Voilà la suite, j'ai mis deux chapitres en un seul parce que ça fait vraiment court sur le site... j'espère que ça vous plaira.


-Eh bien, eh bien qu'a-t-on là ? N'es-tu pas une amie de Potter ? Je crois t'avoir croisée l'année dernière. Tu sais que tu es bruyante ? Ces deux idiots ne savent même pas se battre contre une gamine. M'a-t-elle dit sa bouche si près de mon oreille.

Je me suis retournée et je lui ai lancé un sort qu'elle a contré facilement. Là encore j'ai du faire beaucoup d'efforts pour une simple égratignure qui l'a fait beaucoup rire et m'a fait connaître son doloris.

-Bella, ça suffit.

-Pourquoi Cissy ? Elle a pénétré ton domaine sans invitation et a voulu me combattre.

-Justement, cela ne t'étonne pas qu'une fille de son âge ait réussi à venir jusqu'ici ? Je pense que des réponses s'imposent miss...

-Black, lui ai-je répondu dans un souffle.

Les deux sœurs m'ont regardée étonnée. Bellatrix a eu un mouvement de colère et au vu de la rage qui s'est dépeint sur son visage j'ai vraiment cru ma dernière heure arrivée. Heureusement Narcissa s'est interposée.

-Lève-toi. Allons-nous asseoir. Bella range ta baguette, je suis sûre qu'elle ne fera rien. Sais-tu que c'est vraiment imprudent de ta part de venir ici ?

-Je sais mais je voulais savoir.

-Savoir quoi ?

-Qui était ma famille.

Bellatrix a ricané mais s'est rapidement arrêtée en voyant que sa sœur la regardait fixement.

-Tu as dit que tu étais une Black. Pourquoi venir maintenant ? Pourquoi venir vers nous ? Tu connais sûrement notre autre...

-Tais-toi Cissy ! Elle a fait le bon choix : venir vers nous plutôt que vers une traître à son sang !

-En fait, je ne l'ai su que cet été. Lors de la bataille au ministère où je vous ai rencontrée madame Lestrange, j'ai été curieuse de notre ressemblance. Je suis rentrée chez mes parents. J'ai étudié tout ce que je pouvais sur la magie et la puissance magique. Je voulais être comme vous, être aussi forte, connaître cette force de concentration magique. Et puis je me suis à nouveau préoccupée de cette ressemblance alors j'ai demandé à mes parents après leur avoir dit mes soupçons sur mon adoption. Ils n'ont rien voulu me dire alors j'ai utilisé la légilimencie...

-Comment ? Tu sais l'utiliser ? Comment as-tu fait pour ne pas alerter le ministère ?

-J'ai appris à l'utiliser théoriquement mais ils n'ont pas voulu répondre et je me suis dit qu'ils étaient des moldus donc que ce serait assez simple alors quand nous sommes allés au Chemin de Traverse je l'ai utilisée en sachant que là-bas je ne serais pas identifier par le ministère.

-Intelligent. Vraiment, commenta Bellatrix. Mais cela ne certifie pas ton statut.

-Vous pouvez regarder mes souvenirs. Cependant nos ressemblances sont trop frappantes pour que vous ne les ayez pas remarquées.

-Admettons. Comment as-tu fait pour battre les deux mangemorts ?

-Je me suis entraînée à Poudlard. Et ils m'ont sous-estimée. Et avant que vous ne posiez la question je suis venue ici en transplanant. Nous venons de commencer les cours. Enfin, il y a deux mois. J'ai su transplaner au bout d'un mois mais j'ai préféré attendre pour avoir le plus de chance de ne pas me tuer durant le voyage.

A ce moment Bellatrix m'a considéré autrement. Elle m'a regardée avec intérêt, avec une sorte de convoitise. Et je peux avouer que cela m'a plu. Jamais personne n'avait posé un tel regard sur moi. Mes parents pensaient peu de moi. Je n'ai jamais su pourquoi ils avaient pris la peine de me garder. Et à Poudlard il n'y a d'yeux que pour Hermione et Harry. L'une le cerveau, l'autre le héros. Les professeurs se méfient peu des autres élèves. Vous savez que Dumbledore aurait facilement pu arrêter Drago mais il avait cette idée saugrenue de se faire tuer. Il n'a de toute façon pas voulu croire que Drago irait jusqu'au bout. Narcissa était intriguée mais avait l'air de se méfier de sa sœur. Je n'ai pas voulu croire qu'elle pouvait vouloir m'utiliser. Je devais être une sorte de petit prodige, qui plus est une Black. C'était tout bon si elle pouvait m'amener au Seigneur des Ténèbres.

Vous savez tout au long de mon séjour là-bas Narcissa passait tous nos moments libres avec moi. Dès que Bellatrix partait, elle était avec moi. Dès que je me promenais, elle était là. Je crois qu'elle voulait garder mon âme dans le meilleur état possible. Elle n'avait rien pu faire pour sa sœur, elle n'avait pas pu s'interposer pour son fils sans qu'il n'en soit mort. Elle avait une nouvelle chance en ma personne.

Bellatrix m'a fait garder au manoir. Elle seule et Narcissa étaient au courant. Elle m'a entraînée. J'ai développé plus de puissance que vous n'en aurez jamais. Je sais ce que vous pensez : pourquoi je ne l'utilise pas pour me sauver. Ma réponse est toujours la même : je ne veux pas, je veux juste la rejoindre. Après mes entraînements, Narcissa venait. On parlait de tout. Elle a énormément de patience. Elle écoutait mes doutes et mes rêves. Elle partageait mes peines et mes regrets. Quand je lui ai demandé pourquoi elle faisait cela, elle m'a simplement répondu que je faisais partie de sa famille et que c'est comme ça dans les familles. Je lui ai demandé alors pourquoi leur sœur n'y avait pas le droit.

-C'est une traître qui a tourné le dos à sa famille. Elle n'en fait plus partie. Elle n'existe plus.

Mais j'ai vu son regard. Le regard qui dérive vers les souvenirs et qui espère retrouver ce qui a été perdu.

Narcissa était une sorte de mère qui me soignait et m'épaulait. Bellatrix était... si différente. Sensuelle dans chaque geste. Charnelle dans chaque mouvement. Erotique dans chaque combat. Son corps était lascif et rapidement j'ai compris dans quel piège j'étais tombée. Le pire c'est que je ne voulais rien faire contre. Pas même aujourd'hui. Ce piège, je l'ai désiré. Je l'ai eu. Je le garde.

En comprenant cela, j'ai fait mon possible pour m'améliorer afin de l'impressionner. C'est là-bas que j'étais pendant qu'on me cherchait. On s'inquiétait pendant que j'apprenais la magie noire.

Vous savez, à ce moment, je ne savais même plus ce qui m'attirait le plus : la magie noire ou Bellatrix. J'avais besoin d'elle, des deux, mais surtout d'elle, je crois.

Narcissa essayait de me mettre en garde. Elle a toujours été là. Et puis Bellatrix a pris une décision.

-On va te présenter au Seigneur des Ténèbres demain.

Je n'avais jamais imaginé ça. Jamais je n'aurais cru le voir dans de telles conditions. Ce n'était pas lui que je voulais. Je me fichais de lui. J'étais une gryffondor, tout son opposé. Du moins, j'étais censée l'être. Narcissa a senti que j'étais tendue.

-Bella ? Qu'est-ce que tu fais ? Elle n'est même pas censée être là. Personne ne le sait. Tu ne peux pas la lui envoyer. Iséris n'est même pas majeure..

-En fait, maintenant si...

-Là n'est pas la question. Nous n'avons aucun droit sur toi. Nous ne pouvons pas t'amener à lui.

-Bien sûr que si. Je t'ai entraînée Eris. Je t'ai montré beaucoup de choses. Nous pouvons t'en apprendre tellement plus et tu pourrais faire tellement. N'as-tu pas envie de faire tes preuves ? De montrer à tout le monde quelle sorcière puissante tu es ? Nous pouvons te donner cette opportunité. Nous pouvons t'offrir le monde.

Au fur et à mesure qu'elle parlait elle s'approchait de moi. Toujours plus. Je n'arrivais même plus à réfléchir correctement. Sa présence si proche annihilait toute pensée. Soudainement je l'ai désirée. Désirée comme jamais auparavant. Il ne fallait pas se leurrer. Cela faisait un mois et demi qu'on se tournait autour. Ou qu'elle jouait avec mon attraction. Ça n'avait que très peu d'importance. Tout mon corps m'attirait vers elle. Tout son corps m'appelait.

-Bellatrix, pas elle...

-Cissy, laisse-nous.

-Bella...

-Pars !

Elle est partie. Elle nous a laissées. Bellatrix avait tout l'espace. Elle pouvait placer toute son emprise sur moi et je la laisserais faire. Elle m'a plaquée contre le mur et m'a embrassée. Il n'y avait aucun amour juste de la tentation et du plaisir. Un désir fou. C'est la personne la plus sensuelle que je n'ai jamais rencontrée. La seule qui m'ait touchée comme ça. Elle a répondu à mon désir pour la première fois le plus entièrement, tout comme les autres fois.

Le lendemain je suis partie. Je suis revenue à Poudlard. Personne n'a rien su et je n'ai rien dit. Il restait un mois de cours. Je les ai suivis comme si de rien n'était. Mais je pensais toujours à elle. Je l'ai revue. Plutôt c'est elle qui m'a revue.