PDV Omniscient :

Le cour de potion que partageaient les Gryffondor et les Serpentards venait de se terminer.

Draco était sorti de la salle, accompagné de Théo et Blaise, Pansy étant déjà partie.

Théo et Hermione s'étaient séparés dans la bonne humeur, on ne peux pas dire qu'ils étaient amis mais ils s'étaient rapproché, au plus grand bonheur de Théo, et maintenant ils s'appelaient par leur prénom. Hermione était étrangement heureuse. Quand elle pensait à ces deux heures passées en compagnie de Théo, son cœur s'accélérait et un sourire béat s'installait sur son joli visage. Elle ne savait pas ce qu'elle avait, elle n'avait jamais ressenti ça avant.

Blaise et Ron, eux, ne savaient pas comment se comporter l'un envers l'autre. A la fin du cour, ils s'étaient un peu éloignés pour discuter. Un discution un peu bizarre et gênante pour les deux concernés. Ils s'était tout les deux excusés pour avoir impliqué l'autre.

Cinq minutes auparavant :

- Je suis désolé, je n'aurais pas du rire comme ça.

- Non, c'est moi. Si j'avais été plus discret, le professeur Snape, n'aurait pas entendu ce que j'ai dit sur lui.

Ron blêmit. Demain soir, ils allaient se faire tuer par leur professeur de potion.

- Bon...bah, à demain soir...Blaise.

- À... À demain soir...Ron.

Retour au présent :

Donc, au final, Blaise et Ron s'étaient aussi rapprochés vu qu'ils s'appelaient également par leur prénom.

Draco, lui, était troublé, il ne savait pas si sa relation avec Potter s'améliorait ou si elle se détériorait. Il était content que Potter le trouve sublime mais il avait peur qu'après cet aveux, Potter l'évite et qu'ils ne s'éloignent. Déjà qu'ils n'étaient pas proche alors si Potter se mettait à le fuir ! Il ne savait plus. Il était trop troublé. Il ne pouvait s'empêcher de penser à ses beaux yeux émeraudes, ses lèvres pulpeuses, sa voie, à son visage si proche du sien. Si proche qu'ils auraient pu s'embrasser. Draco aurait bien sauté sur l'occasion mais ils étaient loin d'êtres seuls et qui sait comment Potter aurait réagis.

Les Serpentards avaient maintenant cour de sortilège avec les Poufsouffles. Quand ils entrèrent, Draco, Blaise et Théo furent étonné de ne voir Pansy nul part, pourtant elle était sortie bien avant eux.

Pansy Parkinson était une fille de caractère. Sous ses allures de petite peste, s'était une fille timide. Elle avait un cœur en or, elle était prête à tout pour aider ses amis. En effet, elle était très sensible et c'est pour ça qu'elle se faisait passer pour une peste au cœur de pierre. Elle ne voulait pas que les gens la voit comme la fille fragile et sensible qu'elle était. Par contre, sensible ou pas, il ne fallait pas l'énerver, elle était très impulsive et il ne valait pas mieux être la cause de sa colère, elle pouvait vraiment faire peur. Même Draco évitait de l'énerver.

Mais pour le moment, elle était triste. Elle marchait dans la forêt interdite en pensant à la lettre qu'elle avait reçu le matin même. Une lettre de son père :

Pansy,

Le seigneur à décidé de venir séjourner dans notre manoir pour les vacances de Noël. Je pense qu'il veut te poser la marque, alors tu a intérêt à être là. C'est un très grand honneur et je compte sur toi pour honorer notre famille.

Ton père.

Non. Elle ne voulait pas recevoir la marque ! Elle ne voulait pas être aux ordres de cette face de serpent ! Elle se retenait de pleurer, elle ne voulait pas. Elle n'y irait pas ! Ses parents était comme, voir pire, que Lucius Malfoy. Elle les haïssait !

Alors qu'elle s'enfonçait dans la forêt, elle entendit soudain une voix. Une voix calme et posée.

- Bonjour toi, tiens, mange ça.

Elle releva la tête, une fille blonde était en train de donner un steak à un étrange cheval, un cheval noir et squelettique.

Alors qu'elle faisait demi tour, Pansy marcha sur une branche, la faisant craquer. La blonde se retourna.

- Bonjour. Pansy Parkinson, c'est ça ? Tu devrais faire attention, te tête est pleine de joncheruines.

Pansy prit son air supérieur.

- Qu'est ce que tu me veux Lovegood ? Et c'est quoi ça, les joncheruines ?

- Oh mais tu peux m'appeler Luna tu sais ? Les joncheruines sont des petites créatures qui nous embrouille le cerveau. Tu a l'air bien triste, dis moi. Qu'est ce qui t'arrive ?

- Je ne vois pas ce qui te fait dire ça, et de toute façon, ce ne sont pas tes affaires.

- Tu sais, tu n'a pas besoin de te retenir. Il n'y a personne ici à part nous deux, tu n'a besoin de ce masque que tu as tout le temps.

Pansyétait étonné, Luna avait réussi a percer ce masque impénétrable. Elle avait réussi à la percer en même pas deux secondes.

- Comment... Comment tu sais... ?

- J'aime bien observer les gens. Toi plus que les autres. Tes réactions m'amusent. J'ai découvert que tu n'étais pas comme tu voulais qu'on le vois.

Alors comme ça, Luna l'observait, c'était plutôt une bonne chose. Elle avait quand même un peu de chance dans son malheur.

- Alors ? Qu'est ce qui t'arrive ?

- Je...

Luna s'avança et se mit face à Pansy.

- Ça a un rapport avec cette lettre ?

Elle prit la lettre des mains de Pansy, tout doucement. Au passage, leurs doigts se frôlèrent, faisant frissonner Pansy.

Luna se mit à lire la lettre avant que Pansy ne réagisse.

Pansy baissa la tête, son cerveau était en ébullition :

Non ! Il ne faut pas qu'elle lise ça ! Elle va tout savoir ! Que va-t-elle penser de moi ? D'une fille de Mangemort ? Et si elle me dénonçait ? Elle va me détester ! Me voir comme un danger ! Comme une future Mangemort !

- Ce n'est pas ce que tu...

- Tu n'as pas à y aller.

Pansy releva la tête, surprise. Luna, la petite rêveuse calme et posée avait dit ça d'un ton ferme. Un ton calme et posé, certes, mais un ton ferme et dur. Comme un ordre, comme si Luna lui interdisait formellement d'y aller, qu'elle ne voulait pas que Pansy y aille.

Mais ça ne pouvait pas être ça, Pansy se faisait forcément des idées. Après tout, qu'est ce que Luna en avait à faire de son sort ?

Mais elle pensait mal.

- Tu n'as pas à y aller. Tu n'es pas comme eux. Pas vrai ?

- Non...je...je...je ne veux pas recevoir cette marque !!

- Alors tu ne la recevra pas. Rien ne t'oblige a y aller, au contraire.

Pansy s'écroula contre l'arbre le plus proche et se mit à sangloter tandis que Luna s'agenouilla devant elle.

- M-Mais...mon père va...il va...

- Tu t'inquiètes pour lui ?

- Non, c'est... C'est juste que... Si je n'y vais pas, il risque de...de faire du mal à mes amis. Et le seigneur des ténèbres ? Il risque d'être en colère. Je ne veux pas que mes amis ai des problèmes à cause de moi ! J-J'ai...p-peur...

- Mais tu n'a pas à avoir peur voyons. On est à Poudlard. Personne ne pourra venir vous faire du mal ici. Et de toute façon, si quelque chose arrive, je ne les laisserai pas te toucher.

Pansy rougit en entendant la dernière phrase de Luna, qui, elle, ne semblait pas remarquer qu'elle avait dit quelque chose de plus ou moins gênant.

- Pourquoi... Pourquoi tu es si gentille avec moi ? Je suis désagréable avec tout le monde. Pourquoi tu te préoccupe de mon sort ? À moi, une fille de Mangemort...

- Je sais que tu n'es pas comme eux. Tu peux faire peur quand tu es énervée mais tu ne ferais pas de mal à des innocents. Je le sait.

Pansy essuya une larme qui coulait sur sa joue.

- Merci...

Luna sourit.

- De rien Pansy. Je suis toujours là pour parler, et ne t'en fait pas, ce qu'il s'est passé ici restera entre nous. Personne ne sera que tu as pleurer.

- J'ai pas pleurer !

Luna rit doucement avant de se relever.

- Je doit aller en cour. Ne t'en fait pas, je ne dirai rien à propos de cette lettre. Oh ! Encore une chose ! J'ai adorer parler avec toi Pansy, j'espère que j'ai réussi à te remonter le moral. A bientôt.

Luna partit, joyeuse, vers son cour de botanique, elle pût entendre Pansy murmurer :

- Oui... Merci infiniment, Luna.

Un sourire s'étendit sur son visage alors qu'elle fit semblant de ne pas avoir entendu.

Pansy resta un moment assise à réfléchir. Elle s'était rapproché de celle qui hantait ses pensées. Elle partit rejoindre ses amis, sereine.