Petite Note: Héhé, me revoici. Rien à dire, bonne lecture. Commentaires, s'il vous plaît.


Chapitre 4 : Les choses Sirieuses


"Il reprit après quelques secondes de silence mental entre eux, et Lina crue s'évanouir alors que les Maraudeurs et les deux autres ouvrirent de grands yeux complètement incrédules :

- J'ai pris ma décision, dit le choipeaux dans sa tête, je t'enverrai dans la même maison que ta mère.

- Serpentard, hurla-il, faisait résonner ce traître mot dans toute la salle."

Un énorme poids s'abattit sur la poitrine d'Harry, qui le souffle court, ferma les yeux quelques secondes. Lina Lupin chez les vils serpents. Son sang ne fit qu'un tour. C'était impossible.

Albus Dumbledore, assis à la table des professeurs avait froncé les sourcils, preuve qu'il réfléchissait intensément. Il avait pourtant juré que cette jeune fille irait à Gryffondor comme son père et son intuition n'était plus à prouver. Une conversation avec le choixpeau semblait indispensable, le vieux directeur détestait ne pas comprendre et cette fillette là, l'intriguait au plus haut point.

Le Survivant ne vit même pas passer les différents plats, à vrai dire, il n'avait plus tellement faim. Savoir sa Lina chez les Mangemorts lui avait coupé l'appétit.

Les conversations allaient de bon train, chacun voulant savoir qui étaient les nouveaux, leurs liens familieux, ect, ect...

À coté de lui, Rémus avait aussi gardé le silence, tout comme le reste de la bande. Lorsque le douloureux repas se termina enfin, Harry monta à la salle commune de Gryffondor, passant devant la Grosse Dame qui comme chaque début d'année essayait en vain de briser un verre à la seul force de sa voix. Dix-sept minutes et un tympan plus tard, il s'engagea dans le dortoir des 7èmes années.

Il ne fit pas deux pas dans la chambre que son futur père le mit dehors, en bas des escaliers, sous prétexte d'une réunion Maraudienne de haute importance. Lui qui pensait avoir une conversation avec son paternel, c'était raté.

Dans le dortoir des rouges et ors, les quatre garçons étaient assis, chacun sur son lit. Des vêtements, des livres et divers objets magiques jonchaient le sol de la chambre, bref, c'était bien dans une chambre de mâles où Harry avait aménagé. James prit la parole :

- Elle est à Serpentard, Dit-il fixant Remus, sans préambule.

- Je ne vois pas ce que ça change pour nous, répondit calmement le lycaon.

- Tu ne vois pas ? Rem' tous les futurs Mangemorts vont là-bas, s'énerva James.

Aussitôt cette phrase dite, il la regretta voyant la fureur montée allègrement dans les veines de son ami. Celui-ci, plus vif que l'éclair dû à ses sens surdéveloppé attrapa le poursuiveur par sa cravate et déclara froidement:

- Si tu essaies d'insinuer que j'ai pu élever une fille de ce bord, retire ça tout de suite !

Puis, il relâcha son emprise, sa colère s'atténua et il retourna s'asseoir sur son lit pendant que Sirius et Peter semblaient vouloir concurrencé des carpes tellement ils ouvraient puis fermaient, puis rouvraient la bouche...

- Pardon Lunard, tu sais que je n'apprécie pas du tout cette maison, s'excusa le cerf, en se triturant les mains.

-Ca, je suis au courant, ironisa Rémus en croisant les bras.

Un silence pesant s'installa, très vite remplacé par le "Mon Jamesiiiiiie" de Sirius alors qu'il se jeta contre James avec un objet identifié comme un oreiller. Beaucoup d'objets volèrent dans le dortoir pendant les minutes qui suivirent.

A bout de souffle et d'objets à porter de mains, il s'arrêtèrent et s'affalèrent sur le sol.

- Hé Cornedrue, tu crois qu'on pourra bientôt parler avec Harry ? Demanda Sirius se tournant à moitié vers son meilleur ami.

- J'en sais rien, il a l'air bizarre, comme si...

- Comme s'il portait le monde sur ses épaules, continua Lunard.

- Ouais, c'est ça, y'a une lueur triste dans ses yeux quand il nous regarde, finit par dire James, je crois qu'on devrait le laisser tranquille encore un peu..

- Genre trois jours ? S'enchérit Patmol avec ses éternels yeux de chiot.

- Ouai, Genre trois jours Sir' , sourit James.

Le poursuiveur observa le plafond un moment en repensant à ce qu'il avait ressentit en voyant Harry. Tout le monde ne peut pas se vanter d'avoir rencontrer son fils à dix-sept ans, mais entre Harry et lui, il y avait quelque chose de fort.

Dès que James l'avait vu, il l'avait senti, sa chair, son sang, avant même de savoir son nom, il savait que ce drôle de garçon était son fils.

Mais il avait aussi senti sa tristesse et sa surprise, comme si Harry ne l'avait jamais vu ou connu, qu'il n'avait jamais rencontré son propre père...

C'est sur ces sombres pensées que le maraudeur se traina vers son lit et s'endormit.

De l'autre coté du château, Harry aussi réfléchissait. Lorsque qu'il avait vu James, il avait cru voir son jumeau.. C'était très dur pour le garçon de regarder son père. Comment dire à celui qui vous a conçu, qu'il est mort ? Harry ne le lui dira sûrement pas, jamais.

Revoir Sirius et les autres lui avait fait du bien, il ne pouvait le nier. Après la terrible bataille de Poudlard à son époque, il avait enfin reprit espoir. Il changerait tout ça. Pour que jamais un drame pareil ne recommence.

Ses pas le menèrent automatiquement chez les griffons... sans Lina. Il soupira fortement. Que Diable faisait sa Lina chez les Serpents ? Que lui cachait-elle ? Autant de questions sans réponse... pour l'instant.

Ce n'est que tard dans la nuit qu'Harry décida de se coucher, après avoir encore longtemps réfléchit à sa relation avec Lina.

Il passa une nuit sans rêve, ce qui l'inquiéta un peu. Où était donc Voldemort ?

Le lendemain matin, tous les Maraudeurs et les deux voyageurs se retrouvèrent au petit-déjeuner. L'ambiance était tendue malgré les sottises de Sirius et les sourires de Lily. Ils avaient encore tous du mal à se parler naturellement, les évènements de la veille encore trop présents dans les esprits de chacun. De plus, Sirius avait promis de ne pas parler du voyage temporel, ni d'Harry avant trois jours. Trois petits jours de paix. Seulement trois jours.

Après, les gars en étaient sur, le canidé submergera les trois adolescents de questions diverses variéeset jusqu'à ce que mort s'en suive.

- Alors, on lui en veut à Lina ?, demanda innocemment Peter, qui semblait n'avoir rien suivi de la soirée précédente.

Les adolescents se regardèrent entre eux, et d'un accord parfait répondirent en chœur :

- On ne lui en veut pas Peter !

Ce qui évidemment déclencha un gigantesque fou rire, accentué par l'arrivée colorée de Rogue, les cheveux gras et rouge vif. Severus à l'évidence, avait du faire l'objet d'une des célèbres blagues des Maraudeurs.

Quand il se rendit compte de la couleur de ses cheveux, mort de honte, il s'en retourna le plus vite possible sans oublier de lancé un regard noir dans la direction de James. Harry souriait de cette scène, mais au fond, il n'attendait plus qu'une chose ...

Lina poussa les lourdes portes de la Salle à manger et se dirigea vers la table de Serpentard. Elle fit semblant de ne pas voir ses amis et se décida à manger pour s'empêcher de regarder de leurs coté. Son arrivée chez les Serpentards avait été très froide, et la seule connaissance qu'elle s'était faite s'appelait Cyrille, une sans-pur venant de Grèce qui parlait mal l'anglais, mais qui semblait très sympathique. Sans doute le fait d'être logiquement la fille d'un Gryffondor ne l'aidait pas du tout, et Lucius Malfoy prenait un malin plaisir à le lui rappeler, comme hier soir ou il l'avait menacer au détour d'un couloir menant aux cachots.

De son coté, Harry ne décollait pas ses yeux de la jolie Serpentarde. Merlin, tout chez cette fille lui plaisait. Il lui aura fallu du temps pour l'admettre. Presque sept ans.

Elle leva la tête sentant son regard et il détourna les yeux.

Le Survivant finit son petit-déjeuner et sortit de la Grande Salle. Hermione qui fixait Sirius depuis une bonne quinzaine de minutes sans vraiment le voir, en fit autant. James, Lily et Peter restèrent seuls pour terminer leurs repas, Remus étant à l'infirmerie pour soigner ses récentes blessures de pleine lune.

Lorsque Hermione sortit à son tour de la salle, elle sentit une main l'attraper par le poignet et la trainer de force dans une salle vide.

La jeune fille, regarda autour d'elle, et aperçut une ombre familière.

-J'en ai assez de jouer au chat et à la souris, dit fermement l'inconnu, tu pourrais me dire pourquoi tu me regardes comme ça depuis ton arrivé ?

-Comme ça comment ?

-Comme si tu me connaissait bien.

-Sirius, je te connais bien.

Le garçon se tut.

-C'est trop étrange de me dire qu'une fille que je viens de rencontrer; semble me connaître aussi bien que mes amis.

Elle marcha vers la porte. L'animangus fit un bond agile et plaqua Hermione contre le mur d'un geste brutal et sensuel.

-Ce n'est pas parce que tu sembles savoir des choses sur moi que je vais abandonner pour autant.

-Abandonner quoi Sirius ?

-Tu vas comprendre.

Sirius lui fit un suçon dans le cou, ce qui arracha un léger gémissement à la jeune fille, puis quitta la pièce avec un petit sourire vainqueur laissant la miss-je-sais-tout complètement perdue.

Elle se laissa glisser le long de la porte de la classe, se rendant compte d'une chose. Sirius l'attirait.
Une larme roula sur sa joue. Hermione était tombé amoureuse de Sirius Black, il y quelques temps. Le même Sirius mort au ministère. Elle n'avait définitivement pas de chance. Il fallait qu'elle tombe amoureuse d'un mort, qui à cette époque-ci était un coureur de jupons immature.
La jeune voyageuse se releva et quitta la pièce avec hâte.

Elle emprunta un raccourci qu'elle et Orion avait pris en 4ème année et alla reprendre ses esprits dans la salle sur demande. Orion...

Lina se promenait dans le parc. La chaleur de l'été laissait peu à peu place à la fraîcheur de septembre et le parc était merveilleusement mélancolique à cette période de l'année. Quelques bancs de bois parcouraient le périmètre du lac et les arbres semblaient illuminés de la clarté du matin.

Un coup de vent vint se perdre dans les branches d'un acacia qui paraissait être ici depuis le temps des fondateurs.

" Lina... Lina... Suis ton destin... Je serai toujours là pour toi..."

Mais la jeune fille n'entendit rien, où plutôt, elle ne voulait pas entendre. Orion était mort.

D'un main adroite Lina replaça ses cheveux qui partait dans tout les sens après le félon coup de vent.

Après la répartition, elle avait eu besoin de réfléchir. Elle avait rejoint la maison de sa mère. La jeune fille n'avait même jamais su que sa mère était Serpentarde à Poudlard. Elle était sorcière, mais jamais elle n'avait mentionné l'école de Magie.

Elle longea le lac et s'assit à l'ombre d'un arbre près de la rive.

Profitant de cette courte période de paix, elle pris une décision. Demain, elle leur raconterait tout. Tout ce qu'elle savait du moins, tout ce qu'ils avaient besoin de savoir sur elle.

Lina se demandait si son père allait être fâché, mais elle pensait surtout à Harry.

Il portait un tel poids sur ses épaules, sans doute pourrait-elle l'aider dans sa quête.

Ses réflexions stoppèrent lorsqu'elle entendit des voix près d'elle. Lily, les Maraudeurs et Harry, s'assirent de chaque coté d'elle sans un mot. Hermione avait disparu on ne sait où, mais Sirius avait juré, avec un sourire mystérieux, qu'elle était simplement parti se reposer.

Pendant un moment, on entendait que le son des respirations des six adolescents, et doucement Rémus demanda:

- Alors, ils ne sont pas trop méchants avec toi, les serpents ? Si tu veux, on peut s'en occuper...

Lina releva la tête et sourit. Ils ne lui en voulaient pas. Finalement, peut-être le fait d'être à Serpentard pouvait être un avantage pour eux. Elle était soulagée.

- Les choses Sirieuses commencent maintenant, se dit-elle avec un sourire particulier pour Harry, oui, même très bientôt.