Auteur : Selsynn
Titre : Timothy ou les conséquences de la Victoire
Résumé : Quand Harry sauve le monde sorcier après une errance d'un an, il le fait parce qu'on l'attend au tournant. Le monde Sorcier veut qu'il devienne un meurtrier pour leurs beaux yeux. Il trouve une parade, de l'aide, et la Victoire est là. Mais elle a un prix : Timothy. POST-Victoire. AU-Bataille finale. SNARRY.
Note : Ceci est un slash, certes (snarry), mais il n'y aura pas de lemon pendant un loooong moment. C'est plus l'aspect de prendre sa vie d'adulte en main qui me force à placer cette fanfiction avec un haut rating. La victoire contre Voldemort sera évoqué sous forme de flashback. (qui commence d'ailleurs dans le premier chapitre)
Si le fait que deux hommes matures puissent vivre ensemble et avoir une relation ensemble vous écœure, passez votre chemin.
Si vous trouvez que de changer le déroulement de la Bataille Finale sans ressusciter Remus et Tonks est un blasphème, passez votre chemin.
RAR
Babylon : merci pour ta review et j'espère que la suite te plait toujours !
Chapitre : Retour à la civilisation.
Ce soir-là, Harry borda les enfants la tête dans ses pensées. Cela faisait cinq heures, maintenant que le professeur était passé le voir. Et pas une seule seconde, il n'avait pensé à autre chose qu'à sa visite. Et surtout tournait dans sa tête la question sans réponse : mais pourquoi Rogue avait-il agi de cette manière-là ? Cela ne ressemblait en rien à ce que savait Harry du comportement de l'homme solitaire.
Il commençait à comprendre que peut-être, il était possible qu'il ne connaisse pas du tout l'homme. Que ce soit pour lui à peine mieux qu'un parfait étranger. Il songea qu'il y a encore trois mois, il se serait précipité chez ses amis, pour leur raconter ce qui venait de se passer. Et qu'à eux trois, ou quatre, si Ginny s'incluait dans la discussion, ils auraient émis une dizaine d'hypothèses pour expliquer le comportement de l'homme, sauf, certainement que l'homme soit sincère…
Harry jeta un regard torve à la cheminée qui le narguait. Soit, il pouvait toujours rendre visite à Ron et Hermione. Et peut-être Ginny. Et s'il laissait Teddy ici, il aurait une bonne raison pour revenir. Il se fustigea de laisser ses deux enfants seuls dans un grand manoir comme celui-ci, et une idée particulièrement tordue lui traversa l'esprit. S'il avait pu demander à Rogue de les garder, il aurait certainement eu l'esprit plus tranquille.
Et puis, il se reprit. Il allait justement chez les Weasley pour avoir l'occasion de parler du comportement intriguant, inadéquat, incompréhensible, de Rogue. Il ne pouvait pas en même temps acquiescer à ce qu'il impliquait et en même temps le remettre en doute. Les deux en même temps étaient simplement totalement impossibles.
Il se laissa tomber dans le fauteuil aux lourdes tentures qui trônait près de la cheminée. Sa vie ne serait-elle jamais réellement simple ?
Il se souvint que Ron et Hermione avaient réussis à déjouer sa sécurité quelques fois. Cinq fois, en presque trois mois. Il leur écrivait souvent, mais ne s'éloignait pas de son manoir, pas de ses bébés. Quand Hermione venait, il faisait bien attention à ce que les enfants dorment pour la sieste. Et quand Teddy se réveillait, il les jetait dehors, incapable qu'il était de leur avouer qu'il leur mentait depuis tout ce temps.
Il prit son souffle et se releva. Il alla à son bureau, non loin de là. Il prit sa plus belle plume et son carnet de correspondance, cadeau assez peu subtile d'Hermione. Et il commença la lettre qu'il aurait du leur écrire il y avait des mois de cela.
« Ron, Hermione,
Je ne sais pas si vous accepterez encore de me parler après ce que je vais vous dire. Votre amitié m'est précieuse, et je souffrirai de la perdre, c'est vrai. Mais d'un certain point, je pense que je le mérite.
Ce que je vous demanderais, c'est de ne rien dévoiler de ce que vous allez lire à la suite, et si vous le pouvez, de me pardonner de vous l'avoir caché depuis tous ces mois.
Il y a une raison au fait que je ne vous invite pas tout le temps au Manoir Potter, il y a une raison pour laquelle je n'aime pas quitter cet endroit qu'avec Teddy, c'est mon fils, Timothy.
Je ne voulais pas vous le présenter parce que j'avais peur que vous ne comprendriez pas. En fait, c'est moi qui ne comprenais pas. Il a fallu un élément complètement différent pour que je comprenne le prix de mon action. Le prix de mes mensonges.
Et dire que j'ai déjà peur que vous n'acceptiez pas ça… Alors, qu'est ce que cela sera quand je devrais vous dire qui est cet enfant… Mais cela, je ne suis pas capable de l'écrire dans une lettre, vous devrez donc venir me voir au Manoir pour entendre cette histoire. J'apprécierais que pour cette histoire, vous confiez à une tierce personne votre baguette, ou alors je me verrais dans l'obligation de vous la confisquer avant de vous raconter mon histoire.
Bien sûr, je comprendrais parfaitement que vous préfériez que nous arrêtions notre amitié là-dessus. En dernier geste, je vous demanderais simplement de ne parler de Timothy à personne. Je ne désire pas qu'il soit connu, je pressens déjà suffisamment d'ennuis quand il entrera à Poudlard.
Confirmez-moi rapidement votre présence par le retour d'Ebénézer.
Votre ami qui aimerait le rester malgré ses erreurs,
Harry Potter »
Harry siffla et le hibou moyen-duc se posa sur le rebord de la fenêtre. L'histoire entre Harry et Ebénézer était toute récente, même si le hibou avait déjà quelques années. Jamais Harry n'aurait choisi ce genre de nom, mais finalement il s'y faisait, même s'il avait toujours l'impression de ressembler à Malfoy quand il sifflait l'oiseau.
Pour toute histoire, il avait récupéré cet animal presque un mois après la victoire décisif contre le mage noir. L'oiseau se laissait mourir de faim, ayant perdu ses maîtres dans le combat. Harry l'avait doucement approché, et peu à peu il avait apprécié la compagnie du volatile, dont le nom était marqué sur une bague à la patte gauche.
Il ignorait totalement qui étaient les précédents propriétaires, et il ne s'y intéressait pas vraiment, certain que la réponse ne lui plairait pas.
Quatre jours plus tard, Ebénézer revint avec une réponse. Ron et Hermione signaient la missive. L'oiseau se posa sur l'épaule d'Harry et hulula de bonheur.
Harry sourit et prit la lettre avec des sentiments mitigés. Ces quatre jours avaient été très durs pour lui, et les enfants avaient sentis qu'il était stressé, ils avaient été odieux, mais Harry ne leur en avait pas beaucoup tenu rigueur, il savait que beaucoup de choses venaient de lui.
C'est avec un certain empressement qu'il décacheta la lettre. Il la parcourut ensuite avidement même si elle était très courte.
« Hey,
C'est quoi ce genre de lettre que tu nous envois ? J'espère que tu es chez toi assez vite, parce qu'on débarque avant ce soir. Et encore, c'est Hermione qui veut que j'attende qu'on t'ait envoyé la lettre avant de débarquer.
Franchement à quoi tu pensais en nous écrivant cet … ce… ce genre de testament ? Bien sur qu'on veut savoir ce qu'il y a comme histoire. Et au fait, on peut en parler ou pas à Ginny ?
Ron.
Harry,
Pardonne un peu son enthousiasme à Ron, tu le connais, il est curieux.
Je dois dire que même si je sentais que tu nous cachais quelque chose, je n'aurais jamais imaginé… un enfant ? Et qui est la mère d'abord ? Est-ce pour cela que tu ne voulais pas que nous en parlions ? Je pense quand même que Ginny comprendrait, tu sais …
Enfin, tout ça pour te dire que je devrais réussir à retenir Ron encore quelques heures. Ranger nos affaires, tout ça, tout ça… Tu n'as pas oublié que nous revenions d'un voyage en Roumanie, voir Charlie ? Sinon, rassures-toi, il n'y a que ce fait qui explique notre retard à ta lettre.
A bientôt !
Hermione »
Il ne savait pas trop à quoi s'attendre, mais certainement pas à la simple curiosité de ses amis. Il se sentit idiot sur le coup, pourquoi n'avait-il pas pensé immédiatement qu'ils le prendraient si bien ? Puis la réalité frappa à nouveau : Ron et Hermione acceptait seulement le fait qu'il est un fils dont il leur avait caché l'existence, et non pas que celui-ci soit leur ancien ennemi.
Il allait certainement perdre leur amitié ce jour-là, mais au moins, il arrêterait de culpabiliser. Finalement, il retourna s'occuper de ses enfants, car cela, il savait bien le faire, et cela le calmait.
La cheminée tinta une première fois, il ne changea rien dans ses actions. Il signala simplement sa présence, dans un coin plus obscur. Cela ne pouvait être que Ron et Hermione.
Ils s'approchèrent, Hermione se précipita vers ce nouveau bébé, pour une fois en silence, même si Harry était sure qu'elle bouillonnait de l'intérieur. Harry prit Teddy dans ses bras et proposa de s'installer plus près du feu. Comme tout le monde était plongé dans ses pensées, Harry espéra briser le silence en racontant une boutade :
« Entre nous, on aurait pu croire que vous aurez des enfants avant moi, mais non, même pas ! »
Il rit jaune à la fin de sa phrase, et eut simplement des regards interloqués.
« C'était simplement pour détendre l'atmosphère, je suis un peu stressé. Alors la Roumanie ? En effet, j'avais oublié, mais il faut dire que j'ai eu d'autres choses à penser depuis.
— Avec deux enfants en bas-âge à charge, j'imagine bien… Et si je puis me permettre, Harry, qui est sa mère ? »
Harry soupira, la question d'Hermione était parfaitement logique. Et il devait leur raconter. Il devait affronter leur regard d'horreur et de fausse sympathie.
« Timothy n'a pas vraiment de mère… Même si d'un coté, nous avons été deux pour le… Créer. »
Harry pâlit à la signification de ses paroles. Le fait que Rogue ait été là pour créer Timothy en faisait-il la mère ? Harry eut un faible rire en pensant au professeur de potions sous les traits d'une femme. Il n'y avait aucune ressemblance, les traits secs de Severus Rogue n'étaient d'aucune manières féminins. Ils étaient durs, droits, anguleux, trop longilignes. Et puis des rondeurs ne lui iraient pas du tout, même si Harry ne considérait pas l'homme comme beau dans ses attributs masculins.
Il sortit de sa rêverie pour voir qu'Hermione le regardait bizarrement, et Ron lui regardait sa petite-amie.
« Qu'est-ce qu'il y a ?
— Comment ça : créer ? Qui est-il ? C'est vraiment un enfant, ou pas ?
— Tu as toujours le don pour poser les questions importantes, Hermione… Mais oui, Timothy est un enfant, et celui qui veut dire le contraire devra m'affronter d'abord, en duel régulier. »
Ses deux amis eurent un mouvement de recul ensemble, et Harry soupira. Il n'arrivait vraiment pas à se faire comprendre.
« J'aime Timothy, et il est comme mon fils, même si je ne suis pas vraiment son père. Il n'en a plus depuis longtemps.
— Je ne comprends pas.
— Que tu comprennes ce que je dis m'aurait plus qu'impressionné, Hermione, cela m'aurait effrayé, je pense. Timothy est le résultat d'un sortilège que j'ai utilisé avec l'aide de quelqu'un… Et si nous changions de discussion ? Pourquoi ne m'avez-vous jamais demandé comment j'avais détruit Voldemort ? »
Harry avait le regard rivé sur Timmy en disant tout cela. Il ne voulait pas être spécialement obtus, il savait qu'il n'aurait pas le courage de tout raconter, il aurait besoin qu'Hermione pose les bonnes questions.
« Nous avons supposé que tu l'avais tué, n'est-ce pas le cas ?
— En tout cas, on pensait que tu n'aimais pas aborder le sujet, alors on l'a évité. Le Seigneur des ténèbres a disparu, cela nous suffit. Il n'a plus d'horcruxe, il ne pourra pas revenir.
— Je ne l'ai pas tué Hermione, enfin, pas vraiment, je l'ai aidé à disparaître… Je lui ai trouvé une famille, mais je n'étais pas le seul. Il était là, lui aussi. Et sans lui, je n'aurais pas réussi.
— Qui ça ?
— Rogue, répondit Harry encore dans ses pensées.
— Rogue ? »
L'air ahuri et interloqué sortit Harry de ses rêveries. Il regarda ses deux amis et sourit pour la première fois depuis qu'il avait reçu la visite du maître des potions.
« Oui, Rogue. D'après ce que j'ai compris, je ne suis pas sûr, mais pendant que nous campions, j'étais désespéré, j'étais placé en face d'un mur : je ne pouvais pas être un meurtrier. J'étais incapable de tuer. Incapable de lancer le sortilège de mort. Cela m'obsédait, car j'étais obligé de tuer pour survivre, non ? Je ruminais toutes les nuits, je dormais mal, j'avais le sommeil léger, et une nuit, sur ma table de chevet, j'ai trouvé un grimoire. Ce grimoire avait une page annotée. Il y avait un sortilège dessus, un rituel, plutôt.
« J'étais perdu, je ne savais pas ce qu'il ferait, je ne lisais pas bien le dialecte dans lequel il était écrit. Mais j'ai étudié. Vous portiez l'horcruxe, je ne voulais pas vous déranger dans le peu de sommeil que vous pourriez trouver. J'ai étudié cette formule jusqu'à m'endormir à nouveau.
« Mais quand je me suis réveillé, j'ai cru avoir rêvé, et je ne vous ai pas importuné avec mon rêve. Le grimoire avait disparu, et cette formule me semblait trop miraculeuse pour réellement exister. Je me suis re-entraîné pour essayer de jeter le sortilège de mort… Comme vous le savez, et je n'ai pas réussi.
« Le jour de la bataille finale, nous n'étions que trois dans un coins à l'écart. Je savais que les horcruxes étaient tous détruits. J'ai voulu le tuer, mais je n'ai pas réussi… Il s'est tourné vers Rogue, c'est à ce moment-là que j'ai pris conscience de sa présence, je crois… Il l'a supplié. Supplié !
« J'ai compris que je ne pourrais jamais tuer quelqu'un. Même s'il était responsable de la mort de mes parents, et de celles de tant de monde. Je suis désolé, vous devez me voir comme un couard, maintenant…
— Non, Harry, mais je pense que cela te fais du bien d'en parler, tu n'aurais pas du garder cela pour toi pendant plusieurs mois… Tu aurais du nous raconter tout cela dès les premiers jours… Mais je ne vois toujours pas le rapport avec ce petit bout charmant !
—J'y viens, j'y viens, à vrai dire, j'y suis presque. Quelques instants après la supplique de Voldemort, je me suis souvenue de la formule. Même si elle venait d'un rêve, j'étais suffisamment désespéré pour essayer.
« Et au lieu d'avoir deux personnes qui se moquent de moi, j'ai eu …. Rogue m'accompagnait pour l'incantation. Nous avons lancé le sortilège tous les deux. Il a marché. Voldemort a disparu… Et Timmy est apparu. Je l'ai attrapé en vitesse, incapable de le laisser là, et je me suis sauvé au plus vite du champ de bataille…
— Et le professeur Rogue ? Qu'est-il devenu ?, commença Hermione
— Et c'est pourquoi on n'a pas pu te joindre facilement pour la fête de la victoire ! J'pensais que tu te recueillais parce que tu avais tué, ou quelque chose dans ce goût-là.
— J'assumais les conséquences de mon acte, oui. Avoir donné une seconde chance à Tom Jedusor pour l'abandonner dans la forêt interdite ne me semblait pas vraiment … responsable.
— Tu veux dire que … C'est Voldemort ?
— Non, Voldemort est un orphelin, battu et séquestré. Timmy est mon fils, il ne peut pas être un orphelin en même temps. Et j'aimerais croire qu'il ne sera pas à Serpentard, pour encore plus le différencier de sa vie antérieure. Voldemort a disparu. Timmy est quelqu'un d'autre. Et si vous n'êtes pas capable de faire avec, je vous conseille de me laisser vous alléger la mémoire, car je ne laisserais PERSONNE faire du mal à mon fils.
— Houlà, Calme-toi, je suppose qu'avec un peu de temps, je pourrais facilement oublier ce fait. Ton fils est Voldemort, celui qui a tué tes parents. Ça fait un sacré méli-mélo, tu avoueras…
— Il n'est pas Voldemort. Voldemort est mort, disparu, on en parle plus, de Voldemort, ne commencez pas amalgamer les deux ! »
Ses deux amis eurent leurs regards qui se croisèrent. Ils connaissaient depuis longtemps Harry, et ils ne l'avaient pas vu très souvent avec cet air-là, à la limite de la folie. Ron sentit qu'il avait besoin de rassurer son ami, ce qu'il fit directement après.
« Eh, ne t'en fais pas, laisse nous juste un peu de temps pour s'adapter à cette nouvelles. Toi, tu as eu de longs mois pour t'y faire, mais sache que cela ne sera pas à cause de ton fils ou de ta famille qu'on te laissera tomber. Même si ça fait un peu mal de voir que tu nous as caché quelque chose d'aussi gros, je veux dire, on peut comprendre que tu ne saches pas comment aborder cela… »
Ron s'enferrait dans ces explications mais sa petite-amie le laissait faire, il occupait et apaisait Harry, ce qui était important. Elle sentait à la posture de leur ami qu'elle ne savait qu'une partie de son problème et donc attendit simplement qu'il vienne à en évoquer ce qui l'inquiétait.
« Merci Ron, votre amitié, comme je l'ai déjà dit, signifie beaucoup pour moi. Et… »
Harry se tût à nouveau, cette fois-ci, Ron ne coupa, comprenant qu'il y avait quelque chose de plus.
« Si je sors aujourd'hui pour vous dire cela, enfin, il y a quatre jours, ce n'est pas vraiment par hasard. Je … j'ai fait une rencontre assez… bizarre ces derniers jours. Et j'ai besoin de votre avis.
— Laisse-moi deviner : Rogue ? »
Apercevant le regard perplexe de son ami, Ron continua :
« Il ne faut pas être idiot, tu sais, il est venu souvent pour nous demander si nous n'avions pas vu… Oh ! »
Ron se tut. Et Hermione prit la relève.
« Il nous a demandé si nous n'avions pas vu un autre enfant, de l'âge de Teddy… Nous lui avons toujours répondu par la négative, jusqu'à il y a un mois, il nous a demandé où tu vivais. Nous lui avons simplement dit que tu étais à te reposer de la bataille dans une de tes maisons. Mais que nous étions soumis au secret.
— Et bien, je crois qu'il a fait le tour de toutes les possessions des Potter et des Black, car il a pu finalement entrer chez moi. Il m'a demandé directement où il était. Je ne voulais pas qu'il lui fasse du mal, alors j'ai fait l'idiot. Il est parti, puis revenu le lendemain… Cela a duré deux semaines, jusqu'à ce qu'il voit l'enfant qui m'échappe… Mais je ne sais pas quoi faire. On sait tous qu'il détestait Voldemort, et je n'ai pas envie qu'il fasse souffrir mon fils.
— Tu es déjà très possessif envers cet enfant, tu l'as adopté magiquement ?
— Pas encore, je l'ai adopté par l'administration moldue, par contre. Je vais le faire bientôt, j'avais juste peur. Peur que les gens s'intéressent à l'enfant de leur Sauveur. Et puis, je n'ai pas très envie d'aller au Ministère. D'un autre côté, c'est à cause du peuple qui refuse de prendre position que j'ai dû sacrifier tant de choses. Je refuse de sacrifier mon fils.
— Tu t'es renseigné, au moins, avant de dire ces choses-là ? Tu sais qu'il y a une possibilité que le sortilège que s'est reçut Ginny la rende stérile ? C'est moi qui ai fait les recherches sur l'adoption. On passe par le Ministère ou par un maître de potions titulaire. C'est pour être sûr que la potion ne contienne pas de poison. Ni de charmes de contrôle.
— Tu crois ? »
Harry commença à reprendre confiance dans ses projets.
« Il en me reste plus qu'à trouver un maître de potion qui accepte de faire cette potion… »
C'est une fois qu'il eut finit de dire cette phrase qu'il se rendit compte qu'il avait déjà sa solution… Il passa donc à la seconde partie de l'invitation de ses amis.
« Croyez-vous que Rogue puisse vouloir être gentil ? Ce que je ne comprends pas, c'est que j'ai l'impression qu'il a la même relation envers Timmy, mais je veux dire, c'est moi qui m'occupe de lui, c'est moi qui me relève la nuit parce qu'il ne peut pas dormir. Ce n'est pas lui. C'est moi. Il n'a pas le droit de l'aimer lui aussi. Il doit vouloir me faire du mal, à un moment, en enlevant l'enfant… Je suis sûr, il ne peut pas être honnête. Cet homme ignore ce que le mot honnête veut dire de toute façon.
— Ton problème est avec Rogue alors, et non avec Timmy. Ta relation avec Timmy peut s'expliquer, tu te sens en quelques sortes son père.
— Oui. On peut résumer cela comme cela. Et… Et … »
Il n'osa pas dire le reste, il s'arrêta avant. Il n'osa pas parler de la tristesse qu'il avait senti dans l'ancien professeur, ni du spectacle inattendu et touchant qu'il faisait avec Teddy. Et qui le tourmentait. Rogue devait rester le professeur sadique ! Pas devenir touchant de cette manière. Il avait l'air d'aimer les enfants… Alors qu'il se comportait de manière atroce lors de ses cours…
« Je pense que tu as surtout besoin de dormir, Harry. Ne t'inquiète pas, on va surveiller tes deux trésors cette nuit. Va dormir, et repose toi bien… on avisera demain… »
Harry ne sut pas quoi dire pour les remercier. Il se sentit tellement redevable à l'idée de s'allonger dans un lit… sans avoir à s'occuper des enfants.
A suivre...
