Bonjour à tous !

Me voici avec le nouveau chapitre de cette Drastoria !

Dans ce chapitre, les choses sérieuses vont commencer et la malédiction va être lancée. Je vous avoue que je suis hyper stressée, ahah ! Ça fait un long moment que je rêve d'écrire cette réadaptation parce que j'aime vraiment beaucoup ce conte et j'aime toutes ses adaptations. Donc j'espère être à la hauteur !

Je vous laisse lire tranquillement et on se retrouve en bas pour le débriefing.

Bonne lecture à tous =)

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Il fallut une longue semaine à notre antagoniste pour réunir ce qu'il fallait pour maîtriser à la perfection la malédiction qu'il souhaitait faire subir à Astoria Greengrass. Son idiote de partenaire ne cessait de sautiller autour de lui, de l'agacer. Cela aurait pu le perturber, lui faire faire n'importe quoi mais il n'était pas l'un des meilleurs élèves de Poudlard pour rien.

Il avait presque tout ce qu'il fallait pour lancer le sort. Une plume de cygne et l'incantation. Il ne lui manquait plus que le plus important. Un objet appartenant à Greengrass.

_ Je peux te le ramener rapidement. Je sais où se trouve son dortoir. Je m'assurerait que ni elle ni ses colocataires ne soient présentes et je vais le lui voler, dit la fille.

Il hocha la tête.

_ Bien mais ne te fais surtout pas prendre. Si on découvre notre plan, nous serons dans la bouse de dragon. Et si je tombe, tu tombes avec moi.

_ Oui, oui. Je serai discrète.

_ Bien.

C'était un jeu d'enfant pour elle. Astoria était toujours dehors à traîner avec Drago Malefoy. Elle n'était jamais dans son dortoir et elle était sûre que cela était pareil pour ses colocataires.

Après le déjeuner, elle s'assura que ni Astoria ni ses colocataires ne revenaient à leur dortoir pour s'y glisser tel un serpent sournois et dérober un des objets à la jeune fille.

Oo

Astoria avait, encore une fois, passé une excellente journée avec Drago. Le jeune homme s'avérait très drôle et d'excellente compagnie lorsqu'il n'essayait pas de vous sauter dessus. Peut-être avait-il comprit qu'il n'y aurait rien de plus que de l'amitié entre eux.

Entre les cours et les entrevues avec Malefoy, Astoria n'avait pas beaucoup vu ses amies. Celles-ci vinrent donc la voir avant le dîner, un air pas très avenant sur le visage.

_ Astoria !

_ Oh, salut les filles.

_ Est-ce que tu peux nous dire pourquoi tu nous évite ?

_ Quoi ? Je… Je ne vous évite pas…

_ Tu en es sûre ? Parce que ça doit faire deux bonnes semaines que tu n'es même pas venue nous adresser la parole. Ça nous fait un peu de peine. Nous pensions être tes amies.

_ Je sais, je… Je suis désolée. C'est juste que Drago ne me laisse pas beaucoup de répit. Il veut toujours me voir et… je n'ai pas le coeur de lui dire non.

_ Tu te rends compte de ce que tu racontes, là ? dit Maddy. Qu'est-ce que tu crois ? Que Drago Malefoy ne peut soudainement pas se passer de toi ? C'est un prédateur, Astoria ! Il n'attend qu'une chose, te dévorer toute crue.

Astoria leva les yeux au ciel.

_ N'importe quoi. Je lui ai très bien fait comprendre qu'entre nous ce ne serait que de l'amitié, que c'était à prendre ou à laisser. Il a très bien comprit.

Enora ricana.

_ Oui, bien sûr. Drago Malefoy est très bien connu pour être ami avec des filles.

_ Et Pansy Parkinson, alors ? répliqua la Serpentard.

_ Il se l'est déjà tapé, c'est obligé.

Astoria soupira.

_ Vous n'êtes vraiment pas croyable. Ce n'est vraiment pas sympa de jouer les mauvaises et les jalouses. Je ne vous pensais vraiment pas comme ça, vous me décevez.

_ Astoria… dit Enora. Ne le prends pas mal. Tu es notre amie, on veut juste te protéger. Tout ce qu'on veut dire c'est que Malefoy est Malefoy et qu'un jour il te fera du mal. Il a l'air tout gentil pour le moment mais c'est parce qu'il n'a qu'un but en tête : te mettre dans son lit. Un jour, il finira par te briser.

_ Très bien et bien, le jour où ça arrivera, vous n'aurez qu'à me dire « Je te l'avais bien dis, Astoria. »

Sans un mot de plus, la jeune femme tourna les talons vers la Grande Salle, légèrement énervée.

_ Astoria ! dit Maddy.

Mais la jeune femme l'ignora totalement et regagna la table des Serpentards, d'un pas furieux. Elle prit alors l'initiative, comme tous les soirs, de s'asseoir près de Drago qui l'accueillit avec un grand sourire… qu'il perdit en voyant son air renfrogné.

_ Ça ne va pas, Astoria ?

_ Si.

_ Ça n'a pas l'air, pourtant.

Astoria tourna le regard vers lui et vit la lueur inquiète dans son regard gris. Éprouvait-il réellement de l'inquiétude pour elle ? Elle se mordit la lèvre et soupira.

_ Je viens de me disputer avec mes amies.

Le blond fronça les sourcils.

_ Tes amis ? Je ne savais pas que tu fréquentais d'autres personnes que moi. Ils sont beaux au moins ? Ils ne peuvent pas être plus beaux que moi.

Astoria leva les yeux au ciel avec un sourire amusé.

_ Amies, au féminin, Drago. Maddy et Enora, de Serdaigle.

_ Je vois. Elles se demandent pourquoi tu passes ton temps avec moi, te disent que je me sers de toi, que je vais te faire du mal, que je ne suis pas digne de confiance.

Elle le regarda, un sourcil haussé.

_ Comment tu le sais ?

_ Parce qu'elles ont raison. Je ne suis pas digne de confiance.

La jeune femme se figea et son coeur cessa de battre.

_ C'est vrai, reprit-il. Je suis un coureur de jupons, arrogant, prétentieux, incapable de m'attacher. Ce sont les autres qui cherchent ma compagnie, je n'ai besoin de personne et j'ai tout ce que je désire. Et pourtant… Je suis différent avec toi. Tu n'es pas comme les autres, Greengrass. Tu ne prétends pas m'apprécier. Tu me vois pour ce que je suis réellement, pas ce que je prétends être. Tu ne me juges pas, tu essaies de me comprendre. Je désire ta compagnie. J'aime être avec toi. Je… Je t'apprécie. -Il lui prit la main.- Je ne fais pas semblant avec toi, Greengrass.

Astoria regarda leurs mains et releva son regard vert vers lui. Elle sourit et hocha la tête. Elle le croyait, son regard ne mentait pas. Quatre personnes n'avaient pas manqué cet échange. Blaise, Pansy et nos deux antagonistes. Blaise les regardait avec un regard mi-attendrit, mi-amusé. Pansy les regardait avec un air suspicieux, elle avait toujours peur qu'Astoria ne se moque de Drago. Et les deux derniers les regardaient avec, respectivement, rage et jalousie.

Après ce petit échange, Drago et Astoria commencèrent à manger. Ils passèrent le reste du repas à discuter et rire avec Blaise et Pansy- bien que la seconde passait beaucoup plus de temps à scruter Astoria qu'à rire avec elle.

Après dîner, Blaise et Pansy laissèrent Drago et Astoria qui se rendirent dans un coin de la salle commune pour discuter tranquillement. Ils ne virent pas l'heure passer et, lorsqu'ils décidèrent d'aller se coucher, il était près d'une heure du matin.

_ Heureusement qu'on n'a pas cours demain, gloussa la jeune femme.

Drago sourit.

_ On passe la journée ensemble, demain ? demanda le blond.

Astoria sourit et haussa un sourcil. Elle croisa les bras sur sa poitrine.

_ Oh, quand tu disais que tu cherchais ma compagnie, ce n'était pas une blague.

Le blond se renfrogna.

_ Ne te vante pas, Greengrass. Je peux aussi passer ma journée avec une autre nana.

_ Très bien, dit Astoria en haussant les épaules.

_ Très bien quoi ? s'agaça le blond. Tu passes la journée avec moi ou je la passe avec une autre nana ?

_ Passe la avec une autre nana, si c'est ce que tu veux.

Elle tourna les talons pour regagner les escaliers qui menaient aux dortoirs des filles mais Drago leva les yeux au ciel en poussant un soupir de frustration et se lança sur ses talons avant de l'attraper par le poignet.

_ Astoria Greengrass ! dit-il d'une voix forte. Vas-tu passer cette journée avec moi, oui ou non ?

Elle prit un faux air surpris.

_ Oh, tu ne veux plus la passer avec une autre ?

Le blond était visiblement furieux. Apparemment, il n'aimait pas qu'on se moque de lui.

_ Qu'est-ce que tu peux être chiante ! Tu le sais, ça ?

La jeune femme éclata de rire.

_ Bien sûr que je vais passer mon week-end avec toi ! On se retrouve dans la Grande Salle à dix heures ?

Elle ne lui laissa pas le temps d'en placer une et elle lui adressa un dernier clin d'oeil avant de se diriger vers l'escalier des dortoirs. Drago resta comme un imbécile. Venait-elle de dire qu'elle allait passer le week-end avec lui ?

OoO

Le lendemain matin, Astoria se leva vers neuf heures quinze, plus guillerette que jamais. Elle ne savait pas pourquoi elle se sentait aussi joyeuse. Peut-être parce qu'elle allait passer la journée entière en compagnie de Drago, même si elle en doutait. La compagnie de Drago ne pouvait pas la rendre aussi heureuse. Et pourtant…

Elle prit des vêtements de rechange et se rendit dans la salle de bain en trottinant. Elle s'enferma, se déshabilla et se glissa sous l'eau de la douche. Ça faisait énormément de bien. L'eau chaude la détendait et la relaxait. Elle ferma les yeux pour profiter de la chaleur de l'eau qui coulait sur son visage, dans ses cheveux et le long de son corps.

Elle prit ensuite du savon pour se savonner les cheveux puis le corps et, après s'être rincée consciencieusement, elle sortit de la douche. Elle se sécha et s'habilla avant de se sécher les cheveux d'un coup de baguette magique.

Elle se regarda dans le miroir et grimaça. Un besoin impérieux de maquiller ses yeux et ses lèvres se fit ressentir et elle obéit à cette pulsion. Restant néanmoins fidèle à ce qu'elle était, le maquillage était resté très discret.

Astoria sourit à son reflet. Par Merlin mais que lui arrivait-il ? Elle ne se reconnaissait plus du tout depuis qu'elle fréquentait Drago. Était-il en train de la changer ?

Elle grimaça et finit par quitter la salle de bain. Ses camarades de chambre étaient réveillées. Astoria chercha sa brosse à cheveux dans sa table de chevet, puis dans sa malle. Elle fronça les sourcils. Impossible de mettre la main dessus. Elle se tourna vers ses camarades.

_ Dites, les filles... Vous auriez vu ma brosse à cheveux ?

Les deux jeunes filles se tournèrent vers elle, méprisantes.

_ Depuis quand les affaires d'une traître à son sang nous intéresseraient ?

Astoria leva les yeux au ciel.

_ Pas la peine d'être comme ça. Je ne trouve plus ma brosse à cheveux, je me demandais si vous l'aviez vue.

_ Tu nous traite de voleuses ? menaça l'une d'elles.

_ Non, répondit la jeune femme sans flancher. Laissez tomber.

Les deux Serpentards regardèrent leur camarade de haut en bas et se regardèrent d'un air mesquin.

_ Tarée, dirent-elles.

Astoria ne s'en formalisa pas plus. Elle attacha ses cheveux tant bien que mal en queue de cheval et fut prête à partir. Comme elle ne comptait pas aller à la bibliothèque pour le moment, elle laissa son sac et ses livres de cours dans le dortoir. Puis elle sortit d'un pas guilleret, sous l'oeil moqueur de ses deux colocataires.

La salle commune était déserte. Les élèves devaient être soit en train de dormir, soit en train de petit-déjeuner. Elle sortit de la salle commune et accéléra le pas pour rejoindre la Grande Salle le plus rapidement possible. Elle ne voulait pas faire attendre Drago trop longtemps. Par Merlin… Depuis quand ne voulait-elle pas faire attendre le blond, elle qui adorait l'énerver ?

Elle marchait à vive allure dans les couloirs, sa robe de sorcière flottant derrière elle. Elle ne vit pas les deux silhouettes qui la suivaient de très près et ne pu donc pas esquiver le Stupefix qu'on lui lançait. Elle eut tout juste le temps de se rendre compte qu'elle perdait connaissance.

Oo

_ Il est quelle heure ? maugréa Drago pour, au moins, la dixième fois.

Blaise regarda sa montre magique.

_ Dix heures quinze.

_ Elle est en retard… grogna le blond.

_ Elle a peut-être eu une panne d'oreiller...

_ Ne te fous pas de ma gueule, Zabini ! Quand tu donnes rendez-vous à quelqu'un, tu es ponctuel ! Rien ne m'insupporte plus que les gens en retard. Qu'est-ce qu'elle s'imagine ? Que je vais lui ramper après ? Qu'elle est si indispensable pour moi qu'elle peut se permettre d'être en retard ? Elle se met la baguette dans l'oeil ! Si elle a si peu d'égard pour moi ou ma compagnie, eh bien j'irai voir ailleurs. Elle ne me prendra pas pour un con plus longtemps.

_ Je te l'avais dis qu'elle se foutrait de ta gueule, Drago, dit Pansy en mangeant distraitement. Tu n'as pas voulu m'écouter.

Le blond fusilla sa meilleure amie du regard alors que Blaise essayait de temporiser les choses.

_ Attendez… Vous n'êtes même pas sûrs qu'elle se soit foutu de sa gueule. Il lui est peut-être arrivé quelque chose.

_ Elle a plutôt intérêt à ce que ce soit ça… maugréa le blond.

_ Drago ! s'outra le métis.

Mais Drago ne fit pas attention à lui et se tourna vers Pansy.

_ Va voir.

La jeune femme releva le regard vers lui, un sourcil haussé, mâchonnant son toast.

_ Pardon ?

_ Va voir où Astoria se trouve.

_ Et "s'il te plaît", c'est pour les elfes de maison ?

_ Certainement pas.

Pansy leva les yeux au ciel et Drago poussa un soupir avant de se tourner vers elle. Il la regarda avec le plus grand sérieux.

_ Pansy, s'il te plaît. Pourrais-tu aller dans le dortoir des filles, voir ce qu'elle peut bien trafiquer ?

Pansy soupira exagérément.

_ Qu'est-ce que tu peux être chiant, Drago ! Tu le sais, ça ?

Le blond sourit de toutes ses dents.

_ Oui mais je suis ton meilleur ami.

Pansy leva les yeux au ciel.

_ Malheureusement.

Elle termina rapidement son toast ainsi que son jus de citrouille et se leva du banc pour quitter la Grande Salle, direction la salle commune. L'endroit était désert lorsqu'elle arriva, elle grimpa directement dans les dortoirs des filles et se rendit à ceux des cinquièmes années. Elle dû faire tous les dortoirs, ne sachant pas où se trouvait celui d'Astoria mais la jeune femme resta introuvable.

Elle revint dans la Grande Salle, bredouille et Drago la regarda arriver, un sourcil haussé.

_ Alors ? demanda-t-il.

Elle haussa les épaules.

_ Ni dans la salle commune, ni dans aucun dortoir. Féminin, en tout cas.

Le blond haussa un sourcil.

_ Ne pense même pas à suggérer qu'elle se trouve avec un autre gars. On était censés se retrouver, elle ne peut pas avoir changé d'avis du jour au lendemain ! Ce n'est pas elle !

_ Peut-être que tu ne la connais pas aussi bien que ça, suggéra Pansy.

Le blond la fusilla du regard et quitta la Grande Salle d'un pas furieux. Il était bien décidé à retourner tout le château pour retrouver la jeune femme.

Oo

Astoria se réveilla, complètement désorientée. Elle ne se souvenait plus très bien de ce qui lui était arrivé. Elle regarda autour d'elle et écarquilla les yeux. Comment avait-elle bien pu atterrir au lac noir ? Elle se souvenait encore parcourir les cachots… Par Merlin… Drago devait probablement l'attendre ! Il allait se faire du sang d'encre ou penser qu'elle lui avait posé un lapin.

Folle d'inquiétude, elle se leva, prête à rejoindre le château… Avant de s'effondrer dans l'herbe. La jeune femme regarda ses jambes, sans comprendre. Il lui était impossible de les bouger, elles étaient collées l'une à l'autre. « Le Maléfice du Bloque-jambes... » pensa-t-elle.

Mais qui lui avait fait ça ? Qui avait bien pu l'attaquer et l'amener au lac en lui interdisant de bouger ? Qui lui en voulait à ce point ?

Elle tenta alors de ramper sur le ventre, elle se disait qu'elle réussirait bien à atteindre le château ainsi et que quelqu'un finirait par la voir et lui venir en aide. Oui, elle allait y arriver.

Elle venait juste de commencer à se traîner sur l'herbe que deux paires de pieds lui barrèrent le passage.

_ Tiens, tiens, Greengrass. Te voilà en bien mauvaise posture, dit une voix masculine qu'Astoria reconnu immédiatement.

Elle fut immensément soulagée. Ce garçon était l'un des plus discrets et des moins hostiles de Serpentard. Son père avait été mangemort, certes mais, lui, n'avait jamais baigné dans la magie noire. Elle leva un regard rassuré vers lui.

_ Oh Théodore… Je suis si heureuse de te voir. Quelqu'un… Quelqu'un m'a enlevé. Je ne sais pas qui. Je ne sais pas où ils sont. Aide-moi, s'il te plaît.

Théodore Nott esquissa un sourire amusé et coula un regard vers la fille qui l'accompagnait.

_ Regarde ça, Millicent. Astoria pense que nous sommes là pour l'aider. N'est-ce pas adorable ? Quelle innocence.

_ Quelle idiote ! gloussa Millicent Bulstrode.

Astoria écarquilla les yeux. Elle comprit très vite que ses ravisseurs se tenaient devant elle et qu'elle avait de gros problèmes. Sa lèvre inférieure tremblota.

_ Je ne comprends pas… Pourquoi me faites-vous ça ? Qu'est-ce que je vous ai fais ?

Millicent prit un air faussement attristé mais son regard restait méprisant.

_ Oh, pauvre petite Astoria qui se croit irréprochable. Tu penses être une sainte, n'est-ce pas ? Mais vois-tu… Nous ne te laisserons plus t'approcher de Drago. Plus jamais. Tu ne poseras plus tes sales mains de traître à ton sang ! Drago est un homme digne ! Un vrai Sang Pur qui mérite beaucoup mieux que toi, petite idiote ! Nous ne te laisserons pas le détourner du droit chemin.

_ Par mieux, tu veux dire toi ? demanda Astoria, se retenant de rire. Tu crois vraiment que Drago tombera amoureux de toi ?

_ Il en était à deux doigts, avant que tu ne ramènes ta sale tronche de traîtresse ! Tu aurais dû le laisser tranquille ! Drago n'est pas pour toi.

_ Et Drago n'est pas un objet ! cracha Astoria. De quel droit oses-tu parler pour lui ? De quel droit estimes-tu ce qui est bien pour Drago ou non ? Seul lui peut décider de sa vie !

_ Silence ! tonna Théodore. Tu n'es clairement pas en position de la ramener.

_ Et qu'allez-vous faire pour m'empêcher de l'approcher ? Me tuer ?

_ Te tuer ? ricana Théodore. Oh non, je ne tiens pas à finir à Azkaban. Et je tiens à te punir. Te montrer ce qui arrive aux vilaines filles. La mort serait trop simple pour toi. Non, je vais te lancer une malédiction.

Les yeux d'Astoria s'écarquillèrent à nouveau d'horreur.

_ Une… Une malédiction ?

_ Eh oui…

Théodore sortit un objet de son sac qu'Astoria reconnu immédiatement.

_ Ma brosse!

_ Exactement, rit Théodore. Nous avions besoin d'un objet t'appartenant pour lancer la malédiction et notre chère Millicent s'est portée volontaire pour te cambrioler.

Des larmes perlèrent aux coins des yeux de la jeune femme. Elle était perdue. Et personne ne savait où elle était, personne ne viendrait à son secours. Théodore s'agenouilla pour se mettre à sa hauteur et la regarda droit dans les yeux.

_ Voilà ta malédiction, chère Astoria. Tous les jours, lorsque le soleil sera levé, tu te transformeras en cygne. Tu ne pourras communiquer avec aucun humain, tu seras un animal. Tu ne pourras reprendre forme humaine que lorsque la nuit sera tombée. Evidemment, le sort t'empêchera de parler de ta malédiction. Pour briser le sort, tu devras trouver le véritable amour et que celui-ci déclare son amour sincère, véritable et éternel devant tout le monde puis qu'il te donne un baiser. Mais bonne chance pour trouver l'amour sans pouvoir fréquenter le moindre être humain. Qui viendrait se promener au lac en pleine nuit ?

Les deux antagonistes éclatèrent d'un rire tonitruant tandis qu'Astoria pleurait à chaudes larmes. Théodore reprit.

_ Evidemment, s'il m'arrive quoique ce soit de... mortel, ta malédiction sera irréversible. Plus rien ne pourra la briser, pas même le véritable amour.

_ Vous… Vous ne pouvez pas faire ça… sanglota Astoria.

_ Bien sûr que je le peux.

Sur ces mots, Théodore posa la plume de cygne sur la brosse de la jeune femme, pointa sa baguette dessus en récitant l'incantation et les deux objets fusionnèrent ensemble. Rien ne se passa pendant quelques secondes et Astoria espéra de tout son coeur que le sort avait échoué. Mais elle fut alors prise d'une terrible douleur dans la poitrine et elle poussa un cri strident. La douleur se répandit dans ses bras, ses jambes et bientôt, tout son corps irradiait d'une terrible douleur. Elle était recroquevillée sur le sol. Elle pleurait et hurlait à la fois. Elle n'arrivait même plus à respirer. C'était absolument terrible, insupportable et elle aurait tant préféré mourir.

Puis la douleur s'arrêta et elle s'effondra. Millicent et Théodore regardèrent leur inconsciente victime avec un sourire amusé avant que le jeune homme ne prenne la parole.

_ Profite bien de ta vie de cygne, chère Astoria.

Ils ricanèrent, fous de joie et regagnèrent le château, laissant Astoria sous sa nouvelle forme.

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Et voilà pour ce chapitre.

Bon, Astoria est clairement dans la bouse de dragon. La malédiction est lancée et elle ne pourra en parler à personne. On se demande bien comment elle va pouvoir se sortir de tout ça, ahah ^^

Alors, qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? Avez-vous aimé ? Pas aimé ? Que pensez-vous de la malédiction ? Trop tirée par les cheveux ou comme vous l'imaginiez ? Comment pensez-vous qu'Astoria va gérer ça ? Et Drago ? Comment va-t-il la retrouver ? Va-t-il pouvoir l'aider ? Qu'imaginez-vous pour la suite de leurs aventures ?

N'hésitez pas à me laisser une petite review pour me faire part de vos impressions ^^

Je vous laisse pour aujourd'hui et je vous dis à la prochaine =D