Auteure : Jes Cullen-Malfoy

Titre : Resistance **Comme la chanson du groupe Muse**

Couple : Draco/Voldemort

Rated : M (Scènes de sexe explicites entre hommes)

Warning : Tortures mentales et violences physiques au rendez-vous.

Genres : Hurt/Comfort, Drame/Tragedy

Situation : Les tomes 1, 2, 3, 4, 5 et 6 sont respectés. Les personnages peuvent avoir, à certains moments, des traits de caractère portant vers le OOC.

Résumé : Dumbledore est mort, tué par Snape. Pourtant c'était la mission de Draco, mais il a échoué. Maintenant il doit en subir les conséquences. Comment le Seigneur des Ténèbres va-t-il le punir ? Pourquoi ? Une septième et dernière année sous un jour nouveau.

Particularité : Voir chapitre 1

Explication : *Bla bla* c'est du Fourchelangue.

Bétacorrectrice : Vivi64


Note d'auteure : Kikou chers lecteurs *-* Contente de vous retrouver sur cette histoire ! Et merci à tous ceux qui me laisse des commentaires que ce soit ici, sur Facebook ou ailleurs. Cela me fait chaud au cœur. 3 Je ne vous retiens pas et vous laisse découvrir ce court chapitre ^^

Merci aux lecteurs suivant pour leur review anonyme : manganiark, anonyme et Lola.

Elles m'ont fait très plaisir ^^

Note Vivi : *cherche ce qu'elle pourrait écrire* … … Sinon j'aime bien UPRISING aussi ^^


Chapitre 4


POV Draco

J'enfilai mes habits, avec une lenteur à faire mourir n'importe qui. Quand j'eus fini, je descendis au rez-de-chaussée et marchai jusqu'aux cuisines. Mon pas était ralenti par ma volonté de faire cesser le temps. Et cela, je le faisais depuis cette nuit-là, celle où j'avais été violé.

Cette nuit qui était si loin et si proche. Si loin parce que cela faisait un mois aujourd'hui et si proche parce que d'autres avaient suivi. Chaque nuit, j'avais subi cette torture qui me vidait de plus en plus.

Je n'avais plus envie de rien, je ne mangeais plus, je ne riais plus, je ne parlais pas. J'avais peur… de parler.

Peur de me mettre à supplier n'importe qui pour que tout cela cesse et j'avais de plus en plus de mal à rester digne pour sauver ma famille. J'en venais à penser que la mort était ce qu'il me fallait, une délivrance.

Je n'arrivais plus à subir tout ça et avoir envie de me lever le matin pour faire comme si la nuit, je n'avais pas été pris… par cet homme immonde. Comme si je n'avais pas senti sa peau recouvrir celle de mon dos, comme si je n'avais pas entendu ses gémissements de plaisir, comme si je n'avais pas ensuite senti ce liquide visqueux couler entre mes fesses. Comme si, en plus d'avoir subi cette monstruosité, je n'avais pas dû m'endormir sur le corps repoussant de mon violeur.

Je cessai de marcher et remis le contenu de mon estomac, c'est-à-dire que de l'eau, au sol.

Puis je me rendis aux cuisines, comme si de rien n'était et refusai la nourriture préparée par les elfes de maison. Je n'étais plus rien et ce fut en milieu d'après-midi, celle si vide d'activités, que je fis enfin mon choix sur comment tout arrêter.

La mort ne pouvait pas être une punition à côté de ce que je subissais et même celle de mes parents n'était plus rien à mes yeux. Je voulais cesser de recevoir son corps dans le mien, je voulais dormir dans mon lit, comme avant et rêver comme chaque être humain. Je voulais reprendre ma vie d'avant, je voulais même changer et devenir bon, mais je ne voulais plus me faire violer ni torturer.

OoOoOoOoOoO

Je serrai les mâchoires face à la brûlure ressentie dans mon bras. Mais je n'irai pas et je ne mettrai pas cette chose autour de mon cou. Peu importe la colère du Lord, peu importe que mon bras se consume, je n'irai plus dans cette chambre.

Jamais !

Sentant le moment arriver, les larmes dévalant mes joues, je pris la lame de rasoir que j'avais apportée avec moi sur mon lit et commençai à me trancher les veines.

Je gémis, face à la douleur dévorante que la lame provoqua en moi, et me forçai à continuer.

POV Voldemort

Ma journée s'était bien déroulée, quelques doloris lancés à mes incapables fidèles, de l'avancement dans mon plan pour tuer Potter…

Mais là, je commençais à ressentir de la colère. Il devait déjà être ici, avec moi depuis une dizaine de minutes et j'avais beau l'appeler par la marque de plus en plus fortement, aucun signe de vie.

Se jouait-il de moi ? Pensait-il que j'allais le laisser faire sans montrer mon autorité ?

J'appuyai ma baguette sur mon bras et l'appelai une fois de plus, souhaitant pour lui qu'il arrive dans quelques secondes, ce qu'il ne fit pas.

A bout de patience, je décidai de le ramener ici de force moi-même. Je transplanai donc au manoir Malfoy et atterris dans le salon que j'avais déjà visité. Un elfe apparut et face à ma présence, il s'inclina, touchant le sol de son nez. Je gémis de dégoût face à cette image comme chaque fois et demandai ce que je voulais :

- Où se trouve Draco Malfoy ?

- Je ne sais pas Maître. Peut-être dans sa chambre, l'accès nous y est interdit depuis un moment.

- Où se trouve-t-elle ? Aboyai-je.

Je reçus les informations que je voulais, par monosyllabe, perdant du temps.

De colère, j'envoyai valser l'elfe dans le mur et son corps fit un bruit sinistre. Toutefois, sa mort ne comptait pas pour moi et passant sur ce qu'il venait d'arriver, je sortis de la pièce et montai à l'étage le plus rapidement possible. Une fois arrivé devant la porte, qui devait être celle de Draco, je l'ouvris d'un sort de mon cru qui fonctionna et la vue qui s'offrit à moi fit monter dans mon corps une rage encore jamais ressentie.

Cet incompétent tentait de se tuer en se tranchant les veines.

Je lançai un sort pour lui soustraire la lame et lui envoyai un doloris peut-être un brin trop puissant. Je marchai ensuite vers lui, trois à quatre minutes plus tard, et refermai la plaie. Il tremblait encore du sort qu'il venait de recevoir et gardait les yeux fermés comme si me voir allait le tuer sur place.

Et je me tâtai pour savoir si j'allais le tuer cette nuit ou l'utiliser encore un peu. Mais une chose était sûre, si mort il devait y avoir, c'était moi qui la lui donnerait et au moment où je le voudrais.

- Ton collier ! Ordonnai-je.

Il sanglota mais ne bougea pas. Le voir ainsi me désobéir fit monter en moi un besoin que j'avais rarement ressenti et ma main se leva pour aller frapper sa joue.

- Tu as deux secondes pour mettre ton collier, ou sinon, je te torturerai le restant de ta vie.

Le voir rester immobile me donna un drôle de pressentiment. Tentait-il de me faire enrager pour que je le tue ? S'il pensait que j'étais assez idiot, il se mettait le doigt dans l'œil. Je réfléchis quelques secondes à la pire torture pour lui et quand je l'eus trouvée, je sifflai, d'une voix basse :

- Ton collier, où chaque Mangemort à mon service te fera ce que j'ai le plaisir de faire de toi !

Je le vis ouvrir les yeux et je pus y voir de l'horreur. Il secoua la tête et ferma ses paupières qui laissèrent tomber des larmes, preuve de son infériorité. Sans oublier que j'en avais marre de voir ce microbe pleurer pour un rien.

Perdant patience, une fois encore en cette journée, je le relevai en empoignant son bras et avant que je ne puisse dire quoique ce soit, il le tendit vers la table de nuit et en ressortit le collier, les mains tremblantes. Il le mit autour de son cou et ferma ensuite les yeux tout en baissant la tête. Je nous fis immédiatement transplaner dans ma chambre et sans attendre, le repoussai et lui lançai de nouveau un doloris.

Il ne devait pas croire qu'il allait rester impuni tout de même !

Après une bonne dizaine de minutes, je cessai de le faire gémir de douleur et ordonnai, la voix grave, tout en me déshabillant :

- Dorénavant, je veux que dès que tu arrives, tu te mettes nu et à quatre pattes sur le lit. Et cela, avec le sourire. Sinon, ce sont mes fidèles qui t'attendent.

Il cessa ses gestes et me dévisagea. Je lui souris et ancrai mon regard au sien, gris. Son teint fut encore plus livide et il me dit, tout en laissant tomber sa chemise au sol :

- Bien Maître.

Satisfait, je finis de me mettre nu et quand j'eus fini, ma vue se porta sur le corps offert à moi sur le lit.

- Comme chaque nuit, je te laisse le choix de te préparer.

Et comme d'habitude, il ne le fera pas, pensai-je.

Comprenait-il que comme ça, moi aussi je souffrais ? Et je ne pouvais même pas penser à le préparer à me recevoir moi-même, vu l'état de mes griffes qui me servaient d'ongles.

La mort dans l'âme, mais le sexe tendu d'excitation, je me plaçai derrière lui et le pénétrai sans autre cérémonie. Comme je l'avais ordonné la première nuit, aucun gémissement de douleur ne passa ses lèvres et ce fut dans un silence religieux, entrecoupé par le son de ma respiration, que je me mis à bouger en lui, de plus en plus et de plus en plus facilement.

Je fus un peu déçu que face à mon ardeur, quelques minutes plus tard, le corps se laisse tomber de plus en plus, et quand mon sperme se déversa dans son corps tremblant, je me fis une note à moi-même : éviter la prochaine fois de lancer un doloris avant.

Autant le garder pour l'après.

Repu et étrangement moins déprimé maintenant que j'avais profité de mon jouet, je m'allongeai sur le lit et attirai le corps nu sur le mien, comme j'en avais pris l'habitude.

Autant ne pas se contenter d'avoir un peu de chaleur, quand je pouvais en avoir plus, beaucoup plus.


Voilà, le quatrième chapitre est publié. Il fait 5 pages, 1.664 mots.

J'espère que cette suite vous a plu et je vous dis à la prochaine pour connaître ce que j'ai imaginé. :p

(^-^)

Jes Cullen-Malfoy

Chapitre 4 publié le 19 novembre 2011