Inverso Hombre
Auteur : Kity
Perso : Naucika, Sockal ainsi que perso FF7
Genre : Pas sérieuse en tout cas, mais pas trop délire non plus !
Chapitre quatre :
Partie une :
BiiIiIiIiIIiIiIiIiIiIiIiP…
« C'est incroyable… »
BiIiIiIiIiIiIiIiIiIi…
« …une telle perte de sang… »
BiIiIiIiIiIiIiIiIiIiIiIiIiIiP…
« c'est…il se réveille… »
BiIiIiIIiIiIIiIiIiIiIiIIiIP…
« Reste sur le côté, il risquerait de faire une crise cardiaque ! »
BiIiIIiIiIIiIiIIiIIiiIiIiIiIiIIiIiP
« Très drôle…Sockal…tu m'entends ? »
Tout doucement, à l'entente de quelques voix familières, les paupières du blond battirent. Il ne voyait encore rien, la lumière l'éblouissant. Ce qu'il savait, c'est qu'il était allongé, et qu'il avait très mal au bras.
Au dessus de lui, une forme penchée. Une forme noire. Impossible de voir le visage. Il cligna une seconde fois des yeux.
« Ouuiiiii il m'entend ! »
Cette voix. Son cœur fit un bond, mais aussitôt se serra, comme encore meurtrit d'une quelconque blessure.
« …il est encore bien fatigué. Mais son cœur à repris un rythme normal. J'ai vraiment eu peur.
-Rassure toi, t'es pas la seule à avoir eu peur. Je crois qu'il avait compris que tu étais morte. Une chance que tu ais pu intervenir. Comment ça se fait d'ailleurs ? Tu étais toi même bien fatiguée à ce moment là.
-J'ai vu une image de Sockal qui se blessait lui même, en fermant les yeux. J'ai accouru.
-Et bien, on peut dire que c'est un veinard lui. Non seulement, il survit à une perte de sang incroyable, et en plus tu n'es pas morte. La trouille que tu nous as fait quand même. Par réflexe, j'avais assommé Sockal pour ne pas qu'il voit tes blessures, mais j'aurai pas du. Il a cru que j'avais fait ça pour lui cacher ta mort.
-Le pauvre…il faudra que je lui présente mes excuses…
-Mais bon sang…qu'est ce qu'on va faire maintenant ? C'est bien beau d'avoir réussi à ouvrir la boite, d'ailleurs, on sait toujours pas comment tu as fait, et pourquoi tu es accoutrée de tel vêtements, mais le pire, c'est qu'on ne sait pas comment s'en servir.
-je crois…que j'ai déjà utilisée une fois mon pouvoir…
-Ah ? Comment ?
-……non…rien…c'est sûrement faux. »
Le blond referma doucement les yeux. Quel crétin il était ! Il y avait vraiment cru. Mais non, elle était bien là, vivante.
Les contes pour enfant existent donc parfois. Il rouvrit les yeux. Sa vue s'éclaircie. Au dessus de lui, toujours cette forme noire. Une personne avec une capuche noire a priori. Une mèche de cette personne tomba hors de la capuche. Une mèche chatain. Il sourit. Elle aussi.
« Tu vas mieux ?
-Mieux qu'avant semble-t-il.
-Pardon…je suis tellement désolée.
-Ca va…j'ai entendu la conversation…c'est moi, qui est désolé. J'ai paniqué…
-……
-……
-heuuuu bon, moi je vous laisse, il ne reste plus beaucoup de temps ! s'écria la deuxième personne qui était au chevet de Sockal, et qui n'était autre que Rufus.
-il reste combien de temps ?
-…Ils seront là dans à peine trente minutes. »
Et le roux partit hors de la salle. Sockal se releva un peu, et regarda où il se trouvait : une salle d'opération. Il avait au bras plein de matériel électronique comme à l'hôpital. D'ailleurs sur le côté se trouvait la machine qui émettait les « Bip » réguliers. A son chevet, se trouvait Naucika, belle et bien vivante, la tête baissée, accoutrée d'un étrange ensemble noir avec capuche et poche. Il lui fit signe de s'approcher. Lentement, elle s'exécuta et s'assit sur le rebord du lit.
« …Naucika…que s'est-il passé ? »
Elle ne répondit pas tout de suite. Elle semblait chercher ses mots pour expliquer tout cela. Elle avait elle même du mal à y croire.
« Je…j'ai ouvert la boite…et…j'ai été emmenée ailleurs. Un grand lac. Il était très beau. Et puis il y avait cet homme. Il était habillé de noir, et il était très grand.
-Un rapport au fait que tu sois aussi habillée en noire ?
-Laisse moi finir, s'il te plait. J'ai donc rencontré cet homme, et il m'a parlé en anglais. C'est pour ça que personne ne réussissait le test ! Lucretia connaissait de l'anglais grâce à sa rencontre avec Ilfana, c'est ce que m'avait dit Vincent. Mais je crois…qu'elle n'a pas réussi à aller jusqu'au bout. Elle n'est pas morte sur le coup, et a emporté sans le savoir un peu de pouvoir avec elle. Sephiroth ne tient pas ses pouvoirs qu'à Jenova. C'est une infime quantité du pouvoir des anciens, mais il en a un peu.
-Comment as-tu obtenu le pouvoir ?
-En répondant à une question…
-Qui était ?
-La question n'était pas bien importante ! Il fallait juste comprendre en fait. »
Elle lui sourit, avec un sourire un peu forcé. Il devina qu'elle ne voulait pas en parler. Il n'insista pas.
« Hum…et c'est quoi cette histoire de blessure ?
-Oh ? Rien du tout ! Rassure-toi ! Bref, voilà. Le seul problème que l'on a à présent…c'est que je ne sais pas utiliser les pouvoirs.
-Tu disais que…tu avais réussi à les utiliser une fois…c'était vrai, n'est-ce pas ?
-…je ne pouvais pas le dire devant Rufus…
-Donc ?
-…tu étais…à deux doigts de mourir.
-……
-Ce n'est pas par hasard qu'à peine une heure après avoir perdu une bonne partie de tout ton sang, tu puisses te réveiller, sans transfusion ni rien. Je sais pas comment j'ai fait…mais tu es vivant, c'est ce qui compte.
-…merci…Naucika… »
Sockal attrapa doucement son amie dans ses bras. Elle ne dit rien, elle en avait sacrément besoin elle aussi. Les deux avaient eu une frousse incroyable (et les lecteurs aussi ? non…rah dommage). Mais le problème…c'est que tout ne faisait que commencer.
Salle de réunion, Canyon cosmo :
« QUOI ?! TU ES DEJA DEBOUT ??!! »
Le cri du président de la Shin-Ra se fit entendre à travers toute la salle de réunion, lorsque Sockal et Naucika arrivèrent à l'improviste, Sockal qui allait semblait-il très bien. Sephiroth leva les yeux au ciel, mais laissa tomber les questions, tandis que Rufus regardait le blond de façon incrédule.
« …mais….mais…tu…
-J'vais bien On vous a coupé en pleine réunion tactique ?
-…heu…ben….heum oui, donc on parlait des plans que Naucika et toi aviez dérobé grâce à l'ordinateur. Pour résumer, ils attaqueront comme prévus par le Nord. Seulement, des troupes arriveront par le sud aussi, mais ça, on ne le savait pas. Deuxième chose : Clad Strife, et compagnie, attaqueront en douce le QG.
-Et comment on les arrête ?
-… »
Rufus se retourna vers Naucika. L'acoutrée de noir tourna la tête, comprenant. Le président
« …il faut qu'AVALANCHE comprennent…que Naucika a ouvert la boîte….
-…Eh ! oh ! Là ! Minute les gars ! Qu'est ce que vous entendez par là ? Vous n'êtes pas en train de nous dire que Naucika va jouer les suicidaires alors qu'elle maîtrise pas ses pouvoirs ?! s'exclama soudain Sockal.
-……
-……NON MAIS CA VA PAS ?! VOUS EN AVEZ PAS MARRE DE VOULOIR LA METTRE SANS CESSE EN DANGER ?!
-…Sockal…
-C'EST HORS DE QUESTION ! DEJA QU'ELLE A FAILLI MOURIR UNE FOIS, PAS DEUX !
-…Sockal, je…
-POURQUOI VOUS PRENEZ TANT DE RISQUE, ELLE…
-LA FERME ! »
La jeune femme aux cheveux chatains et habillée de noir plaqua violemment l'énervé contre le mur le plus proche. Sockal lut dans les yeux de son amie de la colère, mais il ne savait pas pourquoi.
« …Naucika…
-TU AS UNE AUTRE SOLUTION ?!
-….mais…enfin…je…
-ALORS, TU EN AS UNE AUTRE ?!
-……non. » avoua le blond en baissant les yeux et en se mordant la lèvre inférieur.
Naucika le lâcha sec. Elle se retourna, puis partit en dehors de la salle. Cette fois, Sockal ne chercha pas à lui suivre. Vincent s'approcha de lui et lui murmura quelques paroles.
« …si jamais il lui arrivait de vouloir faire une chose encore plus démentielle, arrête là…et si elle te demande si tu veux dire quelque chose contre…Et bien dis le… »
L'ex-Turk sortit aussi. Les gens de la réunion s'en allèrent. Sephiroth, Rufus et Sockal restèrent seuls.
« Sephiroth…tous les femmes et les enfants sont à Utaï ?
-Oui. Je dois dire que j'ai pas l'habitude, ça fait mal à force.
-Ok… »
Le Roux de président fixa le jeune homme qui n'avait plus rien dit. Sockal avait toujours la tête baissée vers le sol, sans savoir comment réagir. Naucika était en colère contre lui. Mais il ne comprenait pas pourquoi. Il voulait juste qu'elle reste en vie.
« Sockal…tu devrais avoir plus confiance en Naucika.
-…pourquoi…
-Pour la même raison que toi : elle veut que tu restes vivant, quelle que soit la solution. »
Ne resta plus que dix minutes…
Note de l'auteur :
Courte partie, je le concède…mais en même temps, je pouvais pas laisser trainer cette partie…sous peine d'être tuée par une amie (range ton arme kaiyah ! …Luna Draven, t'es dans le même cas, je tiens à ma vie…merci…)
Donc, Naucika est finalement vivante (ben oui -- tuer mes persos au beau milieu de fic, c'est pas génial) et Sockal aussi Je laisse pour le moment un flou sur les pouvoirs de Naucika et de ce qu'il s'est passé dans l'endroit près du lac, du moins la fin, puisque le début est déjà écrit. Une question que quelques personnes m'ont posé : pourquoi l'anglais ? alors que dans une autre fic, la langue des Anciens est le latin ? Bon, très simple : j'ai commencé cette fic quand je finissais ma 5ème. (j'suis en seconde quand même maintenant) et la pas douée que j'étais s'était basé sur l'anglais. Sauf quand grandissant, j'me suis rendue compte (il était peut être temps) que le latin collait un peu mieux pour la langue des anciens. (même si c'est pas totalement vrai). Bref…voilà l'explication. Et comme je reprends cette fic après plusieurs pauses (assez longue --) je continue sur le même chemin de l'anglais comme langue de cetra. Bon…comme quoi, j'suis pas douée.
Second point, j'ai coupé lors du précédent chapitre sur le passage où Naucika répondait à la question. La réponse ne viendra pas maintenant…(du moins, pas dans ces notes XD)
Et troisième point…ben…y en a pas. Ah si ! je sais pas si je l'ai dit ou pas, mais logiquement Inverso Hombre ne sera pas très long…je pense que la fin du chapitre cinq sera la fin, et peut être un très court épilogue pour le chapitre 6 voiilàààà…
Atchefêtedepaques !
Kity Mihina
Partie 2 :
La porte d'une chambre claqua. Une femme accoutrée de noir venait d'entrer sans prévenir dans sa chambre. Le bazar trainait encore, le sang n'était pas encore nettoyé, son arme était sur le sol.
La jeune femme faillit vomir. Elle ne se sentait vraiment pas bien, avec un mal de crane épouvantable. Elle ramassa son arme, la replaçant dans son fourreau, à la taille de la demoiselle.
Pourquoi une telle peur ? Etais-ce la folie qui l'avait conduite jusque là ? Quelle idée lui avait traversé l'esprit en ouvrant la boite ? Elle n'en savait rien, elle ne voulait pas savoir. Juste ces mots qui résonnaient sans cesse dans sa tête. Des mots qui écrasaient son cœur.
« Only the raison of this...can extract your power..."
Non, elle n'avait rien à craindre. Seulement…elle ne savait pas comment utiliser son pouvoir. Comment allait-elle aider tout ce monde ? Comment…pouvait-elle le sauver. Elle avait si peur d'échouer.
Ses yeux tombèrent sur un pendentif, traînant dans la flaque de sang. Naucika se baissa et attrapa le collier.
« …il….va falloir que je lui redonne… »
C'était un peu une façon de se dire de ne pas mourir tout de suite. Pas maintenant. Elle ne devait pas. Son mal de tête lui reprit, elle sortit alors de sa chambre, prête pour l'assaut. Clad et compagnie allait arriver par la grotte Gi. C'est l'endroit où elle devait aller. Il fallait juste qu'elle ne tombe pas en route sur Sockal, et tout irait bien.
Tout ira bien.
Se persuader de l'impossible.
Ses pas furent lents. Bientôt, la crevasse qui menait à la grotte se fit voir autour d'elle. Elle descendit, sans faire de bruit. Elle vérifia si elle avait bien tout pris. Son arme. Un PHS. Le collier de Sockal à son poignet. Tout était là.
En faisant attention, elle descendit la corde comme elle le pouvait : elle n'avait jamais été douée à ce genre de sport.
Le PHS sonna soudain. Gardant une main à la corde, Naucika décrocha.
« Oui ?
-C'est Rufus. Ca va ?
-Tout est okai…je suis en train de descendre et… »
Puis cette étrange sensation. Du sang chaud coulant le long de son cou.
« …bonne nuit, princesse… »
Le PHS tomba le long des parois, après avoir été lâché par sa propriétaire. A l'autre bout du fil, Rufus entendit un cri strident, puis plus rien.
Lorsque Naucika rouvrit les yeux, elle sentait sa tête dans le vague. Le collier tribal de Sockal se trouvait devant ses yeux. Quelqu'un était en train de lui montrer qu'il était en sa possession. Un homme…aux cheveux bruns. Dans un premier temps, elle ne le reconnu pas…mais lorsqu'elle fut un peu plus lucide, elle s'écria à travers toute la grotte.
« REEVE !!!! »
Le président du développement urbain la regarda avec un sourire. Comment avaient-ils été aussi naïfs ? La grosse gaffe.
Naucika tenta de bouger, mais remarqua enfin qu'elle était pied et poing liés. Elle paniqua.
« Qu'est ce que…pourquoi tu m'as attachée ?! Reeve, qu'est ce que tu as fais ?
-…ils ne vont pas tarder. Ils seront pas vraiment heureux de savoir que tu as réussi à ouvrir la boite. Pour le moment, tu ne sais pas utiliser tes pouvoirs, donc il sera facile de t'éliminer. »
La châtain déglutit. Cet homme venait d'annoncer son arrêt de mort, et comme si cela ne suffisait pas, un blond avec les cheveux en pics vint accentuer les propos.
« Bonjour, jeune terrienne…ça faisait longtemps, tu ne trouves pas ?
-…Clad Strife…comment on se retrouve…depuis quand tu sais que je viens de la terre ?
-J'ai mes sources. »
Naucika lança un regard mauvais à Reeve, qui ne bougeait pas, avec son stupide sourire aux lèvres. Elle tremblait de rage, si impuissante. Mais qui avait dit impuissante ? Ce fut une phrase qui lui vint à l'esprit dès qu'elle en avait pensé l'inverse.
« Who said that ??"
"...anyone..."
"Clad ! Recule ! Elle..."
Les yeux d'un rouge de sang, les mains déliées, une femme aux ailes noirs, une arme à la main se tenait face à Clad et Reeve. Le soldat eut un sourire, mais lorsqu'il se retrouva sans comprendre ni comment ni pourquoi avec la lame de l'épée de la jeune fille sous la gorge, son sourire disparut.
« Ce serait si facile…tu ne trouves pas, Strife ?
-Qui es-tu ? grinça le blond sans oser bouger.
-Ce que je suis ? Ce que vous m'avez fait devenir… »
La lame filait le long de la gorge de l'ex-soldat. Face à lui, Reeve n'osait pas bouger. Naucika avait sur ses lèvres un sourire démentiel. Dans la grotte Gi, deux hommes autrefois bons étaient en danger de mort certaine, aux mains d'une femme à l'emprise d'un maléfice encore pire que le leur.
« Adieu…petit Soldat… »
Au lueur que formait la lave qui était autour d'eux tous, au beau milieu de la grotte, l'épée luisit, s'abattant soudain sur la gorge de l'homme.
« NON ! ARRETE ! »
Le geste s'arrêta net. Les yeux de la femme aux cheveux châtains se rivèrent vers la personne qui venait de parler. Ses ailes noires se résorbèrent alors d'un coup, et la femme lâcha son épée. Cloud et Reeve disparurent d'un coup de magie, après que le blond ai lancé un regard mauvais à la femme qui était à terre.
De l'autre côté de la grotte, le blond méché et ami de Naucika arriva en courrant, essoufflé. Il ne chercha pas à comprendre et accourut jusqu'à la jeune fille qui tremblait. Silencieux d'abord, il se pencha vers elle. Elle recula.
« Naucika ?
-…que…
-N'ai pas peur c'est moi… »
Assis près de son amie, Sockal la regarda. Elle tremblait, immobile et assise sur le sol, la tête dans les genoux, le dos courbé. Il tenta de la toucher, mais cette dernière le repoussa violemment en lui claquant le bras.
« NE ME TOUCHE PAS !
-…calme toi ! Tout va bien…
-NON RIEN NE VA BIEN ! Tu…tu as vu ? »
Elle releva sa tête, les yeux remplis de larmes. Sockal ne comprenait rien. Il tenta une seconde fois de la toucher, mais ce fut la même réaction, et cette fois-ci elle recula puis se leva.
« LAISSE MOI ! COMMENT PEUX-TU ENCORE M'APPROCHER ?!
-CA SUFFIT ! QU'AS-TU ?!
-SOCKAL…JE SUIS UN MONSTRE ! »
Elle se relaissa tomber par terre, les mains au visage, pleurant de toute son âme. Un monstre. Elle n'était rien de plus qu'un monstre. Elle se faisait contrôler et avait failli tuer Clad et voir Reeve. Elle n'avait rien pu faire. Seul Sockal avait réussi à l'arrêter.
Un cri de désespoir s'éleva dans les profondeurs de la grotte Gi.
En haut de la crevasse que l'on descendait avec des cordes, Rufus entendit le cri, Sephiroth à ses côtés.
« …cela suffit…elle va se tuer elle-même…, murmura le président.
-…si Sockal n'était pas intervenu…pourquoi ont-ils autant de considération pour leurs ennemis ? »
Une voix derrière Sephiroth répondit à la question.
« …parce que…les bons sont mauvais…et les mauvais sont devenus bon…ils ne peuvent pas tuer…des personnes qui se font manipuler.
-Vincent ?
-…je viens d'avoir les Turks…les troupes ennemis viennent de fuir, sans raison préalable.
-Tu as des choses à nous expliquer, Vincent. Des choses qu'ils nous ont cachés… »
Vincent ne répliqua pas, et sortit juste de la grotte. Sephiroth le suivit. Rufus regarda la crevasse, désormais seul. Il hésita un long moment, puis sauta sur les plates formes qui le menait au fond de la grotte. En quelques mouvements, il fut à terre. Alors que ses pas le conduisait vers la prochaine salle, ses yeux se rivèrent vers le PHS mort sur le sol, du à une trop grande chute certainement.
Il oublia l'objet inutilisable sur le sol et entra dans la salle précédente, et regarda la scène de loin. Naucika blottit dans les bras de Sockal, pleurant toutes ses larmes. Etait-ce une illusion, ou le Roux avait réellement vu une lueur blanche dans le dos de la terrienne, semblable à des ailes ?
Il les laissa alors, sans que ces derniers ne l'aient vu. Il remonta la grotte rapidement. Une fois en haut, il ne put s'empêcher de penser à vive voix.
« …la situation nous dépasse…qui sommes nous vraiment ? Sockal…Naucika…qu'est ce que vous ne nous avez pas dis, et qui est d'importance majeur ? Etais-je…vraiment…un monstre moi aussi avant ? N'avais-je pas de cœur, comme nos ennemis aujourd'hui ? Vous cherchez à rétablir le monde d'avant…mais dans ce cas…que deviendrons nous ? Vais-je…recommencer à semer le malheur à côté de moi ?
-Tu as peur Rufus ? » demanda la voix de l'ex-général qui semblait être revenu sur ses pas.
Rufus regarda son ami. Un sourire, portant sa main à ses cheveux, puis il partit en direction de la sortie. Sephiroth le vit le dépasser. Il était à mi-chemin lorsque le président répondit.
« …si je te répondrais 'oui', ça te ferais rire ?
-……
-…pardon, c'est vrai tu as raison…je n'ai pas à me plaindre. Ceux qui on le plus peur de leur avenir depuis le début… »
Il retourna sa tête vers l'entrée de la grotte et finit sa phrase.
« …c'est bien eux deux… »
L'argenté lâcha un soupire et suivit son chef, laissant derrière eux les deux terriens, perdus dans toute cette histoire.
Allongée sur un lit, la chambre faiblement éclairé par les premiers rayons du jours, Naucika fixait un point du plafond, sans bouger. Elle venait juste de se réveiller, après 24heures de sommeil bien méritée. Cela faisait un jour que tout ceci s'était passé. Et toujours ce même problème sur le dos. Ce fameux pouvoir.
Avec douceur, les cils de la demoiselle aux longs cheveux châtains battirent. Fatiguée encore, malgré avoir essayer de rattraper les heures de sommeil perdues, Naucika se releva pour s'asseoir en tailleur sur la couette du lit. A ce même moment, la porte de sa chambre s'entrouvrit à moitié, puis se referma. Une goutte de sueur perla sur la tempe de la jeune femme.
« Fais comme si je n'avais pas vu la porte s'ouvrir.
-…désolé…je regardais si tu étais réveillée. »
La porte de la chambre se rouvrit au grand complet, et le jeune homme aux cheveux blonds entra dans la pièce avec son petit sourire niai, du gars qui avait encore gaffé.
« Bien dormi ? demanda-t-il pour s'excuser.
-…ça peut aller. »
Elle se leva, et regarda l'horloge posée au dessus du bureau. Elle indiquait 13heure déjà. Elle comprenait un peu mieux pourquoi Sockal était venu voir si elle dormait toujours. Elle s'était endormie tôt le jour d'avant, en fin de matinée.
« Tu es pire que moi pour rattraper ton sommeil.
-J'ai jamais été aussi fatigué de ma vie.
-Je m'en doute. Ce qui compte, c'est que tout aille bien pour le moment.
-Oui…peut être…
-Pourquoi peut être ?! Allez ! Tu devrais manger un peu ! Ca te fera du bien !
-…j'ai pas tellement faim, tu sais… »
A quelques secondes d'intervalles, un bruit caractéristique de famine aigué dans l'estomac de Naucika se fit entendre. Sockal éclata de rire.
« …-- bon okai, je m'avoue vaincue…
-Tu t'es faites dénoncer par ton propre ventre.
-Bon, allez ! Après tout c'est l'heure du déjeuner, autant en profiter.
-Ton collier…
-quoi ?
-C''est Reeve qui l'a…
-Tu parles de ça ? »
Il fit balancer dans sa main le pendentif. Naucika sourit.
« Tu l'as récupéré…
-Oui. Maintenant, viens manger ! »
Le blond lui sourit, et lui attrapant la main, il l'emmena avec lui en dehors de la chambre, vers les cuisines. Il ne fallut pas beaucoup de temps pour qu'ils s'y retrouvent, et un silence avait parcourut leurs pas.
A une table, Rufus, Sephiroth et Vincent étaient déjà en train de manger. Chacun d'eux, à sa manière évidemment, manifesta la joie de voir Naucika en meilleure forme.
« Bonjour Naucika ! Tu es une lève tard dit donc !
-Ouais…pour une fois, j'ai bien le droit, non ?
-Bon appétit !
-……heureux de te voir en bonne forme. »
Le groupe commença à parler, comme si rien des évènements ne s'étaient déroulé. Chacun était encore blessé par les incidents, mais cependant, un sujet finit par tomber sur la table, car le silence à ce sujet avait peut être trop duré.
« Naucika, Sockal, nous avons une question à vous poser. » déclara lentement l'argenté après avoir finit son plat.
Un silence s'installa. Les deux concernés se regardèrent, se demandant bien de quoi il allait s'agir, pour être annoncé d'une telle manière.
Naucika, qui était en train de manger son plat principal composé de pomme de terre, posa sa fourchette sur la table, s'attendant à tout. Sephiroth demanda alors.
« Si…jamais…Clad…et les autres redevenaient comme avant…que deviendrons-nous…Rufus, Vincent, moi, les Turks aussi…et tous ceux qui protègent cet endroit ? Nous aussi, allons nous redevenir…ce que nous étions ? »
Le choc fut grand pour les deux terriens. Tout d'abord ébahi, ils ne purent répondre. Mais Naucika se ressaisit rapidement, et se leva.
« Qu'est….qu'est ce que vous racontez ?
-Naucika…on sait…que nous n'étions pas bons avant. Toi et Sockal…vous ne nous avez pas tout dis…s'il vous plait… »
La jeune femme se mordit les lèvres, ne sachant que répondre. Finalement, la main de Sockal attrapa la sienne, et le jeune homme, du signe de tête, lui donna le feu vert pour expliquer ce qu'il se passait réellement. Elle soupira. Il n'y avait pas d'autres alternatives.
« …je suppose…que c'est Vincent qui vous l'a dit ? soupçonna-t-elle enfin.
-…ce n'est plus le moment de faire semblant…c'est vrai, c'est moi. »
Naucika se rassit, devant les deux paires d'yeux impatients et inquiets des deux plus concernés par cette affaire. Elle déballa alors la vérité.
« Nous ne savons pas depuis quand, mais à l'origine, Rufus et toi Sephiroth, n'étiez pas du côté le plus juste. Bien au contraire…Sephiroth voulait tuer tout le monde et devenir un dieu par l'intermédiaire d'une immense blessure sur la planète causée par un météore, et Rufus voulait être le président de la Shin-Ra en contrôlant la terre entière par la peur. »
Le discourt se stoppa un instant, devant les regards effarés des deux ex-méchants. Une fois remis de leur émotion, Naucika continua à narrer.
« De leur côté, Clad et Avalanche étaient une rébellion qui avait pour but de sauver la planète de la Shin-Ra et du projet fou de Sephiroth.
-Tu disais que tu ne te souvenais pas pourquoi tu avais brûlé Nibelhiem ? coupa Sockal en s'adressant à l'ex-général.
-…je comprends…mieux…
-Seulement, voilà, vous savez que nous ne sommes pas d'ici, nous n'avons pas subit de changement de personnalité et nous connaissons à peu prêt ce qu'il se passait normalement. Le seul qui aie échapper à cet inversement de rôle, c'est Vincent. Il dormait dans son cercueil, donc on ne sait pas comment il n'a rien eu.
-……
-Naucika…si vous vous battez depuis le départ, c'est pour quoi ?
-…au départ pour tout remettre comme avant, et réussir à changer les méchants en gentils mais…
-Mais ? questionna Rufus.
-…c'est peine perdue…nous nous battons pour nos vies, et les votres désormais.
-Si…toi et Sockal vous y arriviez…que deviendrons nous ?
-…je…je sais pas. »
Frénétiquement, la jeune fille commença à tapoter la table des doigts, incapable de faire autre chose. Elle ne parvenait pas à s'y persuader elle même. Elle rajouta rapidement :
« De toute façon…on a aucun moyen…pour tout faire redevenir comme avant.
-Pourquoi ?
-…nous ne savons même pas d'où toute cette histoire provient. C'est donc peine perdue… »
Les trois questionneurs se turent. Devant eux, Naucika prit son plateau, et s'en alla. Sockal baissa les yeux. Avant de s'en aller lui aussi, il estima préférable de rassurer un peu les autres.
« Vous savez…si jamais on trouve un moyen…et que vous redeveniez comme avant…on fera tout…pour vous faire devenir nos alliers. Comme maintenant. On ne vous abandonnera pas. »
Le président de la Shin-Ra acquiesça juste d'un signe de tête. Ils étaient un peu plus éclairés, malgré de nombreuses zones d'ombres, mais cela suffisait.
« Merci. »
Note de l'auteur :
Bonjour bonjour Partie un peu plus calme que voilà ( ? ah ? --) enfin, sur la fin surtout, parce que le départ est un peu speed. J'ai encore mis sous ombres quelques trucs importants au sujet de la boite, mais ça vous le saurez que plus tard. Et si j'ai décidé de faire expliquer un peu plus la vérité aux autres, c'est que sinon ça pourrait parraître louche.
Ah ! Et oui, fallait s'en douter, le monsieur manipulateur de peluche n'était pas si gentil que ça…-- bref…sadique jusqu'au bout la Mihina
Allez, acthefêtedepaques, voici la suite, un peu plus cool, car j'ai mes idées que j'ai écrite depuis bien longtemps à remettre correctement XD je me comprends.
Kity Mihina, tarée pro.
Partie 3 :
Le soleil s'était levé depuis bien longtemps. Cela faisait pas loin d'une semaine que les derniers évènements s'étaient déroulés, et la jeune femme se remettait plus ou moins du décalage horaire. Elle dormait beaucoup et parlait peu. A l'intérieur d'elle même elle réfléchissait sur de nombreux points.
C'était donc le matin du huitième jour. Naucika trouvait la ville bien calme depuis le début de répit. Quand tout cela recommencerait ? Pas de si tôt, c'était certain.
Sans en avoir conscience, et presque par automatisme, la châtain se rendit à la salle à manger, où les autres étaient déjà là. Tout était si habituel. A croire qu'elle s'était fondue dans ce monde auquel elle n'appartenait pas. Cela ne la dérangeait pas, mais c'était toujours bizarre de s'en rendre compte.
Rufus, Vincent et Sephiroth prenait le déjeuner, Sockal semblait attendre la retardataire. Lorsqu'il la vit, il releva la tête avec un sourire.
« Tu te lèves vraiment tard en ce moment.
-Fatiguée….
-Tu sais qu'il est plus de midi ?
-Ouais…et j'ai encore sommeil.
-Flemmarde !
-Il dit ça, mais il vient juste d'arriver aussi, coupa Sephiroth avec un sourire.
-Rahhhh t'étais pas obligé de casser tout ce que je viens de dire, Seph' ! grimaça Sockal.
-Bon appétit. » fit simplement le président.
Naucika s'assit. Elle aimait cette ambiance familiale qui s'était installée entre eux. Rufus le gamin, Sephiroth le grand frère, et Vincent le Sage. A côté d'eux, il y avait Sockal le dragueur, et elle…elle…elle ne savait pas vraiment comment se qualifier par rapport au groupe. Lorsqu'elle posa la question, les autres la regardèrent en riant. Ce fut finalement Rufus qui répondit le premier.
« …hum…pour moi je dirais une Maman.
-T'as pas plus réaliste…
-…la naïve… » souffla Vincent sans quitter des yeux son assiette.
Un peu déconcerté, elle passa la main sur son cou, assez gênée par une telle réponse. Rufus se ficha d'elle, et les deux autres ne firent aucun commentaire.
« …ouais…possible… » fit elle en haussant simplement les épaules.
La fin du repas se déroula sans problème, mais la réponse qu'avait donné Vincent laissa à Naucika de quoi réfléchir. Naïve ? C'était peut être vrai après tout. Jusqu'à présent, elle n'avait jamais beaucoup réfléchis avant d'agir, face à des situations délicates.
En haut du canyon Cosmo :
Scotchée à un petit ordinateur portable qu'elle avait encore piqué dans la salle informatique, Naucika pianotait sur le web de la Shin-Ra, découvrant encore quelques anecdotes marrantes. Lâchant soudain l'ordi, elle regarda le ciel qui se couchait. Déjà neuf jours. Sans compter ce qui étaient passé avant. Combien de temps cela faisait-il qu'elle vivait ici ? Pas loin d'un an maintenant. Cela faisait long. Terriblement long. Elle en avait presque oublié toutes les sensations de son chez soi.
« Mais…si j'arrivais à rentrer…ce monde me manquera terriblement…j'ai le cœur partager entre deux réalités. »
Elle soupira, puis décida qu'il était peut être temps d'aller manger. Elle ferma alors l'ordinateur portable, et fila en descendant les escaliers quatre à quatre, vers les cuisines, après avoir déposé l'ordinateur dans sa chambre. Elle ressortait de sa chambre, lorsqu'elle croisa Sockal, pareil à lui même, c'est à dire sans trop d'énergie le soir.
« Tu m'as l'air aussi réveillé que moi le matin, à ce que je vois ! se moqua-t-elle.
-Oh ça va toi. » répliqua durement le blond.
Un peu surprise d'une telle réaction, elle n'ajouta rien, un peu vexée que son ami avait mal pris ses paroles. Ce fut donc dans un silence total qu'ils se rendirent dans la salle à manger. Cette fois ils étaient les premiers. Ils furent rejoint peu de temps après par l'autre trio.
« Et bien pour une fois ! plaisanta Rufus.
-Duh même pas drôle ! C'est vrai que c'est un miracle. J'ai réussi à rencontré un Sockal endormi sur le chemin, je l'ai amené avec moi. Je crois qu'il va bien dormir cette nuit, vu comment il est.
-La ferme, je t'ai rien demandé ! » répliqua Sockal en se levant face à Naucika.
Tout le monde resta un peu surpris devant la scène, Naucika la première. Finalement elle se leva aussi, et répliqua à son tour.
« En plus d'être fatigué, monsieur est mal luné !
-Tu vas te la fermer ? Va voir ailleurs si j'y suis, idiote ! Tu es vraiment chiante. De plus, tu ne fais que de nous rabaisser depuis que mademoiselle a ouvert la boite. Je déteste ton comportement, il est immoral. Tu n'es qu'une gamine pourrie gâtée. »
Cette fois ci, Naucika n'arriva pas à parler. Elle croisa un regard de haine à travers les yeux de Sockal, qui restait sans rien dire devant elle, attendant la suite des problèmes.
Mais la suite ne vint jamais : ce fut en courant que la demoiselle habillée de noir sortit de la salle, devant les yeux ébahis de tout le monde.
Rufus ne réfléchit pas et empoigna Sockal par le col de son blouson.
« Je sais pas ce que tu as, mais c'est pas une raison pour tout balancer sur Naucika. Elle ne t'a rien fait ! Fais lui tes excuses !
-C'est ça, cause toujours, moi je vais dormir ! »
D'un geste brusque, le blond fit lâcher prise au président, et sortit à son tour avec des pas lents en dehors de la salle. Sephiroth et Rufus restèrent atterrés, tandis que Vincent avait juste regardé la scène d'un œil.
« Laissez ça vous deux…s'il y a vraiment quelque chose qui cloche, c'est à eux deux de régler ça…
-Peut être…mais voir Sockal ainsi ne présage rien de bon. » grommela Rufus en se rasseyant avec son compère argenté.
Chambre de Naucika, Canyon Cosmo, soir très tard :
Vexée à un point inimaginable, la jeune fille aux cheveux châtains étaient blottit en dessous de ses draps. Tout dans sa chambre était sans dessous. La lampe de chevet était brisée par terre. Elle n'arrivait pas à se calmer. Ses mains étaient tremblantes, elle même n'en revenait pas de sa réaction. Elle n'avait jamais agit de la sorte auparavant.
L'oreiller empoigné avec force, elle sanglotait silencieusement, et dans sa tête, les paroles de Sockal se répétaient. Qu'avait-elle fait pour qu'il lui dise de telles choses. Le midi encore il était tout souriant, si gentil, comme d'habitude. Qu'est ce qu'il l'avait soudain changé ainsi. Etait-ce vraiment le comportement qu'elle optait ces derniers jours ?
« …je te déteste, Sockal…je te hais… »
Et comme si on lui avait répondu, la porte de sa chambre s'ouvrit, dans le noir de la pièce. D'un coup de colère, Naucika se releva, prête à frapper la personne qui venait d'entrer. Si s'était Sockal, il allait passer un mauvais quart d'heure.
Et se fut effectivement les contours du jeune homme qui se dessinèrent aux yeux bouffis par les pleurs de Naucika.
« FICHE LE CAMP ! »
L'oreiller vola à travers la salle, manquant de faire tomber les choses qui tenaient encore debout lorsque Sockal l'évita. La fureur de Naucika s'accentua, et debout devant le jeune homme, à demi habillée, c'est à dire en jean noir et en haut de sous-vêtements, elle l'attrapa par le col.
« VAS-T'EN JE T'AI DIS ! DISPARAIS DE MA VUE ! »
Naucika leva le bras pour le frapper, et il s'en saisi alors avec une rapidité incroyable et stoppa net le geste. Tentant de le baffer, sans succès, la demoiselle commença à hurler dans tous les sens. C'est alors que le blond parla enfin, en même temps qu'emprisonner la jeune femme contre le mur le plus proche et lui.
« …lâ…lâche moi !
-…tu es si mignonne… »
Pendant une seconde, Naucika arrêta de se débattre, puis sa rage reprit de plus belle.
« C'EST TOUT CE QUE TU TROUVES A DIRE POUR T'EXCUSER ?! Aah…non lâche moi… »
Elle s'était recalmée d'un coup, sentant le souffle de Sockal dans son cou. Le corps de la jeune femme frissonna. Sockal la tenait toujours par le bras, et il était désormais plaqué sur elle, contre le mur. De sa main libre, il attrapa un mèche de cheveux de la châtain. Cette dernière avait du mal à tout comprendre à cause du noir complet qui emplissait la chambre. Elle n'arrivait plus à bouger. Une main froide s'était glissée en dessous de son T-shirt au niveau du ventre.
« …je t'aime… »
La douce voix de l'homme qui la maintenait bloquée contre le mur, plaqué sur elle, avait retentit dans la petite chambre. Un silence total s'installa. Il n'y avait plus de bruit de quelqu'un qui essayait de s'enfuir. Naucika avait cessé de bouger, et désormais Sockal l'embrassait. Et sans comprendre pourquoi, elle se laissa faire. Elle laissa tomber toute opposition. Elle était si rassurée. Blottie contre le torse du blond, elle se sentit tirer vers le lit, et tomber dessus avec son ami sur elle. Enlacés, la petite tête châtain se releva en même temps que celle du blond. Assis sur le lit, les deux s'embrassèrent. Les yeux de Naucika se fermèrent doucement. Ce fut…à ce moment là qu'elle comprit tout.
Une vision ? Peut être. Ce n'était pas la première depuis qu'elle avait ouvert cette fichue boite. Mais ce qu'elle voyait dans ses yeux clos pendant ce laps de temps infime d'une seconde, la cloua sur place. Cette image…Sockal hurlant…dans un endroit sombre…pieds et poings liés.
Le mauvais réflexe de la demoiselle fut d'ouvrir précipitamment les yeux. L'un des bras de Sockal n'était plus autour d'elle. Tout se passa en un éclair. Une vive douleur s'empara du bras gauche de Naucika, qui l'avait soudain lancé en arrière, se retournant au passage. Elle étouffa un cri de douleur, puis rejeta de toute ses forces l'homme qui se trouvait à ses côtés. Dans le noir de la chambre, un bruit fracassant se fit entendre. D'un bond, Naucika alluma la lumière de la pièce, et se retrouva en face d'un cadavre de robot qui avait violemment percuté le mur d'en face, le faisant tomber en morceaux.
Elle en était sûre maintenant…ce n'était pas Sockal depuis le départ. Comment s'était-elle faite piégée par un simple robot. Elle regarda de plus près les restes de la machine. Elle devait avouer que la ressemblance était troublante.
Soudain la même douleur qu'auparavant lui rappela ce qu'il s'était passé dans le noir. Dans son bras gauche trônait un couteau. Un soupire de soulagement se fit entendre. Si elle n'avait pas lancé son bras en arrière, s'était sans doute son dos qui se serrait prit l'arme blanche.
« …Reeve…il nous avait laissé un cadeau…bon sang…Sockal…Sockal où es-tu du coup ? »
Elle se rappela de l'étrange vision qu'elle avait eu. Un Sockal ligoté, hurlant dans un endroit sombre. Les brefs décors que la terrienne avait aperçut ne pouvait venir que d'un seul et unique endroit.
« …la grotte Gi ! »
Mais avant de se diriger vers la dite grotte, la jeune demoiselle s'empressa d'attraper un T-shirt qui trainait sur le sol, et arracha le tissu. En un coup de main, la plaie au niveau du coude qui saignait à flots fut enroulé dans l'ancien T-shirt.
« …ça ira pour le moment…maintenant, il faut que je trouve Sockal… »
Grotte Gi, un peu plus tard :
Depuis combien de temps les poignets du jeune homme blond étaient-ils liés ? Il n'en savait trop rien, et dans son cœur régnait une frénésie qui le rendait quasi malade.
Allongé et attaché contre une paroi froide de la grotte, près du fond de la grotte, Sockal ne parvenait pas à bouger, malgré tous les efforts qu'il fournissait. Cela faisait des heures qui tentait l'impossible, mais tous ces essais ne donnèrent que des blessures supplémentaires au jeune homme, déjà bien blessé à l'origine. Il se souvenait de ce coup à la tête, puis s'être réveillé face à son sosie. Un sosie parfait qui l'avait laissé à l'abandon sur le sol humide et froid de la grotte, à demi nu, vu qu'il avait été dépouillé de ses vêtements : il ne lui restait qu'un caleçon. Mais c'était de loin le premier problème du moment, car il était épuisé d'hurler, surtout lorsque le sosie blond était parti sur un « Tuer Naucika. » qui n'avait pas eu pour but de rassurer le jeune terrien.
« NAUUUUCIIKKKKAAA !! » s'époumona-t-il à nouveau.
C'était cette peur qui le rendait malade d'inquiétude. Pourquoi ?Pourquoi était-il incapable de la protéger correctement, comme il le voulait.
« NAUUCIIKKAAA !! FAIS ATTENTION A CE TYPE ! FAIS ATTENTION A MOI MÊME ! Meurs pas…je t'en supplies…ne meurs pas… Naucika… »
Le bruit d'un roulement d'un objet métallique fit cesser soudain les cris désespérés. Les yeux de Sockal aperçurent alors rouler non loin de lui une tête d'où sortaient toutes sortes de fils divers. La tête du sosie.
« Faire attention à ça ? »
Difficilement, le blond releva la tête, et ce fut cette fois le visage souriant habituel de son amie qu'il vit. Elle était là, debout, à peine plus vêtue d'un jean et de ses sous-vêtements, au beau milieu de la grotte.
Un soupir de soulagement se fit entendre. Le cœur du jeune homme se desserra, respirant soudain. Il était si heureux. Naucika s'approcha de lui, et les yeux mi-clos, il sentit dans son dos les liens se romprent, coupés par l'arme de la jeune fille. Une fois libre, il se laissa inerte sur le sol, épuisé.
« …tu…tu es vivante… » souffla-t-il.
Il rouvrit un peu les paupières, et vit le visage souriant de bonheur de son amie. Il sourit en retour, lui attrapant la main qui venait de s'approcher de son front pour vérifier si tout allait bien. Sa main se referma sur celle chaude de Naucika.
« …merci… d'être vivante…
-Je n'allais pas t'abandonner, quand même ! »
Soulagé, il essaya comme il le pouvait de se relever. Naucika l'aida, en l'attrapant dans ses bras. Il se stoppa alors net et la regarda dans ses petits yeux noirs. Après un sourire malicieux bien à lui, il se laissa tomber dans les bras de son amie, et se blottit contre elle comme un enfant, ce qui manqua de faire tomber la jeune fille en arrière.
« Eh !
-S'il te plait…laisse moi comme ça encore un peu. Je n'en peux plus. »
Il l'entoura de ses bras froids, ce qui fit frémir la peau de la demoiselle. Elle ne dit rien, et laissa Sockal sur elle. Il avait refermé les yeux, se berçant grâce aux respirations de la jeune fille. Mais toutefois, quelque chose le rappela à la réalité. Un liquide chaud glissa le long du bras qui entourait Naucika. Il releva la tête, et vit du sang couler le long du bras de son amie. Il grimaça.
« Ah oui…tu vas bien…je vois ça…
-Hum…dans la limite du possible, on va dire ! »
Le jeune blond attrapa son amie et ils s'aidèrent mutuellement à se relever. Lentement, ils traversèrent la grotte Gi pour revenir à la surface. Le plus dur fut de grimper les cordes de l'entrée. Après un bon bout de chemin, ils furent de nouveau devant leurs chambres respectives. D'un œil douteux, Sockal examina celle de son amie.
« wahou…quel bordel !
-Pas de commentaire, je t'en pris…
-Tu dois m'expliquer ce qu'il s'est passé.
-Toi aussi.
-Ma chambre devrait être mieux que la tienne pour ça, et puis je vais te soigner.
-Ecoute, je vais très bien. Occupe toi plutôt de toi. »
avec un signe de tête qui signifiait qu'il n'était pas d'accord, Sockal emmena Naucika dans sa chambre, où il lui indiqua de s'asseoir sur le lit tandis qu'il cherchait de quoi la soigner.
« Ca ira ! assura Naucika en voulant échapper aux compresses.
-Hors de question que je laisse une telle blessure sans rien faire. Alors, raconte moi…
-Toi d'abord.
-Heu moi ? Rien de bien glorieux. Je suis sortit de ma chambre et « pouf » dans les vappes. Je me suis réveillé dans la grotte Gi, et j'ai vu le sosie avec mes vêtements partir en disant qu'il allait te tuer, mais à part ça…si j'ai hurler pendant tout le temps où je m'y trouvais, me faisant un beau sang d'encre.
-J'imagine…ET METS TOI UN PANTALON AU MOINS !
-ah oui, pardon, j'avais oublié…et toi ? Raconte moi un peu dans quelle galère tu t'es retrouvée. »
Sockal alla chercher un jean trainant dans son placard, et l'enfila, pour éviter les foudres de la châtain. Cette dernière raconta alors.
« Ben, pour tout te dire…ton sosie robot m'a très mal parlé, et je me suis emportée, et j'ai filé dans ma chambre. Plus tard, il est arrivé dans ma chambre et… »
Quelque chose venait de la bloquer nette. Elle ne pouvait pas continuer. Elle ne pouvait pas dire que le robot l'avait amadoué simplement en l'embrassant.
« …et ? s'étonna Sockal.
-…et…et j'ai eu un flash dans lequel tu étais ligoté dans la grotte Gi, et j'ai donc donné un violent coup au robot qui s'est détruit contre le mur. Voilà ! Si c'est fini, je vais y aller ! »
Sockal venait juste de terminer son bandage. Il releva la tête, intrigué. Quelque chose clochait dans l'histoire, et cela ne lui avait pas échapper.
D'un geste vif, la jeune femme sortit de la chambre après un en revoir. Il la stoppa en s'interposant entre elle et la porte, pas très content.
« Tu mens.
-Que…quoi ?
-Tu n'as pas dis la vérité…
-Mais…mais qu'est ce que tu racontes ?
-Ou alors tu ne m'as pas tout dis !
-Qu'est ce qu'il te fait croire ça ? Laisse moi passer.
-pas temps que je ne connaîtrais pas la vérité…
-Mais je te l'ai dis ! laisse moi passer ! Pourquoi agis-tu ainsi ?
-POURQUOI ES-TU BLESSEE ALORS ?! »
En colère, Sockal la ramena sur le lit d'une simple poussée. Elle commença à trembler de tous ses membres, et se maudissait d'avoir oublié ce détail. De plus, dans les yeux de Sockal, elle lisait la colère. Il s'était assis sur ses genoux, pour ne pas qu'elle parte, et avait refermé la porte de la chambre.
« Pourquoi me mens-tu ? Tu…tu n'as pas confiance en moi ?
-Ce n'est pas ça ! Je n'ai pas envie d'en parler, c'est tout !
-Il ne t'a pas…hum…disons… touchée au moins ?! …non, de toute façon, tu ne t'aurais jamais laissée faire et… »
La phrase se coupa net, lorsque Sockal aperçut Naucika se mordre les lèvres, en baissant la tête. Il eut un frisson.
« …il…et…tu…t'es…laissée faire… ? Dis moi que c'est une blague !
-Il m'a juste embrassée ! Ne me regarde pas comme ça ! Si tu veux tout savoir, s'est lorsqu'il m'embrassait que j'ai vu la vision, et par réflexe, j'ai jeté mon bras en arrière, et je me suis prise dans le bras l'arme qui était dédié à me tuer dans le dos. Voilà comment ce s'est passé ! maintenant, laisse moi ! »
Les yeux en larme, elle repoussa le jeune homme et commença à partir pour sortir de la chambre. Une nouvelle fois, Sockal se retrouva entre elle et la porte, immobile et silencieux.
« LAISSE MOI SORTIR !
-Tu iras dormir où ? Avec ta chambre sans dessus dessous, et toi dans cet état ? Je préfère autant dormir par terre et toi dans mon lit que de te savoir dans se capharnaüm et en train de pleurer comme tu le fais. Demi-tour et plus vite que ça !
-NE ME DONNE PAS D'ORDRE !
-Qu'est ce qu'il te prend ?! Tu n'as pas confiance en moi ? »
Bloquée devant une telle question, Naucika dut tourner le visage pour cacher le redoublement de ses pleures. Rapidement, elle regretta de s'être emportée. Sockal soupira.
« Vas t'asseoir sur mon lit. Je dormirai par terre.
-…m…merci… »
Accablée, elle se rassit sans protester. Sockal chercha dans son placard une couverture et un oreiller, qu'il plaça ensuite par terre. Il s'y enveloppa, puis éteint la lumière.
« Repose toi…tu es fatiguée…moi aussi d'ailleurs…
-…S…Sockal ?
-Oui ?
-…tu…tu veux bien…heu…
-Quoi ?
-…n-non…rien… »
Etonné, Sockal se redressa de sur son pseudo lit. Les rayons de la lune lui permettaient de distinguer la jeune terrienne, ou tout du moins ses contours. Elle pleurait encore, versant de chaudes larmes. Il se releva alors, et vint s'asseoir à ses côtés en l'attrapant doucement dans ses bras.
« Allez…tout va bien je suis là…
-…je…
-Il est temps de te reposer….allonge toi sur le lit, je vais te donner une couverture supplémentaire si tu as froid…
-…s'il te plait…d…
-Dis moi…n'ai pas peur…que voulais-tu me demander ? »
Mais elle ne répondit pas. Sockal soupira et sortit une autre couverture pour la jeune fille, cherchant son placard à taton. Il réussit enfin à trouver l'objet convoiter, lorsqu'une main froide se posa sur son ventre.
« …dors avec moi, s'il te plait… »
Recevoir un seau d'eau froide lui aurait fait le même effet. Surpris, il se retourna, faisant face à la jeune fille qui venait de l'enlacer.
« …je…je veux juste que tu dormes avec moi… »
Il ne put s'empêcher d'avoir un petit rire.
« heuu…tu sais que c'est dangereux avec moi ? plaisanta-t-il.
-Je m'en fiche…au contraire…
-…est-ce que tu te rends compte de ce que tu viens de dire ?
-…oui. »
Légèrement anxieux, et surtout se demandant s'ils avaient bien compris la même chose, Sockal la suivit dans le lit qui était habituellement le sien. Il se répéta.
« …tu sais aussi que je n'arriverai pas à tenir ?
-…oui…
-Naucika…tu ne devrais pas…te laisser aller ainsi…où est la Naucika que je connaissais ?
-…j'en sais rien…je ne sais plus…je suis si fatiguée… »
Dans ses bras, la jeune fille s'effondra de fatigue. Sockal eut un soupire de soulagement, son cœur avait arrêter de battre au ralentis. C'était mieux ainsi. Il se plaça simplement aux côtés de son amie, et la surveilla dans son sommeil, un sourire aux lèvres.
« …tu as trop confiance en moi, justement….finalement, je crois que c'est ça le problème…oh elle va me tuer demain, mais j'ai l'habitude. »
Il se blottit entre les draps et Naucika, puis commença à somnoler.
« …non…je serais incapable de te toucher…sans ta permission, bien entendu… »
Et sur ces paroles, mauvaises de sens, il s'endormit.
Note de l'auteur :
Me revoilà pour de nouvelles notes Oui, je sais on me réclame de tous les côtés la suite de la fic çaa arriiiiivvveeee vous inquiétez pas.
Bon, dans cette partie, petit balancement du cœur de Naucika. C'est encore bien flou mais comme à chaque fois ça s'éclaircie à la fin (vous commencez à me connaître pour les fins catastrophes, non XD)
Mauvaise nouvelle pour vous, je finis ce chapitre, et il n'y en aura qu'un seul très court après, suivit d'un épilogue. (enfin, très court…je sais pas encore )
Breeeeef voili voilo, faut bien que la fic prenne fin un jour, non ? (pas crédible venant de moi ? Ah ?)
Donc, voilà Allez, lasuite
Atchefêtedepaques !
Séquence 4 :
Réveillée par un éclair qui venait de déchirer le ciel, Naucika ouvrit les yeux, un peu penaude. Elle avait un mal de tête incroyable, et elle avait l'impression de ne pas bien voir. Comme si tout était flou à ses yeux. Et sa blessure au bras la piquait. Elle tenta d'assimiler ce qu'elle avait devant les yeux. Ce n'était pas sa chambre autour d'elle. C'était bien celle de Sockal, qui d'ailleurs avait disparut.
Elle se releva de sur le lit, laissant sur le côté les multiples ouvertures, et se dirigea chancelante vers la porte, où elle se percuta au propriétaire de la chambre qui rentrait.
« AIE !
-ah pardon…je ne t'avais pas vu…ça va ?
-oui et toi ?
-Oui, oui…mais qu'est ce que je fais ici ?
-Tu as dormi dans ma chambre parce que la tienne était sans dessus dessous…et « sans » avec plusieurs orthographes. Mais ne t'inquiètes pas, je viens de la ranger, et nettoyer ! Elle est comme neuve !
-ah…merci… »
Tristement, Sockal lui sourit. Il le savait bien. Elle n'était pas dans son état normal le soir précédent. La suivre dans sa folie aurait causé de gros problème par la suite.
Pendant la nuit, il avait dormi à ses côtés, mais il s'était réveillé tôt le matin, pour éviter tout problème. Dehors, il pleuvait des cordes, il en avait donc profiter pour tout ranger. Cependant, il voulait lui poser quelques questions.
« Tu…est-ce que tu te souviens de ce qu'il s'est passé hier soir ?
-Je…pas tellement…j'étais fatiguée…et j'avais mal au bras…j'me souviens de l'attaque, mais après c'est assez flou…
-…je m'en doutais…tu vas bien ce matin ? Es-tu fatiguée ?
-…oui…un peu…j'ai l'impression de ne pas avoir les idées claires…et je vois trouble aussi…
-…viens ! On va à l'infirmerie !
-Ah non !
-Ah si ! »
un peu colérique, le jeune blond l'attrapa dans ses bras, et son amie n'arriva même pas à se débattre.
« Bon sang…pourquoi je n'y ai pas pensé plus tôt !
-Je…je…
-Calme toi, garde tes forces ! Ne cris pas, ne gesticule pas !
-mais, explique moi !
-C'est un peu compliqué, mais je n'en suis pas sûr à cent pour cent. »
La châtain allongée dans ses bras Sockal se mit à courir à travers les couloirs du canyon, vers l'infirmerie, après avoir tambouriné aux portes respectives de Sephiroth, Rufus et Vincent. Ces derniers le suivirent, un peu inquiets.
Quelques minutes plus tard, la porte de l'infirmerie du canyon s'ouvrit à la volée, et Sockal posa Naucika sur le lit des blessés.
« Mais, qu'est ce qu'il y a ? s'affola la fille.
-J'ai un doute horrible…, répondit simplement le blond en cherchant le docteur.
-Qu'as-tu, Naucika ? demanda calmement Sephiroth en posant la main sur le front de la malade.
-…je…je vois pas très bien et…j'ai mal à la tête et je crois que…que…j'ai envie de vomir…
-Amenez la au dessus du lavabo…, ordonna la voix du docteur, un homme d'une quarantaine d'année.
-Qu'est ce qu'il s'est passé hier soir ? questionna enfin Rufus. Pourquoi Naucika est-elle blessée, et pourquoi tu étais aussi exécrable ?
-C'était PAS moi ! grogna le blond.
-Hein ?
-Un robot de Reeve, qui m'a enfermé gentiment dans la grotte Gi, et qui a attaqué Naucika par surprise hier soir.
-Et bien…quel est le rapport avec le fait qu'elle se sente mal aujourd'hui.
-je n'en suis pas sûr, j'ai dis… Monsieur le Docteur, pouvez vous lui faire une analyse de sang ?
-Je crois savoir aussi ce qu'elle a…enfin, avec de tels symptômes, il y a en fait deux possibilités. »
Sockal se redressa, étonné. De son côté, Naucika était penchée sur le lavabo, très mal au point. L'homme en blouse blanche la regarda bien, puis finalement conclu.
« La première solution…que je doute possible avec ce caractère, est que…
-…que quoi ?! s'impatienta le blond.
-…non, ce n'est pas ça, rassurez vous. Elle n'est pas enceinte…
-Si s'était le cas, le « de qui » serait facile à trouver ! plaisanta Rufus.
-Pas de commentaire, je ne lui ai jamais fais quoi que ce soit ! se justifia Sockal.
-Et la seconde solution ? demanda Vincent sans quitter Naucika des yeux.
-La seconde solution ? Et bien… »
Le docteur s'approcha de la jeune fille et regarda son bras. Il eut une grimace, puis annonça le verdict.
« …votre amie s'est faite empoisonnée… »
Sockal riva ses yeux sur le sol. Il s'en doutait. C'était trop simple. Mais le moment n'était pas à se lamenter.
« Vous allez pouvoir la soigner, non ?
-Je pense que oui ! Jusqu'à présent, les poisons ont tous une antidote…je vais la garder avec moi, lui faire quelques prises de sang pour m'assurer que c'est bien cela, puis…je lui donnerai l'antidote. Pas de panique, revenez d'ici une heure, elle sera en pleine forme. »
Les quatre hommes acquiescèrent sans rien rajouter. Ils sortirent de la salle, laissant Naucika au soin du docteur, qui retira le bandage enroulant le bras de la demoiselle. Pendant ce temps, cette dernière se tenait devant le lavabo, incapable de faire quoi que ce soit d'autre.
« Tout ce passera bien, ne vous inquiétez pas. »
Un peu plus tard :
Cela faisait un peu moins d'une heure que l'argenté, le brun, le roux et le blond patientaient devant la porte de l'infirmerie. Sockal avait expliqué en détail les événements du soir, sauf bien sûr le passage le plus gênant pour lui.
Le temps continua à s'écouler, lentement. La porte s'ouvrit alors à la voler, laissant entrevoir le visage du docteur…affolé.
Le cœur de Sockal se mit à battre à une allure folle, devant un tel visage, et bientôt les explications vinrent.
« Cette fille…le poison…c'est pas possible !
-Quoi ?! Qu'est ce qu'il se passe ?! hurla Sockal en empoignant l'homme par le col sous la panique.
-…c'est impossible…tous les poisons sont répertoriés, et pourtant…, bégailla l'homme.
-EXPLIQUEZ VOUS !!
-Il…n'a jamais été…vu auparavant…et il n'a rien à voir avec ceux déjà vu ici…même les consistances…par ailleurs, la jeune n'est…biologiquement anormale…
-On sait qu'on est pas normal, elle et moi ! Mais ce que vous êtes en train de me dire c'est qu'il est impossible de la soigner ?!
-Malheureusement…peut être qu'à Midgar, dans les souterrains il reste toujours quelqu'un qui pourra la sauver…
-…QUI ?!
-…un homme…un scientifique nommé Hojo… »
Une sueur froide glaça le sang de Sockal. Ses souvenirs du jeu remontèrent, et aller à la rencontre de cet homme, ce scientifique fou, même au caractère inversé, c'était de la pure folie. Quelqu'un d'autre était du même avis.
« Hojo ne pourra rien pour elle…c'est un scientifique fou…, justifia Vincent.
-Je sais…je sais…mais… »
Le blond ne savait plus où il en était, perdu dans ses pensées, en train de peser le pour et le contre. Cela l'affolait tout autant que l'ancien Turk.
« Je…peux la voir ? elle le sait ?
-Oui…je lui ai dis… »
Sockal ouvrit la porte qui le menait à l'infirmerie. Penchée sur son lavabo, Naucika se rinçait le visage, ruisselante de sueur. Elle le regarda, larmes aux yeux, tremblante. S'était à peine si ses jambes lui obéissait. Le docteur lui avait pourtant donné de nombreux médicaments. Sockal porta une main à l'épaule de son amie, qui baissa la tête devant lui. Il comprit.
« Tu…ne me vois pas, c'est ça ?
-…juste…tes contours… »
Il l'enlaça tendrement, pour la rassurer. Elle lui semblait si fragile. Ce qu'il ne comprenait pas, c'est pourquoi après tant d'épreuves déjà traversées, elle devait subir cela.
« …avec ton pouvoir, tu ne peux pas…n'est ce pas ? Tu ne peux pas te soigner ?
-…les seuls fois où j'ai réussi à utiliser mon pouvoir, c'était en cas d'extrêmes problèmes.
-Je m'en doutais…alors…il n'y a rien à faire ? »
La jeune fille éclata en sanglots dans les bras de Sockal, et ses jambes fléchirent d'un coup, n'arrivant plus à supporter son propre poids. Affolé, le blond l'allongea sur le lit, puis se retourna vers le médecin.
« Elle a combien de temps encore à vivre ainsi ?
-Elle ne restera pas plus d'une journée lucide…et ensuite il ne lui faudra qu'une demi-journée de pire souffrance. »
La lèvre inférieur de Sockal saigna. Ce dernier se mordait les lèvres pour ne pas exploser de rare, ou même de tristesse. Finalement, il se retourna vers Rufus.
« Dis de préparer un hélico…je pars à Midgar avec elle. »
Rufus eut un soupire, mais il n'y avait pas d'autre alternative. C'était cela, ou la mort.
En un rien de temps tout fut décidé. Les affaires des deux personnes étaient prêtes dans l'hélico. Sockal monta à l'avant, tandis que Naucika était allongée à l'arrière. Le président de la Shin-Ra reposa pour la énième fois sa question.
« Tu es sûr que ça ira ? Ce serait mieux que l'on vous accompagne.
-je sais piloter…vous n'avez rien à voir de toute façon avec cette histoire, il est plus préférable que vous restiez là en cas de problème. Toi, Sephiroth et Vincent êtes les seuls avec les Turks à savoir diriger l'endroit. Vous le savez très bien. Je reviendrais bientôt…et avec elle. »
Le blond se positionna correctement sur son siège, puis après un dernier en revoir, en haut du canyon Cosmo, fit envoler l'hélicoptère de la Shin-Ra.
Penchée sur la vitre arrière, ne voyant pas nettement la ville en bas de ses yeux, Naucika frémit. Des chaudes larmes coulèrent sur ses joues. Lorsque Sockal lui demanda pourquoi de telles larmes, elle répondit vaguement avant de se ralonger.
« …j'ai…l'impression…que je ne vais jamais les revoirs…
-Ne dis pas ça ! Je…je ferai tout pour que tu sois soigner ! JE NE VEUX PAS QUE TU MEURS ! »
« Je ne veux pas que tu meurs ! »
Un sourire triste se dessina sur les lèvres de la jeune fille.
« …c'est bizarre…pourtant…je ne pensais pas à ça… »
Elle ferma les yeux, puis s'endormie, épuiser de lutter contre le poison qui coulait dans ses veines.
Des heures durant, Sockal resta concentré sur la trajectoire. Il prenait par le sud, afin de se retrouver au nord ensuite de la carte du monde. Ce n'était pas le même planisphère que sur terre, mais ainsi le voyage jusqu'à Midgar serait plus court. Jusqu'à Midgar ?
Les yeux embués, Naucika regardait toujours à travers la fenêtre. Déjà une demi journée s'était écoulée. Ses tremblements redoublaient. Pour autant, cet état ne l'empêcha pas de remarquer un détail important.
« …Sockal…
-Oui, Naucika ?
-…nous n'allons pas à Midgar, n'est ce pas ? »
La presque aveugle attendit la réponse de son ami. Une réponse qui ne vint jamais. Elle poussa un soupire.
« Je m'en doutais… »
Mais malgré ça, elle plaçait sa confiance en lui. Ce n'est qu'au bout d'une dizaine de minutes qu'il s'expliqua enfin.
« …je n'ai pas le choix…si ce poison n'est pas répertorié ici, ça ne veut dire qu'une chose…
-Ce poison vient de notre monde, c'est ça ?
-…oui…j'en suis quasiment certain.
-Alors…où m'emmènes-tu ?
-Voir quelqu'un…qui saura te guérir.
-Je te fais confiance. »
Confiance. Sockal ferma un instant les yeux. C'était le seul moyen. Il n'avait pas d'autre choix que d'aller là-bas. Cela demandera du temps…beaucoup de temps. Peut être même qu'elle ne sera plus lucide à ce moment là. En dessous de Midgar. A quelques heures à peine. Il devait tenter le coup.
« Pardon Naucika… »
Naucika ouvrit les yeux. L'hélicoptère semblait s'être posé. Elle avait du dormir un peu. Elle ne savait pas dire combien de temps. Elle se sentait mal, et ne voyait presque plus rien. Son cœur se serrait. C'était à peine si elle allait devenir folle. Elle sentit les bras de Sockal la soulever.
« Où…on est ?
-Chez la personne qui pourra te soigner… »
Naucika releva la tête, une fois en dehors de l'hélicoptère. Un courant électrique lui parcoura le corps, et elle cria, soudain affolée par la réalité. Elle avait vu cet endroit. Sa vision avait beau lui faire défaut, s'était un endroit qu'elle n'oublierait pas. Un cri aigu sortit de sa gorge, alors qu'elle se débattait de toutes ses forces restantes.
« NNNNOOONNN !! PAS ICI ! IL FAUT S'EN ALLER !
-Mais…Naucika, calme toi !
-IL FAUT PARTIR !! »
Les larmes aux yeux, incapable d'arrêter l'avancée de Sockal dans l'endroit, elle eut cette impression que son cœur allait éclater en un million de morceau. L'air l'oppressait. Sockal ne comprenait rien à ce qui lui arrivait, et continua à marcher, en essayant de la calmer.
….c'était un magnifique endroit…les oiseaux chantaient…un lac se trouvait non loin, et l'eau qui s'y trouvait semblait d'une pureté extrême…la verdure était luxuriante et tout semblait si magnifique...et au beau milieu…se trouvait cette grotte…
…cette grotte qui apparaissait si souvent aux rêves de Naucika…cette grotte d'où, dans ces mêmes rêves, s'échappaient des cris d'agonis…
Note de fin de chapitre :
Gloups…on va encore me tuer pour la fin…arrrgg …
Donc, c'était le chapitre 4. Pour ceux qui n'ont pas compris la fin, c'est la grotte des rêves de Naucika…et elle entend des cris en sortir. Où la mène donc Sockal, et d'où connaît il l'existence de l'endroit des rêves de Naucika ? Ben vous le saurez en lisant la suite que je vais écrire XD allez, à bientôt pour le dernier chapitre. (je vais me faire taper sur les doigts )
Atchefetedepaques !
Kity ou Naucika, tarée pro.
