Hey, Helvin est de retourrr ! (en force, ça c'est à vous de le juger) Merci merci merci aux reviews, certains sont là depuis le début et m'encourage, ça c'est d'enfer. Merci également à The Hind, dite Bichette, dite mon manager, qui ne se lasse pas de me faire de la pub. Donc, toi lecteur, si ce n'est déjà fait : go lire Forks High School's Intrigues ! (hé hé, chacune son tour) Je sais, je suis très en retard, à vrai dire je n'ai RIEN fait de ce chapitre pendant les vacances. J'en ai écris les premières pages de mon carnet dans le train, dans la voiture et ces deux derniers jours. Ce chapitre est plus long que le dernier, j'espère que tu ne resteras pas sur ta fin. Read it !
Left Bank
Left Bank - Air
We Suck Young Blood - Radiohead
Killing In The Name Of - Rage Against The Machine
Space Dementia - Muse
Big Midnight Sun
L'océan. La lune. Les vagues et l'écume. Les rochers et le vent. Le vent sur ma peau qui ébouriffait mes cheveux et s'engouffrait dans ma chemise. Je n'avais pas froid, je n'aurai jamais froid.
L'océan, si vaste et si profond. Il est tout autour de nous, ses vagues avancent et reculent au gré des marées, toujours, sans discontinuer.
Cette nuit-là, j'avais couru jusqu'au Canada, puis finalement rejoint les Iles Vancouver à la nage. Je me trouvais donc assis en tailleur sur un des rochers surplombant Checleset Bay, contemplant les reflets de la lune sur l'onde noire.
Ma tête était vide.
Je voulais qu'elle soit vide, plutôt, car ressasser ma solitude et mon ennui de ce monde encore et encore était vain.
Lorsque l'on est éternel, que le temps court sans que l'on ait à en subir ses assauts, qu'il n'ait aucune influence sur notre avenir, la solitude et l'ennui y sont pesants.
Non, je ne voulais pas y songer. Penser à tout sauf à ça.
Je ne rentrerai à la maison qu'à l'aurore. Forks, la petite ville de l'état de Washington, était une des -sinon la ville la plus pluvieuse de toute l'Amérique. S'y cacher était donc naturel pour des vampires craignant de se découvrir au soleil. Non que les préjugés sur ceux-ci, consistant à se réduire en cendre au contact d'un rayon etc…, soit vrais. Une seule règle s'appliquait à tous vampires : ne pas révéler notre existence aux humains, le faire serait signer là notre arrêt de mort. Or si le soleil ne nous tuait pas, il nous faisait briller tel des miliers de diamants.
C'est pourquoi les bourgades d'à peine 2000 habitants comme celle de Forks ne soupçonnaient rien qui puisse nous mettre en danger. L'idée même que des créatures aussi puissantes et dangereuses vivaient parmi eux ne les effleurait pas. Quelques-uns, parfois, se posaient des questions quant à l'immuable jeunesse de Carlisle, mon père adoptif et médecin brillant travaillant au sein même d'hopitaux peuplés d'humains. Dans ce cas nous abandonnions tout sur place pour vivre ailleurs. A ce jour, nous avions habité plus de neuf maisons, ainsi. Evidemment, s'attacher à un lieu était exclu, à une personne encore moins. Habiter dans une petite ville ne nous gênait pas outre-mesure, les élans et les grizzlis ne manquaient pas dans les forêts de Forks. Chacun sait que notre espèce se nourrit de sang humain, cependant un autre moyen susceptible de subvenir à nos besoins alimentaires était possible : le sang animal. C'était bien moins fin et délicieux, cela pouvait quand même nous rassasier. La possibilité de ne pas assassiner des innocents des innocents nous allégeait la conscience. Moi et ma famille nous qualifions donc de végétariens.
Lorsque j'arrivai avec mes frères et sœurs à la cafétéria bondée, les lycéens les plus proches de l'entrée, ceux de l'allée droite et même ceux du coin à gauche abandonnèrent leur conversation pour nous considérer. Aux yeux des humains nous étions beaux. Le physique d'un vampire, sa voix mélodieuse, sa fragrance, tout en lui les attiraient. J'étais plutôt bien placé pour le savoir, ma transformation en être éternel avait également entraîné ma capacité à lire les esprits. Un don auquel je me serais volontiers passé car en plus de déchiffrer les pensées de ma famille –cela ne leur plaisait pas plus qu'à moi- j'entendais celles, le plus souvent malsaines, des adolescents bourrés d'hormones de l'école. Nous étions forcés d'en fréquenter, « se fondre dans la masse » selon les propres paroles de Carlisle. Néanmoins, personne n'osait vraiment s'approcher de nous. Inconsciemment ils nous évitaient, comme si leur instinct de survie leur dictait de nous fuir.
Communément donc, nous nous dirigeâmes vers notre table, la seule étant encore vide. Pourtant quelque chose, quelqu'un, devait bousculer la routine aujourd'hui. Une certaine Bella, brune, était « la nouvelle » et arrivait ce jour. J'avais vu son image dans toutes les têtes maintes et maintes fois ces dernières fois. Elle différait d'une personne à l'autre, passant tantôt de la californienne grande et sportive, tantôt à la première de la classe livrée avec lunettes et appareils dentaires.
Si bien que ce matin, je la vis à travers les yeux de Mrs Cope, puis d'Eric Yorkie. Et une chose était sûre : personne ne s'attendait à ce qu'elle était réellement. Tous l'imaginaient assez mince, mais ni ses hanches, ni sa poitrine, ni ses cuisses n'étaient à qualifier de fins.
Bella. Ella avait corrigé tous ceux qui l'appelaient par son prénom entier.
Mike Newton devait être le seul à ne pas ressentir une sorte de déception à son égard. Je la reconnue donc à la table de celui-ci, Jessica Stanley lui racontait déjà les histoires communes sur ma famille.
_ Jessica Stanley est en train d'étaler tout le linge sale de la famille Cullen à la nouvelle fille Swan, murmurai-je à Emmett pour le distraire.
Il gloussa. J'espère qu'il y a de l'horreur, pensa-t-il.
_ Assez peu original, en fait. A peine le minimum de scandale. J'avoue que je suis déçu.
Je me concentrai de nouveau sur elle et mis le brouhaha de la cantine (autant en pensées qu'en parole) en arrière-plan.
_ …les a adoptés…sont tous en couple sauf Edward. Mais t'emballe pas, personne ne l'intéresse.
Et franchement je ne vois toujours pas pourquoi il m'a jeté ce regard effrayant quand je lui ai montré qu'il me plaisait.
Ha ! Quand elle commença à ressentir cette sorte de béguin pour moi, à l'époque j'avais souhaité pouvoir lui montrer, moi, à quel point elle l'aurait regretté lorsque j'aurais approché mes lèvres de sa jugulaire.
Et la nouvelle, elle en pense quoi des ragots ? s'interrogea Emmett.
Je m'attendais à entendre une nouvelle voix, la sienne, et savoir quelle réaction elle avait. Je me devais de connaitre son avis, pour ma famille, pour nous protéger de toutes suspicions. Rien.
_ Alors toi, tu vois bien, avec le physique que tu as…
_ Tais-toi, Lauren. T'es lourde.
_ Merci, chuchota timidement Bella à son défenseur. Ils sont…plutôt pas mal.
_ Tu rigoles ? Ils sont carrément canons, ouais ! Le docteur Cullen…
Etrange, je n'avais pas entendu la pensée précédant son murmure… Je me penchai sur ma chaise, essayant de voir si la fille n'avait pas bougé, cela aurait été la réponse à ce silence mentale. Elle aussi me fixait, ce qui était normal puisque Jessica lui parlait de nous depuis un quart d'heure. Elle avait de jolis yeux chocolat en amande, des joues et des lèvres pleines sur son visage rond. Quand elle se rendit compte que je l'épiais, son sang afflua sur ses pommettes d'une façon terriblement tentante et se retourna vivement en baissant la tête.
Je me concentrai davantage et le barrage spirituel que j'avais formé s'effondra. Des centaines de pensées me sautèrent à la figure.
...devrais lui parler de ce film, je suis sur qu'elle aime ce genre de truc.
Mike Newton se voyait déjà aller au cinéma avec elle.
Elle n'est pas si mal…même si elle m'a remballé tout à l'heure.
Eric Yorkie voulait s'excuser pour son manque de tact du matin où ils s'étaient rencontrés.
Pourquoi ils la regardent tous comme ça, on dirait qu'elle est célèbre… Même Edward Cullen la mate !
Lauren Mallory, jalouse de l'attention portée à la nouvelle, toujours des pensées venimeuses.
Un peu trop rondouillarde. Ne sait pas si je m'en ferai une amie.
Chelsea Stanford, chef des pom-pom girls du lycée.
Je me demande si elle a déjà de la cellulite…
Vicky Nelson.
Trop dur le devoir de trigonométrie pour lundi ! Flûte, j'ai oublié de demander à maman de m'acheter des tampons…
Angela Weber, la seule à ne pas être obnubilée par cette Bella. D'ailleurs, pourquoi n'arrivais-je pas à lui soutirer une réaction, quelque chose ? Le vide complet, le silence, le néant ! Se pourrait-il que mon don comporte une faille ?
Edward ? Alice avait pensé mon prénom, je ne tournai pas la tête vers elle, elle savait que je l'entendais.
Pendant le cours de mathématiques, elle et moi communiquions souvent. Elle était dans la rangée de gauche tandis que j'étais à trois places d'elle sur la droite, mais jamais nous n'avons été surpris par quelqu'un d'autre.
Comment tu vas ?
Je fronçai les sourcils.
Jasper a senti interrogations puis frustration de ta part. C'est la nouvelle qui te met dans cet état ?
Je tournai ma tête un millimètre d'un côté, puis de l'autre.
Pas la peine de mentir ! Je sais que c'est Isabella Swan qui te tracasse. Je te connais. Que t'a-t-elle fait ?
Je soupirai.
Nous en reparlerons, Ed' !
En biologie, seul sur ma paillasse, je réfléchissais. La nouvelle m'intriguait… J'étais frustré et énervé de ne trouver qu'un espace vide où devraient normalement être ses pensées. Lorsque la porte s'ouvrit, je vérifiai si c'était bien elle –même si je le savais déjà puisque je n'avais rien entendu à part le battant qui se refermait derrière elle.
Elle s'approcha du bureau du professeur. La pauvre le seul siège vide était à côté de moi. Etant plus près, peut-être que j'arriverai à lui soutirer ses secrets. Se dirigeant vers ma table, Bella Swan crut passer entre les deux paillasses qui nous séparaient encore. En vain. Les élèves ricanèrent tandis que les ventilateurs mobiles placèrent leur courant d'air sur elle. De plus elle devint écarlate. L'odeur s'engouffra dans ma bouche et mon nez d'une telle force, une force indescriptible. La soif que la fille avait provoquée en moi fut horrible, elle me brûlait la gorge comme un fer chauffé à blanc. L'humain en moi, tous les autres autour, se désintégrèrent. Il n'y avait que moi, le prédateur, et elle, ma proie. Je devais l'avoir, je devais sentir son sang couler dans ma gorge. Il le fallait !
Elle me regarda furtivement et s'assis à mes côtés.
Nous étions dans la rangée du milieu, je pouvais tuer tous les élèves de gauche et ceux du milieu avant qu'ils ne puissent crier. Ceux de droite, par contre, auraient alerté la classe d'à côtés par leurs hurlements. J'aurai alors bu le sang si tentant de la fille et celui des autres classes qui seraient à leur tour concernées…
Dans les yeux de ma voisine qui tentais de me regarder derrière sa chevelure acajou je vis les miens, si noirs, résultat de la soif qui m'habitait. Je vis le monstre que j'avais toujours voulu savoir enfouit au plus profond de mon être. Je le vis prendre totalement le contrôle. Non ! Ce serait détruire tout ce que Carlisle avait bâti, ce serait mettre en danger ma famille et assassiner des innocents !
Fais-le, Edward ! Une humaine si délicieuse…susurra le monstre en moi.
J'entraînerai la fille, seule, à me suivre –cela ne devait pas être si compliqué, elle avait l'air déjà fascinée par moi. Je prétexterai un CD à lui montrer, ou une aide sur le devoir ayant pour sujet le cycle de Krebs. Je l'emmènerai dans la forêt, à l'abri des regards. Alors tout ce sang dans cet être rond et chaud sera à moi, je n'en laisserai pas une goutte.
Qu'est-ce que tu attends alors, vas-y !
Argh ! Que faisait cette folle ! Elle était en train de secouer ses cheveux bruns, comme si elle voulait que la brûlure en moi soit plus forte encore ! L'odeur enivrante parcoura mes veines, je n'étais capable d'aucune bonté, aucun sang froid, je ne réfléchissais plus aux conséquences. Rien ne pourrait m'empêcher dans ma sombre besogne. Le masque démoniaque dans ma tête ricana.
Quelqu'un fit tomber sa copie. Une minuscule brise me parvint et je recouvrai toute ma tête durant une seconde. Cette seconde me permit de prendre conscience de l'ignominie que j'allais commettre.
Je coupai ma respiration, je n'en avais pas besoin de toutes façons. Cela me soulagea.
Rien qu'une heure, allez, rien qu'une ! m'encourageai-je. Je pouvais ne tuer personne une fois cette heure finit. Il fallait que j'y arrive.
Je savais exactement quand la sonnerie retentirait, ainsi je m'enfuis de ce lieu maudit en m'efforçant de conserver une allure humaine normale. Je respirai à pleins poumons la fraîcheur extérieure et attendis dans ma voiture, tant pis pour les autres cours que je sécherai. Je mis une musique dans le lecteur qui me calmerait, il n'en fut rien. Pourquoi Alice n'avait rien vu des plans que j'avais échafaudé pour tuer Bella Swan durant l'heure de biologie ? N'avait-elle rien deviné de mes sombres desseins ?
_ Salut ! Alors qu'avais-tu, en math tout à l'… Oh !
Devant la voiture, Jasper, Emmett et Rosalie la regardèrent en s'interrogeant.
_ …
_ Elle est la seule famille de Charlie Swan. Si tu la tue, tu le tueras aussi.
Tu feras ce qu'il faut.
Puis elle reprit :
_ Serais-tu...serais-tu...attirée par elle ?
_ Non, vraiment ? fis-je entre mes dents.
_ Je ne parle pas de ça !
_ Mais...Alice, elle...elle est grosse, même pas jolie !
Tu n'es qu'un sombre crétin, Edward.
Je les déposai devant la villa puis entrai dans Forks, avoisinant les 150 km/h. Allais-je dire au revoir à mon père, à l'hôpital, ou faire ce que le monstre en moi voulait que je fasse ? La forêt défilait de part et d'autre de moi à une vitesse folle. J'accélérai encore.
Alors alors ? Celles qui voulaient un Ed's POV sont-elles déçues ? Forcément, vous trouverez de nombreuses similitudes avec Midnight Sun De S. Meyer, je ne cache pas que ça m'a beaucoup aidé.
Promis, je vais pouvoir poster plus régulièrement. Laisse-toi tenter...clique sur *roulement de tambour* REVIEW !
