait eu du mal a le reconnaitre, malgre les photos qui avaient circule dans le monde entier lors de son evasion. Ou etait passé le bel adolescent qu'il avait connu autrefois, rieur et joyeux. Quel choc, d'associer ce nom et cet homme qui se trouvait dans la piece pricipale de la Cabane, vetu comme un clochard, au regard agard et apeure, fou, le visage sale avec une barbe et des cheveux hirsutes. Cela pouvaot paraitre normal, après avoir passe pres de quinze ans dans un cachot d'Azkaban, puis Presque une annee a se cacher au monde, pour la plupart du temps sous la forme d'un chien, afin de pouvoir survivre.

Cet homme maigre et blafard, etait il reellement celui qu'il avait connu et cotoye pendant les sept annees qu'il avait passé a Poudlard ? Severus en avait d'abord serieusement doute, refusant tout bonnement de croire qu'un quelconque lien pouvait exister entre ce pouilleux et le jeune homme qu'il avait connu. Et si tout cela n'etait qu'une invention du Ministere, l'evasionde Black, afin de cacher un autre evenement, tel que sa mort ? Possible, s'etait il dit dans la fievre de cette rencontre. Le Ministere, lasse de cet encombrant prisonnier, et encore rancunier pour la disparition de toutes ces personnes, l'avait laisser a la mort et avait pretexte sa fuite, et cet homme n'etait alors qu'un vagabond charge par le Ministere de jouer le role de Black.

Puis, toute sa theorie s'etait effondree, lui paraissait soudain absurde. Cet homme tait bien Sirius Black, il ne pouvait plus en douter. Black etait de retour a Poudlard. Il avait alors senti une colere froide l'envahir, etrangement melee a un indescriptible bonheur, qu'il avait aussitot refoule, pour l'associer ensuite au fait qu'il allait lui meme livrer le fugitif aux Autorites. Il revoyait les visages petrifies des personnes presentes dans la piece quand il s'etait finalement decouvert, plus particulierement celui de Black et de Lupin. Mais lui, ne se preocuppait plus que de l'Animagus. Il ne voyait plus que lui. Obsede par lui, par sa venue, par sa presence.

Il n'avait d'abord pas voulu croire les propos deverses par ce flot de Gryffondors, lui disant que Sirius etait innocent, que Pettigrow etait en vie et a la solde du Seigneur des Tenebres. Il n'avait pas voulu y croire. Tout son monde s'effondrait sans cela. Tout ce qu'il avait forge a croire depuis quinze ans ne serait alors que mensonges et balivernes. Et il ne pouvait s'y resoudre.

Sirius Black etait un criminel, il devait donc le livrer au Ministere de la Magie. Les grands yeux sombres de l'homme etaient alors fixes sur lui avec pitie et desespoir, comme s'il esperait le faire changer d'avis par la seule force de son regard. Il avait faille craquer, faire demi tour, et fuir encore. Mais il ne l'avait pas fait. Et a cause de cela, Sirus Black avait faille y laisser la vie, mais aussi Lupin, Potter, Weasley, Granger, et lui meme. Et dans tout ca, Pettigrow s'etait enfui.

Il n'avait pu se remettre de cette erreur, cloitre pendant les deux mois de vacances dans son manoir, uniquement derange par les visites frequentes de Dumbledore, qui s'etait auto designe pour veiller une fois de plus sur lui. Mais plusieurs fois, il avait senti la presence de Black dans les environs, rodant autour de sa propriete, l'apercevant de temps a autre sous sa forme canine. Il ignorait si cela etait pour le tourmenter de sa faute, ou pour lui tenir compagnie et veiller egalement sur sa personne. Il n'avait jamais ose le lui demander, les rares fois ou il se rendait Square Grimaud.

Il n'avait jamais eu le courage d'aller s'expliquer avec lui, pour tout. Autant pour sa presence invisible mais oppressante, obsedante pendant ces deux mois, que pour sa soudaine gentillesse, cette nuit la. Et il ne s'etait jamais excuse pour s'etre trompe, ce qu'il regrettait encore aujourd'hui. Severus avait ete rehabilite, mais Pettigrow courrait toujours, aux cotes du Lord des Tenebres.

Il poussa un profound soupir et alla s'asseoir dans un siege, place face a la fenetre de sa chambre. Il enfouit alors son visage dans ses mains, encore pris de tremblements convulsifs. Il fallait qu'il se calme. Il ne devait pas se laisser aller de la sorte, surtout face a Black et aux deux enfants. Il lui fallait reprendre le controle perdu sur ses emotions, un peu trop debordantes a son gout depuis quelques temps. Il devait en parler a quelqu'un. Le probleme etait de savoir qui.

Hors de question que ce soit Black lui meme, pareil concernant les deux gamins presents dans l'appartement. Mais alors qui d'autre ? Il n'y avait personne. Il fronca les sourcils. Dumbledore lui avait bien parle de quelque chose mais … il n'en etait pas vraiment sur … Il avait d'ailleurs omis d'en parler a ses trois colocataires.

En essayant de redonner a son visage un air normal, juste au cas ou il croiserait quelqu'un, il se leva de son siege et sortit de sa chambre en silence. Le couloir etait toujours vide. Black avait du rester dans le salon après le … la … l'incident … Et les deux morveux devaient dormir. Il s'avanca alors vers le fond du couloir, oppose a l'escalier et fit face au mur. Un tableau y etait accroche. Un tableau de Dumbledore, tout sourire. Celui ci lui adressa un clin d'oeil alors que le Professeur posait sa main droite a plat juste sous le tableau, comme le lui avait explique le Directeur deux jours auparavant.

Le mur disparut d'un coup et il fit un bond d'un metre en arriere, sous la surprise. La nouvelle entrée donnait sur un couloir somber et etroit, avec des murs en velours, jsute assez large pour laisser passer quelqu'un de la stature de Black (Hagrid ne serait jamais entre la dedans). Il fit un pas hesitant dans le couloir, ne sachant pas vraiment s'il devait faire confiance aux idees tordues du vieux fou. Alors qu'il franchissait la porte, le mur se referma derriere lui, sns un bruit, l'enfermant dans le couloir a peine illumine par un ou deux chandelles. Le couloir n'etait pas tres large, mais pas tres long non plus. Au bout, se trouvait une autre porte (et derriere la porte, le pere Fourrat, le frere aine de Bubus).

Vaincu par sa curiosite, il la poussa, pour se retrouver dans une petite piece, de plus ou moins trios metres carres, uniquement meublee d'un fauteuil de cuir, et d'un ecran geant, sur le mur face au siege. Il ferma la porte derriere lui et l'ecran devint soudainement lumineux et se mit a clignoter. Des letters apparurent ensuite.

"Bienvenue dans le Confessional ! "

Sidere, Severus ne reagit pas tout de suite.

"Veuillez vous asseoir et entrer voter nom et prenom a l'aide du clavier situe dans le bras droit du fauteuil. "

Le Serpentard obeit et, apres s'etre installe, attrapa le petit clavier et y tapota son nom.

"Bienvenue a vous, Severus Rogue ! Vous vous trouvez actuellement dans le Confessional du Loft ! Souhaitez vous une presentation de notre programme ? "

Deux boutons apparurent sous le texte, l'un affichant "Oui", l'autre "Non", et le Maitre de Potions cliqua alors sur le "Oui", toujours a l'aide du clavier.

"Le Confessional est destine aux quatre locataires de cet appartement afin que s'ils souhaitent se confier ou parler avec quelqu'un de leur connaissance, autre que leurs trois colocataires, ils peuvent choisir et decider de leur interlocuteur. Aucune conversation ne sera enregistree, et vous avez la possibilite de couper le contact a tout moment. "

Encore un peu abasourdi, le professeur continuait d'observer l'ecran.

"Voulez vous continuer ?

"Oui. "

Une liste de noms et de photos apparurent alors sur l'ecran.

"Voici les personnes avec qui vous pouvez discuter. Merci de ne pas choisir une personne hors liste, et de verifier celle dont le clignotant rouge indique que les personnes en question ne sont pas disponibles actuellement. "

Severus observa la liste en silence.

"Hermione Granger, Ron Weasley, Ginny Weasley, Neville Londubat, Pansy Parkinson, Cho Chang, Crabe, Goyle, Fred et Georges Weasley ... " pour la liste des enfants.

"Albus Dumbledore, Minerva MacGonagall, Lucius malfoy, Remus Lupin, Molly Weasley, Arthur Weasley, Rubeus Hagrid, Sybille Trelawney ... " pour les adultes.

Ca reduisait deja les choix. Il etait bien tente d'aller reveiller Lucius, mais ne desirait pas parler de ce qui le tourmentait actuellement. Lucius risquait de se foutre de se gueule et de lui proposer de passer pour regler ca, avec une partie de jambes en l'air. Il fronca les sourcils et avanca le curseur de la souris vers un nom. Il avait fait son choix.

o°O°o

Draco se bouina un peu plus contre le corps chaud et nu qui se trouvait contre lui, poussant un soupir de satisfaction. Comme il etait bien, en ce moment. Ses mains allerent se nouer autour des hanches fines alors qu'il frolait du bout des doigts la peau douce et tender situee entre les reins … Minute …"corps nu et chaud" ? ... "contre lui" ? ...

Il ouvrit un oeil, un peu effraye, et surtout tres etonne, pour se trouver face au visage paisible et endormi du Survivant, a peine a quelques centimetres du sien. Il se retint tout juste de ne pas pousser un hurlement de surprise. Qu'est ce qu'il avait bien pu faire pour se retrouver encore une fois dans une situation pareille ? Il souffla doucement par le nez pour essayer de se calmer, copiant la methode des femmes enceintes pretes a accoucher qu'il avait vu la veille a la tele, quand Potter lui expliquait le mode de fonctionnement du cable.

Bon, maintenant, regler ce probleme. Lentement, il detacha ses mains des reins (voire, limite, de la chute des reins) du Gryffondor et se recula de lui, afin de ne pas le reveiller. C'est a ce moment la qu'il se rendit compte qu'un des bras du brun etait accroche a sa nuque, ses longs doigts emmeles dans ses longues meches blondes. Harry poussa alors un faible gemissement, s'aggripant un peu plus aux cheveux du jeune homme, et ouvrit les yeux. D'un air endormi, il adressa un sourire doux a son colocataire, qui l'observait sans rien dire, les joues rougissantes.

"Bonjour, murmura paisiblement Harry, qui ne semblait pas se soucier de la situation.

"Bonjour" repondit alors moins paisiblement Draco, qui lui se souciait de la situation et se demandait sincerement comment il avait pu se foutre dans un tel merdier et comment s'en tirer a present.

Les doigts du brun se detacherent de la nuque de son compagnon et il se redressa sur le lit pour s'etirer avec grace et sensualite, erotisme aurait meme etait tente de dire le Serpentard. Le drap blanc degringola le long de son torse et atterit sur son bassin, cachant tout juste son intimite. Les yeux encore bouffis de sommeil, Harry se mit en recherche de ses lunettes, observant les alentours sans rien voir du tout (vu qu'il a pas ses lunettes ...).

Il passa sa main dans ses cheveux ebouriffes, tentant de les remettre en place, et repera finalement ses lunettes, posees sur la table de chevet, exactement la ou il les avait laissees deux heures trente auparavant. Il etait donc a peu pres dix heures du matin, si ses calculs etaient exacts (et si le reveil matin etait a l'heure). Puis, il se tourna a nouveau vers le Serpentard et lui lanca un sourire resplendissant.

"Bien dormi ?

"Oui ... Mais le reveil a ete un peu ... brutal, je dois dire ...

"Je t'ai fais peur ?

"Tu as failli te retrouver le nez sur le sol a manger la moquette.

"Ah ouais ... Desole, hein ...

"Prends un air un peu plus gene et honteux quand tu t'excuses, j'y croirais peut etre ... "

Harry sourit alors a nouveau vers son compagnon, devoilant ses dents blanches. Puis, il remonta un peu le drap qui menacait de se faire completement la malle et observa la piece.

"La vache, siffla t il doucement, elle parait super rangee et super propre la chambre de Sirius, a cote de la notre ...

"Faut dire que vu l'etait dans laquelle on l'a laisse hier soir, c'est pas difficile ... Attends, la chambre de Sirius ?

"Ben ouais ... "

Le blond fronca les sourcils, les yeux fixes sur son colocataire.

"Qu'est ce qu'on fout a deux dans le meme lit, dans la chambre de ton parrain ?

"Tu te rappelles pas ? "

Harry vit le beau visage de son compagnon se decomper lentement et palir a vue d'oeil.

"Ne ... ne me dis pas qu'on l'a fait ...

"Qu'on a fait quoi ?

"Maismaismais ... fait CA ... "

De plus en plus etonne, il le regarda se prendre la tete dans les mains pour tenter de tirer quelque chose de sa cervelle, apparemment hors d'etait d'usage apres la petite cuite qu'il venait de se taper. Un sourire pervers etira les levres du Gryffondor.

"Ah ... Alors, tu penses donc a CA ?"

Draco leva des yeux implorants vers lui, ses mains toujours accrochees a ses tempes. Deja qu'il avait un peu de mal a se rappeler les deux dernieres heures de la veille, quand le quotat d'alcool qu'il avait dans le sang avait litteralement explose, mais alors, concernant la nuit elle meme, ainsi que le reste … le trou noir … (j'entends deja les blagues salaces …).

"S'il te plait, Harry, cesse de sourire comme ca ... Et dis moi qu'on a pas fait CA ...

"Ca depend ce que tu entends par CA, mon cheri ... "

Sous le regard amuse du brun, le Serpentard plongea sa tete dans l'oreiller avec un gemissement sourd.

"Je me reveille a dix heures du matin, dans la chambre, et meme le lit, de Sirius Black, en compagnie de Harry Potter, entierement nu, et avec un trou de me moire digne de ceux que pouvait lancer ce plouc de Lockart, moi meme a moitie a poil, apres qu'on se soit enfile un nombre a la limite du calculable de bouteilles d'alcool en tout genres ... et apparemment, on a fait CA ...

"Montre toi plus explicite concernant le CA, et je te dirais si on l'a fait ou non ... "

Draco lui jeta un regard desespere, avant de jeter un coup d'oeil vers le corps muscle de son compagnon. Aucune trace. Mais cela ne voulait rien dire. Peut etre qu'ils ne s'etaient pas embrasses, qu'ils s'etaient rue l 'un sur l'autre et qu'apres, Harry etait alle prendre une douche. Ses yeux voyagerent sur le torse imberbe. Pas de traces de sucons, de marques de baisers un peu trop violents, de morsures ou de griffes.

Harry, lui, continuait a l'observer sans rien dire, un leger sourire etirant ses levres roses. Il paraissait bien sur de lui. Draco sentit son mal de crane revenir au galop alors qu'il reflechissait un peu trop.

"Harry, je t'en prie, dis moi la verite ... Est ce que je t'ai fait quelque chose cette nuit ?

"Toi ? Non ... "

Le brun s'approcha alors de lui et effleura la lobe de son oreille avec ses levres.

"Mais tu sais, nous sommes deux hommes ... Pourquoi ce ne serait pas MOI qui t'aurais fait CA ... "

Les yeux gris du blondinet s'agrandirent sous la surprise et son visage passa du blanc lessive au blanc cadaverique (donc un peu vert sur les bords). Sa main se porta mecaniquement sur ses fesses, encore recouvertes de son boxer, et il poussa un gargouuillement indescriptible, sans doute en essayant de dire quelque chose.

"M ... mais ... que, parvint il finalement a bredouiller, tu ... toi ... CA ... a ... moi ... ?

"C'est une possibilite, mon mignon ... "

Harry explosa alors de rire et passa une main dans les cheveux de son colocataire, les yeux debordant de larmes de joie.

"Mais non, idiot ! On a rien fait du tout !

"Q ... Quoi ?

"Tu as ete malade ce matin, et quand Sirius a voulu te remettre au pieu, c'etait pas possible vu le bocson qu'il y avait dans note chambre ... "

En effet. Maintenant, ca lui revenait en memoire. Sauf un detail.

"Mais ... Et toi ?

"Borf, je m'ennuyais tout seul, dans la chambre, donc je suis venu ici.

"Mais, pourquoi tu es nu ?

"Comme ca ... pour voir comment tu reagirais ... "

Draco se laissa tomber sur le lit, visiblement soulage. Harry s'allongea alors a ses cotes, sa tete reposant sur un des bras que le blond avait replie derriere sa tete, sa main sur le torse blanc du jeune homme.

"Mais, si on l'avait vraiment fait ...

"Tu veux dire CA ? marmonna le blond, les yeux fixes sur le plafond.

"Mm ...

"Ben, j'aurais du t'epouser et prendre soin de toi si tu etais tombe enceinte ...

"Imbecile, gloussa Harry, Mais, serieusement, tu l'aurais regrette ?

" ... Je sais pas, vu qu'on l'a pas fait ...

"Tu veux qu'on le fasse ? "

Draco se tourna vers son compagnon en rougissant, et eut la surprise de le trouver on ne peut plus seriex. Il sentit sa main descendre le long de son ventre pour aller caresser ses abdos.

"Je suis pret a faire l'amour avec toi ...

"Je t'interdis de toucher a mes fesses !

"Qui te parle de tes fesses ? "

D'un mouvement leste, le Gryffondor se redressa pour s'asseoir sur les hanches du blond, se debarassant du drap en meme temps. Il vit le visage du Serpentard devenir rouge vif et ses yeux s'elargir pour reprendre la meme forme ronde et ridicule que deux minutes auparavant alors qu'il posait une main sur son torse.

"Po ... Potter, qu'est ce que ...

"Tu voulais me voir nu, hier soir, non ? Et bien voila ... "

Harry remua un peu et ecarta les jambes davantage. Son regard plante dans celui du jeune homme sous lui. Il pouvait sentir son sexe dur pulser contre ses fesses a travers son boxer, penetrant legerement entre celles ci pour se diriger vers son entree. Meme si Draco paraissait quelque peu reticent (mais, au fond, quelle importance ?) a l'idee de coucher avec un homme, son corps, lui montrait ses desirs et ses envies de maniere on ne peut plus explicite.

Harry eut un sourire discret. Il allait finir par le faire bander lui aussi, a avoir une reaction aussi brutale et maladroite. Il fretilla un peu plus, afin que le membre du jeune homme s'appuie a son tour davantage contre ses fesses, signalant au blond qu'il avait remarque la reaction de son corps a sa proposition.

"Potter, descend de la ...

"Draco cheri, ne me dis pas que tu n'en as pas envie ... Je me ferais un plaisir de te depuceler et de t'apprendre la vie, mon poussin ...

"Arrete de dire des conneries, et degage !

"Pourquoi tu t'affoles ? "

Harry se pencha sur le torse du Serpentard et happa un de ses tetons durcis, pour le sucoter avec joie.

"Aaah ... "

Il leva les yeux vers son compagnon, qui venait de poser ses deux mains a plat sur sa bouche afin d'empecher d'autres sons insolites d'en sortir. Draco fronca les sourcils, de plus en plus perturbe. Qu'est ce que c'etait que cette voix bizarre qu'il avait eu quand il avait senti les levres du Survivant se refermer sur son mamelon ? Et puis, reagir ainsi …

La langue du brun ne cassait de caresser son teton, le lechant et l'humidifiant, avant de le prendre entre ses dents. Il ne fallait surtout pas qu'il crie, sinon tortionnaire (pouvait il deja parler de harceleur sexuel ?) allait penser que cela lui plaisait. Sa verge, qui ne cessait de se gonfler sous la pression du corps du jeune homme, s'enfoncait dans le haut de sa cuisse (le tres tres haut), alors qu'elle semblait chercher d'elle meme a le penetrer (sale bete).

Draco grogna. Il fallait qu'il arête ca. Alors qu'il pensait serieusement a envisager de faire quelque chose, bien qu'il ne sache pas encore quoi exactement, la porte de la chambre s'ouvrit et Sirius entra. Il se figea devant la scene (avec une vague impression de déjà vu), le visage somber. Harry lui jeta un regard indifferent, et Draco completement desespere.

"Decidement, finit par murmurer l'Animagus, on peut pas vous laisser seuls tout les deux sans que vous fassiez des betises ...

"Il faut dire que tu arrives toujours au moment le plus interessant aussi ... "

L'homme jeta un regard froid et assassin a son filleul, qui ne pu s'empecher de frissoner, et lui indiqua d'un geste de descendre de son perchoir. Harry s'executa en grommelant alors que le Serpentard se depechait de se couvrir pour cacher a l'arrivant son etat d'excitation. Le Gryffondor l'imita vite fait, ne souhaitant pas mettre son parrain un peu plus en colere, et il s'assit sur le lit, l'air legerement frustre.

Sirius poussa un soupir, alla ouvrir les rideaux, puis s'assit a son tour au pied du lit, face aux deux jeunes hommes.

"Ecoutez ... J'ai deja assez de problemes comme ca avec Severus, alors, essayez de ne pas en rajouter une couche avec vos debordements d'hormones ... De plus, Albus risque de nous prendre pour des adultes irresponsables, voire vicieux, si on vous laisse forniquer a tout bout de champs ...

"Rooooh, forniquer, on s'amuse juste un peu ...

"Un probleme avec le Professeur Rogue ?

"La question n'est pas la. De plus, il ne vaut mieux pas que vous ayez une relation amoureuse ...

"Mais, objecta alors Draco en rougissant furieusement, il n'y a meme pas question de relation amoureuse, c'est juste Potter qui veut me sauter ...

"Hey, dis carrement que je suis pret a te violer ! Je te pousse juste un peu pour que tu decouvres enfin que tu es dingue de moi depuis six ans et qu'on puisse regler cette affaire ... au lit ...

"Harry, ce n'est vraiment pas le moment ni l'endroit de vous envoyer en l'air. Vous ferez ca de retour a Poudlard si vous le voulez, mais ici, c'est non ...

"C'est vrai que Poudlard est un lieu de vice et de debauche, qui appelle a la luxure tout etre vivant qui en franchit les murs, pas de probleme la dessus ...

"Oui, bon ...

"Et puis, d'abord, enchaina Harry, pourquoi est ce que je pourrais pas avoir de relation amoureuse avec Draco ?

"Parce que je veux pas.

"Parce que ca risque de mal tourner ... Cela fait six ans que vous vous detestez mutuellement, de plus, vous etes de Maisons opposees et ennemies, annonca alors l'Animagus (qui, ne l'oublions pas, etait a Gryffondor et que Severus etait a Serpentard, et que ceu ci ne peuvent pas se blairer depuis un paquet d'annees, mais bon, ca compte pas ...) et aussi, je doute que la famille de Draco accepte qu vous soyez ensemble, a cause de ces histoires de sang pur ... et tout le reste ...

"Tout le reste, continua Draco, les sourcils fronces, genre Mangemorts, Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-Nom, Survivant, et tout le tintouin ?

"Exactement.

"Vous pensez donc que, car mon pere et une bonne partie de ma famille, voire des relations, sont accuses de collaborer avec le Seigneur des Tenebres, je suis comme eux ?

"Tout le laisse a croire, oui ...

"Bon ... "

Draco se redressa legerement, attrapa le Survivant par les epaules et l'embrassa pronfondement, sous le regard blase de l'Animagus. Le Serpentard fouilla quelques instants la bouche chaude de son compagnon, qui n'osait pas reagir, avant de se separer a nouveau de lui, et de regarder l'ancien prisonnier, un air triomphant sur le visage.

"Alors ?

"Mon garcon, cela ne veut absolument rien dire. On peut etre gay, et Mangemort, tu sais ...

"Je ne suis pas gay ! Ni Mangemort, d'ailleurs ...

"Tu sais, je suis sur que quand il avait encore un corps, Voldemort etait un gros pervers ... "

Draco se prit la tete entre les mains, alors que Harry explosait de rire. D7un coup, le blond releva la tete et toisa l'adulte.

"Mais vous, ca ne vous a pas empeche de ... "

Et il s'arreta tout aussi brusquement et fronca les sourcils. Sirius haussa un des siens.

"De ?

"Non ... Rien ...

"De ? rencherit le Survivant en se pendant au cou du blond.

"Rien, j'ai dit ! "

Tout en grommelant, Harry se colla un peu plus contre le Serpentard. Sirius jeta alors un oeil vers ses fesses.

"Harry, annonca t il d'un ton froid, va t'habiller. "

Il lui indiqua la prote de la chambre, lui faisant comprendre qu'il ne voulait pas qu'il s'habille ici et qu'il les laisse dont seuls. Un peu vexe, et apres avoir enfile son boxer et recupere tout ses vetements, le brun sortit de la piece, sans un regard de plus pour les occupants. Sirius se tourna a nouveau vers le blond, qui soutint son regard.

"Alors, ca ne m'a pas empeche de quoi ?

L'Animagus siffla doucement enter ses dents et ramena ses longs cheveux ena rriere d'un geste souple. Mais Draco ne demordit pas. Il resta mure dans son silence, ses yeux gris et froid fixes sur l'homme face a lui. Et le Gryffondor, le dominant de toute sa hauteur, lui rendait la pareille, tout aussi glacial. Il retroussa les levres en une grimace de degout et tourna les talons pour quitter la piece, ses longs cheveux noirs tourbillonant derriere lui.

A suivre !

Mais, quell est le secret que partagent les deux anciens eleves de Poudlard ? Qu'est ce qui n'a pas empeche Sirus de … ? Qui Severus va t il choisir comme interlocuteur ? Qui … Qui … Qui a des questions ?

Alalalalalalalalalalalalalalalalalalalala, mais alalalalalalalalalalalalalalalalalalalalalalalalalalalalala, comment est ce que j'ai ose ecrire une horreur pareille ? Les cours de Japonais Ancien doivent vraiment entre tres chiant pour que je me retrouver a gribouiller des immondices de la sorte … Pardonnez moi … snirf …