Voilà. Tom m'avait pardonné. Malgrès tout. Trop vite. L'un comme l'autre, on avait bien compris que l'on ne pouvait pas faire autrement. S'aimer, s'aimer, s'aimer. Tout allait bien. Noël approchait, et j'avais le coeur léger. Tom me semblait étrange depuis quelques jours, il avait sa tête de je ne sais pas comment je vais te le dire, mais faut bien que je le fasse. Mais je ne voulais pas m'en soucier. J'avais confiance en lui, et je savais qu'il me mettrais très bientot au courant. Mon seul soucis était le cadeau que j'allais pouvoir lui faire. Rien ne me paraissait assez bien, assez beau pour lui. Je lui avait offert mon corps et mon coeur sur un plateau d'argent, j'aurais difficilement pu faire mieux.

A présent, la neige recouvrait tout, tel un immense manteau brillant. Je m'obstinais à rester des heures sur le balcons, en T-Shirt à faire tomber mon ame, comme j'apellais ça. Je regardais en bas, dans la rue, et me jetais mentalement. Je laisser s'écraser tout ce qu'il y avait en moi, et j'observais. C'etait toujours plus agréable, et trop rapide. Un peu comme un orgarsme. Et à chaque fois, Tom arrivait derriere, tremblant pour moi, et m'entourait de ses bras. J'adorais ça. Je crois même que si je restais des heures à me les geler sur un balcon, c'était plus pour sentir son souffle dans mes cheveux que pour m'observer tomber comme une merde parmis les passants.

Plus les jours passaient, et moins je restais sur le balcon. Trop froid. et plus les jours passaient, et plus Tom parraissait nerveux. Et plus j'essayais de lui tirer les vers du nez. C'est au court d'un repas composé de pizzas-bierre-bierre-pizzas-bierre-bierre-bierre qu'il lacha le morceau.L'alcool et la géne lui avait fait prendre une délicate teinte cramoisie, et j'ouvris la fenetre, histoire qu'il ne créve pas étouffé.

« Eh ben tu vois.. J'ai parler à Georg et Gustav, et en fait ben on voulait passer Noël ensemble. A quatre quoi. »

C'était moi qui avait besoin d'air là. J'observais Tom et explosais de rire. Alors c'était CA qui le traumatisait ? Me demander si l'on pouvais passer Noël avec des mecs que nous cherissions depuis 7 ans?

« Pauvre con. Evidement »

22 Décembre. Nous étions le 22 Décembre et je n'avais toujours pas la moindre idée de ce que j'aurais pu offrir à Tom. Nous nous êtions séparés le temps d'acheter nos cadeaux, et en deux heures, j'avais seulement réussi à me paumer dans le centre commercial. Je jetais un oeuil à mon portable, et grimaçais: 19 heures 5O. Dans 2O minutes, je devais retrouver mon frére dans un restaurent dont je ne soupçonnait même pas l'existance jusqu'a ce que Tom m'en parle, c'est à dire il y a deux minutes, par SMS. Pour couronner le tout, j'étais persuadé que deux gamines m'avaient reconnues. J'enfonçais mon bonnet sur mon crâne et entrais dans la premiere bijouterie venue.

« -Bill Kaulitz, dégages immediatement ton pied de ma jambe ou...

-Ou quoi? demandais-je en souriant.

-Ou je te viole la tout de suite devant tout le monde.

-Est-ce bien prudent?

-Crèves Kaulitz. C'est toi qui me parles de prudence? Non mais ta vu ta gueule? T'es tellement bandant que ça m'étonne que tu ne te sois pas encore fait violer.

-Si je t'écoutes, ça devrait bientot arriver non?

-Alors là, RÊVES. Je parie que je ne te saute pas dessus jusqu'à... Noël. Ca laisse 3 jours. minuit disons, & ca en fait deux. Sans aucun attouchement.

-Et sinon?

-Chambre à part jusqu'au jour de l'an.

-D'accord. Juste une chose. »

Brusquement, je collais mes lévres sur les siennes.

« -Pour ce que l'on va endurer, tu comprends. »

Je le plantais comme un con à la table, et parti aux WC en dandinant du cul. Il allait souffrir.

S'ensuivirent deux jours de chaufferies intensives, à grands renforts de gémissement intempestifs, de masturbations et pots de Nutella vidés de maniere sexuelle l'un devant l'autre. Sans jamais se toucher, ni même s'effleurer. J'ai bien cru que j'allais mourire d'exitation tellement c'était dur et chaud. Tellement brulant que nous avions arrêter le chauffage à deux jours de Noël. Mais moi aussi, je menais la vie dure à Tom, tortillant du fessier chaque fois qu'il passait devant moi, et surtout, je venais de passer 48 heures nu en quasi permanance. Il a surtout bugué quand il est entré dans la chambre alors que j'étais allongé sur le lit, les jambes écartées, en train de me branler de maniere incroyablement rapide, en hurlant son nom, et autres insanitées plus qu'exitantes. Mais je savais que je ne prenais aucun risque, il tenait bien trop à passer la nuit du reveillon à me baiser jusqu'a ce que mort s'en suive. Il n'aurait craqué pour rien au monde. "Tu ne m'auras pas" "Je te baiserais, quoi qu'il arrive" "Tu tiens vraiment à passer Noêl seul dans ton lit ?" étaient devenus ses refrains habituels pendant que je sucotais mon doigt en le regardant droit dans les yeux. Le jeu continuait en permanance, tout comme notre trique qui n'avait quasiment pas rabaissée depuis le restaurant.

Georg et Gustav été censé arriver dans quelques minutes, et notre petit pari, à Tom et moi, finirait dans un peu moins de trois heures. Nos deux amis squatterons sans aucun doute jusqu'a une heure avancée du matin, et en toute decence, Tom ne pourrais me sauter dessus que demain matin.

Les deux zigotos arriverent évidement pendant que Tom était parti chercher quelque chose de commestible au traiteur chinois du coin, et que moi j'essayais desesperement de faire tenir ma touffe. Abandonnant le gel pour de la laque, j'hurlais aux G's d'entrer, que c'était ouvert.

Putain, ca m'avait fait un enorme choc de les revoirs ces deux là. Depuis Septembre dernier, je ne les avais pas aperçus une seule fois, contrairement à Tom, qui passait des heures avec eux au téléphone. Ils n'avaient pas tellement changés. Ils avaient juste l'air... Purs, vidés de tout soucis, parfaitement heureux.Reflexion faite, ils avaient merveilleusement changés. Ils jeterent négligement leurs manteaux sur le canapé, souvenir de lorsque nous habitions ensemble, et me sauterent au cou, comme si ils n'avaient pas bouffer depuis 8 mois.

Ce fut moins terrible que je ne l'imaginais. En fait, c'est comme si ne nous étions jamais séparés. La seule différence, c'est que "Tokio Hotel" était banni de notre vocabulaire, à tous les quatres. Comme si toute cette aventure n'avait existée. Nous parlions de maintenant, et du futur. Sans jamais se retourner. De la même maniere que ce que nous disions dans nos chansons. Aller de l'avant. "Ensemble nous arriverons à surmonter, la fin de ce monde qui s'écroule derriere nous. Laisse tout tomber derriere toi. Il n'y a plus rien à perdre." Contrairement à moi, Georg et Gustav ne se laissaient jamais abattre. C'est ce que j'avais toujours admirer chez eux. Me dire que tout allait bien, même dans les moments les plus critiques.

Une question m'obscédait.

« -Et.. Maintenant, vous faites quoi?

-Ce qu'on a toujours voulu faire. J'ai commencer à prendre des cours de psychologie, et Gustav de photo. On s'est inscrits quelques jours après ... Enfin tu vois quoi. C'était dur de trouver des places, mais on s'apelle pas Listing et Schafer pour rien. me dit Georg en souriant.

-D'ailleurs vous devriez faire quelque chose vous aussi. Vous pourrez pas passer votre vie enfermer dans cet appart vous savez. Tôt ou tard il faudra que vous sortiez de votre bulle tous les deux. Affronter la vraie vie, tout ça. »

Sous les paroles de Gustav, nous restions songeurs quelques minutes. La véritée, c'est que Tom et moi ne savions pas faire grand chose, à part chanter et jouer de la guitare

La nuit avancait, sans que personne se soit rendu compte qu'il était minuit passé depuis, très, très longtemps. Les dernieres paroles mourraient dans nos verres de vodka, et nos yeux se fermaient d'eux même. Ce fut le reveil de mon téléphone qui me tira du sommeil à 6 heures du matin, ainsi que le souffle chaud de Tom, qui me regardait, une expression que je ne connaissais que trop bien dans les yeux.

« Le pari est terminé Bill... Et j'ai même tenu 6 heures de plus. Alors, joyeux Noël. »

S'ensuivit le plus beau cadeau de Noël que je n'eu jamais eu. Ce fut doux, lent et tendre, et au yeux de Tom, j'étais comme une poupée de cristal, qu'il maniait avec mille précaution. L'amour et le désir émanaient de tous les pores de notre peau. J'aurais penser que cette fois ci, après trois jours d'abstinances, serait bien plus brutale, pour ne pas dire violente. C'était bien mal le connaitre. A chaque fois, c'est différent, c'est toujours meilleur. Mon frére me fesait découvrir à chaque fois de nouveaux plaisirs, m'envoyant toujours d'une maniere plus puissante au ciel.

D'une maniere générale, je n'avais jamais passer de nuit aussi parfaite.

Lorsque je me reveillais, j'étais seul dans le lit, le reveil indiquait 13 heures, et une délicieuse odeur de café emplissait l'appartement. La journée s'annonçait aussi douce que la nuit, et sans me presser, j'allais retrouver Tom dans la cuisine. Au passage, je pris la petite boite enfouie dans un tirroir de la commode.

« Salut, toi » Me dit Tom en m'enlaçant.

A ma grande surprise, la cuisine et le salon avaient survécus au passage de Georg et Gustav. C'était d'autant plus agréable d'offrir des cadeaux dans un endroit propre. C'était au moins plus romantique. Je tendis la petite boite noire à Tom que j'avais dans la main, en rougissant. Il l'ouvrit, intrigué. A l'interieur se trouvait une chaine, au bout de laquelle pendait une bague sertie d'un rubis flamboyant.

«-Ca symbolise l'amour tu vois... J'sais c'est con, mais j'voyais pas quoi t'acheter tu sais. Et, ça nous represente bien. Enfin je crois.

-Ca n'a rien de con Bill. C'est le plus beau cadeau que l'on ne m'ai jamais fait. Personne ne m'a jamais dit qu'a deux, nous represention l'amour. »

Tremblant, il me tendis la chaine d'argent, que je lui passait au cou. Doucement, je caressais ses omoplates saillante, écoutant ses paroles.

«J'ai un cadeau moi aussi. Mais tu devras l'affronter Bill. Ca sera dur, et pleins de souvenirs. »